Grèce – printemps 2018

Notre projet, cette année, est de parcourir la Grèce en suivant le roadbook de nos amis de Vibraction. Nous commençons par le Péloponnèse, à partir de Patras.

trace peloponese NOMS PICASA

 

Nous quittons la maison vendredi 13 avril afin de rejoindre Ancône par le chemin des écoliers : Traversée des Alpes de Hautes Provence via Sault, Montbrun, Embrun, Briançon. Première halte dans la neige au pied de Montgenèvre (1380 m d’altitude) par une température de 1,5°.Le lendemain rendez-vous à Bologne  avec François qui vient de Lyon.

Et dimanche 15 avril nous rejoignons Ancône où nous embarquons pour une vingtaine d’heures en mer jusqu’à Patras. Nous avons la chance de faire cette traversée en Open Deck, ce qui signifie que nous dormons dans nos 4X4 et pouvons même y faire la cuisine. Les sanitaires sont équipés comme dans un camping. Embarquement vers 16h30 et le soir, huîtres et calamars sont au programme…..

Nous avons fait des envieux parmi les camping-caristes !…..

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En Open Deck, on a même le branchement électrique
02-les huitres
Repas d’huîtres et calamars

Nous profitons de ce temps de repos pour trancher le jambon de Parme acheté en cours de route ; Guy utilise sa trancheuse de façon très ingénieuse.

03-découpe du jambon
Trancheuse activée par la perceuse

Nous débarquons le lundi en début d’après-midi à Patras et remontons un peu vers le nord pour rejoindre le début de notre tracé. Très rapidement nous voilà sur la piste et nous grimpons, grimpons …. jusqu’ à nous tanker dans une congère qui coupe la piste à plus de 1700 m d’altitude !

06 congère

Riches de notre expérience, nos petits camarades la contournent et nous sortent de ce mauvais pas. Le raid est bien engagé !

07-Guy contourne

Un peu plus loin, nous voilà pris dans un brouillard à couper au couteau …. On ne voit plus le chemin, devenu herbeux. Il est 17h, il est temps de trouver un endroit plat pour passer la nuit, demain il ne peut faire que meilleur. Il fait froid, on essuie des averses de grêle ; on fait deux groupes de 4 qui vont dîner dans les AzalaÏ. Le matin au réveil, il fait 3,5°.

La suite du tracé nous ramène à des altitudes plus clémentes. Nous traversons des vignobles, puis des champs d’oliviers. C’est le printemps et les arbres de Judée sont en fleurs, magnifique !

09-le plein d'eau
Un tuyau bienvenu en bord de piste

Dés que l’occasion se présente, nous faisons le plein d’eau

Très peu de villages rencontrés, la plupart du temps déserts et par contre de nombreuses chapelles.

24-chapelle

27-Sophie appelle les fidèles
Sophie appelle les fidèles

Parfois, des monastères , joliment perchés sur les contreforts des falaises.

10-vieux monastère

15-monastère semi troglodyte

C’est le printemps et nous sommes émerveillés par toutes ces fleurs colorées et odorantes.

17-forêt en fleurs

 

19-à midi
La sieste, au soleil

21-sur la route

Le roadbook nous emmène aujourd’hui sur une belle piste de montagne qui commence cependant par deux passages délicats dus à l’éboulement partiel de la piste. Etant les premiers et surtout le plus long des 4X4, nous abordons ces virages étroits avec délicatesse et tout se passe bien. La piste est superbe et nous nous régalons.

01- trou à droite
C’est là que le copilote doit bien diriger son conducteur
25-vallée du Lourios
La vallée du Lourios

Les soirées sont fraîches et humides. Presque tous les soirs nous montons la tente-salle à manger ce qui nous permet de dîner tous ensemble.

13-campement

Nous sommes très surpris lorsque nous arrivons  à la chapelle « des 17 arbres ». A la vue de la photo, vous saurez pourquoi.

02-la chapelle aux arbres

L’aubergiste très accorte qui nous accueille réussit à nous entraîner dans ses filets. Il est 10H30 du matin mais nous savourons avec plaisir un pichet de rosé du pays accompagné d’olives, de féta, de courgettes et aubergines grillées. Il va sans dire que le repas de midi qui suivit fut succinct.

