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Maroc, mai 2019

Cette édition marocaine 2019 recouvre tout ce que nous aimons : de belles pistes en montagne, parfois au fond de gorges d’autres fois en altitude, un peu de tourisme avec les « agadirs » ( greniers fortifiés ) et pour finir, un parcours de sable dans les dunes. Ci-dessous, le tracé du trajet effectué.

Partant de Nador, ce trajet de 3450 km nous ramène à Tanger.

Nous sommes 4 équipages, deux Land Rover, un Toyota et notre Mercedes. Toujours la même équipe qui apprécie autant l’aventure que la bonne chère …

Tout en appréciant ce repas au soleil, nous apercevons au loin des sommets enneigés. Y aurons-nous droit  lors de notre traversée ?

A partir de Bouleman, nous suivons une très belle piste qui traverse une forêt de cèdres afin de rejoindre, bien plus au sud, la piste de la cathédrale.

Nous bivouaquons un peu plus loin pour être d’attaque le lendemain : nous allons voir notre premier grenier fortifié, niché au creux d’ une falaise . On l’observe de loin, n’ayant pas l’audace de suivre la sente de chèvre assez vertigineuse qui y mène.

On devine des bâtiments dans la faille horizontale de la falaise

En voici quelques détails, photos que je n’ai pas réussies à faire, gracieusement offertes par Solange :

Les greniers d’Aoujgal.
Cette situation stratégique permet d’éviter les attaques de pilleurs !!

Cette journée du 5 mai a très bien démarré. Et ce n’est pas fini….. Nous traversons des paysages semi-désertiques, rencontrons quelques paysans avec leurs ânes qui ramènent le bois au village et devons parfois chercher la piste qui disparaît pour renaître un peu plus loin. Il y a de la boue par moments, ce qui n’est vraiment pas habituel au Maroc !

Nous arrivons enfin dans une vallée qui suit une rivière tumultueuse, gonflée par les pluies qui ont sévi récemment. Impressionnant, surtout qu’il y a deux ans, nous avions suivi cette même piste longeant un cours d’eau bien calme.

Pourvu que la piste soit praticable jusqu’au bout !……

Ce soir, c’est l’anniversaire de Sophie ! Nous recherchons un endroit un peu surélevé pour faire bivouac au sec et en sécurité, les oueds pouvant gonfler subitement, et surtout pour profiter de l’excellent dîner préparé par Guy et Sophie : entre autre, le rossbeef  et en dessert, macarons faits maison.

Quand je disais « faits maison » !….
Le lendemain, la piste s’élève et la rivière devient moins inquiétante.

Nous sortons de cette première gorge et trouvons un paysage plus champêtre.

Et puis, nous replongeons dans un nouveau canyon. Mais ceci ne nous empêche pas de prendre le « gorgeon » du matin …

Nous arrivons enfin à l’un des points forts du voyage : la piste de la Cathédrale, que nous avons prévu cette année de faire dans le sens nord-sud.

Le massif montagneux que l’on aperçoit s’appelle « la cathédrale »

Mais nous allons vite déchanter ! Les intempéries de l’hiver précédent ont fortement endommagé la piste. Nous surmontons le 1er obstacle en consolidant le terrain qui s’était éboulé, au bord évidemment d’un grand précipice …..

Mais au second éboulement, après seulement 200 mètres, la partie nous semble titanesque vue qu’il reste encore une vingtaine de kilomètres à parcourir …. Le demi-tour sera déjà des plus délicats ….

Après un repos bien mérité, nous rebroussons chemin et prenons une nouvelle piste/route  qui contourne le massif. De nombreux cols, dont un à 2900 m d’altitude tout de même, des lacets, un tracé inconnu de nous mais très plaisant.

 

Maison fortifiée ou silo ?

Quelques villages traversés …

Et finalement, la superbe descente vers El Kelaa des Mgouna afin de refaire les pleins pour poursuivre notre route.

Hé oui, c’est notre piste !

Une dernière étroiture avant de rejoindre le goudron. On ne résiste pas au plaisir de faire bivouac dans ce lieu sauvage, surtout que ce soir nous sommes invités chez Solange et Georges …

Traversée de Ouarzazate sans problème et après 200 km, nous retrouvons une petite piste dont l’entrée est bien cachée et qui va à nouveau nous entraîner dans les hauteurs. Un bivouac à 2460 m d’altitude, un peu frais inévitablement. Désolée pour ceux qui n’ont pas le chauffage ….

Village « d’alpage » qui paraît abandonné mais nous sommes un peu tôt dans la saison à ces altitudes
C’est le premier soir où nous devons monter la tente qui nous abritera pour le dîner

Un paysage majestueux se présente à nous le lendemain au soleil levant.

Nous nous préparons à sortir de ce massif lorsque, surprise, il n’y a plus de piste. Tout est éboulé et nous ne voyons pas comment court-circuiter ce passage …  Mais la chance est avec nous, une excavatrice apparaît et son conducteur s’applique à nous construire un pan incliné qui nous permettra de passer.

Plus besoin de faire demi-tour, ce que nous abhorrons

Le goudron retrouvé, en route pour les greniers d’Ifri. Cette fois-ci, nous avons à faire à un ensemble troglodyte , protégé par une porte et que nous visitons avec un guide rencontré au village. Chaque habitant possède encore de nos jours « une cellule », fermée à clé,  dans laquelle il peut engranger sa récolte.

Cette jolie jeune fille nous a aidés à trouver le guide.
Depuis le village, on aperçoit le grenier
Certaines cellules sont accessibles uniquement avec une échelle …

C’est la région du safran et nous pouvons nous en procurer auprès de notre guide .

Plus au sud du pays, plus d’intégrisme …

Nous passons ensuite les villes de Talaouine, Tata et commençons notre remontée vers le Nord.Nous rejoignons Foum Zguid et y retrouvons notre camping habituel ainsi que le bar qui fait de délicieuses oranges pressées. Par contre, pour les courses, nada ! c’est le Ramadan …

Finie la montagne, nous remontons le lac Iriki en roulant un bon moment dans un désert de cailloux fort désagréables pour notre confort et pour les véhicules. Il commence à faire chaud !

Un puits mais pour qui ?

Et enfin le sable !!! Chaque année nous aimons retrouver cette sensation de bout du monde mais aussi de grande liberté. Nous entrons dans l’Erg Chegaga.

Il fait 58° au soleil et 45° dans le 4X4
Et c’est le premier plantage
Vite, la photo de groupe ; désolée, on n’arrive jamais à avoir tous les bras en l’air en même temps !!!
Georges contourne une cuvette où il vaut mieux ne pas descendre ….

Mais parfois, le premier de la colonne se retrouve dans le fond. A ce moment là, les autres évitent d’y descendre avec leurs véhicules. Tout le monde se mobilise pour aider le malheureux.

Dans l’animation qui suit, afin de limiter les efforts par très grande chaleur,(1) on tire avec le treuil le véhicule qui doit monter sur ses plaques, (2) celui-ci pourra se lancer pour remonter.

La camerawoman (Sophie) se donne toujours beaucoup de mal pour être bien placée !

Le bivouac s’installe

Lorsqu’on descend une dune, il ne faut jamais vouloir aller plus vite que la musique ….

Quand un véhicule, voir  deux, est en bascule au sommet d’une dune, il faut le treuiller, par l’avant ou par l’arrière selon sa position. En creusant autour c’est faisable mais bien plus fastidieux !

La plupart du temps, le meneur nous fait un beau tracé qui sillonne dans l’erg.

Mais nous ne sommes pas tous égaux devant une grande montée ….

C’est bon, Guy est passé ; au tour de Georges maintenant.

C’est que le Def 110 de Georges et Solange n’est pas tout jeune ; après plusieurs essais et un petit coup de treuil, il arrivera aussi à franchir cet obstacle.

Une belle rencontre

Bien sûr, nous regrettons les grandes traversées d’ergs, qui pouvaient durer une semaine, que nous avons pu faire en Lybie et en Algérie, mais à défaut de pouvoir y retourner, nous passons encore de bons moments au Maroc.

Sortant de l’erg Chegaga, nous remontons l’oued Draa car il est temps pour nous de penser au retour. Nous retrouvons le village de Mahmid avec cette belle bâtisse fortifiée.

Nous nous rendons alors à Zagora chez Ali, notre garagiste préféré pour les quelques réparations nécessaires et passons la nuit au camping « Prends ton temps » tout proche.

Quelques courses et lessives avant de rejoindre le djebel qui nous attend.

De très beaux paysages parmi les lauriers roses, des passages trialisants pour franchir des oueds à sec dont la sortie n’existe plus … On continue à se régaler.

Après l’effort, le réconfort. Nos messieurs aiment bien faire la sieste avant de reprendre le volant !

Nous arrivons à un très beau passage fleuri et oublions un peu la prudence. Nous arrêtons François via la VHF car un gros rocher surplombant le chemin va toucher sa cellule à cause du ballant inévitable quand on progresse sur un terrain inégal.

Bien sûr, ce problème n’est valable que pour les « gros », ceux qui ont une AzalaÏ !

Les Landrover passent aisément

Au Maroc, tout se fait à la main et à dos d’homme (souvent de femmes !), d’où ces petits carrés cultivés.

Une dernière nuit sauvage, au fond d’un oued pour s’abriter du vent …. Aucune crainte de crue, il est bien large et nous sommes à côté de la sortie.

Nous rejoignons le goudron et la civilisation.

Un arrêt à Fez que nous n’avons pas visité depuis longtemps. Une bonne journée de tourisme avant de rejoindre Tetouan puis le port de Tanger Med où nous embarquons pour rejoindre La France, à Sète.

Dans la médina
Le quartier des tanneurs.
Boutiques diverses
Fabrique de céramiques, tout est fait main
Même la médina est atteinte par les temps modernes ! Il y aurait plus de paraboles que d’habitants ….

Une visite au marché de Martil où la marchande tient à ce que j’essaie son couvre-chef.

 

Afrique du Sud, du 8 nov au 8 déc 2017

Le dernier mois de voyage se déroule principalement en Afrique du Sud. Ce trajet de     6800 km , va rallier la Namibie à Cape Town en passant par Johannesburg, le Swaziland et le Lesotho  :

trajet afrique du sud

Ayant quitté le groupe mercredi 8 novembre, nous avions 2 jours pour parcourir 1600 km sans dépasser les 80 km/h et en s’arrêtant et redémarrant dés que le turbo faisait des siennes …..

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Un train improbable, roulant au pas ….

Pari réussi ! Arrivée à Jo’burg vendredi matin à 9 heures et nouveau turbo installé dans la journée. On n’aura même pas à laisser la voiture au garage. L’ouvrier a été si consciencieux qu’il a « écouté » au stéthoscope le nouveau turbo ….

garage

Nous avons donc l’esprit libre pour visiter cette immense agglomération ( plus de 5 millions d’habitants ) très riche dans son histoire. A ce propos, je vous conseille de lire les 2 tomes du livre Alliance, de James Michener qui parle de la découverte de l’Afrique du Sud jusqu’à nos jours. Ce qui est d’autant plus étonnant pour nous, c’est que nous passons dans des bourgades citées dans le livre et que nous retrouvons partout des noms propres de ces familles sur, des bouteilles de vin, des noms d’avenues, d’ entreprises…..

