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Mongolie, juin 2019

La Mongolie s’étend sur un territoire  immense, mais possède très peu de terres arables,  le pays étant montagneux et couvert de steppes. Près de 30% des 3 millions d’habitants sont nomades et pratiquent surtout l’élevage. Malgré les 3850 km que nous allons parcourir, nous n’en verrons qu’une petite partie ….

Notre trajet, préparé par Outchka (guide francophone mais aussi descendante de nomades), va nous permettre de découvrir par les pistes ces territoires  et de rencontrer de nombreuses familles qui vont nous faire partager leurs activités quotidiennes.

Notre trajet de 3850 km

Nous quittons Oulan Bator par le nord, à bord d’un 4×4 russe UAZ, bien plus confortable qu’il n’y paraît… Pudje, notre chauffeur et ami d’Outchka, va se révéler un conducteur remarquable.

Sur la route, nous nous arrêtons au pied du premier ovoo rencontré : Outchka en fait trois fois le tour pour demander aux esprits que notre voyage se déroule bien ….

Nous en verrons de bien plus beaux !

L’ambiance est super et notre premier picnic prometteur en ce qui concerne les qualités de cuisinière de notre guide ….

La table est mise
Pudje vide les bagages pour installer les feux à l’abri du vent et Outchka nous installe le lave-mains, très astucieux.

Chaque jour, après le repas de midi, Pudje doit recharger bagages et caisses de provisions … un vrai pari à chaque fois!

Pour cette première journée, nous rejoignons le vieux monastère d’Amarbaysgalant, datant de 1727, à 350 km au nord de la capitale. Les pistes sont très souvent 2 traces dans l’herbe, très mauvaises car entrecoupées d’ornières. Paysages superbes peuplés de nombreux troupeaux de chevaux, grande fierté des mongols !

Notre première nuit se passe dans un petit camp touristique où notre 4X4 rencontre un petit frère …. Des petits rongeurs séjournent près de notre yourte et ne sont pas effrayés du tout ! On en voit constamment sur la piste qui traversent juste avant notre passage.

C’est notre 1ère yourte ! très confortable celle-ci …

Le lendemain nous allons visiter ce très beau monastère situé dans un cadre bucolique et paisible.

Le monastère au loin, on voit les nombreuses pistes qui y mènent.

Les esprits protecteurs en gardent l’entrée
Nous sommes en présence de la secte des bonnets jaunes …

Nous reprenons la piste puis la route pour rejoindre Erdenet, ville minière peu intéressante que nous dépassons rapidement pour rejoindre plus à l’ouest le volcan Uran.

Des grues
Paysage volcanique avec ses scories et coulées de lave.

Dans le cratère du volcan,  un petit lac.

Nous décidons de bivouaquer à son pied. Nous sommes à 1544m d’altitude, il fait un peu frais …. Jean-Louis nous allume un bon feu de camp.

Nous reprenons la route le lendemain pour visiter la ruine de Baibalic. C’était la capitale de la tribu Ouigur et elle date du 6ème siècle après JC. Il ne reste malheureusement que  2 pans sur 4 des murs d’enceinte. Photogéniques tout de même.

Je vous présente maintenant la yourte type d’ une famille mongole (parents avec un ou deux enfants) : il y a toujours le petit camion pour déménager (ce sont des nomades !!!), la moto pour rassembler le troupeau, le panneau solaire pour l’électricité et enfin l’antenne parabolique.  En général il n’y a qu’un lit qui sert aussi de canapé, le reste de la famille dort par terre. Au loin, deux ou trois chevaux que les gamins montent aussi bien que les adultes.

Après 3 jours en Mongolie, nous avons déjà vu quantité de troupeaux et de cavaliers ainsi que des yacks, nouveaux à notre collection d’animaux.

Un couple rassemble son troupeau de yacks : la femme à cheval, l’homme en moto.

Nous sommes surpris de voir de nombreux villages aux maisons colorées. On peut s’y restaurer dans des guans (bistrots) ou faire les courses dans de petites épiceries ….. Les habitants sont des semi-nomades : en été, ils partent dans la steppe avec leur troupeau et en hiver (8 mois), ils reviennent habiter au village pour que les enfants puissent aller à l’école.

Cette cliente accepte volontiers de se faire photographier.

Nous passons la ville de Moron dont l’entrée est annoncée, comme toute ville de moyenne importance ( 130 000 habitants tout de même ), par un portique représentant un point fort de la région.

Encore 100 km vers le nord et nous arrivons au  lac KHOVSGOL encore partiellement gelé. Il fait frais et dormons dans une yourte avec un petit poêle que l’on allume le soir avant de se coucher. Le temps de s’endormir et le feu s’éteint, on recommence l’opération le matin pour se lever ….

Nous y faisons la connaissance d’un éleveur de rennes, descendu des montagnes Tsaatan, à l’ouest du pays. Il vient présenter son troupeau au printemps car  même les mongols ne sont pas habitués à en voir ; cela lui permet de gagner un peu d’argent avec les touristes …

Son épouse est une chaman et elle a consacré les 12 ovoos de la photo qui suit. Tout le monde va  leur rendre hommage ….

Le soir, nous cuisinons et dînons dans la yourte afin de nous réchauffer.

Le lendemain matin, stupeur ! le lac est repris par les glaces et il fait bien froid. Notre UAZ refuse de démarrer !!!! Ici, pas de pinces pour se dépanner, surtout qu’il n’y a pas de véhicule alentour …. Pudje ne dit rien mais il passe à l’arrière du véhicule, commence à décharger les bagages et réapparaît avec une manivelle !!! très longue car le moteur se trouve au milieu du véhicule ….