03-la sieste
Après deux déjeuners, la sieste s’impose

Nous trouvons le soir un bivouac sur la plage, ce qui est idéal car nous sommes invités à dîner par Guy et Sophie. Nous montons la tente comme tous les soirs car la fraîcheur tombe vite. Sauf qu’ici, vu le vent, il nous faut l’arrimer aux véhicules. Ce fut un festin plein de surprises culinaires ….

04-bord de mer

Le lendemain, nous parcourons la Messénie par les pistes. Si près de la mer, nous revoilà à 1000 m d’altitude ! Et nous arrivons à l’ancienne Messine dont nous visitons avec plaisir les vestiges. C’est notre premier site grec, n’étant pas allés à Olympie que nous connaissons tous déjà.

05-Messine1

06-Messine2

Plus loin, une autre piste nous amène à 1430 m d’altitude et nous pouvons voir les dernières plaques de neige au loin.

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Nous restons á ce niveau une partie de la journée et on continue à voir la mer depuis nos hauteurs ; le paysage devient assez semblable à nos Vosges , très vert avec ses conifères sauf lorsqu’ ils ont brûlé, ce qui est assez fréquent dans cette région ; on voit de nombreuses fleurs printanières souvent inconnues chez nous.

07-neige au loin

Pour le bivouac du soir, nous revoilà en bord de mer et nous arrêtons sur la plage de Kardamyli, non loin d’une Taverna, où nous allons dîner. Malheureusement sans Guy et Sophie qui ont dû remonter à Athènes….

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Lundi 23 avril nous nous attaquons á la péninsule du Magne, avec ses villages typiques et ses nombreuses tours carrées. On y voit également de petites églises byzantines très photogéniques. Avec toutes ces chapelles que l’on rencontre au gré des pistes, je me demande quelle en est la proportion par rapport au nombre d’habitants. A ce propos d’ailleurs, nous sommes surpris par l’absence d’enfants dans les villages, il faut dire qu’ils sont tellement isolés !

08-chapelle

Nous continuons à parcourir ces pistes d’altitude qui ne s’éloignent guère de la mer. Le panorama est bien sûr époustouflant.

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J’attends avec impatience la prochaine visite : la ville historique de Mystra. Nous nous en approchons quand, lors d’une halte photo, François regarde sous son camion et s’aperçoit qu’il a les 2 lames arrières gauche de cassées.

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Sur ce, Martine B regarde aussi sous son véhicule ….

Il va donc falloir dans un premier temps faire un dépannage de fortune pour le ramener au goudron. Pour cela, Jean-Louis et François arrivent à maintenir les lames cassées à celle qui ne l’est pas avec une manille, judicieusement disposée.

Nous arrivons à Sparte et François décide de rentrer en France pour effectuer la réparation.

Nous accompagnons François et Patricia jusqu’à Patras (300 km) pour être sûrs qu’ils arrivent sans encombre jusqu’au bateau. Bien nous en a pris puisqu’ après une heure de route et une vérification, les hommes décident de placer une deuxième manille pour maintenir les lames latéralement. Une petite manœuvre à l’aide du treuil permet d’ouvrir cette manille dont l’ouverture était trop étroite.

09- en haut gauche les lames cassées puis réparation
De G à D et de H à B : On voit les 2 lames cassées qui se chevauchent. Une première manille permet de les solidariser avec la 3ème encore entière. Une deuxième manille permet de fixer le tout ensemble

Nous arrivons en soirée à Patras ce qui  permet le lendemain matin de trouver une place pour nos amis sur le bateau de l’après-midi.

Avec Thierry et Martine nous rejoignons Corinthe où nous retrouvons Guy et Sophie qui, de leur côté, étaient allés à Athènes pour permettre à Guy de faire un aller/retour en France pour raisons familiales….. Avant de nous installer au camping, nous prenons la petite piste qui longe le canal et permet d’en avoir de superbes vues. De même, nous admirons l’ingéniosité du pont métallique situé à l’extrémité ouest du canal : il descend sous l’eau afin de permettre le passage des bateaux ….

10-le pont descendant

Jeudi 26 avril, à nouveau réunis, nous prenons l’autoroute vers le sud afin de rejoindre notre roadbook là où nous l’avions laissé, à Mystra.