Tout commence en 1886, au moment de la découverte de filons d’or sur ce qui n’était à l’époque qu’une zone rurale. Des milliers de chercheurs d’or viennent du monde entier, mais très vite on s’aperçoit qu’il faut le chercher en profondeur. L’exploitation se concentre alors entre les mains des riches magnats du diamant. Ils emploient  à bas prix cette population cosmopolite qui est sur place.

derricks jo'burg
On a effectivement vu, en arrivant par le sud ouest, de nombreuses grandes mines avec leurs derricks en ferraille. Le puits le plus profond fait 4 km …. Il en reste même un en centre ville.

Les ouvriers étaient logés et nourris sur place, on voit toujours ces petites maisons proches des mines mais à une vingtaine de kilomètres de la ville, qui ont formé les premiers ghettos. Arrivés par l’autoroute longeant Soweto, on est tout de suite mis au parfum par un panneau disant « Risques d’agression importants »

ghetto noir

La ville s’étend de plus en plus, l’industrie facturière se développe, les noirs affluent en quête de travail. La ségrégation raciale mise en place entre les deux guerres donne naissance à d’immenses bidonvilles, car les Blancs veulent garder pour eux les terrains les mieux exposés. Ils déplacent alors tous les gens de couleur, exproprient les commerçants (souvent indiens) et détruisent à coups de bulldozer leurs maisons ….

Pour rendre la ville plus agréable, ils vont planter plus d’un millier d’arbres, certains venant d’Inde d’autres d’Amérique du Sud.

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Vue de Johannesburg depuis Constitution Hill

Au musée de l’Apartheid, nous avons appris entre autre que Gandhi a vécu 20 ans en Afrique du Sud où il a fait ses études d’avocat. Il y a également subi la discrimination ce qui l’a incité à entrer en politique. Il fut le mentor de Mandela.

musée apartheid
Au musée de l’Apartheid
jo'burg jacarandas
Mercedes est bien sûr dans les beaux quartiers, notre hôtel aussi ; il y a de très belles rues bordées de Jacarandas en fleurs. Je vous en ai mis la photo mais vous n’aurez pas l’odeur ….

De superbes Mall, avec restaurants et nombreux magasins. Beaucoup de grands arbres, de nombreux parcs et de superbes villas, entourées de grands murs avec barrières électrifiées.

Ce qui m’énerve particulièrement à chaque fois que je le vois, et ce depuis notre arrivée en Namibie, c’est le panneau « right of admission reserved » que l’on voit partout : restaurants, magasins mais aussi bibliothèques, coiffeurs, etc ….

Pour conclure, car je ne peux vous raconter toute cette histoire si actuelle, Jo’Burg est la seule grande métropole qui ne possède ni rivière, ni bord de mer ou de lac, enfin qui n’aurait jamais du être là …. Sa situation à plus de 1700 m d’altitude lui confère cependant un climat très agréable. Ces 4 jours forcés en ville ne nous ont pas déplu malgré notre préférence pour la nature sauvage ….

Après une étape de liaison pour s’éloigner de Jo’burg, nous nous arrêtons à Pilgrim, ancienne ville minière qui a été conservée intacte. Très beau petit village malgré les trop nombreux touristes. On y visite le vieux garage, l’hôtel et son bar, la quincaillerie/droguerie, etc ….

04 Pilgrim
Le village de Pilgrim

Nous poursuivons ensuite notre route pour entrer, en début d’après-midi, dans le dernier parc au programme, le Kruger, sans doute le plus connu de tous, mais pour nous, pas forcément le plus beau. Nous y passerons 2 nuits. Après ce que nous avons vu au Kenya, nous devenons très exigeants !!!!

07 girafe et zèbres 08 KOUDOU

Mis à part les classiques éléphants, girafes, koudous et gazelles diverses, nous restons sur notre faim le premier jour …

Le lendemain jusqu’à 10 heures du matin, idem. Il faut dire qu’il a beaucoup plu ces derniers temps et que le parc n’a jamais été aussi vert. Alors le coup du point d’eau où on est sûr de voir du monde ne marche plus ….

11 au parc Kruger

Et tout à coup, devant nous sur la piste, nous rencontrons une meute d’environ 12  lycaons (ou chiens sauvages). C’est d’autant plus surprenant qu’il est très rare d’en voir, ne serait-ce qu’un …. Nous pouvons les suivre un moment et bien en profiter. Le moral est déjà bien meilleur !

06 lycaons

05 meute lycaons
Une meute de lycaons

Nous poursuivons notre circuit un peu monotone, rencontrons un beau crocodile bien exposé pour la photo, de nombreux éléphants ( un peu agressifs tout de même, ils barrissent à notre passage) et de majestueuses girafes. Il est 13 heures, nous sommes à 4 km du camping et Jean-Louis se réjouit déjà du bon déjeuner qu’il va faire et de la grosse sieste bien méritée qui l’attend.

12 crocodile

Nenni !!! Nous apercevons tout d’abord à une centaine de mètres de nous, un groupe de 4 rhinocéros. C’est déjà un exploit, les rhinos étant assez rares dans les parcs.

13 les 4 premiers rhinos

Puis, au détour de la piste, deux superbes spécimens nous bloquent le passage : madame prend son bain de siège dans une grosse flaque et Monsieur monte la garde ….

15 rhinos qui font un sitting

De part et d’autre du couple, deux voitures de tourisme attendent …. Nous prenons de multiples photos mais au bout de 10 minutes, nous tentons de passer. Par 2 fois, JL avance un peu et le mâle se tourne vers nous, baisse la tête pour bien nous montrer son énorme corne et nous regarde bien fixement, nous disant « vous ne passerez pas ».

L’auto devant nous fait demi tour, je leur demande depuis combien de temps ils sont là ; réponse : 1 heure … Nous faisons de même et en reprenons pour 25 km !!!!

09 éléphants nerveux
Eléphants un peu nerveux …

Le lendemain matin, nous repassons leur faire coucou, la piste est libre mais les 4 premiers sont toujours visibles à proximité. Un peu plus loin, un énorme troupeau d’éléphants broute de part et d’autre de la piste ; nous sommes premiers et après avoir intimidé un récalcitrant, nous passons. François juste derrière devra attendre un peu car celui-ci le fait d’abord reculer, menaçant, pour ensuite s’intéresser à autre chose.

10 François attend

En conclusion, on se souviendra tout de même de cette visite.

Ce sont des rhinocéros blancs que nous avons vus. Connaissez vous la différence entre les noirs et les blancs ? Je vous le dis tout de suite : ce n’est pas la couleur de leur peau.

Voici un montage permettant de distinguer les deux types de rhinocéros : à gauche le noir, à droite le blanc

31 rhino noir à gauche, rhino blanc à droite

Après le parc Kruger, nous nous rendons au Swaziland. C’est un petit royaume indépendant qui compte environ 1,5 million d’habitants, où la polygamie est autorisée. Il est cerné de 3 côtés par l’Afrique du Sud et à l’Est par le Mozambique. Ils ont même leur propre monnaie ! elle est équivalente au rand sud africain mais il faut faire attention : le rand est accepté mais si on paie avec un gros billet, la monnaie sera rendue en « lilangenie », inutilisable en ADS.

01-au Swaziland
Nous découvrons de très beaux paysages montagneux, entre 600 m et 1200 m d’altitude, assez semblables à ce que l’on voit en Europe.
06-forêt d'eucalyptus
Nous roulons longtemps dans d’immenses forêts d’eucalyptus et de pins, puis sur des crêtes arrondies couvertes de pâturages.

Seule différence notable : il y a des bananiers, des cases rondes appelées rondavelles et l’on voit quelques singes et impalas. Mais aussi de nombreuses scieries, économie principale du pays et des maisons multicolores.

05-petit village 02-Swaziland

04-au bord d'un lac
Bivouac au bord du lac Maguga

03 vue swaziland

Sortie du Swaziland dans l’après-midi du 19 novembre. Nous passons la nuit dans un camping en ADS où la wifi marche très bien. Chacun peut prendre des nouvelles de sa famille avant de repartir vers des contrées plus isolées. Nous faisons un crochet par le lieu de capture de Nelson Mandela. Il y a un petit musée racontant son histoire mais aussi une sculpture surprenante : vue de loin, je regrette de ne pas avoir fait la photo, ce sont de long piquets verticaux métalliques. Mais quand on s’approche, il y a un unique endroit d’où l’on voit le visage de Mandela. Chapeau l’artiste !

07-monument Mandela
Monument Nelson Mandela

Après une étape de liaison par le goudron, nous voilà au pied du Lesotho. Ce deuxième petit royaume enclavé dans l’ADS est tout de même une monarchie constitutionnelle ….Ils ont aussi leur monnaie, le « noti », même histoire pour le change …. Avec environ 2 millions d’habitants, c’est un pays très pauvre car très montagneux. Pas de forêts, seules quelques cultures dans une riche terre noire sur de petits champs en terrasses. C’est en fait le pays qui a une moyenne d’altitudes la plus grande au monde. Ses vallées les plus basses sont  à 1400 m et ses sommets les plus hauts culminent à 3482 m.

Nous montons la Sani Pass, seule piste permettant d’y pénétrer par l’Est. Nous passons de 1600 m d’altitude à 2880 m en l’espace de 18 km. La température passe de 30°C à 21°C …

11-belle vue
Piste de la Sani Pass

De superbes paysage à nouveau que nous avons tout le temps d’admirer car la pente est très forte et nous devons monter en courtes. La piste se termine par une série de lacets très serrés et nous débouchons alors sur le petit poste de douane que nous passons très rapidement.

19-encore une belle vue

Les 3 jours qui suivent vont se dérouler entre 2300 m et 3500 m d’altitude. On monte et on descend par des pistes de qualité très variable, les pluies fortes mais soudaines et brèves ravinent beaucoup le terrain. Des canyons où coulent de belles rivières, et au-dessus des hautes montagnes pelées où nous circulons. Cela permet de faire de très belles photos.

lesotho couvertures

Il fait assez froid car le vent souffle fort. Les habitants se protègent tous avec de grandes couvertures en laine mohair qui les protègent aussi de la pluie. Il en est de même des enfants, des cavaliers, des cultivateurs.

14-beau cavalier

Le premier jour, nous assistons à la tonte des moutons. Une équipe d’une dizaine de spécialistes nous accueillent, posent pour les photos, …. Une rencontre très amusante.

20-prêts pour la tonte des moutons

21 les trieurs de laine

22-la laine s'amoncelle
La tonte des moutons au Lesotho

Et pendant ce temps là, une équipe s’affaire pour le déjeuner. Au menu, méchoui bien sûr !!!!

21 le déjeuner se prépare

Première nuit dans la fraîcheur mais dans un cadre magnifique qui nous fait oublier cet inconvénient.

12-au camping 12-petit matin au Lesotho

Nous nous arrêtons aussi dans une école pour leur donner ballon de foot, stylos et crayons. J’avais amené d’anciennes lunettes de vue, je suis sûre que l’institutrice en fera bon usage. On leur laissera aussi des seringues pour le dispensaire qui est proche.

montage école lesotho

Maryline et Bruno nous ont proposé un superbe choix de pistes que nous parcourons avec grand plaisir.

24-pour le plaisir

labourage lesotho
Vous pouvez constater ci-dessus que les boeufs, lorsqu’ils ne travaillent pas, prennent leurs aises …. et ils ne bougeront pas à notre passage !

