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Les Balkans, octobre 2021

Par les temps qui courent, dur dur de trouver une destination dont on pourra revenir facilement si nécessaire. Notre expérience en Mauritanie ( cf article Mauritanie en mars 2020) nous a rendus méfiants.

Nous décidons de rejoindre les Balkans, ensemble de 6 pays qui autrefois constituaient la Yougoslavie. Pour cela, cap sur Triestre, dernière grande ville italienne avant de sortir de l’ Europe …. ou non …. Vous verrez pourquoi un peu plus tard.

Le port de Triestre

La première semaine de visite couvre l ‘Istrie, une péninsule chargée d’histoire entre Triestre et Rijeka.

Première surprise , quelques kilomètres après être sortis de la grande ville, nous arrivons à une frontière avec barrière. On s’attendait à entrer en Croatie, hé bien non, c’est la Slovénie !!! qui pourtant se trouve bien plus au Nord. On nous demande donc les passeports qui auront droit à un tampon, le Pass Covid et toutes les questions dont on avait oublié l’existence ….

Ost, petit village Slovène

On passe à côté d’une petite station service avec une longue queue de véhicules …. italiens. Hé oui, le plein est bien moins cher en Slovénie. Et 10 km plus loin, nouvelle frontière pour sortir de Slovénie et entrer en Croatie ! En effet, au moment de l’éclatement de la Yougoslavie dans les années 1990, chaque état a obtenu un accès à la mer.

La Croatie fait bien partie de l’ Europe, mais malheureusement, elle a une monnaie bien à elle : le kuna.

Notre première visite est pour le village fortifié de Motovun. Nous y arrivons par de petites routes sinueuses et champêtres, puis prenons doucement de l’altitude. Le bourg est perché sur un éperon rocheux, ceint de deux murailles protectrices.

L’ Istrie est renommée pour ses truffes. Nous allons donc dans une ferme auberge, connue pour la qualité de ses menus. C’était si bon que j’ai oublié de prendre des photos !!!

Retour en bord de mer dans la petite ville de Porec. Vieille Ville fortifiée avec ses remparts, mais surtout sa Basilique Euphrasienne qui possède des inestimables mosaïques byzantines.

La Basilique a en fait été construite sur un ancien site romain

Tout au long de ce parcours en Istrie, on voit bien que la Péninsule a été envahie successivement par les Romains, les Byzantins, les Francs, les Vénitiens et la monarchie Autrichienne ; son architecture multiculturelle est fort intéressante.

Nous remontons un long fjord afin de rejoindre dans l’arrière-pays le village de Dvigrad

Dvigrad est un village médiéval, construit sur sur un ancien fort romain. Cette ville fut abandonnée en 1630 suite aux épidémies de peste et de malaria. Aujourd’hui on peut y voir les restes très bien conservés d’une ville-château médiévale istrienne.

Avant de quitter ce site touristique, je ne peux m’empêcher de partager avec vous ces deux panneaux très expressifs installés sur le parking …..

Nous retournons en bord de mer pour rejoindre Rovinj. Cette bourgade est un petit bijou de l’Istrie, installée sur une presqu’île, entourée de murailles. Les dominations successives font de la vieille ville un endroit magique. Les maisons témoignent de ces différents courants, du Moyen Âge au Baroque.

Des ruelles fort sympathiques où on a du plaisir à se promener.

Au point le plus haut, léglise Sainte-Euphémie, patronne de la ville. A l’époque de Dioclétien, Euphémie fut torturée et jetée aux lions. Ses reliques reposent à l’intérieur de la cathédrale. Le campanile est surmonté par une girouette avec l’effigie de la sainte.

La girouette

Au détour d’une rue, une chapelle dont les peintures sont remarquables.

Nous passons par le village médiéval de Bale

Après un déjeuner en bord de mer, nous arrivons à Pula. C’est la plus grande ville de la péninsule, convoitée aussi bien par les romains que par les Ostrogoths et les Vénitiens. Elle est connue pour son port protégé, sa côte bordée de plages et ses ruines romaines. 

L ’amphithéâtre romain de Pula est le symbole de la ville, construit sous Auguste et agrandi par Vespasien. Il est l’un des plus vastes amphitéâtres romains qui restent debout. Il n’est pas adossé à une colline !

Son état de conservation est incroyable, surtout ces corniches que l’on aperçoit au 3éme étage de l’édifice.

L’amphithéâtre est maintenant en pleine ville ….

Sur le Forum, le Temple d’Auguste a été élevé au Ier siècle en l’ honneur de l’ Empereur. Il possède un portique à six colonnes corinthiennes.

Grâce au Petit Futé, nous entrons dans la cour intérieur d’un immeuble et observons, avec stupéfaction, un ensemble de mosaïques romaines protégées par un simple grillage. Le bâtiment a été construit par dessus.

Au coin d’une rue, une femme semble avoir trouvé le bon spot pour une connexion wifi, je suppose ….

Depuis la voie circulaire supérieure une montée mène au sommet de la colline de la ville où,  en 1630 une forteresse dite « Le Kaštel » a été construite, de plan quadrangulaire avec aux angles quatre bastions en étoile. La forteresse a été construite par la République de Venise.

On aperçoit en haut à droite un petit théâtre romain.

Du chemin de ronde de la forteresse , on peut apercevoir l’amphithéâtre perdu au milieu des immeubles de la ville moderne.

De Pula, nous remontons assez rapidement la côte ouest de l’Istrie en franchissant quelques petits fjords, des villages de pêcheurs pour rejoindre le continent à Rijeka.

Rijeka est une très grande ville qui ne nous intéresse pas du tout. Nous décidons de quitter le bord de mer pour aller voir Les Lacs de Plitvice, une curiosité naturelle de toute beauté.

Ce parc national est connu pour sa chaîne de 16 lacs en terrasse, liés par des cascades, qui s’étendent dans un canyon calcaire.Notre visite se fait par des chemins de randonnée qui serpentent autour et sur l’eau par des passerelles, et un bateau électrique relie les 12 lacs supérieurs et les 4 lacs inférieurs.

Chaque cascade part d’un lac qui se déverse dans celui qui est en-dessous
C’est l’automne et les couleurs sont superbes

Parfois l’eau gronde sous nos pieds ….

La passerelle longe la falaise de droite

Seules les vidéos rendent le bruit de l’eau qui coule en permanence.

Nous avons pris un bateau électrique, ce qui nous a permis de voir un nombre important de petits lacs qui ont tous leur charme. Nous y passons la journée, toujours surpris par les paysages ….

Allez, une dernière photo de ce lieu enchanteur. C’est très rare, mais dans ce site, j’ai du mal à me limiter ….

C’est en regardant la carte que je m’aperçois que nous sommes tout près de la Bosnie. J’avais emmené , au cas où, le roadbook de nos amis de Vibraction intitulé Balkans …. et une partie de son tracé passe tout près d’ici !!!

Sans hésiter, nous décidons de passer 3/4 jours en Bosnie afin de rejoindre plus au sud le Monténégro puis la Croatie à nouveau …. Nous passons une petite frontière, tampons à nouveau car nous sortons de l’ Europe et heureusement, change inutile car ils prennent toutes les monnaies : l’ euro, le kuna ( en Croatie) ou le Mark convertible ( en Bosnie ). Quand on fait le plein, on peut même panacher pour faire un compte rond ….

Après la ville frontière de Bihac, nous pénétrons dans le Parc National de l’ UNA. Il encercle les vallées autour de la rivière Una et les canyons de la rivière Unac.