Cette ancienne capitale du Péloponnèse a été abandonnée au XVIII ème siècle, après avoir subi de nombreux assauts. Tout d’abord les Spartes leurs voisins, jaloux de l’hégémonie de cette cité ; ce fut effectivement un grand centre artistique, intellectuel et commercial. Invasion ensuite des byzantins, des turcs et même des albanais ….

L’ancienne ville est bâtie sur un éperon rocheux et y subsistent de nombreux vestiges. Nous visitons plusieurs anciens monastères ou églises dans lesquels on peut admirer des fresques en assez bon état. Visite si intéressante que nous arrivons à tenir nos messieurs jusqu’à 13h30 pour le déjeuner …. Et c’est un exploit croyez moi !

12-neige au loin

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Des nonnes habitent encore sur place

13-Mystra

14-fresques

Nous repartons sur les traces du roadbook pour s’arrêter assez tôt, non loin de Sparte : ce soir, Guy et Sophie nous font le rôti, au four ….. four démontable car nous sommes en 4X4, il ne faut pas l’oublier !

17-le four

Cela fait maintenant une bonne semaine que nous n’achetons plus de fruits : les arbres sont couverts d’ oranges qui ne sont pas toujours cueillies ; elles sont de plus bien meilleures que celles achetées au bord de la route ….nous ne nous en privons pas, parfois à l’invitation des grecs parfois sans ….. elles sont délicieuses. On peut aussi acheter des fraises mais rarement. Les poissons frais, il n’y en a pas ! il va falloir aller au restaurant ….

Nous arrivons finalement à un passage délicat de ce superbe parcours préparé par Christine et Philippe : le franchissement d’une rivière ; nous savions que des véhicules précédents n’avaient pas pu le faire. Nous non plus, trop de profondeur et de vase au fond.

Vous nous connaissez, nous n’allions pas rester sur un échec ! En revenant un peu sur nos pas, nous dénichons une autre piste qui descend vers la rivière et nous trouvons un autre gué que nous franchissons aisément. Quelle satisfaction !

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19-passage de gué

18-four à pain
Un four à pain, on en verra plusieurs

Nous continuons à descendre de plus en plus vers le sud de la péninsule du Péloponnèse. Petites pistes, grandes pistes, c’est un trajet très varié. Tous les soirs nous dénichons un bivouac sympathique où nous pouvons faire du feu pour griller la viande ….

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Très souvent, c’est devant une chapelle, sur un espace bien plat et d’où l’on a toujours une belle vue au loin ….

chapelle

01 petits vieux qui font le plein d'eau
On rencontre également des gens pour qui le temps ne compte pas … Ils sont venus faire le plein d’eau là où nous étions arrêtés pour la nuit

Nous arrivons non loin du Cap Malé où l’on peut admirer quelques traces fossiles de palmiers … il faut bien chercher pour les voir !!!!

palmier Sophie cherche
Sophie cherche …. on aperçoit des formes rondes

pour news4 grèce

Les ayant trouvés, nous reprenons la route ; nous étions au point le plus septentrional du trajet.

03 retour des palmiers fossilisés

Quittant à nouveau le bord de mer nous remontons dans nos  montagnes, moins élevées et moins fraîches que les précédentes. Des canyons également où l’on peut admirer des monastères perchés on ne sait comment.

10 un monastère perché

Et le soir, on peut bivouaquer à nouveau en bord de mer où nous allons faire griller nos …. côtelettes, toujours pas de poisson à l’ horizon …

11 bivouac bord de mer

Notre remontée vers le nord par la côte Est nous amène à la ville forteresse de Monemvassia qui vaut vraiment le détour. Nous parcourons avec ravissement ses ruelles typiques ombragées. Nous sommes un dimanche mais assez tôt le matin ce qui nous permet d’éviter la foule des autobus qui commencent à arriver.

05 la place principale

monemvassia

Nous sommes beaucoup plus souvent le long de la côte et, chaque fois que cela est possible, nous nous arrêtons pour profiter de belles plages isolées qui nous tendent les bras. Les nageurs sont ravis mais l’eau n’est pas très chaude, il faut le dire ….

Nous parcourons également des campagnes fleuries auxquelles je ne peux résister. Ici, les coquelicots sont rouge carmin,  je ne m’en lasse pas !

12 champ de coquelicots

Et nous revoilà à Corinthe, au camping Isthmia Beach afin de faire une pause où chacun peut vaquer à ses affaires. Sans oublier que les oranges de ce camping/verger sont délicieuses !