Nous dormons à côté d’un lac de barrage dont l’histoire est intéressante. Il pleut beaucoup au Lesotho, les rivières sont souvenus hautes, même dans des lieux désertiques. Ils ont construit au Lesotho deux barrages, avec l’aide sud africaine, reliés entre eux par un tunnel souterrain de 35 km où l’eau peut s’écouler dans les deux sens en fonction du niveau des eaux. Par un second tunnel qui fait 45 km de long, ils peuvent ainsi alimenter en eau un autre réservoir, mais qui cette fois ci est en Afrique du Sud, et qui permet d’alimenter en eau la région de Johannesburg et Pretoria.

08-rivière et désert

barrage lesotho
Des rivières dans le désert ….

Le deuxième jour, superbe trajet qui sillonne entre cols élevés et fonds de canyon. Piste parfois très étroite mais qui passe aussi par des mines de diamants. On y a même croisé des semi-remorques apportant du gasoil mais aussi des tracto-pelle. Chapeau aux chauffeurs car vu les dénivelées … Par moments, on a bien dû avoir du 16%.

26-village

Et pour finir la journée, une petite boucle d’un chemin peu carrossable où l’on a passé de nombreux beaux gués, d’une profondeur intéressante …

gués lesotho

Nous dormons le soir à Afrisky, station de sports d’hiver à 3200 m d’altitude fréquentée bien évidemment par les Afrikaners. Il y a 3 pistes de ski qui portent des noms comme Megève, Courchevelle … mais elles ressemblent plutôt à celles du Champ du Feu, dans les Vosges ….

IMGP5377

Nous poursuivons notre circuit au Lesotho par un bref passage dans la plaine, à 1600 m d’altitude tout de même, avant de retourner dans ces belles montagnes. Pour mon grand bonheur, enfin un site de peintures rupestres, malheureusement en mauvais état. Elles datent de l’époque San, il y a environ 5000 ans.

lipofung cave

gravures

Nous entamons alors notre dernière grande piste du voyage : elle nous mène au plus haut sommet du Lesotho, à 3000 m d’altitude que nous franchissons après une longue et difficile montée, parfois très cassante, avec de nombreux lacets. C’est là également que Jean-Louis, pour ne pas contourner un passage délicat, va se planter en beauté dans une grande mare profonde et peu ragoûtante, d’où il ne pourra sortir qu’au treuil …. Nous aurons même un spectateur ….

plantage lesotho

Ce jour là, nous dormirons sur les crêtes, une roue au Lesotho, l’autre en Afrique du Sud.

sur les crêtes

Il ne nous reste plus qu’à descendre de nos montagnes, profiter encore un peu de ces paysages splendides, de ces habitants hauts en couleurs et rejoindre à nouveau la civilisation moins pittoresque d’Afrique du Sud.

16-belle descente

chapeaux

 

18-toujours parmi les rondavelles

Nous sommes un dimanche, c’est jour de fête : les cavaliers et leurs admirateurs sont prêts pour la course …

31-avant la course

Après le passage de la frontière, les courses et les pleins dans la petite bourgade de Matatiele, nous attaquons une nouvelle piste, en assez bon état, qui va nous mener au plus haut col d’ADS (2596 m). On le voit au loin, perdu dans les nuages …. Nous dormirons un peu plus bas, dans un charmant village nommé Rhodes, où l’horloge du temps semble s’être arrêtée. Nous fêtons là l’anniversaire de Jean-Louis avec un délicieux repas, comme il se doit. Il fait 4°C le lendemain au réveil …. Heureusement, nous avons tous le chauffage.

26-piste et nuages

Nous sommes lundi 27 novembre et nous allons passer rapidement de 2000 m d’altitude    à 0 m, au bord de l’Océan Indien, à Morgan Bay. Température un peu plus clémente que tout là haut, mais pour le moment on plafonne à 23°. Il faut se rappeler que nous sommes au Sud du continent Africain, ce ne sont pas les courants chauds du canal de Mozambique .

Pour y arriver, nous traversons une embouchure de fleuve sur un petit ferry qui n’accepte qu’un 4X4 à la fois ….

ferry

29-l'Océan Indien

Nous entamons notre dernière semaine en ADS, roulons plein Ouest pour rejoindre La Cap avec tout de même quelques incartades sur des pistes de montagne. Nous avons même la surprise de voir, depuis l’autoroute …. un éléphant !!! non, nous n’avons pas rêvé, mais il y a de nombreux petits parcs privés qui accueillent les visiteurs de tous horizons.

Notre camping, pour cette étape de liaison est judicieusement choisi à Colchester : au bord de l’Océan Indien, le long d’une rivière qui nous sépare de belles dunes. Un paysage de rêve.

01-dunes face à l'Océan Indien02-vue du camping

Nous passons Port Elisabeth et nous dirigeons vers le Grand Karoo, de belles montagnes à nouveau que nous parcourons par les pistes, en traversant le Parc Naturel de Baviaankloof. Pour voir des animaux, il faudra repasser….Mis à part les singes, une tortue et deux gazelles …

05-des troupeaux énormes

De très beaux paysages, surtout que nous faisons plusieurs cols dont La Prince Albert Pass et Montagu Pass par des pistes plus ou moins roulantes, mais toujours impressionnantes.

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Le col Prince Albert

04-dans le grand Karoo

03-sur la piste

Nous arrivons enfin à Oudtshoorn, capitale de l’autruche. On voit, en traversant la ville, de nombreux vendeurs de plumeaux, de toutes tailles et couleurs.

08-Oudtshoorn, capitale de l'autruche

Nous allons également visiter une ferme d’autruches. Ils élèvent ces oiseaux, venus d’Afrique du Nord il y a bien longtemps, pour leur viande, leurs œufs et leurs plumes. Nous apprenons entre autre que les femelles pondent tous les 2 jours pendant la période où elles sont fécondes. Au bout d’une quinzaine d’œufs elles arrêteraient (maximum pour pouvoir couver ….) mais à la ferme, ils les mettent en couveuse au fur et à mesure, et par conséquent, elles continuent jusqu’à une quarantaine ….

07-une famille autruche

Le guide nous dit qu’elles sont très bêtes puisque leur œil est plus gros que leur cervelle ….

Cactus assez curieux06-cactus ou arbres

Nous décidons de faire une omelette d’œuf d’autruche : celui-ci pèse 1,5 kg et remplace 24 œufs de poule. La coquille a 3 mm d’épaisseur et pour récupérer le contenu sans briser la coquille, Jean-Louis va utiliser sa perceuse.

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Un oeuf d’autruche, de belle taille

14-préparation de l'omellette

Sur la photo ci-dessous, dans l’œuf éclairé, la partie sombre montre la taille de l’embryon. Quand le poussin est grand, on ne voit presque plus de lumière. Pour casser sa coquille, il mettra une dizaine d’heure à moins d’être aidé …..

09-à la ferme aux autruches

Et parce que nous en voulons encore plus, Maryline et Bruno nous rajoutent un petit challenge : la piste descendant à Die Hell, l’Enfer, sur environ 50 km …. En effet, la fin surtout est assez dangereuse car étroite avec une forte pente et plusieurs lacets très serrés. Nous mettrons 2 heures pour y aller. Et demain, il faudra remonter …. Pourvu que nous ne rencontrions personne …

12-piste qui mène à The Hell

 

11-petit gué sympa

Après cet épisode, nous continuons notre route et nous arrêtons à Warmwaterberg. Comme son nom l’indique, il y a des piscine d’eau chaude, très chaude …. Nous nous y baignons bien sûr. Une petite halte aussi chez Ronnies’ Sex Shop, connu dans la région. C’est un café un peu spécial …. Nous y boirons un Rock Shandy, le temps de faire le tour … Pas de photos ….

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Le lendemain, nous sommes à Franschhoek, vous savez, la « ville des français ». En fait, les Afrikaners ont fait appel aux Huguenots qui fuyaient l’Europe, au XVII ème siècle, pour y planter et cultiver les premières vignes. Il y a des caves de partout mais aussi un musée fort intéressant sur cet épisode de leur histoire.

Demain, dégustation et achat de vin bien sûr avant de rallier le Cap où nous allons passer 4 jours, le temps de ranger le 4X4, de visiter et d’empoter notre « casa rodante ».

Quelques dernières photos, pour le plaisir :

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Le Cap

 

pour news15
Le Fort de Bonne Espérance, en forme d’étoile, qui fut bâti sur la côte originelle de la Baie de la Table, dorénavant au centre de la ville étant donné le terrain gagné sur la mer.Il fut construit par la Compagnie Néerlandaise des Indes Orientales entre 1666 et 1679.
2017-12-286
La colonie de pingouins de  Boulders
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Au loin, un porte containers

 

Et nous attendons avec impatience le retour de notre fidèle compagnon de voyage pour de nouvelles aventures …..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De la Tanzanie jusqu’au désert du Namibe, du 3 oct au 7 nov

Une traversée d’Est en Ouest de l’Afrique Australe totalisant 7400 km.

trajet Dar-désert namib pour blog

Nous commençons cette 2ème partie du voyage en Afrique Australe par une liaison routière de 523 km. Elle va nous prendre 10 heures de roulage …. Nous quittons Peponi Camp, camping en Tanzanie au bord de l’Océan Indien et nous évitons Dar Es Salam dont nous connaissons déjà tous les embouteillages.

Adieu l’Océan Indien, nous ne le reverrons pas pendant un moment ….

01-au Peponi camp 02-piste de bord de mer

Sur la route, parfois mais très rarement, on peut rouler à 100 km/h, en franchissant nombre de lignes blanches pour doubler les camions mais surtout, on se fait fort de respecter les limitations de vitesse à 50 km/h dans les villages. Et ceux-ci sont très nombreux et les contrôles radar également …..

Malgré les avertissements du 1er véhicule par VHF annonçant les contrôles policiers, on se prend des amendes … ils ont une application sur leurs téléphones qui leur envoie la photo du véhicule et sa vitesse. Un jour, ils nous ont arrêtés, nous ont montré les photos et on leur a prouvé que ce n’était pas nous, ce qui était vrai …. Après on a prévenu les collègues qui étaient incriminés et ils ont fait un détour pour ne pas passer devant eux ….

Par contre hier, on a été pris en photo par derrière, à notre avis en sortie de village, à 65 km/h. On a négocié l’ amende à 4 €. Aujourd’hui, on s’est fait une ligne blanche juste devant un flic (on était premiers …), on a reconnu notre faute et cela nous a coûté 10 € …. C’est la Tanzanie !

casseuse de cailloux
Femmes et enfants cassent des cailloux, avec un marteau, une image bien africaine ….

Après la ville d’Iringa, nous sommes allés visiter le site archéologique de Isimilia. Ce qu’il y a de remarquable, ce sont les cheminées de fées que nous découvrons en parcourant un petit canyon. Il est midi mais on est à 1700 m d’altitude donc il ne fait que 25° ….. Site très photogénique.

sélection pour blog

De la route de nouveau, en plaine puis en montagne pour passer au Malawi. Nous avons traversé de nombreuses bananeraies mais aussi des champs de thé, étant autour de 1500 m d’altitude. Dernière nuit en Tanzanie au Bongo Camp où nous avions déjà séjourné en 2010 … Le bel avocatier sous lequel nous avions dormi a été coupé….. Quel dommage !!

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Aujourd’hui vendredi, nous pique-niquons au bord du lac Malawi, si grand que parfois on ne voit pas l’autre côté. Et c’est là que notre véhicule commence à avoir de sérieux problèmes d’arrivée de gasoil …..