Il parait qu’on peut rencontrer des sangliers ….

Il  est réputé pour ses forêts et aussi pour ses chutes dont celles de Strbacki buk.

En sortant du parc, nous roulons sur une petite route dans une vallée encaissée et traversons de nombreux villages. Ce qui nous étonne au premier abord, c’est que dans certains l’on peut voir des petites églises alors que dans d’autres, ce sont des mosquées avec minarets ….

Mais où allons-nous dormir ce soir ? Nous optons pour un grand pré surplombant la rivière Unac et affichant camping …. L’accueil est des plus chaleureux . Monsieur allume un bon feu dans la cheminée car il commence à faire un peu frais …

Avec Monsieur, c’est la Slivovitch, un alcool très fort, fait maison !!!

C’est vrai qu’il arrache !!! Nous ne pouvions refuser et surtout, cela nous rappelle des souvenirs lorsque nous avions fait un camp éclaireur en Yougoslavie, en 1965 si je ne me trompe pas ….

Avec Madame, on passe au café, nettement moins bon …

Et cela dure un moment, Jean-Louis cherchant au plus profond de son esprit quelques réminiscences en allemand . Le temps de se doucher et il fait nuit. Il faut dire que nous sommes fin octobre ….

Le barbecue se fait à la lampe torche et en Anoraks.

Nous finissons à peine de dîner que notre propriétaire vient à nouveau nous chercher …. pour boire un coup …. Nous refusons poliment mais il faut dire que nous sommes les seuls « clients » et peut-être depuis longtemps !

Demain matin, nous ne pourrons pas refuser l’invitation au café et repartons les bras chargés de pommes ! Au fait, nous avons été réveillés par le muezzin au lever du soleil …

Monastère de Rmanj

Il est réputé pour ses icônes qui malheureusement ont été déménagées pour cause de travaux …

Les paysages sont très vosgiens, on s’y croirait presque …. Par contre, nous sommes impressionnés par la quantité de maisons détruites dans les villages … Nous ressentons avec tristesse les effets de cette terrible guerre qui a opposé Serbes et Bosniaques durant les années 1992/1995 …

De nombreux cimetières jalonnent la route, par confessions. Dans les cimetières musulmans , les très vieilles tombes ont des stèles en forme de turban ….

Plus le dignitaire est important plus le turban de pierre est grand

La route se transforme en une très belle et longue piste.

Nous nous engageons sur le plateau de Krug appelé aussi le plateau des chevaux sauvages. Nous sommes impatients d’en voir, ce qui n’est pas une certitude ….

Quelques points blancs au loin ….

Et les voilà, un vrai festival. On ne s’en lasse pas ! Je m’approche à pied car ils n’ont pas l’air craintifs ….

Ils s’approchent de moi, je tiens bon ! Que ne ferait-on pas pour de belles photos ?

Pas si sauvage que cela me direz-vous. En effet, dans les années 1970, ils ont été relâchés dans la nature quand les agriculteurs sont passés aux machines agricoles.

Nous poursuivons notre avancée sur ce plateau. Nous sommes à 1400 m d’altitude et il reste encore de la neige.

Nous entrons dans une zone boisée et cherchons un endroit pour le repas de midi …. mais vous verrez sur la photo que ce coin n’est pas très accueillant ….

Il est écrit que seules les pistes sont déminées, nous n’irons donc pas aux champignons !!!

Il fait tellement froid que nous espérons trouver un hôtel ouvert dans la petite station de ski de Kupres que nous allons traverser bientôt pour y passer la nuit … Nous sommes à 1664 m d’altitude.

Nous commandons à dîner dans cette auberge au bord d’un lac mais quel dîner !!! On aurait mieux fait de ne commander qu’une assiette tant il y en avait : 2 escalopes de veau panées, 2 steaks, 2 blancs de poulet et de 2 escalopes de porc sur un lit de patates grillées, riz aux légumes et croquettes ….

Vous imaginez qu’on n’a pas pris de dessert ….

Nous avons bien dormi dans une chambre bien chauffée. Fort heureusement d’ailleurs car le lendemain matin, l’hôtelière nous a annoncé qu’il faisait -9°. Le petit lac est très beau au soleil levant.

Bien inspirés d’avoir pris une chambre hier soir. Nous reprenons la piste qui va nous amener à un autre point fort de cette escapade bosniaque.

Un site de tombes Bogomiles, en bordure de chemin. Il faut dire que, si le roadbook ne nous en avait pas parlé, nous serions passés à côté !

On s’est arrêtés car on a aperçu quelques blocs de pierres ….

Ce mouvement religieux est contemporain et semblable à celui des Cathares.

Considérés comme des hérétiques, ils ont été pourchassés par les croisés. Par la suite, ils ont embrassé la religion musulmane pour se joindre aux turcs.

Et toujours ces scènes de désolation …

Mais aussi de très beaux paysages.

Nous restons en altitude mais la température monte avec le soleil

Nous déjeunons dans un lieu de pèlerinage curieux, en pleine forêt, près de la Vierge aux Yeux Crevés.

On se croyait seuls et durant le repas, plusieurs voitures se sont arrêtées

Et surprise, nous tombons sur le plus beau site de tombes Bogomiles à Stecak. Ces tombes médiévales sont uniques au monde.

C’est quand même extraordinaire de rencontrer encore des sites dont on n’a jamais entendu parler !….

La piste nous entraine ensuite dans des paysages changeants, un grand plaisir pour les yeux.

Et nous descendons descendons jusqu’à atteindre 80 m d’altitude. Non, je ne me trompe pas, la ville de Mostar qui est notre prochaine étape se trouve presque au niveau de la mer alors que nous sommes bien loin de celle-ci et entourés de montagnes. En même temps, la température est remontée à 25° à 17 heures !!!

Nous passons la nuit dans un petit camping à Blagaj, site touristique pittoresque.

Des fruits, gâteaux et noix à profusion qui nous sont offerts en même temps que notre bière

Oups, nous n’avons pas encore l’habitude mais ici, en Bosnie Herzégovine, qui a des airs d’Allemagne, quand on commande une bière c’est un demi litre qu’on nous sert …Et comme on tarde à manger tout cela, on nous offre un deuxième demi de bière !!!

Le matin, au réveil, il fait tout de même -1° ! C’est à n’y rien comprendre. Nous partons jouer aux touristes en allant visiter dans ce village, le plus vieux Tekke du pays, un monastère qui abrite une communauté de derviches.

Un petit air de Fontaine de Vaucluse avec ses terrasses ombragées
Un bon petit café au bord de l’eau …

Dans ce village, on peut voir de belles maisons aux toits de pierres.

Nous rejoignons la ville de Mostar, but de cette étape. Elle est située dans le sud du pays et traversée par le fleuve Neretva. Tristement connue pour son emblématique Stari Most (« vieux pont »), un pont en arc datant de l’époque médiévale qui fut bombardé et détruit par les croates lors de la guerre de Bosnie-Herzégovine entre trois camps  : tandis que les Serbes tenaient les hauteurs, les Croates avaient parqué les Bosniaques (Slaves musulmans) dans le ghetto de la vieille ville, sur la rive Est de la Neretva.

La rive Est était musulmane

Le Stari Most, le « vieux pont », a été reconstruit à l’identique en 2004 grâce au financement de quelques pays dont la France. Il a été bâti avec de nombreuses pierres d’origine (notamment pour le revêtement du pont), et selon la technique ottomane d’époque.