Après cette mésaventure, nous poursuivons notre route qui devient piste et nous mène vers nos premières stèles de cervidés.

Et ce n’est qu’un début ! Non loin de Moron, nous arrivons à un site classé comme étant le plus beau de Mongolie. On y voit 14 stèles qui datent de l’âge de bronze.

Nouvelle surprise : nous allons nous restaurer chez un ancien chauffeur d’Outchka, à la retraite, qui a ouvert une yourte d’hôte et un guanz en pleine ville ! Il nous a préparé des ravioli vapeur, un régal ! Ces gens sont vraiment extraordinaires , ils ont toujours plusieurs cordes à leur arc.

Bien repus, nous faisons quelques courses et nous nous attaquons à la longue piste de montagne qui  va nous emmener au parc naturel de Khorgo-Terkhiin Tsaagan Nuer. Nous ne verrons plus le goudron pendant un moment ! Nous passons à proximité d’une famille en train de monter sa yourte. Allons les aider !!!!

Et voilà, vous savez tout maintenant ! il y a plusieurs couches de feutre et de bâches plastifiées ce qui fait qu’à l’intérieur, il y fait très bon. Fraîcheur relative quand il fait chaud dehors et une température qui monte vite dés qu’on allume le poêle.

Jean-Louis a été sous haute surveillance par le père de famille qui surveillait ses noeuds pendant le montage de la yourte ….

Plus d’une heure de travail, puis le thé au lait pour nous remercier avec des bouts de fromage séché au soleil …. Surtout, ne rien refuser nous a-t-on dit …..

Rien n’est encore installé mais tout le monde s’y met. On allume le feu avec des crottes de yacks.
Les meubles sont encore en vrac à l’extérieur.

Nous reprenons la route et croisons d’autres nomades avec leurs petits camions chargés de leur yourte. C’est l’époque de la transhumance ….

Comme nous avons encore pas mal de chemin à faire, nous n’arrivons à notre gîte du soir qu’ à 20 heures !!! et on nous attend le lendemain matin à 7 heures pour traire les yacks !

Nous sommes accueillis par cette charmante dame qui fut médecin de campagne. Elle parcourait la steppe en moto, de village en village, pour soigner ses patients. Maintenant à la retraite, elle est éleveuse de yacks et possède 2 yourtes d’hôte … Avant de nous coucher , elle nous apporte un flacon d’alcool de lait de yack ….

 

Jean-Louis a fait une touche …
La tradition veut que notre hôte verse quelques gouttes de lait sur les roues du véhicule avant le départ

Sur la piste, une maman cane et ses petits ….

Nous sommes fréquemment survolés par des milans

Sur la piste, nous assistons à une séance de dressage improvisée.

Il est bientôt midi. En pleine steppe, apparaît un village perdu où nous nous arrêtons pour déjeuner dans un guanz. Il y a juste quelques tables sur lesquels mangent des habitués.

La cuisinière prépare ses ravioli

Nous arrivons en fin d’après-midi au lac Terkhiin par un temps assez maussade.

C’est là que nous rencontrons une autre guide qui nous parle d’un site de 27 stèles à cervidés, non loin de notre tracé. Bien sûr, nous sommes partant pour cette nouvelle découverte.

Nous poursuivons notre chemin

Nous demandons notre chemin auprès des propriétaires des quelques yourtes rencontrées ….

Ici, le fromage de chèvre sèche au soleil ….

Et avant d’arriver au site tant convoité, c’est la panne : nous venons de perdre les boulons de l’étrier qui fixe les lames sur  le pont avant   ….

Fort heureusement, Pudje a tout prévu et il répare cela en quelques minutes.

Et nous y voilà ! Il n’y a plus qu’à se laisser emporter par les photos …

Le site de Jargalantyn
En bas à gauche, on voit une hache

 

Les stèles sont des monuments sacrés ; tout autour, on y voit toujours des tombes.

Au programme du reste de la journée : les courses au marché du village puis  les sources chaudes de Tsenker.

Une marmotte
Comme au souk, chaque catégorie de produits a son quartier ; les containers servent de boutiques.

Nous avons eu de la chance, il n’a pas plu ! ce qui ne sera pas le cas pour le reste de l’après-midi …. les pistes deviennent boueuses et glissantes.

Nous nous baignons tout de même, sous un crachin breton mais dans une eau à 40°. Pas de photos malheureusement ….

Le lendemain, c’est la patinoire ! le véhicule va de droite à gauche, son arrière  se déporte dangereusement dans les dévers, nous nous cramponnons …. Au fait, je ne l’ai dit à personne pendant le voyage mais nous n’avions pas de ceinture de sécurité … C’est là qu’elle m’a le plus manqué ! cela  fait bien rigoler Pudje qui nous demande de temps à autre « ça va ? » car il sent la tension de ses passagers, guide comprise  ….

Les prairies sont fleuries suite à cette pluie bienvenue. Nous sommes dans la région de l’Arkhangai, connue pour son humidité mais aussi pour la qualité  de ses herbages.

 

Nous arrivons dans la vallée de l’ Orkhon, accueillis par le soleil enfin revenu.

Notre famille d’accueil est installée parmi les champs de lave ce qui rend son accès difficile mais qui donne de superbes paysages.