07-au bord du lac Malawi

Il faut dire que, depuis notre entrée en Tanzanie, nous avons eu du très mauvais carburant qui nous a encrassé le filtre à gasoil. Jean-Louis, en ayant un de rechange, l’avait changé au Peponi Camp il y a quelques jours …. Certains jours cela marchait bien, d’autres moins bien …. Et aujourd’hui cela devenait plus fréquent. Nous décidons donc de ne pas faire la superbe piste qui monte à Livingstonia, avec des pentes abruptes et des virages délicats car le turbo ratatouille , surtout en montée. Nous l’avions déjà faite …. Et nous décidons de rejoindre par le goudron la ville de Mzuzu pour y trouver un garage. Bien nous a pris car pour passer un col, on montait à 20 km/h …. Arrivée vendredi 6 octobre vers 16h45 mais le garage fermait à 17h jusque’ au lundi  …. Après discussion, ils ont accepté de continuer à travailler sur notre véhicule jusqu’à 21 heures ….

De cette façon, nous n’avons pas perdu de temps et avons retrouvé le groupe dés samedi matin. Nous prenons alors une jolie piste qui serpente dans les collines et nous amène en bord de lac que nous allons longer sur environ 400 km.

au bord lac Malawi

petit port Malawi

On retrouve cette atmosphère paisible du Malawi, un des pays les plus pauvres d’Afrique. Les gens sont souriants et accueillants mais ce qui est impressionnant, c’est la quantité de marcheurs sur les pistes comme sur le goudron. Très peu de voitures et une progression du nombre de cyclistes. Très peu de contrôles de police, juste «  d’où venez vous », « où allez vous », pas de radars, ça change !!!

18-marcheurs marcheurs

Après un petit séjour chez Mercedes à Lilongwe ( capitale du Malawi) et branchement de la valise, nous savons maintenant que c’est le turbo qui pose problème. C’est un boîtier électronique qui est défectueux mais il n’est pas changeable séparément du bloc turbo…..Ils n’en ont bien sûr pas en stock, ni à Lusaka (Zambie) où nous serons dans 2 jours.

Nous continuons donc notre route et passons, sans problème, la frontière avec la Zambie. Ce carnet de passage en douane est un vrai laissez-passer ! par contre dans ce pays, en plus du visa, on doit payer 3 taxes : une pour les routes, une pour les transports et une taxe carbone …..

Et pour le moment, on touche du bois, mais le turbo se comporte à merveille …. Le fait d’avoir testé tout le véhicule a peut-être réinitialisé quelque chose …. On verra bien.

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En route pour Lusaka

Au camping Eureka de Lusaka, les zèbres et girafes viennent nous rendre visite. Cette cohabitation est assez amusante. Bien moins, celle des singes que nous rencontrons trop souvent. Heureusement que Jean-Louis devient champion de l’utilisation du lance-pierre, dés qu’ils le voient viser, ils se méfient.

montage eureka camp

Puis c’est une étape de liaison de 470 km qui nous permet de rallier Livingstone, ville zambienne au pied des chutes Victoria. En 2011, nous étions côté Zimbabwe et avions fort apprécié la ballade dans le parc qui longe ces superbes cataractes. Cette année, ce sera un survol en hélicoptère.

04 montage chutes

Je confirme, ce fut impressionnant : tout d’abord, voir les chutes du haut était pour cette année une bonne idée car il y avait peu d’eau ; seules quelques cataractes du côté Zimbabwe coulaient. Mais c’est surtout la suite qui remuait un peu les tripes …. Vous verrez sur les photos : après avoir franchi la falaise, l’eau du Zambèze serpente dans une gorge étroite en zigzag et c’est dans ce zigzag que l’hélicoptère a plongé !!! et on s’est fait tout les zig et tous les zag !!!!

02-chutes2 03-zigzag gorges

Après ces émotions, nous roulons une centaine de kilomètres pour atteindre la frontière entre la Zambie et le Botswana. Nous prenons un bac pour franchir le Zambèze. C’est sans doute une des dernières fois car un pont est en construction.

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Au loin, le Botswana

Et de suite, nous allons réserver un bateau pour remonter en fin d’après-midi la rivière Chobé, afin de voir les animaux du parc du même nom. Crocodiles et hippopotames étaient au rendez-vous …

10-hippos-001

09-croco à Chobé

13-coucher soleil

Et pour couronner cette journée, le soir au camping, des familles d’éléphants sont venues s’abreuver et jouer dans la boue à 30 mètres de nous …. Il y avait un petit observatoire pour mieux les observer.

07-le soir au camping

08-bain de boue

Le lendemain, c’est par la piste que nous longeons la rivière Chobé. La nouveauté, ce sont les hippotraques, grandes antilopes foncées aux cornes recourbées. Très beau paysage, de très nombreux éléphants qui parfois nous coupent la route ; il faut alors attendre car si on force le passage, ils battent des oreilles (voir photo …) et il vaut mieux se carapater ….

éléphant et hippotraques

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Puis c’est une longue piste de type Orangina dans le jargon du 4X4 (secouez moi secouez moi, pour les novices …), fatigante pour les chauffeurs car également très sableuse. Nous dormirons entre 2 parcs mais dans une communauté Khwai, donc il faut payer pour un confort inexistant ….

Et mardi 17 octobre, nous parcourons le parc Moremi voisin du Delta de l’Okawongo. Il fait très sec cette année, donc assez peu d’animaux. On les voit cependant là où il reste de l’eau. Avec ces lacs, mares et cours d’eau cela fait des paysages somptueux. On traverse soit par des ponts en bois branlants soit par des gués. On a été surpris dans l’un d’eux, dont la sortie était un peu raide. Jean-Louis a pu faire marche arrière, sur 20 m quand même, et se relancer. Avec la vitesse, l’eau est quand même montée jusqu’au pare-brise….

moremi pont et gué

Après deux jours de suite bien chargés, nous profitons aujourd’hui de la journée de repos à Maun, au Botswana, pour nous reposer, faire la vidange, la lessive, les courses, etc ….

Le delta de l’Okawongo, aux portes de Maun, offre un spectacle superbe, surtout vu d’avion. C’est le seul delta au monde qui ne se jette pas dans une mer mais qui se perd dans les terres ….

delta okawongo

Entrée en Namibie le jeudi 19 cotobre et nuit dans un petit camping original au bord de l’Okawongo. En effet, les emplacements ont des sanitaires très « nature », on peut observer l’environnement tout en siégeant sur le trône …. C’est un artiste qui s’est chargé de la décoration des lieux en variant sculptures, céramiques, objets en métal, etc ….

camping okawongo

Depuis maintenant 3 semaines, nous souffrons un peu de la chaleur dans la journée. Au plus haut, nous atteignons les 42°C mais fort heureusement, tout en se couchant par 30°C, dans la nuit la température baisse parfois jusqu’à 16°C et là, on peut enfin se glisser sous la couette … Pas une goutte de pluie depuis notre départ ….

On a oublié les radars …. mais on continue à avoir des barrières sanitaires, c’est la viande fraîche qui doit disparaître … et par 40° dans la journée ….. On envoie un émissaire qui repère le contrôle, on s’arrête un peu avant, on planque tout et quelques kilomètres plus loin , il ne faut pas oublier de remette ces précieuses denrées au frigo.

Certains collègues passent par la météorite de Hoba, C’est la plus grande du monde, composée de 82% de fer, 16% de nickel et le reste de cobalt et autres métaux. Nous n’y allons pas, l ‘ayant déjà visitée ….

 

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Un écureuil face à un calao

Pas mal de kilomètres ensuite pour rejoindre samedi le Parc d’Etosha, situé environ 730 km plus à l’ouest. Celui-ci longe un grand lac partiellement asséché, sa végétation se compose principalement de  prairies jaunies par le soleil avec peu d’arbres ce qui permet de voir au loin les animaux.

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C’est le seul parc où l’on voit des éléphants blancs ….. rassurez-vous, c’est tout simplement parce qu’ils sont couverts de poussière !

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Curieuse image ci-dessous : une hyène assoiffée s’abreuve parmi les éléphants ; elle a tellement chaud qu’elle fini par prendre un bain de siège ….

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A la sortie du parc, nous nous arrêtons dans une ferme/camping/réserve. Nous avons pris un « sunset drive » ; nous nous sommes assis dans une grande remorque, tirée par un tracteur, qui nous a emmenés entre des enclos où se trouvaient léopards, guépards, caracal, hyènes et lions. Attirés par d’énormes bouts de viande, on les a vu de très près. On est même entrés dans l’enclos des guépards qui mettaient leurs pattes avant sur le bord de la remorque pour prendre leur viande …. De très belles photos évidemment. A pied et de si près, c’est impressionnant ….

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2017-12-28

Lundi 23 octobre, nous entamons notre remontée vers le nord ouest du pays. Piste puis route très facile, pratiquement toute droite et limitée à 120 km/h, sans vraiment ralentir dans les villages …. Il faut dire que la Namibie est un pays très grand en superficie mais avec seulement 2,5 millions d’habitants …..

piste vers opuwo

 

Une halte au camping de Kamanjab, une petite réparation chez Maryline et Bruno ….

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Maryline n’a pas l’air inquiète

Nous croisons nos premières Herrero et prendrons en stop une femme et son fils qui se rendent à la  ville. Faciles à reconnaître, ce sont les descendants des employés de maison des allemands ; les femmes portent de grandes jupes avec de nombreux jupons et un drôle de chapeau triangulaire …

07 plusieurs herreros

07 Herrero

Nous attaquons maintenant un épisode très attendu du voyage : nous allons partir en Autarcie totale pour environ 1000 km dans le Kaokoland, tout au nord de la Namibie pendant 8 jours.

Nous faisons les grands pleins (eau, gasoil et frigo …) dans la petite ville d’Opuwo, où nous rencontrons aussi nos premiers Imbas.  les femmes Imbas se baladent assez peu vêtus … même au supermarché …..

femmes Himba
femmes Himba

 

Nous commençons par longer la rivière Kunene qui est aussi la frontière entre la Namibie et l’Angola, par une piste qui fut très mauvaise il y a quelques années mais qui a été fortement améliorée depuis.

rivière kunene

Pour le bivouac au bord de la rivière, nous nous installons à côté d’une famille Imba. Ceci nous permet de faire un peu mieux connaissance mais aussi de les photographier sans avoir à se cacher …. Il fait toujours très chaud, et on se serait bien baigné mais il paraît qu’il y a des crocodiles …..

 

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Ils vivent en famille élargie

Anecdote : alors que j’épluchais un concombre, un homme est venu toucher les épluchures, les renifler, …. Je lui ai donc donné un morceau de concombre qu’il a goûté puis fait tester aux autres ; ils ne connaissaient pas et n’ont pas vraiment apprécié ! Puis j’ai tenté de lui dire de donner les épluchures aux chèvres : il les a données aux femmes !!! j’ai encore des progrès à faire en communication !!!

04 chef Imba

Pour remercier de nous avoir accueillis chez eux, nous avons rechargé tous leurs téléphones portables. Sans notre passage, ils ont 20 km à faire pour pouvoir le faire …

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La femme Imba à côté de moi porte autour du cou …. son téléphone bien sûr !