Nous avons eu beaucoup de mal à franchir ce pont car très pentu et glissant. Nous n’étions pas les seuls à nous cramponner à la rampe !

A midi, nous choisissons un petit restaurant sympa pour nous restaurer.

Et profitons de la proximité du pont pour une dernière photo

Mais ce n’est pas tout, il nous faut reprendre la route et nous attaquer à une zone montagneuse qui nous permettra de rejoindre le Montenegro. Avant cela, nous faisons le plein de fruits et légumes au bord de la route.

Après une belle petite route qui situe au fond d’une vallée sur une centaine de kilomètres, nous débouchons en surplomb des Bouches de Kotor ou bouches de Cattaro.

Les Bouches de Kotor forment une baie ou ria, s’apparentant à un fjord d’Europe du Nord, débouchant sur la mer Adriatique et formée de quatre golfes que surplombent de hautes montagnes.

Cette région marquée par une longue présence vénitienne possède de nombreuses merveilles naturelles et architecturales. Le premier village rencontré s’appelle Risan et propose un site de magnifiques mosaïques romaines.

Nous sommes au bord de la mer et cette mosaïque représente un calamar
Où une baigneuse ….

Village suivant au bord de cette baie, Perast. Nous embarquons sur une grande barque pour aller visiter l’Eglise Notre-Dame du récif, construite sur une petite île.

La ville de Perast

La photo du dessus représente une petite chapelle où nous n’allons pas aborder …

Pour consolider cet l’îlot artificiel  au XVe siècle, ils ont comblé un récif avec des pierres locales et des épaves de bateaux .

L’Eglise a belle allure.

En attendant notre capitaine, nous admirons la chapelle et la ville de Perast.
Et c’est le retour.

Arrivés à notre véhicule, nous sommes entourés d’admirateurs qui sont enchantés de pouvoir visiter nos pénates. Un motard nous invite même à visiter davantage le Monténégro qui est un pays superbe …. On y pensera, dans un autre voyage …

Reprenons la route pour visiter Kotor, la « grande » ville qui a donné le nom à ce site.  Kotor a été byzantine, serbe et surtout vénitienne pendant plus de 350 ans.

Kotor, Cattaro, de son nom italien, est l’une des villes historiques les plus intéressantes du Monténégro. Située dans un cadre naturel impressionnant, elle témoigne de la riche histoire de la région avec ses remparts.

Ses rues pavées et ses maisons en pierre.

On peut aussi y admirer sa cathédrale érigée au XIIe siècle, soit l’une des plus anciennes d’Europe.

Nous quittons la ville et faisons le tour de la presqu’île afin de rejoindre l’Adriatique pour la longer direction le Nord-Est afin de retourner en Croatie. La visite du Monténégro sera le but d’un autre voyage ….

Afin de traverser l’isthme que constituent les Bouches de Kotor, nous prenons un ferry.

Entrée des Bouches, Kotor est au pied des montagnes

Nous passons à nouveau la frontière et retrouvons la Croatie, pays où nous avons suffisamment de Pulas pour faire à nouveau de vraies courses. Tout d’abord, laver le 4X4 qui est plein de boue …. Préférable pour aller à la ville !

Et nous arrivons à Dubrovnik. Très grande ville que nous traversons pour nous installer au camping. Nous visiterons le lendemain, en prenant le bus pour rejoindre le centre historique.

Elle est connue pour sa vieille ville entourée d’énormes remparts en pierre datant du XVIe siècle.
Nous pénétrons dans la vieille ville.

La rue principale est pavée de calcaire d’où son aspect blanc mais cela la rend très glissante !!!

Ses monuments, particulièrement bien conservés, vont de l’église baroque Saint-Blaise au palais Sponza, de style Renaissance, en passant par le Palais du Recteur, de style gothique.

Monastère franciscain
La pharmacie est fort bien conservée.

Tout ces bâtiments forment un ensemble cohérent et très photogénique …. Je vais donc vous inonder de belles choses ….

Nous faisons le tour des remparts afin d’avoir une belle vue d’ensemble.

Il y a aussi de belles ruelles que nous sillonnons afin de trouver un petit restaurant sympa et ombragé ….

On se souviendra de cette visite, heureusement faîte hors saison …

Grâce à notre amie Martine qui revenait de Croatie, nous nous rendons sur la presqu’île de Peljesac. Sur la route, le panneau d’un ostréiculteur nous interpelle …..

Nous resterons sur notre faim, il ne vend pas aux particuliers!

Nous allons visiter  Stone qui est surnommée la muraille de Chine de l’Europe.

Ston a une position géographique idéale, se situant juste sur l’isthme qui relie la presqu’île de Pleješac au continent. 

Pendant que Jean-Louis cherche un restaurant de fruits de mer, je gravis la colline.

Ston est une ancienne cité fortifiée dont les murailles monumentales veillaient alors sur les salines, les premières d’Europe, qui ont valu une énorme richesse à ce village. Les murailles de Ston sont un exemple remarquable de l’architecture médiévale. Aujourd’hui il ne reste que cinq kilomètres de remparts sur les sept d’origine.

Selon le point de vue, on voit d’autres portions de cette muraille.

Nous décidons de remonter une bonne partie de cette péninsule, ce qui nous évitera de passer 2 frontières sur le continent : il faut traverser un petit bout de Bosnie, seul accès à la mer pour eux … Et nous rejoindrons la terre ferme un peu plus au nord via un ferry.

La mer est limpide, au loin les casiers à huîtres

En attendant celui-ci, nuit dans un camping fermé mais sur la plage ….

Il fait doux bien que nous soyons le 29 octobre. Cette mer si limpide m’attire comme un aimant.

Le lendemain, nous prenons le ferry pour la dernière étape de notre voyage.

Deux heures de traversée pour rejoindre la ville de Ploce.

Arrivée à Split en fin d’après-midi. Cette ville, située sur la côte dalmate en Croatie, ressemble à une forteresse en son centre.

La ville est réputée pour le palais de Dioclétien, construit par l’empereur romain au IVe siècle. Cet homme, l’un des plus grand persécuteurs de chrétiens  est le seul empereur à avoir abdiqué ; il a réussi a faire construire son palais par des esclaves Egyptiens en seulement 10 ans de 295 a 305. Lors d’un voyage en Égypte il ne ramena pas seulement de la main d’oeuvre mais aussi des ‘souvenirs’ tels des sphinx.

Sphinx posé sur la partie romaine, à l’arrière, tour de la cathédrale.

Les chrétiens se sont vengés des persécutions subies en construisant une cathédrale sur les vestiges du temple romain. Ce qui fait un curieux mélange de bâtiments.

C’était la Toussaint, nous n’avons pas pu entrer dans le temple/cathédrale mais avons profité des orgues de la cérémonie.

Autrefois peuplés par des milliers de personnes, ces vastes vestiges comprennent plus de 200 bâtiments ainsi que des souterrains.

La ville est ceinte de remparts. Cela laisse peu de place pour loger une population de plusieurs milliers de personnes …

Les constructions de diverses époques se mélangent !

Et voilà la fin de ce voyage. Le soir même, nous embarquons sur un ferry qui nous déposera le lendemain matin à Ancône. Puis, retour à la maison par la route.

En deux semaines sur place dans les Balkans, nous aurons parcouru 1500 km et surtout visité énormément de lieux différents et intéressants. Je ne m’attendais pas à une telle variété de centres d’intérêts , principalement en Croatie mais aussi en Bosnie Herzégovine et un tout petit peu de Monténégro….