Nous en profitons pour réserver une croisière sur le canal de Corinthe, ce sera pour le lendemain 13h30. Et la wifi marche !!!

13 la wifi marche à Corinthe

Afin d’occuper la matinée, nous décidons d’aller visiter le site de l’ancienne Corinthe. Mais les dieux ne sont pas avec nous ! Nous sommes le 1er mai et les guichets sont fermés !!!

10h00 : comme c’est l’heure du gorgeon, déjà un peu en retard, Jean-Louis nous dégotte une terrasse ombragée qui donne sur le site ce qui nous permet de faire de belles photos tout en dégustant jambon et vin frais

14 l'ancienne Corinthe 15 la cité et l'Acrocorinthe à l'arrière

10h45 : nous montons voir la vue du haut de l’ Acrocorinthe, fermé lui aussi

16 vue du haut

11h30 : nous sommes de retour sur notre terrasse où nous avions réservé une table, bien que nous y soyons restés seuls tout le temps, afin d’y déguster nos premiers gyros ou moussakas selon les goûts ; le tout arrosé de bière locale bien meilleure que la piquette du matin …

17 au restaurant, vue sur les ruines

18 un gyros délicieux

13 h : nous embarquons sur l’Alpha II pour 1 heure de navigation sur le canal le long des  6,5 km qui permettent de passer de la mer Egée à la mer Adriatique via le golfe de Corinthe.

C’est très impressionnant de longer ces hautes falaises dans une percée d’environ 15 mètres de large alors que notre esquif doit bien en faire 7 m ….. Impossible de se croiser bien entendu.

 

11-le canal de Corinthe

canal corinthe

14h45 : nous revoilà sur la terre ferme et prenons la route puis rapidement la piste ; on peut apercevoir la mer des 2 côtés …. Nous roulons jusqu’à …… 16h15 ! car c’est le soir de notre invitation .

Nous nous attaquons maintenant à la Grèce Continentale. Après avoir traversé le canal de Corinthe, nous avons traversé la ville touristique très animée de Loutraki. C’est un choc après ces semaines passées « hors du temps » ….

23 bivouac, soirée invitation
Un Rock Shandy pour l’apéritif, cocktail rafraîchissant et non alcoolisé que nous avons découvert en Afrique Australe l’an dernier ; allez, un deuxième pour la route !

 

24 les crêpes
Crêpes flambées à la mirabelle, un classique maintenant

Dés que nous perdons de l’altitude, nous profitons de paysages très doux au regard.

25 et tout à coup, une vallée suspendue cultivée

Heureusement, nous gagnons très rapidement de la hauteur par de très belles pistes.

27 superbe vue

Pratiquement tous les jours, nous voyons une ou plusieurs  grosses tortues que nous sommes parfois amenés à déplacer un peu, afin d’éviter qu’elles ne se fassent écraser par un véhicule. Notre record : 7 tortues dans une même journée.

26 une tortue

C’est par les montagnes, alternant forêts et vallées suspendues que nous arrivons, en deux jours …. à Delphes. Nous bivouaquons une dizaine de kilomètres avant, devant une petite chapelle comme d’habitude, afin d’être à pied d’œuvre tôt le matin, à la fraîche et sans la foule.

Petit inconvénient cette fois-ci, le bedeau arrive « fortement imbibé » vers 20 h avec deux acolytes dans le même état ; à chaque fois que la cloche résonne dans la vallée, ils lui répondent avec celle accrochée juste au-dessus de nos têtes ! le tout entrecoupé de forces rigolades …. Ce cinéma a duré jusqu’à 21 h tapant en carillonnant plusieurs fois et en nous criant « bonne nuit les français » , alors que je venais juste de réussir à m’endormir malgré tout ….

Ce n’est pas grave, nous sommes récompensés le lendemain par la visite de cette cité antique qui me ravit à chaque fois. Dire que nous y étions il y a environ 50 ans avec Cathy et Alain ! à l’époque, on pouvait escalader les gradins du théâtre et courir dans le stade ….

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delphes montage

Le musée installé juste à côté présente des pièces fort intéressantes et nous nous régalons.

musée

Nous quittons Delphes vers 11 heures et nous attaquons aux flancs du Mont Parnasse. De grandes et belles pistes très roulantes nous amènent jusqu’à 1800 m d’altitude. Après avoir sué à grosse gouttes durant notre visite du matin, il fait maintenant 11°.