Après ce 1er bivouac typique, nous continuons notre périple le long de la rivière Kunene, jusqu’aux chutes d’Epupa ; on les a déjà vues avec plus d’eau mais c’est un lieu magnifique avec ses baobabs et ses rochers blancs ; nous avons droit à une nuit en lodge, avec piscine et délicieux dîner.

epupa falls

Et c’est là que nous assistons à un fait assez rare : un crocodile a chopé une chèvre qui venait s’abreuver, l ‘a entraînée sous l’eau pour ensuite festoyer devant nous ; après l’avoir noyée, il plonge pour en déchirer un morceau et remonte la tête en surface pour le manger. Le temps de l’apéro, on a eu le spectacle ! à propos d’apéro, nous avons découvert le Rock Shandy : 200 ml de limonade, 200 ml d’eau gazeuse , quelques gouttes d’Agostina ou Angobitter (origine Venezuela !!) et des glaçons. C’est très rafraîchissant et cela fait boire beaucoup de liquide.

Aujourd’hui jeudi 26 octobre, nous nous attaquons à la Van Zyl Pass. C’est LA PISTE d’Afrique australe, très connue des gens du 4X4. Nous complétons nos pleins au bidon dans un petit village, surtout François car il est le seul à avoir de l’essence, et on est prêts !

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On fait les pleins, à l’ancienne

Petite piste très lente, beaucoup de cailloux voir des passages trialisants. Le bonheur !!!! C’est pour des moments comme cela qu’on fait du 4X4.

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Je confirme : on vient de franchir la passe, avec des passages très délicats mais Marilyne a dirigé nos chauffeurs avec doigté. On a fait du 6 km/h de moyenne pendant 20 km ….. mais pas de casse ni de frayeurs.

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Puis nous avons remonté la Marienfluss, grande vallée plate et herbeuse pour aller bivouaquer à nouveau au bord du Kunene. Nous ne sommes plus qu’à 250 m d’altitude alors qu’hier nous étions à 1370 m ….

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L’ Angola, de l’autre côté du Kunene

Et le lendemain, après avoir franchi une petite chaîne montagneuse, nous débouchons sur la vallée Hartmann, seconde au programme. Changement total de paysage. Des vallons, des rochers et vers le nord, du sable jusqu’à la rivière Kunene que nous rejoignons à nouveau.

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vallée hartman

Nous descendons sans hésiter une belle et longue pente style dune, bien sableuse mais puisque nous ne devons pas la remonter …..

08 descente sableuse

Et bien si, il va falloir la remonter car quelques kilomètres plus loin, la piste s’arrête brusquement comme si elle s’était effondrée ! Et là, ça va être costaud !!!

Deux premières voitures y arrivent, nous montons après une manœuvre sur plaques, puis deux autres mais la dernière, nenni ! impossible car elle manque de puissance sans raison apparente. Ils passeront la nuit en bas, nous en haut. Le lendemain à la fraîche, nous redescendons pour le treuiller, le mettre sur plaques, etc …. Et après 3 heures et avoir rebranché une durite de turbo, on arrive à le ramener avec les autres.

09 plantage

Mais quelques heures plus tard, le pauvre Peter a encore des malheurs : il casse son pont avant, il devra continuer en 2 roues motrices jusqu’à une ville qui a un garage, dans 3 jours !…. Nous nous chargeons de le tirer à chaque fois que c’est nécesaire.

De la piste, toujours de la piste, très variée par les paysages qui nous sont offerts. C ‘est un grand bonheur de pouvoir rouler des centaines de kilomètres ainsi sans rencontrer personne. Et soudain, dépaysement total !

10 canyon de Puros

Nous entrons dans le canyon de Purros, bien connu pour les éléphants du désert qui y vivent. On remonte cette vallée herbeuse et humide, coincée entre deux falaises. A Purros, nous laissons Peter sur la grande piste qui le ramènera plus facilement au goudron et nous reprenons notre canyon. Toujours pas d’éléphants mais des oryx et … des vaches ….

purros

Ce sera finalement une journée superbe, traversée de grandes étendues désertiques ; on y côtoie même des girafes !!!

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Couleurs,végétations diverses pour atteindre un second canyon très prometteur, celui de l’Hohanib river.

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Et là, nous ne sommes pas déçus ! après un 1er éléphant, on en voit 3 autres, puis une dizaine autour, sans doute, d’un point d’eau. On ne s’approche pas, ils sont très dangereux malgré leur petite taille.

12 éléphant du desert

 

16 famille d'éléphants

On en fera un peu les frais car, tout d’un coup, il en sort un des buissons juste à notre droite, pas content du tout. Tout le monde met le pied sur l’accélérateur, en avant ou en arrière, on a évité le pire…..

16-sauf qui peut

Ayant pris du retard avec toutes ces aventures, nous bivouaquons encore ce soir dans un superbe cadre ; en principe, le prochain hameau, Sesfontein,  aurait du gasoil et une boulangerie. On verra bien, sinon on râclera les fonds de réservoirs ….

18 beau bivouac

Malheureusement, le gasoil pris pour rejoindre la ville la plus proche était de mauvaise qualité, heureusement on n’en avait pris que 40 litres …. Et le turbo a de nouveau ratatouillé . On pensait en avoir fini avec ce problème ….

Premier petit retour à la civilisation au modeste camping de Twyfelfontein, lieu touristique puisque on peut y voir une forêt pétrifiée, des gravures rupestres, des orgues basaltiques. Toutes ces visites nous les avions déjà faîtes, on a préféré s’arrêter en route pour une baignade dans une source chaude ….

19 baignade inespérée

Avant d’arriver à Twilfelfontein, nouvelle barrière sanitaire avec décontamination … c’est vraiment du pipeau de la manière où c’est fait ….

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Un petit coup de spray sur les pneus, sans se baisser …..

Dans cette région et jusqu’à la mer, pousse une plante fossile appelée welwetschia, que l’on ne trouve qu’en Namibie et paraît-il en Angola. Elle est vraiment très moche, à mon avis, mais je vous mets tout de même une photo ! son intérêt c’est qu’elle a entre 1000 et 2000 ans …

17 welwetschia

 

IMGP4972Mercredi 1er novembre on a sans doute fait une des plus belles pistes du voyage de par ses paysages et sa variété.

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Et en plein désert, une zone de bois silicifiés.

bois silicifiés

Puis des girafes … me que font-elles là ?

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Un peu plus tard, nous  rencontrons à nouveau un troupeau d’éléphants du désert qui nous a fait poireauter une demi-heure pour pouvoir enfin passer, un à un, au ralenti ; je pense que, si on en a vu autant, c’est qu’il y a ici une grande sécheresse et que les points d’eau sont rares.

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Et c’est la fin de cette belle boucle au nord de la Namibie. Encore un peu de piste dans un paysage sauvage et désertique,  et nous rejoignons la côte Atlantique.

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descente sur la côte des squelettesIl nous reste à parcourir 150 km sur une route de sel toute lisse pour rejoindre Walwis Bay. Les pêcheurs équipent leurs véhicules pour avoir les canes à pêche sous la main ….

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Nous longeons la côte des squelettes, ainsi nommée à cause des nombreuses épaves qui  la jonchent ainsi que quelques ossements de baleine ….

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épaves et oseements

C’est de Walvis Bay que nous devons partir pour 3 jours dans les dunes du Namib ; et c’est aujourd’hui que notre turbo nous donne beaucoup d’inquiétude au point que nous décidons, avec grands regrets, de laisser tomber l’épisode « dunes » ; impossible en effet de monter et descendre, avec plaisir, ces monstres de sable  dans ces conditions ….

Pendant ces 3 jours,  nous changeons les 4 pneus qui avaient bien souffert et en profitons pour visiter Swakopmund et ses musées, sans oublier de bons restaurants de fruit de mer, histoire de nous remonter le moral ….

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A Swakopmund, « le tug » est un restaurant renommé

swak gastronomie

Nous allons tout de même nous ballader à Pelican Point.  On roule dans du sable de plage profond et humide pour aller admirer les nombreuses colonies d’otaries à fourrure. Comme il y a aussi quelques cadavres, les chacals sont de la fête, les pélicans par contre peu nombreux ….

otaries

05-un petit bisou

En somme, farniente et gastronomie furent au programme de ces derniers jours ….

Par contre,  bien qu ‘ il faisait 22° au plus chaud de la journée, à cause du vent venant de la mer, on s’est gelés !!!…. On avait pris de mauvaises habitudes dans le nord du pays….

Mardi 7 novembre, nous repartons avec nos amis pour une traversée du désert du Namib, par une très longue piste  direction l’ Est puis  le Sud. Traversée du Tropique de Capricorne en prime. On franchit d’abord une chaîne montagneuse qui sépare l’Océan du désert.

11-désert du Namib

desert namib

Halte obligatoire, au passage, à Solitaire, groupe de 3 maisons avec une station service et une boulangerie, mondialement connue pour son crumble aux pommes …. Ceux qui s’y sont arrêtés s’en souviennent encore …

Il n’était que 11 heures mais vu la chaleur (revenue !!!) et ses 40° nous décidons de déjeuner là, au frais sous abri, et je peux dire que leur tourte au poulet et aux champignons vaut aussi le détour ! et ceci en plein désert …

desert namib2

C’est à Sesriem que nous campons ce soir, non loin des dunes de Sosusvlei.

dune sosusvlei

dune et arbre

Et voilà que notre turbo refait des siennes, beaucoup plus souvent. Au camping de Sestriem, en plein Namib, nous arrivons à commander ( et sans acompte, on n’est pas en France ….) un turbo chez Mercedes à Johannesburg . Nous décidons de courcicuiter quelques jours de Namibie (visites que nous avons déjà faîtes par ailleurs) pour nous y rendre au plus vite, avant le week-end : 1650 km à faire et une frontière à passer.

Nous quittons donc le groupe mercredi matin de bonne heure, nous avons 2 jours pour rallier Johannesburg et  encore 350 km de piste avant de rejoindre le goudron. Pourvu que le 4X4 tienne le coup jusque là, nous sommes seuls maintenant …..

De très beaux paysages comme toujours dans le désert, sauf qu’ici, en plus, on y rencontre divers animaux : beaucoup d’oryx, qui traversent juste devant la voiture mais aussi springboks, zèbres et chacals.

14-oryx qui a eu chaud, nous aussi

 

 

panneaux et zèbres namib

Nous ne pouvons pas dépasser les 80 km/h alors que sur la route, une fois ralliée, on a le droit de rouler à 120 km/h ….. Quel gâchis !!!

Une dernière photo de Namibie : les arbres à carquois, que nous n’avons jamais vu ailleurs, offrent un spectacle exceptionnel.

arbres à carquois

C’est ici que s’achève cette deuxième partie du voyage. Pour la suite, il va falloir aller voir en Afrique du Sud ….

 

Afrique de l’Est du 3 sept au 2 oct 2017

Cette première partie d’un voyage de 3 mois va nous permettre de découvrir en profondeur  des pays d’Afrique de l’Est : le KENYA, l’OUGANDA, le RWANDA et la TANZANIE. Nous allons parcourir environ 5500 km en un mois.

tracé afrique de l'est

Nous commençons par le KENYA : nous avons atterri à Mombasa le 4 septembre au matin et avons retrouvé nos 4X4 dédouanés et prêts à partir, ce que nous faisons le jour même à 12h30.