Cela me donne déjà envie d’y retourner et de compléter ce voyage …

Maroc, mai 2022

Le 10 mai au soir, après être arrivés au Maroc par Nador, nous retrouvons Guy et Sophie à notre bivouac de coeur, au bord du lac de barrage Mechraa Hamadi.

Un bon dîner,  foie gras et champagne à  l’apéritif puis une bonne nuit, accompagnée par les croassements des grenouilles…

Le programme des premiers 8 jours est comme suit :

Mercredi matin, prenons la route vers le sud via Guercif. Celle-ci devient de plus en plus petite et zigzague en longeant un vaste oued dans lequel coule un filet d’eau …..

Transport de moutons
Et quand il y a de l’eau, même très peu, il y a des cultures

La route devient piste et nous prenons de l’altitude dans de superbes paysages. De temps à autre une oasis , de nombreuses cultures autour des villages. Vers 1600 m nous décidons de faire bivouac afin de ne pas avoir trop froid la nuit …. Comme d’habitude, nous prenons une plus petite piste, peu accessible pour ne pas avoir de visites indésirables.

A l’abri des regards
Guy et Sophie transvasent dans leur réservoir l’eau qu’ils ont achetée …
Après l’effort, le réconfort avec un bon BBQ

Très belle journée de 4×4. Nous poursuivons notre piste dans le Moyen Atlas dans des paysages à couper le souffle. Des maisons en pierres, très basses, sont nichées au creux des rochers pour se protéger du vent. On les voit à peine.

On devine ces 3 maisons sur le flan de la montagne …

A plus de 2000 m d’altitude, nous poursuivons notre route dans une vallée suspendue. On peut voir quelques cultures,  des troupeaux de moutons .La température est descendue à  18° ….

On ne se lasse pas de ces paysages !!!
Des cultures improbables, où trouvent-ils l’eau ?
La neige n’est plus très loin

Passons la ville de Missour où nous faisons le plein de gasoil. Nous sommes maintenant dans une grande plaine désertique,  à  1000 m d’altitude et avec peu de relief.

En quittant la ville, on rencontre des marchands …

La piste est peu fréquentée car les voitures prennent le goudron, contrairement à nous qui recherchons les difficultés !!!

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est desert-cailloux-1024x614.jpg.

Pour plus de confort, nous dégonflons les pneus car nous savons que nous ne verrons plus de goudron pendant un moment ….

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est 15-passage-delicat-1024x652.jpg.Passage délicat en sortie d’oued

Un ksar, aperçu au loin, nous fait dévier un peu de notre piste. Cet ancien fort est relativement grand …..

Ksar Tidarine

Nous poursuivons notre chemin et nous engageons sur une très petite piste peu visible qui nous entraîne dans le Vrai Désert 🤗

La piste est à peine tracée et serpente dans une zone inondable ….

On finit par la perdre ce qui nous oblige à faire du hors piste. Ce qui n’est pas pour nous déplaire surtout que le terrain s’y prête bien.

Nous retrouvons la piste qui est vraiment très belle.

Petites pistes toute la matinée du 13 mai.  Quel bonheur ! Franchissements d’ oued parfois délicats ….

C’est l’étroitesse de cette descente qui pose problème ….
Parfois, la sortie de l’ oued est difficile à trouver. Ici, on la voit bien …

Nous allons traverser cet oued une quinzaine de fois avec autour de nous des paysages fabuleux.

Sommes sur un plateau à 1550 m d’altitude,  il fait 24° avec du vent. Parfois, nous passons près de quelques maisons et rencontrons des bergers.

Au détour de la piste, une forme s’agite. On aperçoit un âne, couché sur le sol qui se tortille afin de se gratter le dos. Nous nous approchons et il ne s’occupe pas de nous ! On est vraiment obligés d’avancer pour que monsieur daigne enfin se lever et nous laisser le passage !

Nous descendons dans la plaine et rejoignons une grande piste qui va nous mener au col de Belkacem.

Pas de photo de ce col que nous franchissons par une piste un peu trialisante car nous nous trouvons mêlés à un rallye de 2CV qui, elles, ont bien plus de mal que nous à franchir certaines marches … Quand nous arrivons à en doubler une ou deux, on ne peut pas ensuite s’arrêter pour faire un cliché ! En plus, ce col, nous l’avons déjà franchi 2 fois, dans les 2 sens …

De l’autre côté, c’est la plaine avec ses troupeaux et ses puits. La tradition veut que l’on s’y arrête afin d’y puiser de l’eau pour remplir la vache à eau de Guy et Sophie, ce qui leur permettra de se doucher avec une eau qui aura chauffé toute la journée au soleil, posée sur le capot du landrover.

Il est très profond et …. à sec !

Nous reprenons la piste et remarquons que le désert a pris une teinte verdâtre … En fait, quand il pleut, de suite l’herbe se met à pousser ainsi que quelques fleurs.

Et nous retrouvons un puits qui, non seulement a de l’eau mais qui est muni d’un panneau solaire qui devrait permettre de puiser ce précieux liquide sans effort …. si la pompe marchait …. Ce qui n’est pas le cas !

Et c’est au moment de partir que nous nous apercevons que Guy a cassé un amortisseur arrière. Comme ce n’est pas la première fois que cela lui arrive, il en a en réserve dans son véhicule … Y a plus qu’à …

Les messieurs s’équipent
Tout le monde met la main à la pâte

Nous poursuivons notre route en direction d’Erfoud, aux portes du désert de dunes. Mais il nous faut encore rouler une journée dans la caillasse. Heureusement, aux différentes heures de la journée, les couleurs changent …

On peut même acheter des souvenirs, au pôvre berger qui doit élever seul ses enfants ….

Je plaisante avec cela car en fait, on va rencontrer plusieurs fois ce genre de stand avec un bidon cimenté dans la pierre pour payer nos achats. Je suis sûre que notre berger nous observe avec ses jumelles et passera avec son 4X4 pour prendre la recette de la journée … Mais il propose de beaux objets et n’a pas beaucoup de clients ….

Image surprenante, des dizaines de moutons et chèvres paissent, on se demande quoi !!!
Cette stèle nous rappelle que les usines Citroen, dans les années 1920, ont organisé une première expédition au Sahara afin de démontrer leur supériorité technique en organisant et accomplissant un raid dans des conditions difficiles là où personne n’a réussi auparavant.

Nous apercevons quelques dunes en cours de formation, on approche de notre but tant attendu …..

Un dromadaire nous observe au loin

Enfin nous y voilà : arrivée en fin d’après-midi à l’ Erg Chebi, ensemble de dunes autour de la bourgade de Merzouga.

En fin d’après-midi le sable est très très mou, il faut donc dégonfler au maximum

De plus, comme vous pourrez le voir sur les photos qui suivent, on voit mal les reliefs ce qui complique le choix des passages.

Ici, cela grimpe ….
Les traces du premier véhicule permettent de se repérer

Je ne peux m’empêcher de vous montrer cette vidéo qui est plus parlante que n’importe quelle description …

Les plus belles couleurs se voient le soir ou le matin ….

Au bivouac

Nous les attendions ces dunes, depuis 2 ans que nous étions privés d’ Afrique …. alors, on met la bâche entre les véhicules car il fait très chaud et nous fêtons cela dignement : côte de boeuf et frites maison.