Un saut au village de Bat Ulzii, pour  visiter une petite entreprise qui fabrique les bois des yourtes. Pendant ce temps, Pudje part à la recherche de la plaque métallique que nous avions perdu lorsque les boulons d’un étrier étaient tombés sur la piste. Ce soir il va réparer tout cela.

En été, on cuisine dehors
Petit déjeuner au soleil, cela fait du bien !
Le gamin a pour mission d’éloigner les vaches des yourtes

Nous restons ici deux jours, ce qui nous permet d’aller voir les chutes de l’Orkhon et de nous reposer un peu. C’est la première journée de repos après 10 jours bien remplis.

Nous dégustons chez notre hôte un plat mongole ( viande de mouton cuite avec des pierres) arrosé de bière. Je n’ai jamais vu une bouteille aussi grande ! deux litres !!!

 

Après 2 jours passés dans la vallée de l’Orkhon, avec ses cours d’eau et ses cascades, nous traversons la chaîne du Khangay et nous dirigeons plein sud vers le désert de Gobi. La chaleur est de retour.

Avant de nous engager dans le désert de Gobi, il faut faire le plein d’eau. Chaque village a un puits entretenu par les autorités mais il nous faut appeler, par téléphone, le gardien afin qu’il vienne démarrer la pompe, moyennant contribution … Quelques villageois accourent pour profiter de cette ouverture du point d’eau non prévue.

Le paysage est de plus en plus plat et désertique. Nous arrivons en fin d’après-midi dans un petit camp de yourtes, rien en vue à 360 degrés, et par grand vent ! C’est le désert !!! On retrouve l’atmosphère de nos virées africaines ; ce ne sont plus les paysages verts mongoles.

Ciel menaçant dans un décor de bout du monde

Il a plu des trombes pendant la nuit et le lendemain le désert est couvert d’herbe. Cela donne un ton vert inhabituel. Nous croisons la route d’un renard . Pas le temps de photographier.

Et voilà nos premiers chameaux ! Des vrais, avec 2 bosses, pas comme au Maroc !

Leur laine d’hiver s’envole au vent …

Nous nous arrêtons plus loin à un puits, où un nomade et sa fille puisent l’eau pour leurs troupeaux : moutons et chèvres, vaches mais aussi chameaux  !!! D’abord avec une pompe puis à la main car il n’y a plus assez d’eau. Pudje et Outchka les aide à éloigner les animaux qui ne respectent pas leur ordre de passage.

Plus loin, nous arrivons aux falaises d’ocre que nous parcourrons pour déjeuner à midi dans un paysage de carte postale : ce sont les montagnes pyramide.

Notre famille d’accueil de mercredi 19 juin se compose de 8 enfants ! Parents en plein désert de Gobi, enfants présents en été et au village à l’école en hiver, plus les 2 grands à la fac à Oulan Bator ! Nous sommes accueillis avec beaucoup de gentillesse. Nous assistons à la traite des chèvres qui sont attachées d’une manière originale, typique du sud Gobi : sur 2 lignes, 2 par 2 et en alternance de part et d’autre d’une corde. Vidéo mémorable.

Jean-Louis se repose car la soirée va être rude …
Outchka et moi-même préparons le dîner
La traite en fin d’après-midi : il y a ainsi 130 chèvres attachées sur deux rangs

On passe la soirée devant 1 litre de Vodka mongole que l’on finira !!! Beaucoup de questions sur notre vie en France, nos métiers, etc …. La bonne humeur est de mise, les joues se colorent  …

Le lendemain, nous partons à la recherche de pétroglyphes sur la montagne Tevsh. Ils sont disséminés sur de gros rochers , le plus remarquable est celui d’un chariot avec 2 chevaux et un chasseur avec son arc.

C’est sur les rochers de cette colline qu’il y a une multitude de gravures rupestres
On peut voir en haut à droite un homme qui tire à l’arc
A gauche, un cerf et un mouflon

Nous devons traverser la chaîne Arts Bogd pour poursuivre notre descente vers le sud du pays. Parfois la piste serpente dans le canyon crée par un oued.

D’autres fois,  nous devons rouler sur les hauteurs, montant et descendant les collines qui se succèdent.

On aperçoit la piste au loin, peu tracée
Des aigles fauves, espèce endémique du Gobi
A la sortie de cette traversée, un arbre !!! c’est si rare qu’on peut le signaler ….. nous y déjeunerons à son ombre
Et au loin, la caravane passe …..

Le soir, après avoir croisé 2 groupes de gazelles, nous arrivons aux dunes de Konghor. Rien à voir avec ce que nous connaissons : une grande ligne de dunes qui s’ étend , paraît-il, sur 140 km et qui a pour plus grande largeur 28 km. Une piste la traverse au plus étroit  mais nous ne sommes pas équipés pour aller dans le sable. En plus, nous sommes seuls ….

Au loin, la grande dune

Le lendemain, nous longeons le cordon dunaire pendant une heure sur une piste en tôle ondulée…. on est bien secoués et la progression est lente car, en plus, on traverse de nombreux petits oueds très creux, ce qui brise l’élan . Arrivons à un village pour quelques courses et le plein d’essence, quelques kilomètres de goudron que nous quittons pour entreprendre notre remontée vers le nord. Nous sommes toujours dans le Gobi et nous nous préparons à traverser l’extrémité Est de la grande chaîne de l’Altai.

Nous pénétrons dans le canyon de Dungene *** : une merveille !!!

Le vent est tel que nous déjeunons à l’entrée du canyon, bien à l’abri

Nous remontons un oued où coule heureusement un petit ruisseau entre de hautes murailles qui se resserrent de plus en plus.