Ceci nous a permis de passer la 1ère nuit dans un lodge, à proximité du parc Tsavo que nous visiterons le lendemain. Premières petites courses également dans la ville de Voi. On achète vraiment le minimum car il n’y a pas grand chose dans l’unique magasin de la bourgade et pourtant nos garde-manger sont bien vides …..

entrée du parc Tsavo

 

La traversée de ce parc est déjà très prometteuse puisque nous y avons vu et admiré de très nombreux animaux : éléphants, girafes, kudus, impalas, oryx, buffles, zèbres, chacals et mangoustes rayées. J’énonce les noms de tous ces animaux, histoire de vous faire baver un peu …. En plus, ce n’est pas le parc le plus riche en animaux ….Nous y bivouaquons juste à la sortie, prêts à attaquer le prochain le lendemain.

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29-mangoustes

Puis, mercredi, on s’en est mis plein les yeux au Parc Amboseli. Sans vouloir exagérer, on a vu des milliers d’animaux divers, tous regroupés dans une zone marécageuse. Voir les éléphants dans la boue jusqu’aux genoux, cela fait un drôle d’effet. En plus des animaux déjà cités, on peut rajouter hippopotames, gnous, phacochères, autruches et de nombreux oiseaux dont le serpentaire, les aigles pêcheurs, etc ….

Des troupeaux d'éléphants

pour blog1

Nous sommes ce soir dans la petite ville de Namanga, en Stand By pour le moment car le camping prévu ne fait plus camping ….. Finalement, nous dormirons au lodge, ce qui nous permet d’utiliser la belle piscine qui nous tend les bras, malgré l’heure tardive et le muezzin qui a déjà chanté …..

Pour y arriver, on a subi une grosse tôle ondulée, assez pénible et nous sommes pressés de pouvoir nous détendre ….

Nous sommes à la frontière avec la Tanzanie, il y a de nombreux réfugiés, principalement rwandais, qui vivent très pauvrement

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Habitation faîte avec les moyens du bord

Le lendemain, nous prenons la route puis, rapidement, la piste. pour rallier le Lac Magadi.

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On devine la piste, au loin

Nous sommes en plein pays Massai. Lorsque nous nous arrêtons, nous attirons toujours l’attention des locaux.

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Pendant la pause café, des bergers s’approchent ; certains sont en costume traditionnel, avec une sorte de jupe, vêtements très colorés

berger massai

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Le lac Magadi, de couleur rose à cause du sel

Ce grand lac salé est en grande partie à sec ce qui permet d’y exploiter facilement le sel. Un vrai village a été établi sur ses rives pour les ouvriers et ingénieurs qui y séjournent. Pour rejoindre le bivouac de ce soir ainsi que des sources d’eau chaude (cela promet un bon bain ….), on franchit le portail de l’usine après avoir montré patte blanche. Plus loin, au Country Club, on paie une entrée au parc dudit lac. Nous en profitons pour prendre un apéro bien frais et puis, finalement, le déjeuner, dans une salle bien climatisée par des ventilateurs. Il fait 35° dehors à midi alors que ce matin il ne faisait que 16°. Qu’on est bien..

Les femmes accourent pour essayer de nous vendre  bijoux et  tissages …..

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Les sources, par contre sont si peu ragoûtantes que nous ne nous y baignerons pas mais on peut  voir des milliers de flamands roses .

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Le 9 septembre, nous visitons le parc Masai (nom des autoctones) Mara (nom de la rivière que nous avons suivi toute la journée).

Un paysage grandiose se présente à nous : de grandes prairies vertes à perte de vue parsemées d’acacias parasols très hauts. Et bien évidemment, des milliers d’animaux y paissent en toute quiétude.

09-françois parmis les gnous

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On voit des gnous de partout, nullement effrayés par les véhicules qui partagent leur territoire.

10-de partout

Jean-Louis va sortir du véhicule pour la photo, avec hippopotames en fonds, ce qui est parfaitement interdit dans un parc …. sans parler du crocodile ….

pour news22

Nous avons eu le plaisir de voir en plus des animaux déjà vus : un majestueux lion, puis une lionne avec ses deux petits, des hyènes mais surtout, à deux reprises des guépards. C’est une grande chance car ils sortent plutôt le soir et sont souvent vautrés dans les branches des arbres. Les nôtres étaient dans la plaine.

pour news21

14-elle surveille de près

15-lion

En franchissant la rivière Mara, un spectacle étrange nous attend : un amoncellement de cadavres de gnous, entourés de marabouts et de vautours en train de festoyer. Lors de leur migration, quelle que soit la hauteur des eaux, leur instinct les pousse à traverser ….

19-gnous morts noyés dans la rivière

Nous passons la nuit à la limite intérieure du parc, entourés de nombreux animaux qui broutent autour de nous. C’est assez surréaliste …. c’est là que nous sommes bien contents de dormir dans une cellule et non une tente …..

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Coucher de soleil dans Masai Mara

Le lendemain dimanche, nous remontons vers le nord jusqu’au Lac Naivasha par de mauvaises pistes, parfois un peu trialisantes. On a fait 200 km en 6 heures ….

Changement total de paysages puisque nous passons un col à 2890 m d’altitude ; nous sommes encore au sud de l’Equateur, un peu moins de 1° de latitude, donc il ne fait pas froid. La température est descendue à 14° mais le soir, nous sommes toujours en bras de chemise bien qu’à 2600 m d’altitude. Nous sommes passés par des zones de cultures maraîchères, principalement des choux mais aussi carottes et pommes de terre.

C’est ici également que sont cultivées les roses de Noël que nous trouvons en abondance en hiver chez nous. On voit des serres à perte de vue.

A midi, nous avons déjeuné à Elsamere qui fut la demeure de Joy et Georges Adamson, citoyens d’origine autrichienne. Ils sont connus pour avoir sauvé et élevé un lionceau qui est devenu la lionne Elsa, héroïne du livre écrit par Joy ,Born Free, qui est ensuite devenu aussi un film. Joy a crée au Kenya et plus tard en Afrique de nombreux dispensaires pour lions, léopards, guépards, etc …Joy fut anoblie par la reine d’Angleterre pour services rendus. Le couple fut malheureusement tué par des braconniers.

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Singe Colombus, avec son petit, vu à Elsamere

Puis c’est la visite du parc Nakuru , connu pour ses rhinocéros. On aura la chance d’en voir, d’abord en arrivant, toujours en couple. Les premiers étaient couchés, pas terrible pour les photos mais le lendemain, on a pu en suivre deux qui marchaient d’un pas décidé. Super, merci les rhinos !!!

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Nous bivouaquons à nouveau dans un parc ; de plus en plus téméraires, nous allons même jusqu’à  faire la lessive tout en surveillant du coin de l’oeil les singes, qui sont de sacrés voleurs .

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Bivouac

Nous sortons du parc de Nakuru par une porte qui a dû être déplacée, suite à la montée des eaux du lac (cf photo). C’est curieux car, dans ce pays, les lacs voient presque tous leur niveau monter ….

01-entrée du parc Nakuru

Nous passons dans la journée la ligne de l’Equateur et un jeune garçon nous fait l’expérience du phénomène de Coriolis : il prend une gamelle percée d’un trou et un broc d’eau. On dépasse de quelques mètres la ligne de l’Equateur et, après avoir versé l’eau dans le récipient, il dépose une brindille à sa surface : au nord de celle-ci, la brindille tourne dans le sens contraire des aiguilles d’une montre ; on passe au sud, et on reverse l’eau qui tourne alors dans le sens des aiguilles d’une montre. On lui demande ce qui se passe sur la ligne équatoriale : on rerefait le test et la brindille, donc l’eau, ne tourne pas ! CQFD.

montage équateur Nous passons la nuit au camping d’un lodge puis le lendemain, reprenons la route goudronnée … qui contourne le Mont Kenya (5199 m).

Nous roulons pendant une centaine de kilomètres à une altitude autour de 2500 m d’altitude et à nouveau, voyons à nouveau de nombreuses serres. Paysage assez Vosgien, avec bois d’épicéas et prairies très verdoyantes.

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IMGP3725Arrivée  au petit parc de Samburu qui lui est bien plus bas (950 m) donc plus chaud. On y verra de très beaux palmiers. Là, nous longeons la rivière ce qui nous permet de voir à nouveau de nombreux animaux et malheureusement, aussi de trop nombreux babouins. Ils nous ont attaqué au repas de midi qu’on a dû écourter ….

montage nakuru

Ici, les zèbres ont des rayures très différentes de celles des précédents parcs.

On voit aussi des girafes de Thompson, de couleur plus foncée et avec un quadrillage blanc très fin. De petites antilopes avec une tête minuscule, appelées antilopes à long cou. Des autruches …..

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Vous avez dit long cou

Les éléphants ne sont pas toujours très contents d’être dérangés : gare au deuxième véhicule qui voudrait bien passer !

13-éléphant pas content

Et cerise sur le gâteau : une lionne puis un beau mâle, de très près …..

12-lion

Nous passons la nuit dans ce parc, garés en carré comme les chariots au Far West, nos hommes armés de lance-pierre et de machettes pour nous protéger des babouins et autres singes à l’affût ….

16-bivouac

Jeudi 14 septembre, nous continuons à monter vers le nord, 290 km de pistes, assez variées. On a eu de tout : cailloux, sable, boue mais pas de tôle. J’ai pris le volant l’après-midi, histoire de me faire la main …. On a rencontré quelques zèbres et pas mal de dromadaires au pelage assez clair. Il est vrai que l’on est dans une zone aride à nouveau.

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Selon les villages traversés, nous rencontrons des ethnies différentes : les femmes Samburus portent de très grands colliers plats faits je pense de petites perles tissées. Difficile de les prendre en photos discrètement …. Les hommes KORO portent des petits chapeaux noirs avec une plume blanches, les femmes mettent aussi une plume dans leurs cheveux.

 

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Nuit au bord du lac Baringo, où séjournent des hippopotames. On les entend grogner la nuit.

bv lacBriefing ce matin à 6h30 …. On a de la piste de montagne à faire et si on veut arriver vers 17 heures … Il est 8h00, et Bruno et Maryline ont un problème de frein. Comme on est dans une petite ville, il y a une station service avec un pont, et je vous laisse deviner qui est dessous ….

Il faut dire que Jean-Louis a déjà fait pas mal de service après-vente pour les autres (heureusement !) : première semaine, un Toyota 200 a cumulé les pannes ; puis il a fallu remettre le toit levant en place sur l’AzalaÏ de Bruno , au camp des babouins …. Et depuis 2 jours, François n’a plus de VHF. On a pu, au camping qui avait un Internet faiblard, en commander une autre, payer avec Paypal, et la faire expédier à un collègue qui nous rejoint le 25 septembre. C’est-y-pas beau la Technique ?

Bruno nous avait prévenu, c’est une étape qui porte malheur ; lorsqu’on rejoint vers midi la tête du groupe, l’Isuzu n’a plus de direction assistée et le Toyota 200 plus de frein. Ils feront réparer tout cela au garage à Kitale, avant de quitter le Kenya et ils devront nous rejoindre plus tard sur le parcours. Mais avant, il faut sortir Jean-François d’une situation « penchée » après une marche arrière malheureuse …. Tout ça pour prendre une photo !!!

19-manoeuvre malheureuse

Nous poursuivons notre piste qui est de plus en plus boueuse pour se retrouver bloqués : au milieu, un véhicule 2 roues motrices planté jusqu’à mi-hauteur et sur le côté, où l’on aurait pu passer, un autre. Reste plus qu’à les tirer de là pour pouvoir passer … on est les premiers donc on sort la sangle …. Et lorsque le passage est libre, c’est notre tour ….. après une ½ heure d’efforts, on peut continuer ….. et dés le goudron, un bon lavage du 4X4 sera nécessaire. Ce ne sont pas les spectateurs qui manquent !