Le lendemain, on s’amuse encore dans notre grand bac à sable. Tout est une question de dosage. Trop lentement, on ne passe pas, trop vite on saute et on peut se mettre en danger …

Le premier a parfois des surprises : ici, on se retrouve le nez dans une butte ….
Le terrain étant facile, Guy passe ailleurs et va nous tirer ….

On peut aussi rester en bascule sur une dune, même petite …. Nous sommes très longs et cela nous arrive de temps à autre.

Quand on ne sait pas ce qu’il y a de l’autre côté, on ralentit et on est tanké ….

Des fois le cif est pointu, d’autres fois il est arrondi. Le premier prévient alors les suivants. Mais notre ange gardien est là !

En fin de matinée du 15 mai nous sortons de l’erg, regonflons les pneus et reprenons la piste. Nous rejoignons une route que nous quittons après 4 km, et nous engageons dans un chot, grande surface blanchie par le sel et souvent humide ( pas en ce moment). La piste, à peine visible, suit le fond  d’ un oued. On peut s’y enliser après de grandes pluies …

Il fait très chaud en ce moment,  jusqu’à 37° dans l’après-midi. Heureusement,  il y a souvent du vent qui rafraîchit un peu l’atmosphère mais qui soulève le sable. Ceci n’est pas très bon pour les photos ….

A midi, on se rapproche du bord pour éviter ce vent de sable qui remplit nos assiettes …

Après déjeuner, nous sortons de cette surface blanche et, par manque d’attention ( JL avait peut-être commencé la sieste …), nous nous retrouvons plantés sur une petite butte qui paraissait innocente …

Mais notre bon samaritain est là qui veille.

En fait, le passage était trop pointu, sans doute utilisé uniquement par des motos.

Nous poursuivons notre route. Moins de vent de sable, de suite les photos sont plus belles .

On traverse à nouveau une zone sableuse, en montée et longue ….

Après cet épisode, la piste devient peu visible dans le sable et régulièrement, nous la perdons et devons la retrouver en hors piste.

Nous contournons un immense troupeau d’ovins

Notre progression nous amène dans un paysage fort différent. Des arbres, des villages, c’est un retour progressif à la civilisation …

Et nous arrivons sur un site impressionnant que nous avions très envie de revoir : ce sont de petits bâtiments surmontés d’une cheminée. En fait, ils abritent chacun une pompe qui remonte l’eau du sous-sol et la cheminée fait office de château d’eau. Ceci permet d’irriguer les potagers du village voisin nommé Oum Jrane. Il y en a plus d’une dizaine !!! C’est bien le seul endroit au Maroc où nous avons vu ce site atypique.

Après ce petit pèlerinage, nous nous rendons à Zagora. C’est là que se trouve notre garagiste préféré et notre petit camping  » Prends Ton Temps ». Cela ne s’invente pas 🤣. Ali va nous faire une révision un peu plus complète du 4X4 de Guy.

Comme il y a plus de travail que prévu, Ali nous propose très gentiment de finir les réparations au camping … Il vient avec tout son matériel et commence par mettre le véhicule sur une bâche, à l’ombre.

Et pendant que nous mangeons le couscous, il va démonter puis réparer l’intercooler qui avait une grosse fissure. Un copain à lui vient ensuite pour recharger la climatisation avec du fréon.

On devrait toujours faire les travaux sur nos véhicules ici car, vu les tarifs pratiqués, le prix du voyage serait remboursé !!!

Et mardi 17 mai au matin, comme promis par Ali, nous pouvons faire les courses et les grands pleins avant de nous engager pour quelques jours dans une zone très sableuse, l’oued Draa.

Pour cela, vous vous doutez bien qu’il faut dégonfler. Comme il fait très très chaud, nos messieurs décident de faire cela piano piano et à l’ombre …

Assis et à l’ombre !

C’est de Mahmid que part la piste dans l’oued Draa. On peut la suivre jusqu’à son estuaire dans l ‘Atlantique vers Tantan. Nous n’avons pas le temps de descendre si loin au Sud du Maroc, ce qui nous laisse encore de beaux projets marocains. En attendant, en avant !

Après une trentaine de kilomètres dans cet oued toujours très mou, nous en sortons pour nous retrouver en hors piste,  à  sinuer entre de petites dunes ou parmi des zones chaotiques de terre craquelée. 

De temps à autre, des bouts de la piste ensevelie par endroits sous le sable.

Rencontrons de nombreux dromadaires qui, contrairement à d’ habitude, cherchent  l’ombre des acacias. Il fait tout de même 45° !

Au bivouac, rien de tel qu’un capot bien chaud pour décongeler la viande du dîner !

Mercredi 18 mai, nous traversons le Lac Iriki. Sans bateau bien sûr puisque c’est une grande étendue plane et sèche (presque toujours …) sur laquelle on peut rouler plus vite. Quand je dis presque toujours c’est qu’une fois nous y avons été surpris par un gros orage et on a bien failli y laisser le 4X4 , englués dans la boue !!!!

Arrivons dans l’après midi à  Foum Zguid où nous avons nos habitudes. On commence par le délicieux jus d’oranges pressées. On fait même une 2ème tournée….

Le soir, au camping que nous connaissons bien, douches à  satiété.  Toutes les heures environ. Ce soir, nous sommes invités chez Guy et Sophie.

Première étape, construction du four pour y cuire le rôti.

Puis c’est le dîner qui s’annonce fort bon et bien arrosé !

Nous quittons Foum Zguid jeudi 19 mai vers 10h du matin, une fois n’est pas coutume, après un dernier jus d’orange…. Nous commençons notre remontée vers le nord, ayant un bateau à prendre le 23 ….

Fini le sable, nous attaquons la montagne….. La route, bien que goudronnée,  est superbe. On passe de palmeraies en palmeraies, en suivant la vallée d’un oued. De vieux villages en adobe rougeâtre ressortent bien sur fonds de terre et de palmier …

Les lauriers sont en fleurs

Nous quittons la route pour prendre une petite piste qui s’élève progressivement jusqu’à 1600 m d’altitude tout en sinuant sur un grand plateau. 

On croise des troupeaux de chèvres qui, évidemment, passent juste devant nous !!

Les paysans rencontrés travaillent dans de superbes petits champs, irrigués avec des pompes électriques qui sont  alimentées par des panneaux solaires.

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Le blé est coupé à la main et mis en gerbes.

Tiens, une école ! Sur cette piste où l’on se croyait presque seuls, les écoliers des alentours se retrouvent ici.

Pendant une soixantaine de km  nous roulons sur ce plateau.  Paysages variés, piste un peu dégradée par les ravinements.

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Bivouac très minéral, cela change ...
Cet homme, en train d’irriguer, nous fait de grands signes. Guy, qui roule en premier, lui rend ses salutations… Mais pour nous, il commence à gesticuler et nous fait comprendre qu’on n’a pas pris la bonne piste !

La piste commence à s’élever dans un paysage où la végétation se fait de plus en plus rare.

Aujourd’hui,  nous avons suivi la plus belle piste du voyage. Extraordinaire de par sa variété,  son audace et sa longueur ( 95 km )

Puis elle devient carrément….. vertigineuse voir stressante  pour les conducteurs … car très étroite avec un précipice d’un côté et la falaise de l’autre,  soutenue par quelques murets qui nous paraissent bien fragiles pour nos 3,5 tonnes. Guy a même parlé de « salaire de la peur » ….