Passera ? Passera pas ?

Ceci pendant une vingtaine de kilomètres. Impressionnant ! A sa sortie, on se dirige vers le canyon de Yol que l’on remontera à pied pour y admirer les névés encore présents.

Après une nuit passée à plus de 2000 m d’altitude , nous confirmons que la yourte est bien adaptée à ce climat : elle reste chaude par temps frais et fraîche par forte chaleur. On peut aussi gérer l’aération par le toit ou les côtés. Nous quittons la zone montagneuse et descendons à 1250 m d’altitude . Ciel gris depuis plusieurs jours mais il ne pleut que la nuit…. Nous rejoignons les falaises enflammées, petit massif rouge au milieu de la steppe. Nous dormirons non loin, près du village de Bulgan. 

Couleur ocre surprenante après ces journées passées plutôt dans le gris

Il menace de pleuvoir, il fait froid … Outchka a trouvé auprès d’ une femme, rencontrée au village, une yourte fort confortable. La propriétaire est nouvelle dans le business mais elle a déjà prévu des sanitaires avec douches qui sont le bienvenue, même si elles sont un peu fraîches …. Elle est toute contente de nous accompagner car elle a ses petits-enfants en vacances chez elle et elle n’en peut plus ….. Elle laisse son mari gérer les petits ….

Elle est très surprise de voir Jean-Louis aux fourneaux !
Nous n’avons pas trouvé de pain, qu’à cela ne tienne !!! Jean-Louis est chargé de cuire les galettes. Notre hôtesse a dormi tout l’après-midi et nous l’invitons à dîner.

Le lendemain, petit tour dans la « forêt » de saxouls, petits arbres endémiques du Gobi qui ne dépassent pas 1,50 m de hauteur. Ils ressemblent à du genêt mais avec un gros tronc. Espèce protégée maintenant. Ceux de la photo auraient mille ans.

Le lendemain nous traversons la steppe d’Ongui. Grande surprise , c’est tout plat, sur une centaine de km ! On y voit des troupeaux immenses de chameaux, le plus grand propriétaire en a 1000. Pourquoi ai- je demandé ? Fierté mongole à répondu Outchka .

Il reste encore quelques collines et de l’herbe verte

On se retrouve dans une zone désertique et plate à perte de vue.
Les nomades doivent déplacer leurs yourtes beaucoup plus souvent alors pourquoi ne pas les mettre sur roues ?

Ils n’ont rien inventé comme le prouve cette photo prise au musée, à l’époque de Gengis Khan :

De nos jours, ils déplacent leur yourte avec un 4X4 ….

Après un bon repas sur l’herbe et au soleil ( eh oui, il est revenu), nous retrouvons un peu de relief, bien plus joli pour les photos.

Nous arrivons assez tôt à notre lodge, pour la sieste, avant de visiter les ruines de la lamasserie d’Ongui. Il y avait ici un grand monastère et plus de 1000 moines mais, comme dans toute la Mongolie, les russes sont passés par là et ont tout détruit. Depuis 1991, date de l’indépendance du pays, ils reconstruisent et mettent en valeur de nombreux sites semblables.

N’oublions pas le moulin à prières !

 

C’est un des plus beaux camps du pays. Les yourtes sont construites comme dans l’ancien temps. Intérieur tout confort.

Le soir, nous avons droit à un défilé avec costumes exécuté par le personnel du lodge. Simple et sympathique .

Lundi 24 juin, départ à 8 heures. Nous avons 3 heures de piste pour quitter cette steppe et après, encore 170 km pour rejoindre le site de Kharkhorin, ancienne capitale mongole, du temps de Gengis Khan.

C’était une ville qui s’étendait dans un carré de 4 km de côté, ceint de murs surmontés de 108 stuppas. Il y avait une église, 2 mosquées et plusieurs temples boudhistes. Des fouilles en 2011 ont mis à jour un tombeau jamais exploré. Parmi les nombreux objets exposés au petit musée, des pièces d’or de l’époque byzantine. Très belle et intéressante visite. Les photos  prises sur le site correspondent à un nouveau monastère 10 fois plus petit que l’original.

Les jeunes moines ferment la partie supérieur du toit car le ciel est menaçant.

Nous arrivons à la fin du voyage. Nous quittons Kharkhorin par le goudron (cela faisait longtemps ….) et progressons vers Oulan Bator. C’est notre dernier jour de visites et il promet !

Arrivée au petit Gobi , nommé ainsi car il y a un petit cordon dunaire, curieusement accolé à des prairies et un plan d’eau.

Du bétail au pied des dunes, spectacle curieux
Et de l’eau  ….

Nous continuons la piste jusqu’au temple Erdene Khambiin. Juché dans la montagne, il se compose de nombreux petits bâtiments anciens . Un endroit très beau et reposant.

En fin d’après-midi nous arrivons au parc national de Khustai qui abrite les chevaux sauvages Prezewalski, ancêtres de nos chevaux. En verrons nous ? au début, on a presque besoin des jumelles pour les voir dans les hauteurs. En prime, de nombreuses marmottes qui courent dans tous les sens et 2 superbes cerfs.

 

Et en fin d’après-midi, alors qu’on allait renoncer à les attendre, les voilà qui descendent au bord de la piste, pas farouches du tout !

Comme eux, nous allons rentrer chez nous ….

Après 3850 km, nous voilà de retour à la capitale. Nous quittons la Mongolie le 27 juin.