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Je le sais car, pour photographier le passage d’un petit bourbier, j’ai eu bien froid …

Le paysage est alpin, on se rapproche de la neige alors, que déguste-t-on quand on est à la montagne ? la fondue savoyarde bien sûr !! on ne va pas déroger à la règle, sous la tente cette fois-ci, que nous n’avions pas montée depuis bien longtemps.

Profitant d’une rivière ayant un gué assez large, nous y faisons des aller-retour afin de nettoyer nos roues qui sont très boueuses. Puis c’est une piste vertigineuse qui sinue dans les montagnes et nous finissons la journée sous un gros orage.

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Lavage des bas de caisse

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Comme nous empruntons un chemin de terre très étroit, nous sommes comme dans un      « lava coche » : il pleut dru et les branches feuillues, basses mais souples frottent la carroserie qui en a bien besoin. Il ne manque que la mousse !

La tente est bienvenue car l’orage tourne autour de nous, pendant le dîner et dans la nuit. Tant mieux, les feuilles collées au 4X4 vont se détacher …

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Au petit matin, nous échappons de justesse au brouillard

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Nous voilà sur le goudron mais les glissières sont tellement défoncées à cause des éboulis que nous serrons les fesses pour franchir ce passage un peu dangereux  ….

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On s’arrête tout de même pour la photo !

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Samedi 5 mai, nous reprenons la piste que nous devons abandonner car le névé rencontré est infranchissable.

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Pente et dévers nous empêchent de contourner l’obstacle

Nous en profitons pour faire les courses de produits frais dans un petit village où se déroule un grand marché : 1 kg de petits pois frais à 1€ …. Et à partir de midi, il pleut …..

La suite du programme devient plus difficile. Nous montons très rapidement à 1600 m, traversons plusieurs plaques de neiges assez longues, roulons dans la boue qui rend la piste très glissante pour être finalement arrêtés par 3 très gros rochers qu’il nous est impossible de déplacer ; le vide à gauche, des rochers menaçants au-dessus de nos têtes, nous reculons et nous mettons en chasse d’un autre passage.

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L’assemblée a décidé de rebrousser chemin ….

La première tentative nous oblige à scier successivement 2 arbres qui barraient la piste.

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Nous progressons dans la boue mais soudain, plus de piste.

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On scie un petit arbre afin d’élargir le passage
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Freins serrés, le véhicule glisse tout seul …

La deuxième tentative nous ramène bien au roadbook, un peu plus loin, mais nous sommes à nouveau bloqués par la neige. Il faut dire que nous sommes à 1837 m d’altitude ….

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Demi-tour à nouveau, nous prenons une piste plus petite et là, grand plantage dans la neige … On travaillera plus d’une heure pour en sortir.

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On attache le véhicule de Guy à un arbre afin qu’il puisse nous tirer hors de l’ornière avec son treuil.

Nous décidons alors de faire le bivouac sur place car ce fut une journée « active » et il est déjà 17 h, heure syndicale.

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Heureusement, la pluie n’arrive qu’une fois la tente montée et le feu de camp allumé. Courageusement, Jean-Louis nous cuit les saucisses prévues au dîner et nous fêtons dignement cette journée de « vrai 4X4 ». Nous avons complètement oublié que nous étions en Grèce !!!

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Lundi 7 mai est notre dernière journée de voyage, plus calme et plus facile car mardi, nous embarquons à Igounemitsa pour la traversée jusqu’à Ancône.. Un dernier bivouac en altitude avant de rejoindre le bord de mer. Avec un rayon de soleil ….

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Encore quelques obstacles ! On croyait en être sortis ….

 

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Soit on treuille, pour déplacer le tronc
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Soit on scie …

En conclusion, ce tracé que nous avons suivi pendant 21 jours nous a permis de découvrir une autre Grèce. Nous avions déjà visité un grand nombre de sites connus, profité des plages du littoral mais nous n’avions jamais imaginé qu’il y avait autant de montagnes dans le centre du pays. Idéal pour le 4X4, nous nous sommes régalés.

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Un pont en pierre parmi les nombreux que nous avons pu admirer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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