Les couleurs sont superbes, les précipices impressionnants mais on ne se rend pas compte sur les photos de la profondeur des abîmes …

Impossible de photographier ces petits murets qui nous inquiétaient tant car il fallait descendre de la voiture sur une piste très très étroite puis se pencher suffisamment …. Je n’ai même pas essayé !!!

La question était aussi : et si on croise quelqu’un ???? Personne ne l’a posée , inutile de stresser pour rien !

Au loin, la fin de nos inquiétude …. et devinez …. on voit soudain un véhicule surgir tout là-bas ….. On a eu chaud à moins que ce ne soit lui …..

Nous sommes montés jusqu’à  2000 m d’altitude,  avons roulé sur un plateau (?), pas plat du tout où on a vu quelques paysans, des champs de blé,  des amandiers, etc…

Un malheureux gué couvert de beaux lauriers avant de retrouver le goudron…

Dans de nombreux villages, on voit les vestiges d’anciens palais en adobe.

Il nous reste 2 jours pour rejoindre Nador où nous embarquerons lundi prochain … Nous finissons notre trajet en remontant les gorges du Todra, très touristiques puis une autre, peu connue dont j’ai oublié le nom.

Il y a beaucoup de vent dans la plaine, c’est l’occasion de monter la tente gonflable qui maintenant est solidaire du véhicule, comme un auvent … Pour une fois, nous n’avons jamais eu besoin de l’utiliser, les soirées étant toujours bien chaudes.

Et pour finir, nous retrouvons le bivouac qui nous permettra de rejoindre tranquillement demain le port de Nador.

Durant ce voyage, nous avons parcouru environ 2300 km en prenant notre temps. Nous avons dû laisser tomber les dernières pistes de l’Atlas qui étaient prévues mais notre but principal était d’aller dans le sable, ce dont nous avons bien profité.

Carte du trajet complet :

Par les Monts de Ligurie, fin septembre 2020

Après notre sortie en Val de Loire, nous désirions faire à nouveau du vrai 4X4. Avec le peu de possibilités d’évasion actuellement, nous décidons de faire une sortie en Italie, non loin de la frontière, en cas de nécessité de retour soudain.

Voici les diverses traces virtuelles prévues par Guy, François et moi-même, mais uniquement préparées sur des cartes…. Seront-elles faisables ?

Nous nous retrouvons au camping de  Breil sur Roya, mardi 22 septembre, par un temps maussade.

Camping en bord de rivière qui a malheureusement disparu lors de la tempête Alex, une semaine plus tard..

Dés le lendemain matin, nous prenons de l’altitude et retrouvons le soleil.

Nous sommes sur la piste des forts , appelée aussi piste de l’Amitié dans le haut pays niçois.  Les divers ouvrages rencontrés datent de la dernière guerre contre l’Italie de Mussolini. .

En haut à gauche, on aperçoit un blockhaus

Nous passons par un premier fortin qui surplombe la petite ville de Tende.

De belles vues depuis cette piste qui sinue à flanc de montagne. Nous sommes à 2000 m d’altitude environ.

Le fort central et les casernements

On y arrive ….

Et c’est en voyant un 4X4 pénétrer dans la cour que nous constatons que l’on peut traverser l’ensemble. On y va, bien sûr !

Nous nous dirigeons maintenant vers la Haute route du Sel. Sur la crête, elle sinue entre France et Italie.

Entrée payante car piste entretenue, autorisée aux 4X4 les mardi et jeudi …. Sinon, réservée aux piétons et vélos ….

Elle est ainsi nommée car y sont passées des milliers de caravanes de mulets (autrefois le moyen de transport par excellence) chargés de sel, de fromages, de blé, pour entretenir les commerces entre la plaine de la province de Cuneo et la côte ligure et vice-versa.

Un splendide itinéraire qui serpente entre 1800 et 2100 mètres  sur une ancienne route militaire. Nous sommes en Italie.

On longe des à-pics impressionnants …..

Des paysages parfois lunaires

J’aperçois une marmotte qui nous observe mais pas le temps de faire la photo ….

Nous roulons ainsi pendant une quarantaine de kilomètres ; interdiction de s’arrêter pour la nuit, il faut quitter cette région protégée  et franchir le péage de sortie avant de chercher le bivouac .

Nous optons pour une nuit au Monte Saccarello à 2264 m d’altitude.

Il est 15 heures, on est dans le brouillard, il fait froid ….

Nous avons la visite de 2 vaches qui restent un moment près de nous ….

Il a fait 4°C cette nuit là mais quel bonheur au réveil le lendemain matin : grand soleil et une vue à 360°.

Les Alpes en arrière-plan

Sur la photo ci-dessus, on voit l’emplacement d’une des 2 batteries d’artillerie installées sur cet éperon. D’ici, les italiens pouvaient atteindre Tende ainsi que les forts vus la veille …

Nous ne pouvons pas repartir par le tracé prévu initialement : c’est l’Alta Via  dei Monti Liguri qui s’est transformée en chemin de chèvres ….mais en franchissant un col, nous arrivons à rejoindre le tracé plus au sud. Et pouvons ainsi reprendre notre progression vers l’Est.

Nous sommes à nouveau côté français, le village de La Brigue est en-dessous de nous …

Belle piste militaire, pavée par endroits, avec des parapets , des ponts de pierre et quelques tunnels.

Impressionnant quand on sait que l’on est en même temps à flanc de montagne …..

Mais n’oublions pas la pause pour le casse-croute du matin.

Au soleil, sur des blocs en marbre …

Et nous poursuivons notre route …

Un autre tunnel, bien plus court. A noter le panneau interdisant de cueillir des champignons !

Et nous revenons en Italie.

C’est après ce tunnel que devait arriver « la piste » initialement prévue. Quelle surprise lorsqu’à la sortie de celui-ci nous voyons littéralement débouler 2 vaches, juste devant notre par choc  !

Et des vaches, on en rencontre tout un troupeau un peu plus loin .

Que nous croisons avec précaution car le chemin est devenu plus étroit.

Belle journée consacrée uniquement à de la piste, de beaux paysages, si près de chez nous. Nous bivouaquons à Castello del Aquila, avec encore une belle vue sur les massifs alpins.

Nous sommes le 25 septembre, troisième jour en Ligurie et nous comprenons que les choses se compliquent. Le paysage a bien changé, nous avons perdu de l’altitude et circulons entre monts boisés aux flancs abrupts et vallées étroites . Nous circulons sur de petites routes sinueuses avec de nombreux lacets dans lesquels il nous faut parfois manoeuvrer …. Des panneaux interdisant la cueillette des champignons de partout, des châtaigniers et de nombreux chemins interdits.

La température chute, nous subissons plusieurs averses de grêle.

Et nous tentons à nouveau un chemin un peu étroit …

Guy, avec son land Rover, passe sans problème

Pour nous, c’est trop bas

On va donc installer le câble du treuil autour du tronc

 

Et on démarre le treuil

Après cela, il ne reste plus qu’à déblayer les morceaux

A un moment, on ne voit même plus le chemin ….

Un peu plus loin, le chemin devient si mauvais que l’on trouve une échappatoire : une descente très raide avec des virages délicats qui nous ramène sur le goudron …. Nous avons pas mal roulé aujourd’hui mais fait peu de kilomètres efficaces. Nous décidons de faire bivouac dans un petit pré entre la route et la rivière, on n’a pas trop le choix.

Après une bonne nuit de repos, nous retrouvons une bonne piste qui nous amène à une mine d’abord, puis à des lieux de débardage de bois d’où sa belle largeur. Mais nous crions victoire un peu trop tôt : tout à coup , on se trouve devant une chaîne, cadenassée. Nous arrivons tout de même à dénicher un chemin, balisé pour des vélos, qui suit la même direction. Et c’est parti.