 

 

Birmanie, du 1er au 11 décembre 2016

Bienvenue au MYANMAR !

carte birmanie B

Hé oui, ce pays s’appelait ainsi avant l’arrivée des anglais en 1885. Ce nom signifie                  » pays merveilleux  » ( Myan Ma ) créé par des esprits favorables ( Bya Ma ) déformé en Burma par les colonisateurs. C’est après la révolution 8888 (  du 8/8/88 ) que le pays a retrouvé son indépendance et son nom.

De France, nous nous sommes envolés vers Bangkok où nous avons passé une journée .

éléphant et tour

Drôle de rencontre près de notre Hôtel …. mais les gens ont l’air habitués …..

Jeudi 1 décembre nous rejoignons la Birmanie par les airs, et nous atterrissons à MANDALAY. Dès notre arrivée, première surprise : nous roulons à droite mais le chauffeur est lui aussi assis à droite ! C’est après leur indépendance que les birmans passent à la conduite à droite sur leurs routes. Comme ils achètent la plupart de leurs voitures au Japon, ils croient (du moins notre guide) que l’on doit garder le volant à droite …. Ou peut-être tout simplement, le parc de voitures n’a pas encore été renouvelé.

Première visite impressionnante sur la colline monastique de SAGAING avec ses pagodes  ; il y  aurait plus de 500 stupas et monastères pour 6000 moines.

12 birmanie

Superbe panorama sur la plaine et la rivière Irrawaddy que nous descendrons le lendemain.

Ci dessous la ( fausse ) grotte aux bouddhas .

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On voit un moine qui vient faire ses prières
45 bouddhas dans ce monastère
45 bouddhas disposés en arc de cercle dans ce monastère ; on voit aussi les urnes à offrandes

Chaque enfant doit, dans sa vie, faire un séjour dans un monastère. C’est une parenthèse pendant laquelle il va vivre comme les moines. Les garçons sont en tenue ocre, les filles sont en rose ….

Tout individu doit être moine un moment dans sa vie
Tout garçon doit être moine un moment dans sa vie
Les filles aussi
Les filles aussi

Nous reprenons la route .

Rencontre insolite
Rencontre insolite

Nous arrivons au pont U Bein pour le coucher du soleil. C’est une passerelle piétonnière en bois de teck posée sur des pilotis de 6 m de haut. Elle fait 1,2 km de long et permet aux paysans et moines d’éviter un grand détour pour traverser la rivière;  même en période de mousson, le  pont ne sera pas submergé. On est en période sèche.

Le pont U Bein, en teck
Le pont U Bein, près de Mandalay
Pont en teck, datant du XIIIème siècle
Pont en teck, datant du XVIIIème siècle
Grande activité sur le pont : le moine téléphone, la femme va au marché .....
Grande activité sur le pont : le moine téléphone , la femme va au marché …..Mais aussi sous le pont :  l’homme sur le bateau rassemble les canards et les fait avancer sur l’eau pour les ramener au bercail, comme un berger.
Au soleil couchant
Au soleil couchant

Le lendemain vendredi 2 décembre, nous embarquons sur un bateau pour remonter la rivière Irrawaddi  jusqu’à Bagan.

Embarquement au petit matin, avec les bagages, sur une planche bien souple et glissante ....
Embarquement au petit matin, avec les bagages, sur une planche bien souple et glissante ….
Village
Village vu du fleuve
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Une pagode, comme tant d’autres
Le cuistot s'affaire dans sa mini cuisine pour le repas de midi ; le matelot sonde la rivière pour éviter de s'échouer, ce qui nous est quand même arrivé !
Le cuistot s’affaire dans sa mini cuisine pour le repas de midi ; le matelot sonde la rivière pour éviter de s’échouer, ce qui nous est quand même arrivé !

Les porteurs attendent sur la rive pour descendre nos bagages du bateau et les amener à la voiture.

Les hommes portent un longyi, un tissu écossais qu'ils nouent par devant
Les hommes portent un longyi, tissu écossais qu’ils nouent par devant

Nous arrivons ainsi, par le fleuve,  à BAGAN  » la mystique « , extraordinaire site archéologique qui s’étend sur une superficie de 50 km2. Avec ses 3000 temples et stupas de briques roses il est le témoin de l’apogée de l’architecture bouddhique du Myanmar.

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Nos premiers stupas, au loin, vus du fleuve
On en voit à 360° ....
Dés qu’on est sur le site , on en voit à 360° ….

Il faut se retenir pour arrêter de photographier !!! Où que l´on regarde, il y en a ; la forme change selon l’époque où ils ont été construits. Cette évolution dura 250 ans, commençant au XI ème siècle.

Site archéologique de Bagan
Stupas en forme d’épis de maïs
On peut parfois y grimper dessus
Ou en forme de cloche ….. On peut parfois grimper dessus comme ici
De nombreux Temples sont en cours de réparation suite au tremblement de terre du mois d'août
De nombreux Temples sont en cours de réparation suite au tremblement de terre du mois d’août 2016

Rien à voir avec Angkor ; ici c’est la quantité plus que la taille ; de plus, nous sommes dans une plaine sableuse donc les constructions sont en briques et non en pierres. Pas ou très peu de sculptures, quelques pans de murs peints …

De toutes formes, de toutes tailles
De toutes formes, de toutes tailles
Certains sont très bien conservés
Certains sont très bien conservés
Peintures datant du XIème siècle
Peintures datant du XIème siècle
Quelques rares sculptures sur pierre
Quelques rares sculptures sur pierre

Nous visitons aussi, bien sûr, de grands temples toujours en activité  . Vous verrez qu’ici, les bouddhas sont fins et élancés , voir efféminés car ils sont d’influence indienne . Symbole de douceur nous a dit le guide.