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Les écoliers sont au spectacle !

Samedi 16 septembre à midi, nous entrons en OUGANDA ; nous passons par une petite frontière située sur une mauvaise piste de montagne mais qui offre de superbes paysages puisque nous contournons le mont Elgon, 4ème sommet d’Afrique. Seulement 160 km à parcourir mais nous n’arriverons qu’à la nuit tombée ….

Mont Elgon
Mont Elgon

Une photo un peu spéciale : Jean-Louis fait la sieste et on aperçoit, par la fenêtre du haut, des gamins qui sont montés dans l’arbre pour mieux nous regarder ….

24-la sieste

Sur la piste, nous voyons des petites huttes , en bois tressé sur pilotis, comme on en voit au Mali, pour protéger  les graines récoltées  des nuisibles.

26-hutte à graines

Nous voilà dimanche à Jinja, dans un beau lodge au bord du Nil Blanc, qui prend sa source dans le lac Victoria. Nous mangeons à midi du Tilapia (poisson local) accompagné d’une bonne bière locale, devant la 1ère cataracte de ce fleuve mythique.

au bord du NIL
au bord du NIL Blanc

Nous avions aussi profité d’une arrivée en début d’après-midi au camping pour donner le linge à laver mais ici, proches de l’Equateur, il pleut très souvent et très fort ! on est donc repartis avec du linge bien humide …. Le 4X4 devient alors buanderie et parfois, le linge met 2 jours à sécher, le taux d’humidité étant de 80% ….

Le lundi 18 est consacré à une grande étape de liaison de 400 km, sur du goudron mais parfois tellement plein de trous qu’on en vient à regretter la piste …

Nous parcourons un paysage montagneux, couvert par moments de grande exploitations de thé mais aussi de bananeraies. A propos de fruits, on trouve déjà des mangues et des fruits de la passion, que nous attendons toujours avec impatience dans nos voyages. Les avocats sont aussi excellents dans ces pays.

cultures de thé

Nous dormirons dans un camping associatif au bord d’un petit lac, à côté de Fort Portal ( pour ceux qui nous suivent à la trace sur google earth ). C’est la jungle autour de nous ….

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Le lendemain, direction plein sud. La piste longe quelques petits lacs jusqu’au Parc Queen Elisabeth que nous ne faisons que traverser. Une petite incursion dans un village de pêcheurs du lac Edward ( oui oui, toute la famille royale est présente …) nous permet d’acheter, pour 5 euros, un gros poisson chat que nous dégustons le jour même.

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Et c’est, pendant ce repas de midi, qu’un troupeau d’éléphants arrive pour se désaltérer dans une mare toute proche ….. On finira stoïquement notre repas tout en les surveillant du coin de l’oeil ….

Pour les 2 derniers jours en Ouganda, nous parcourons la « Suisse Africaine ». Suisse, sans doute pour sa verdure et ses montagnes. Nous passons des cols à 2400 m d’altitude, dans un brouillard à couper au couteau. Journée grise aujourd’hui, dommage pour les photos prises tout au long de la piste : café qui sèche à même le sol, réunion de femmes dans un village, d’étranges boeufs à lourdes cornes, des vendeurs de canne à sucre, briqueterie, etc …

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boeufs à grandes cornes

Et notre dernière nuit dans ce pays se passera au bord du lac Buyonoyi, à 1700 m d’altitude.

lac bunyoni

Il faut dire que, depuis notre départ de Mombasa, nous n’avons pas souffert de la chaleur, étant souvent en montagne et seulement au printemps. Les pourpiers et les jacarandas sont en fleur, ainsi que de nombreuses fleurs des prés. On a au minimum une averse journalière, il paraît que la saison des pluies est en avance d’un mois.

Le 21 septembre, nous passons au RWANDA où nous resterons 4 jours. C’est un très petit pays que nous parcourons principalement par de petites pistes. Le passage de la frontière est assez rapide, on profite des changeurs tout d’abord pour nous dire dans quels bureaux se rendre ainsi que dans quel ordre ( très important de ne pas faire la queue au mauvais endroit !!!) , ensuite pour changer ce qui nous reste du pays précédent en monnaie locale. Le taux n’est jamais bon mais c’est mieux que de garder une monnaie inutilisable.

05-à 2300 m d'altitude

Le Rwanda est le pays des mille collines. Il est vrai que nous oscillons entre 1700 m et 2300 m d’altitude. De nombreux lacs se nichent dans les creux, il y a beaucoup de fermes d’élevage de poissons.

lacs rwanda

Le pays compte 8 millions d’habitants mais à l’époque du génocide, 2 millions d’entre eux ont été massacrés ; massacre organisé par le gouvernement puisque les cartes d’identités des rwandais précisaient leur ethnie, restait plus qu’à prendre la liste …..

Depuis la fin de cette guerre, le pays a beaucoup progressé avec le dernier président, les campagnes et les villes sont très propres. Ils ont aussi aboli les sacs plastiques et cela se voit.

Ecoles, hôpitaux, universités, un pays en pleine expansion bien que sur les routes de campagne, les gens marchent encore nombreux, parfois simplement pour ramener de l’eau au village.

03-ils marchent tous au Rwanda

On retrouve de vieux métiers comme ces scieurs de long ….. Et je peux vous assurer que les planches qu’ils font sont très régulières, quel savoir faire !

06-scieurs de long

Le Rwanda était jusqu’en 1918 une colonie allemande, puis elle est devenue belge. On conduit donc à droite et c’est vraiment le seul pays d’Afrique Australe à le faire! Il y a encore une dizaine d’année, tout le monde parlait le français car il était enseigné à l’école et c’était donc la langue officielle. Mais maintenant ils sont passés à l’anglais et ils envisagent aussi de rouler à gauche …

IMGP3715Nous passons 2 nuits à Kigali, la capitale du pays. Avec François, nous commençons par le garage Toyota qui, fort heureusement, fait aussi Mercedes. Une soudure pour le Toy ( l’attache des lames de ressort ), quant à nous, Jean-Louis voulait changer les plaquettes de freins, à 70000 km, mais ils n’ont pas voulu, pas assez usées…. On a payé environ 12 euros pour 2 heures de main-d’oeuvre chacun plus lavage des véhicules en prime ; ils en avaient bien besoin, avec toute la boue ramassée….

 

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Kigali, une ville fort sympathique

Le lendemain vendredi, nous visitons le Mémorial du génocide rwandais, les Tutsi tués en masse par les Hutus. C’est de l’histoire proche puisqu’il a eu lieu en 1994 …. Très bien expliqué et surtout très poignant…. Ce que nous voyions à l’ époque aux infos à la télé était loin de la vérité.

Samedi matin, nous entamons notre approche de la Tanzanie, un peu de route et de la piste, longeant fréquemment des lacs ainsi que des rizières. On passera la frontière le lendemain matin, à la fraîche. Nous traversons des régions de rizières et aussi des plantations de canne à sucre.

09-enfants devant des rizières

Nous passons cette dernier nuit au Rwanda non loin de la piste, près d’un village. Nous sommes bien sûr la curiosité du jour et nous voilà un peu envahis par les curieux …. On arrive tout de même à les garder à une certaine distance.

15-on est l'attraction du village

Dimanche 24, nous passons en TANZANIE à 7h du matin et en 1h30, visa compris. L’ordinateur du douanier ne pouvait pas se connecter au réseau, comme très souvent en Afrique, et il a fini à la main ….

Après, une route épouvantable pleine de trous sur une centaine de km, on zigzague en tous sens mais les semi-remorques aussi !!! et il y en beaucoup car on pense qu’ils fournissent le Rwanda en matières premières. C’est là que le copilote joue un rôle primordiale puisque nous roulons à nouveau à gauche : peut-on s’élancer pour doubler ou non ? sauf que parfois il ne voit pas tous les trous ….

Il fait maintenant autour de 30° dans la journée mais les nuits sont fraîches. En principe, on ne devrait plus avoir de pluie du tout. On commence à voir beaucoup de manguiers, couverts de fruits et nos premiers baobabs, toujours aussi photogéniques.

20-bivouac sous le manguier

19-baobabs

Après une grande journée de 350 km de piste, on arrive à un point d’orgue du voyage : le parc du cratère N’Gorongoro. Il a un diamètre d’environ 15 km , on y descend en 4X4. C’est là que vivent en harmonie les animaux sauvages, les bergers MasaÏ ainsi que leurs troupeaux

n'gorongoro

 

Deux jours de repos dans la petite bourgade voisine nommée Karatu, très touristique puisqu’en plus du cratère du Ngorongoro c’est aussi l’entrée du parc Serengetti, le pendant du Masai Mara que nous avions visité au Kenya. Nous avons la surprise d’y retrouver nos amis Bernard et Lucile Giraud, concepteurs des « Azalai », qui sont bien représentées dans ce voyage ….

Lessives, courses et quelques bons repas au restaurant du camping, on se laisse un peu dorloter avant de reprendre la piste. Nous sommes au nord de la Tanzanie et nous allons commencer notre descente vers le Sud  pour aller au parc de Tarangire, à une centaine de kilomètres de là. Paysage époustouflant, avec de grandes étendues herbeuses qui permettent de voir les animaux très loin.

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pour news6Il y a de très grand troupeaux d’éléphants et de girafes en plus des cervidés habituels, mais les rivières sont presque à sec. On a vu des éléphants gratter le fonds d’un oued avec la patte pour trouver l’eau nécessaire à sa famille. D’autres s’attaquent aux troncs des baobabs dont les fibres sont remplies d’eau ….

12-IMGP4141 05-éléphant qui broute

Tout au long du voyage, on voit régulièrement des ruches, suspendues bien haut dans les arbres, à l’abri des prédateurs : elles sont faîtes à l’aide d’écorces d’arbres.

 

ruches

Quand nous reprenons la route, nous nous dirigeons plein Est afin de rejoindre la côte de l’Océan Indien. Une halte après Arusha nous permettra de voir le Kilimandjaro qui jusqu’à présent était resté caché derrière les nuages …..

le mont Kilimandjaro
le mont Kilimandjaro

Passage et arrêt à la petite ville de Moshi : il y a une vraie boulangerie !!! nuit dans un lodge/camping avec piscine puis reprise de la piste pour nous arrêter au bord du lac de Kalimane. C’était une petite piste de montagne, que nous n’aurions jamais faite seuls mais qui était superbe. Un peu cahoteuse, croisements difficiles mais heureusement fort rares.

16-entrée piste

montage lac Salimane

Et finalement, aujourd’hui Dimanche 1er octobre, nous reprenons la route, traversons tout d’abord des rizières puis de très nombreux champs de sisal. Nous sommes très surpris qu’au XXI ème siècle, cette plante trouve encore des débouchés.

pour news61-001Nous atteignons l’Océan Indien vers 13h et allons passer 2 nuits au Peponi Camp, en bord de mer. Nous sommes environ à 200 km au Sud de Mombasa. Au menu ce soir, plateau de fruits de mer ….

Ceci clôt la première partie du voyage que l’on pourrait intituler « East Africa ».