Pas très large, mais suffisamment pour passer

Fort curieusement, nous tombons tout à coup sur une stèle en l’honneur des résistants italiens qui ont combattu le fascisme. Ils ont formé « la glorieuse brigade de Savone » dixit l’inscription….

Nous déjeunons dans le petit pré à proximité et avons le plaisir de voir deux biches qui convoitaient le même espace …. C’est nous qui avons gagné le droit de rester .

Et nous repartons, mais une première difficulté apparaît : l’étroitesse du parcours

Guy ouvre la voie

Nous suivons, mais en manoeuvrant car notre cellule est haute et il faut faire attention aux arbres quand nous nous inclinons.

Puis s’ouvre devant nous une belle allée d’arbres , on pense avoir franchi le plus délicat.

Sauf que nous sommes arrêtés par une première crevaison : François vient d’arracher la valve du pneu arrière. On change la roue. On n’a pas fait 200 m que c’est au tour de Guy : son pneu est carrément déchiré. C’est le frottement des roues contre les 2 talus qui ont provoqué ces problèmes.

Pas de photos, trop occupée à donner la main ….

Nous persévérons et poursuivons notre avancée.

Et là, c’est bien le ballant de nos grosses cellules qui pose problème. Nous touchons un arbre qui est légèrement incliné sur le chemin. Nous sommes obligés de creuser du côté trop haut, d’entasser nos plaques de l’autre côté, déplacer des rochers, scier des racines, etc …. ainsi nous pouvons abaisser la roue avant gauche et surélever la roue arrière droite.

A nouveau, peu de photos car il y avait du travail pour tous !!!

Il est passé, sans casse

Plus loin, deuxième épisode de la même situation. Guy, qui est passé en premier, va voir si le chemin débouche prochainement sur une piste plus large ou si nous pouvons aisément faire demi-tour ….

Réponse négative, inutile de nous acharner, nous devenons revenir sur nos pas. C’était bien un parcours VTT et non 4X4. Finalement, nous installons le bivouac …. là où nous avions pris le repas de midi !!! nous avons parcouru 900 m en 3 heures . Et sommes bien fatigués.

Rappelez-vous : le pré de la biche

Il fait frais, on va faire une soirée fondue savoyarde. Je crois me souvenir que c’est le dernier soir où nous dînons dehors ….

Nous rebroussons donc chemin jusqu’à trouver une nouvelle solution. Une piste sympa se présente, on y va.

Mais bientôt on ne voit plus rien, demi-tour

Lundi 28 septembre, après un essai de 5 km nous avons fait demi-tour et repris le goudron. Nous décidons d’en profiter pour acheter un nouveau pneu à Guy et réparer celui de François. Ce détour nous a un peu éloignés de notre trajet, c’est par l’autoroute que nous le retrouvons.

Un nouvel essai  prometteur, bien qu’un cueilleur de champignons nous ait dit que cela ne passerait pas ….

François opte pour l’option basse

Bof …. mais photogénique, merci François

Guy préfère la solution haute, on fera comme lui

Cet obstacle franchi, c’est une belle piste qui s’ouvre à nous ….

Comme vous l’avez compris, cela ne passera pas non plus ! En plus, il y avait un beau panneau d’interdiction de circuler aux véhicules à moteur.

Peu avant, nous avions repéré un bel endroit de bivouac. Une visiteuse s’approche.

Et voilà le reste de la famille

Nous qui nous croyions seuls …

Le lendemain, nous devons franchir le passage délicat de la veille, dans l’autre sens . Guy passe facilement, pour nous, avec notre longueur, c’est un peu plus difficile ….

Après cet intermède, nous reprenons de la hauteur et admirons de nouveaux paysages.

Mais notre journée n’est pas finie …. Nous roulons bien pendant un moment, rejoignons un nouveau départ de piste que l’on voit partir au loin. Chic, chic …… et là, stupeur, celle-ci passe sous une maison !!! une voiture genre suzuki pourrait la franchir mais nous, certainement pas.

Il nous faut trouver une solution de remplacement. Nous avons la nuit pour cela. Nous nous arrêtons à proximité, à l’entrée d’un chemin, sur une butte venteuse au bord de la petite route. Un Italien vient nous offrir les fruits de sa cueillette ….

Ce sera l’apéritif d’un futur bon petit repas ….

Hé oui, c’est le jour du rôti, mijoté par Guy et Sophie dans leur four pliable.

Découpe dans les règles, avec la fourchette « à tranches »

La nuit portant conseil, nous repérons quelques chemins qui pourraient convenir. C’est parti !

La piste est étroite, on doit déplacer quelques rochers, couper quelques branches. Faire demi-tour, essayer un autre chemin. Déblayer à nouveau. Un petit arbre en travers du chemin nous oblige à utiliser à nouveau le treuil, la tentative de coupe à la scie se révélant trop difficile.

Puis Jean-Louis se fait un plaisir de tirer tout cela.

Après ces tentatives avortées, nous reprenons la route et poursuivons plein Est. Nous passons d’une montagne à l’autre en franchissant des vallées très encaissées. Nous hésitons à faire bivouac dans le large lit d’une rivière pratiquement à sec … Le bon sens nous pousse à continuer et à chercher un terrain plat plus en hauteur.

Nous campons non loin de la chapelle de San Fermo. Une petite grimpée me permet d’aller la visiter et de profiter d’un beau panorama.

Hé oui, le temps passe ….. et le ciel, du côté de Tende,  se gâte ….

Jeudi 1er octobre nous reprenons la route, réussissons à en éviter une bonne partie par une piste qui franchie la montagne et la rejoint bien plus loin. Le soir, nous avons juste le temps de dîner et c’est le déluge ….

Vendredi matin il pleut toujours aussi fort. Nous décidons de rentrer, ne voyant aucun intérêt à batailler dans la boue et les broussailles pour avancer coûte que coûte. Nous sommes obligés de trouver un abri  pour regonfler nos pneus afin de ne pas être trempés en le faisant.

Bien nous en a pris puisque vendredi soir, la tempête Alex emportait tout dans la région.

 

Les châteaux de la Loire, septembre 2020

Ne pouvant parcourir le monde pour le moment …. nous restons en France pour cette fin d’été. Un peu de tourisme ne fait pas de mal.

Des châteaux, il y en a beaucoup ! C’est au feeling que nous allons faire notre sélection …

Le premier visité, excellent souvenir de jeunesse sans doute, est le Château de Chenonceau, surnommé le  » château des dames « . Il a en effet appartenu successivement à Diane de Poitiers (favorite de Henri II), puis Catherine de Médicis (épouse de Henri II).

On peut voir les 3 lettres entrelacées : H pour Henri, D pour Diane et C pour Catherine.

Les cuisines se trouvent entre deux piliers de la galerie. Ainsi, les denrées et livraisons se font par voie fluviale, sur le Cher.

On peut noter le système astucieux du tourne-broche .

C’est en voyant passer de petits bateaux électriques que nous décidons d’en louer un …

Au début du XXème siècle, la famille Menier  installa un hôpital pour blessés de guerre dans les deux galeries du château jusqu’en 1918.

Dans les années 40/45, ce  » pont  » discret permit à de nombreux résistants de passer en zone libre, sur l’autre rive du Cher.

Il fait beau et cette ambiance sereine nous pousse à passer la nuit au bord du Cher.