A l'entrée du temple, on tape 3 fois sur la cloche
A l’entrée du temple, on tape 3 fois sur la cloche
Temple typique avec ses diverses salles et stupas
Temple typique avec ses diverses salles et stupas

Le lendemain , nous roulons jusqu’au mont POPA. C’est un piton rocheux surplombant la plaine de Bagan et lieu de culte dédié aux Nats ( esprits birmans, il y en a 37 ). A son sommet !!! se trouve une pagode …. Il a fallu gravir 880 marches pour y arriver !!!

Pagode aux Monts Popa
Pagode aux Monts Popa
Les burmans prient les nats d'exaucer leurs souhaits en déposant des billets dans leurs mains
Les birmans prient le nat qu’ils ont choisi,  d’exaucer leurs souhaits en déposant des billets dans leurs mains.

Durant la montée , fort raide, on est entouré de singes chapardeurs …

Après avoir gravi 880 marches ....
Après avoir gravi 880 marches ….

Sur la route du retour, nous assistons à la récolte de jus de palme et à sa distillation. Pas d’alambic comme chez nous, c’est bien plus simple …..

Distillation et .... dégustation !
Cueillette, distillation et …. dégustation !

De retour à BAGAN,  nous profitons à nouveau de ce site extraordinaire ; on va d’un stupa à l’autre à pied et je photographie à tout va à nouveau !!  Pas mal de monuments sont en cours de restauration, après le tremblement de terre d’août dernier. A ce propos, depuis que les militaires ont pris le pouvoir, les travaux effectués sur le site ne sont pas conformes aux normes exigées par l’UNESCO pour le classer. On voit bien que certains sont restaurés avec du ciment, par exemple, au lieu de respecter les méthodes de construction de l’époque . Ce qui est effectivement très moche. C’est un problème pour le pays qui développe le tourisme et voudrait attirer un plus grand nombre de visiteurs.

Stupas en forme de cloche ou d'épi de maïs pour le 3ème
Stupas
Au coucher de soleil, pour finir ....
Au coucher de soleil, pour finir ….

Nous continuons par quelques temples caractéristiques dont un qui recèle un beau Bouddha couché.

Et un Bouddah couché
Et un Bouddah couché de plus à notre collection.
Temple plus récent mais non moins photogénique
Temple plus récent

Nous avons aussi fait le marché et même vu une femme girafe …

En bas à droite, balles en bandes de rotin tressé pour jouer au Chinlone : les joueurs doivent garder la balle en l'air le plus longtemps possible en effectuant diverses figures, seuls ou en équipe.
En bas à droite, balles en bandes de rotin tressé pour jouer au Chinlone : les joueurs doivent garder la balle en l’air le plus longtemps possible en effectuant diverses figures, seuls ou en équipe.

De temps à autre nous visitons un village où, par exemple, un gamin et son papa  confectionnent des objets en laque , ou bien des paysans rentrent leur récolte, ….

La vieille dame se roule un cigare ...
La vieille dame se roule un cigare …
Dans un village
Dans un village, maisons typiques et retour des champs

Lundi 5/12, nous nous envolons pour Heho où  une voiture nous attend. Sur le chemin, nous nous arrêtons dans un village et visitons une habitation classique, faite de bambous et de panneaux tressés ; il paraît qu’il faut la reconstruire tous les 4 ans. On voit dans la cour des tas de briques et, quand ils peuvent s’en payer assez, ils reconstruisent la maison en dur avec la participation de tout le village .

Séjour et chambre à coucher en haut, cuisine en bas
Séjour et chambre à coucher en haut, cuisine en bas
Quant à la salle de bain, elle est dehors ...
Quant à la salle de bain, elle est dehors …
Les petits camions à moteur 2 temps que Jean-Louis affectionne tant !
Les petits camions à moteur 2 temps que Jean-Louis affectionne tant !

Ensuite, nous passons par une école où les enfants sont tout contents d’avoir un peu de distraction … On remarque de nombreux petits moines novices, leurs parents n’ayant pas assez d’argent pour payer l’école , ils les placent dans des monastères …

A l'école
A l’école

Nous poursuivons notre route et sommes arrêtés par une immense procession. Deux fois dans leurs vies, les jeunes doivent séjourner dans un monastère . Ce défilé emmène les enfants , juchés sur de superbes chevaux, accompagnés de leur famille en costume d’apparat jusqu’au temple. Tout le village défile avec différents objets symboliques dans les bras ainsi que de petits groupes musicaux.

Procession, qui dure plusieurs heures ... Il paraît que parfois, les gamins s'endorment et tombent du cheval .....
Procession, qui dure plusieurs heures … Il paraît que parfois, les gamins s’endorment et tombent du cheval …..

Quand on arrive enfin à passer, visite d’une fabrique d’ombrelles en papier.

Fabrication du papier : on sort le tamis de l'eau, on l'égoutte et on le laisse au soleil 2 heures ...
Fabrication du papier : on sort le tamis de l’eau, on l’égoutte et on le laisse sécher au soleil pendant 2 heures … Après, il n’y a plus qu’à détacher la feuille de papier ; ici elle est parsemée de pétales de fleurs.
Fabrique de parapluies, en papier
Fabrique d’ombrelles, en papier huilé. Tout est fait main et en bois, même le mécanisme.