Mardi matin, nous attaquerons la 2ème partie, qui nous permettra de rallier Dar Es Salam (environ 150 km plus au Sud) au Cap, par des chemins détournés, bien entendu…..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Raid au Maroc en Mai 2017

Notre projet est de reprendre la trace prévue l’an dernier qui n’avait pas pu être faîte dans sa totalité, suite à diverses pannes mécaniques.

trace maroc 2017

Notre voyage débute à Nador, le 10 mai 2017. L’avantage de ce choix est sa situation géographique, on est de suite à pied d’œuvre.

Belles pistes au départ de Nador
Belles pistes au départ de Nador

Cette année, il a beaucoup plu et nous trouverons souvent l’occasion soit de se baigner soit de faire le plein d’eau de douche. Au départ, nous sommes 5 équipages.

Un léger vent de sable ...
Un léger vent de sable …
Bain ou lessive dans l'oued, près de Boudnid
Bain ou lessive dans l’oued, près de Boudnid
D'autres font le plein d'eau de douche
D’autres font le plein d’eau de douche

La traversée du plateau du Rekkam nous permet de reprendre nos marques très rapidement ….

Bivouac sur le plateau du Rekkam

On se détend ...
On se détend …

Il y a deux marocains qui sont vraiment heureux de nous rencontrer : ils n’ont plus        d’essence dans leur mobylette. Heureusement le moteur du Toyota 79 de François fonctionne avec ce carburant….

Ce motard a besoin d'essence ... seul François en a ...
Ce motard a besoin d’essence … seul François en a …

Le premier erg parcouru est l’erg Chebbi ; nous y bivouaquerons à l’entrée et le lendemain, juste avant d’en sortir. Rien de tel qu’un bon bivouac dans les dunes !

La photo de famille
La photo de famille
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Premier bivouac dans le sable
Dessert d'invitation : torches au marrons
Dessert d’invitation : torches au marrons
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Un décor de rêve ….

Juste après la ville de Merzouga, nous entrons dans l’erg Snaigui ; changement de paysage ! En plus, c’est le jour du rôti, parfaitement cuisiné par Guy et Sophie, miam miam ….

Erg Snaigui, au sud de Merzouga
Erg Snaigui, au sud de Merzouga
et le rôti !
et le rôti !
oups .... à l'aide !
oups …. à l’aide !

Sortis de l’erg, nous faisons route plein sud, parallèlement à la frontière algérienne. Piste très caillouteuse mais compensée par la beauté des paysage, et , il faut le dire, les bons petits plats préparés par chacun …

Les crêpes flambées
Les crêpes flambées
du caillou
Que du caillou
et du sable
et parfois du sable
on profite de l'eau du puits
on profite de l’eau du puits pour se laver les cheveux

Arrivés à Mahmid, nous sinuons parmi les palmiers et les mini dunes pour entrer dans l’oued Draa . Le parcours dans l’oued n’est pas aussi mou que l’an dernier et nous en sortons facilement pour rejoindre l’erg Zaher.

Mahmid
Mahmid, prêts au départ
on cherche le passage menant à l'oued Draa
on cherche le passage menant à l’oued Draa
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L’erg Zaher

Il fait très très chaud , 42° à l’ombre ! la pastèque de l’arrivée est toujours la bienvenue.

Miam, la pastèque !
Miam, la pastèque !

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Petite panne avec le Land Rover de Martine et Thierry : un pneu qui déjante et un ressort qui se « ballade » dans son support ; on le remettra plusieurs fois en place ….

Après les réparations, le repas et une sieste bien méritée .

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Nouvelle technique, on ne démonte plus le pneu !!!
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Un ressort bien calé maintenant, il ne bougera plus
chhhht ...... c'est la sieste ....
chhhht …… c’est la sieste ….

Il fait maintenant 44° ! on décide de s’arrêter plus tôt que d’habitude car nous venons de tomber sur un campement qui nous tend les bras ….

un abri fort apprécié avec les 44° à l'ombre ....
Un abri fort apprécié avec les 44° à l’ombre ….

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Un dernier erg et fin du sable pour nous à Foum Zguid ; ce village aux portes du désert a une grande garnison mais surtout un café où les jus d’oranges pressées sont un vrai régal ! On y retournera même le lendemain matin avant de reprendre la route.

erg Sedbat
Erg Sedbat
erg Ebidiya
Erg Ebidiya
le camping de Foum Zguid
le camping de Foum Zguid
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On respire enfin un air moins chaud…..

Et maintenant, plein Est vers l’Atlas. Nous attendons avec impatience la fraîcheur dans la montagne.

On commence par suivre une piste en fond d’oued qui, ensuite, s’élève rapidement en traversant de superbes palmeraies où les habitants ont bâti leurs villages.

passage délicat

C’est un passage délicat pour descendre dans l’oued.

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village et oasis le long d'un oued
Village et oasis le long du même oued
sortie de la gorge
Sortie de la gorge

Nous commençons à prendre de l’altitude, l’air est bien plus frais. Ce sera l’occasion de partager la fondue !

à 1600 m d'altitude, on peut manger la fondue
à 1600 m d’altitude, on peut manger la fondue

De fréquents bivouacs au bord de l’eau, pour le bonheur des courageux. On aura souvent l’occasion de se baigner.

un petit ksar en premier plan
Un petit ksar en premier plan
piste au fond de la gorge
Piste au fond de la gorge

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Et tout d’un coup, plus de piste. Celle-ci a été totalement emportée par l’oued gonflé d’eau. Nous remontons cette rivière pendant une bonne heure, fort heureusement guidés par de jeunes marocains. Mais l’orage menace, nous ne serons rassurés qu’après être sortis du lit de la rivière.

et puis, plus de piste !
et puis, plus de piste !

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l'orage menace !
l’orage menace !

C’est en hauteur que nous établissons le bivouac, sous un ciel plus que menaçant !

ouf, on est sorti à temps de l'oued !
ouf, on est sorti à temps de l’oued !

Et le lendemain matin, grand soleil et une vue imprenable se trouve devant nous.

et le matin, grand beau temps
et le matin, le même endroit, mais avec beau temps

Dernière étape de ce beau voyage ; de superbes pistes qui sillonnent dans le Haut Atlas

piste de l'atlas
piste de l’atlas
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Oui, je sais, on est très mal garés !!!! mais on pensait être seuls …..

 

au loin, notre piste qui redescend
au loin, notre piste qui redescend

 

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En attente de chargement
bivouac à 2250 m d'altitude
bivouac à 2250 m d’altitude

et pour finir, la piste de la Cathédrale.

au milieu des blés
au milieu des blés tout d’abord
la piste de la cathédrale
et voilà la cathédrale, puis notre piste qui continue, au fond
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On termine ce voyage par un périple d’une journée au fond d’une superbe gorge
petit pont pour piétons
Petit pont pour piétons
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Il a l’air de tenir, mais on a pris la plus légère pour tester …
bivouac et rebaignade !
Bivouac et rebaignade  avant de rejoindre la civilisation !

Nous gardons un excellent souvenir de ce parcours. Un grand merci à Guy qui, comme chaque année, nous prépare de si belles traces.

Mais qu’allons nous faire au printemps prochain ?

 

Mai 2016 : Raid de 3 semaines au Maroc

Nous partons cette année à 5 véhicules, bien décidés à « faire du sable ».

l'équipe 2016
L’équipe 2016

Pour ne pas perdre de temps, nous embarquons à Sète le samedi soir et arrivons à Nador le lundi à 8h du matin, frais et reposés.

Aucun regret pour ce choix de port d’arrivée, le débarquement étant très rapide puisque nous sommes peu nombreux mais surtout, dés midi, nous pouvons déjeuner en pleine nature. Cerise sur le gâteau, le bivouac du soir se fait déjà sur le plateau du Rekkam où nous resterons 2 jours.

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Premier bivouac

la fondue
On déguste la fondue traditionnelle
plateau du Rekkam, le gorgeon
Plateau du Rekkam, le gorgeon du lendemain matin

Après de belles pistes, nous visitons le site de gravures rupestres du Grand Ghilem.

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gravures du grand Ghilem
Gravures du grand Ghilem

Tout ce trajet par le Nord Est est nouveau pour nous : le monument de René Etienne, le très beau col de Belkacem …..

monument René Etienne
Le monument René Etienne

 

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      Une belle rencontre …..

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Juste avant la descente du plateau, de belles concrétions rocheuses

Dés le 12 mai, nous arrivons  dans les dunes en  commençant par l’Erg Chebbi avec l’intention de le traverser de part en part en suivant un tracé préparé par notre ami Guy.

dans les dunes
Dans les dunes

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le rôti
Au programme : le rôti, cuit au four ( pliable ! )
on cherche le passage
Comme souvent, les meneurs cherchent  le passage

Ce sont des problèmes mécaniques survenus au Land Rover de Guy (pont arrière puis pont avant qui se cassent ….) qui nous obligeront à changer un peu nos projets. Le dimanche 15 mai, nous sortirons de cet erg avec les ponts réparés grâce à notre ami Hamadi, rencontré entre 2 dunes …. Un grand merci à lui.

Guy casse le pont arrière
Guy casse le pont arrière

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Il faut tirer le land pour le sortir de l’erg, pour le moment, il lui reste 2 roues motrices ….

on attend le dépanneur providentiel
Véhicule immobilisé, on attend le dépanneur providentiel

On peut alors repartir et poursuivre notre chemin, passant par Merzouga puis la piste descendant plein sud.

Pas de chance cette année, les pannes se succèdent : 3 jours plus tard, un amortisseur pour Guy puis, le même jour, c’est François qui casse ses lames.

C'est au tour de François : par vent de sable, lames à changer
C’est au tour de François : par vent de sable, on constate les dégats
Au soir, bivouac pas désagréable
Heureusement, dans un endroit superbe
un spectateur, mais de quoi ?
Un spectateur qui, le lendemain matin, nous apportera un grand bouquet de menthe fraîche

Nous appelons notre bon samaritain qui nous envoie une assistance technique. 

l'assistance est là
L’assistance est là

Nous pourrons, assez rapidement et après un détour par Zagora, reprendre notre route.23-dsc00853

Un vieux ksar ….

à Zagora, chez Ali
A Zagora, chez Ali
au camping
Ou bien au camping d’une petite chambre d’hôtes ….

Les véhicules étant à nouveau tous opérationnels, nous poursuivons notre descente vers le sud par l’oued Draa afin de rejoindre cette fois-ci l’erg Znaigui et plus tard l’erg Zaher. Il fait vraiment très chaud, on s’est tous mis à la pastèque avant la bière du soir …..

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il fait chaud, on apprécie la pastèque
Il fait chaud, on apprécie la pastèque

Dans nos véhicules, à 20h , il fait encore 40°C. Nous décidons de sortir le matelas et de dormir à l’extérieur.

nous dormons dehors,il fait encore 40°C
Au petit matin …..

Nous nous sommes régalés dans les divers ergs, très surpris de trouver au Maroc autant d’endroits où nous pouvons jouer dans le sable ! Nous y reviendrons certainement .

 

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invitation
Dernière invitation avant de sortir des dunes

La fin du voyage se fera  par la montagne après Foum Zguid.

Nous en profitons pour passer par les gorges du Dades ainsi que le cirque de Jaffar, ce qui donne l’occasion de voir encore de très beaux paysages.

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fin-maroc

Notre dernier bivouac est au bord d’un lac de barrage, à une trentaine de kilomètres de Nador …. L’idéal avant un retour inévitable vers la civilisation.

dernier bivouac près de Nador
Dernier bivouac près de Nador