Nous arrivons enfin à PINDAYA où se trouve une immense grotte emplie de statues de Bouddha. Il y en aurait 8000, amenées par les pèlerins de tout le pays. Cette grotte est bien évidemment perchée tout là haut là haut …. et nos muscles sont encore douloureux de notre grimpette d’hier …. Je vous ai bien eus ! Il y a un ascenseur !!!

Accés à la grotte de Pindaya
Accés à la grotte de Pindaya
Une petite partie des 8000 statues de Bouddah
Une petite partie des 8000 statues de Bouddah

Nous sommes à 1400 m d’altitude , nous avons dû mettre une petite laine le soir. D’habitude, nous avons entre 25 et 30 degrés ….

Nous avons dîné au restaurant du village ; parmi les nombreux plats du menu à 3 euros, nous avons eu des fourmis grillées , mais pas à gros cul ( cf Bolivie ). Et en dessert, des patates douces et du riz gluant dans une feuille de bananier. Puis nous reprenons la route.

Les choux sont récoltés, on attend le camion
Les choux sont récoltés, on attend le camion
Au marché
Au marché

Mardi 6 nous arrivons au lac INLE. Sa population se compose principalement de pêcheurs INTHAS dont la façon de procéder est spectaculaire . Ils rament debout avec une jambe ce qui leur laisse les mains libres pour utiliser leur nasse ou leur filet.

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Ils rament avec une jambe
De nombreux pêcheurs
De nombreux pêcheurs

Mais ce n’est pas tout.

N’ayant pas eu le droit de s’installer sur la terre ferme, ils vivent dans des villages sur pilotis et adaptent leur mode de vie selon les fluctuations du niveau de l’eau. Ils ont créé des jardins flottants très fertiles en recouvrant de terre des amas d’algues fixés à des poteaux en bambou qui sont plantés dans le fond du lac.

Entre jardins et village, au gré des canaux
Entre jardins et villages, au gré des canaux
Tout le village participe à la construction ou à la réparation d'une maison
Tout le village participe à la construction ou à la réparation d’une maison
La vie de tous les jours sur l'eau
La vie de tous les jours sur l’eau

En cours de route nous observons dans certains villages  d’immenses bâtiments. Ce sont des filatures, à la main bien sûr. On voit sécher sur les rambardes des maisons des écheveaux de fils de toutes les couleurs.Saviez vous que l’on obtient des fils de soie en ouvrant dans la longueur une tige de lotus et en retirant délicatement ces fils extrêmement fins ? Après les avoir fait sécher au soleil ils les utilisent en alternance avec la soie que nous connaissons ; celle ci vaudrait 5 fois cher plus que la soie classique.

Manufacture de soieries
Manufacture de soieries

A nouveau, rencontre avec des femmes girafe. Nous avons pu soupeser un de leur « collier », c’est fou ce que c’est lourd ! Elles dorment sur un oreiller spécial avec un creux au milieu.

Femmes girafes ..... elles n'aiment pas être appelées ainsi .....
Femmes girafes ….. elles n’aiment pas être appelées ainsi …..

La population vivant sur ce lac, long de 22 km, est de 300 000 personnes. Il y a bien évidemment de nombreux temples, très fréquentés. Il est courant de déposer une fleur de lotus devant un Bouddha et de faire un voeu.

Au temple, et autour ....
Au temple, et autour ….

Nous nous déplaçons sur le lac dans une grande pirogue à moteur. Relativement confortable, assis sur un fauteuil en bois, une couverture pour la fraîcheur du matin et un parapluie s’ il y a trop de soleil. On y passe la journée entière pendant 3 jours! Gare aux coups de soleil !!! Je me suis donc acheté un beau chapeau mais quelle prise au vent !……

Ce chapeau est pliable ! il se range à plat dans n'importe quel sac.
Ce chapeau est pliable ! il se range à plat dans n’importe quel sac.

De nombreux villages ont l’électricité maintenant, d’autres, sur certaines habitations, ont des panneaux solaires . Notre guide dit que tous ces progrès sont dus à Aung San Suu Kyi qu’il appelle « our lady ». Elle a aussi rendu l’école obligatoire jusqu’à la 6 ème . Le téléphone portable est maintenant accessible à tous , depuis un an seulement.

Maisons 'branchées", le long d'une "avenue"
Maisons ‘branchées », le long d’une « avenue »…
Maisons diverses
Maisons diverses

Au fait, je ne vous ai pas dit : ici, la monnaie c’est le kyat à prononcer tchiatte … Cela fait pas mal de points au Scrabble !

Visite d’une pagode très ancienne, sur la rive sud-ouest du lac, dans le village d’Inn Dein. La végétation a envahi les stupas, jusqu’à les ébouler parfois. De nombreuses sculptures, nous sommes en montagne et il y a du rocher ….

Dans la galerie marchande menant au temple.
Dans la galerie marchande menant au temple.
On se prend pour des explorateurs ...
On se prend pour des explorateurs …

Pour notre 3 ème journée sur le lac, nous allons tout au bout en suivant un canal principal  qui parfois disparaît sous les amas de plantes aquatiques ; il y a de quoi se perdre ! On observe la grande activité de ces paysans/pêcheurs et on croise énormément de pirogues transportant de tout. Nous nous arrêtons, en cours de route, dans un village de potiers. Ce sont de gros exportateurs !!!!

Parmi les fleurs de lotus
Parmi les fleurs de lotus
Chez la potière : en 5 minutes, elle nous a fait un service complet. Elle fait tourner le tour avec son orteil !
En 5 minutes, elle nous a fait un service complet. Elle fait tourner le tour avec son orteil !
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On prépare le chargement pour aller au marché

Nous sommes en pays Shan, récemment ouvert aux touristes et nous pouvons y admirer à nouveau de superbes stupas très décorés datant du XII ème siècle. Ce temple se trouve en partie dans l’eau depuis la construction, par les chinois, d’un barrage hydroélectrique au bout du lac.

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Pagode « les pieds dans l’eau »

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Chaque stupa a une pancarte portant le nom de son bienfaiteur
On ne peut que rester pantois devant cette beauté
On ne peut que rester pantois devant cette beauté
De superbes sculptures
De superbes sculptures

Nous disons adieu au lac INLE car demain nous nous envolons pour Yangon.  Pour ce dernier repas, nous allons dîner d’un canard laqué, commandé la veille mais un peu loin …. Nous utiliserons donc un nouveau type de transport local.

Drôle de moyen de locomotion, mais très économique !
Drôle de moyen de locomotion, mais très économique !

Levés à 6h pour prendre l’avion, l’aéroport est en plein brouillard . Et oui, même ici ça arrive ! Nous ne partirons qu’à 11h30 …

Arrivés finalement à YANGON , nous apprenons que, bien que la capitale eut été déplacée officiellement  en 2005, tout se passe encore ici : ambassades, sièges d’entreprises, etc… Les birmans se lancent dans la construction de grattes- ciel comme dans toute grande ville. Bien évidemment, nous n’aimons pas.

Nous commençons par visiter un immense bouddha couché, érigé en 1900 … Et quand je dis grand, il fait 70m de long et 15m de haut. En 1960, ils ont bâti un grand hangar pour le protéger des intempéries. Nous n’aimons vraiment pas mais jugez par vous même.

Sous toutes les coutures
Sous toutes les coutures

Et nous qui pensions avoir vu les choses les plus impressionnantes du voyage …. Hé bien, c’était avant d’aller à la pagode SCHWEDAGON ! C’est le sanctuaire bouddhique le plus sacré de Birmanie.

Lorsqu’on est devant son stupa de 100m de haut, on se sent bien petit …. Il contiendrait les reliques des 4 bouddhas mais surtout, il est couvert d’or. D’après notre guide, il y aurait 60 tonnes d’or ce qui donnerait ce sentiment de sérénité que l’on ressent … l’or dégagerait une toxine très bonne pour le cœur (?)….

Tous les jours, les fidèles viennent prier
Tous les jours, des fidèles viennent prier
En faisant le tour du Stupa.
En faisant le tour du Stupa, on voit de nombreuses salles de prière

On a du mal à le photographier en entier tant il est haut ! De plus, tout en haut, autour de l’ombrelle, avant dernier étage, sont sertis des centaines de saphirs et rubis. Au sommet, un énorme diamant de forme pyramidale à base carrée de 10cm X 10cm …. On en a vu les photos ….

Pierres précieuses au sommet du monument .... aucun risque de vol .....
Pierres précieuses au sommet du monument …. aucun risque de vol …..
L'histoire en peintures
L’histoire en peintures

Lorsque le soleil se couche, il passe par toutes les nuances de doré.

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Au coucher de soleil

Jean-Louis est allé faire ses ablutions au coin du dimanche , jour de sa naissance , et il a fait un vœu . Pour être sûr d’être exaucé, il a aussi glissé un billet dans une drôle de nef suspendue qu’il a fallu, à la force des bras, faire monter jusqu’à une petite niche …

Après avoir glissé un billet dans cet engin, Jean-Louis tourne pour le faire monter vers une ouverture du stupa. Haaaa, il faut le mériter l'exaucement de ses voeux.....
Après avoir glissé un billet dans cet engin, Jean-Louis tourne pour le faire monter vers une ouverture du stupa. Haaaa, il faut le mériter …..

Le lendemain matin, nous prenons le train circulaire de la ville. C’est un omnibus qui roule portes et fenêtres ouvertes … À chaque arrêt , des marchands ambulants montent pour vendre de tout : maïs , fruits, beignets, journaux, glaces,….. et très souvent ils descendent alors que le train a déjà démarré .

Un petit tour en train
Un petit tour en train

Pour y monter ou en descendre, on traverse les voies sans hésitations. On voit des campements au milieux des voies, des gamins qui jouent, des stands de marché installés à frôler les trains …

Taxi 2 places à la sortie de la gare
Taxi 2 places, dos à dos, à la sortie de la gare. Très semblable à celui à moteur utilisé au lac Inlé.

Dernière sortie à YANGON : nous nous rendons au quartier colonial. Autour de la place de la libération , quelques bâtiments de cette époque , parfois en très mauvais état . Ce WE il y a un festival dans la rue ; danses, musique et marionnettes sont au programme . Tout se passe bon enfant.

Le quartier colonial est en fête
Le quartier colonial est en fête
La grand place et derrière, la pagode Sulé
La place de la libération et derrière, la pagode Sulé

Et c’est ainsi que se termine notre voyage en Birmanie. Pays très agréable , on éprouve un sentiment permanent de sérénité. Bien que plutôt pauvres, les gens sont adorables et tout est bien organisé.

Nous repassons par Bangkok pour rejoindre ensuite notre Hôtel de Bang Saphan. Et là, nous attendrons enfants et petits enfants pour passer les vacances ensemble.