Après le petit-déjeuner, nous reprenons la route car nous sommes attirés par une annonce étonnante :  un château à vendre ….

 

Hé oui, c’est bien le Château de Cheverny qui inspira à Hergé le modèle de Moulinsart, demeure du capitaine Haddock.

Situé au creux d’une belle forêt, il est un haut lieu de vènerie : les chenils datent de 1850 et accueillent une meute d’une centaine de chiens de chasse.

Visite du parc en bateau pour admirer ces pins larisio les pieds dans l’eau ou bien les séquoia géants le long des rives

Ou  en petit train le long de superbes allées de cèdres

Nous avons bien aimé l’intérieur de ce château, sans doute parce qu’il a été habité encore récemment.

Chambre de bébé et celle d’un enfant.

Malle en cuir de Cordou ayant appartenue à Henri IV.

Superbes boiseries

Et je ne peux résister à cet instant magique …..

ni à une belle  ballade dans le parc avec ses surprises :

Impossible de tout vous raconter mais nous y avons passé la journée. Entre le parc, le château et l’exposition Tintin où l’on parcourt, en vrai,  les pages de différents albums , ce fut un beau moment .

Nous déjeunons à Cheverny, fort bien, dans le jardin car nous bénéficions d’un temps superbe  ….

La chapelle de Cheverny

Pour finir en beauté cette belle journée, nous allons bivouaquer au Domaine de la Grange à     Huisseau-sur-Cosson, non loin de là. Après une délicieuse dégustation, l’achat de quelques bouteilles de Cheverny, nous nous installons dans le sous-bois mis à notre disposition. C’est en feuilletant le guide  » France Passion « , qui propose nombre d’arrêts camping-car chez les producteurs (vins, fromages, volailles, etc ….)  que nous avons découvert ce viticulteur fort accueillant .

Troisième jour dans la région, nous nous rendons au Château de Chambord.

Pour le visiter, il faut acheter un ticket ….

N’ayant pas de monnaie, j’ai pris mon billet sur Internet ….

C’est le plus célèbre des châteaux de la Loire, symbole de la Renaissance française, érigé à la gloire et par la volonté de François 1er.

Joyau d’architecture , aussi bien extérieure  qu’intérieure.

L’escalier « magique » du château de Chambord est construit en plein centre du donjon, à la croisée de quatre vastes salles. Il se compose de deux rampes jumelles hélicoïdales s’enroulant l’une au-dessus de l’autre autour d’un noyau creux et ajouré. Les personnes qui le descendent ne croisent pas celles qui montent …

Il a été attribué à Léonard de Vinci qui figure parmi les nombreux artistes qui y ont séjourné.

Un dernier regard …

Nous reprenons la route, longeons Loire et arrivons à Chaumont-sur-Loire.

Une grimpette nous attend …

De là-haut, nous pouvons admirer des embarcations de pêcheurs.

Ce château a été édifié au début du XVI ème siècle pour Catherine de Médicis, qui l’échangea plus tard contre Chenonceau, qui appartenait à …. Diane de Poitiers, maîtresse de son défunt époux Henri II….

Les Écuries furent édifiées en 1877 . Elles étaient considérées à la fin du XIXème siècle comme les plus luxueuses et les plus modernes d’Europe. La sellerie renferme de somptueux harnais réalisés notamment par la maison Hermès.

A gauche, le manège des poneys

 

Le manège, occupé par une oeuvre d’art contemporain

Des airs de château fort à l’extérieur

Un intérieur  très cossu ; les carrelages et tapisseries sont de  belle facture :

Louis XII avait pris le porc-épic pour emblème avec la devise : cominus et eminus, de près et de loin »

Tous les livres sont en fait des sculptures en pierre …

Nous terminons cette 3ème journée de visites chez un éleveur de chèvres à Pocé sur Cisse. Nous espérons bien y trouver de bons fromages …

Nous allons assister à la traite. La dernière fois  que ceci nous est arrivé,  c’était en Mongolie et à la main !!!

Tout est prêt.

Les pis sont bien chargés, elles sont impatientes d’être soulagées.

Le lendemain, avant de nous rendre à Villandry, nous sommes attirés par une visite imprévue : Les grottes pétrifiantes de Savonnières.

Nichées au cœur de la Touraine, à quelques encablures du Château de Villandry, les grottes abritent d’anciennes carrières de tuffeau du Moyen-Age.

Il y a environ 100 millions d’années, à l’ère secondaire, une mer peu profonde recouvrait cette région. Au fond se sont déposées des masses de craie qui, une fois à l’air libre, ont formé une roche dominante dans la vallée de la Loire : le Tuffeau. Cette pierre tendre, mais suffisamment dure, a été employée dans la construction des plus élégants Châteaux de la Loire.
Progressivement envahies par l’eau les carrières ont été abandonnées laissant place à un monde ténébreux et étonnant.

A Savonnières, les eaux d’infiltration souterraines, extrêmement chargées en calcaire, ruissellent lentement sur les objets déposés sous les cascades naturelles et les recouvrent d’une calcite enrichie de cristaux de silice ce qui leur donne un aspect étincelant. Au bout d’un an, après avoir retourné les objets toutes les 3 semaines ( sinon ils colleraient ensemble …), on obtient une couche de calcite suffisante.

En haut de la photo, ce sont des moules, finement ciselés, qui se remplissent de calcaire pendant 3 ans. Au démoulage, on obtient de superbes gravures.

Cette visite se poursuit avec une dégustation de vin de Touraine, servi dans une des grottes aménagée à cet effet.

Cette curiosité dans une autre : quelques tombes romaines datant du III ème siècle ….

Il est temps de nous réchauffer au soleil en allant au château de Villandry.  Nous ne visitons que ses jardins qui font sa réputation et s’étendent sur 5 hectares de terrain, surplombant la Loire.

Cette photo n’est pas de moi mais elle illustre bien l’ampleur du décors.

Ce fut une journée bien remplie que nous concluons par un bivouac à la ferme des Morinières (élevage de canards, pintades, agneaux, …). Achats divers …. et après une bonne nuit, nous reprendrons la route pour …..

Azay-le-Rideau,  « un diamant taillé à facettes serti par l’Indre monté sur des pilotis masqués de fleurs » a écrit Balzac.

Réputé pour cet extraordinaire reflet dans l’eau.

Le château d’Azay-le-Rideau a été bâti sur une île au milieu de l’Indre sous le règne de François I er. Subtile alliance de traditions françaises et de décors innovants venus d’Italie, il est une icône du nouvel art de bâtir du Val-de-Loire au XVIème siècle.

Rampe en pierre intégrée au mur

Secrétaire

Peu de photos d’intérieur, il faut dire que c’est notre 5ème château ….

Nous terminons cette journée à la forteresse de Chinon .

Témoignage médiéval unique en Val-de-Loire, édifié entre le XII ème et XV ème siècle, ce château se dresse au-dessus de la Vienne.

Il surplombe la vieille ville dont les maisons sont couvertes de toits d’ardoise.

Un peu de marche et nous découvrons cette immense forteresse.

L’entrée

Noter la gargouille, tout là-haut

Ce fut un haut-lieu de l’histoire : Richard Coeur de Lion y vécut, Jeanne d’Arc y rencontra Charles VII en 1429 avant de libérer Orléans.

Vue sur un domaine assez sympathique …

Nous dormons au Camping de l’ île Auger, face à Chinon et à sa forteresse.

La fin du voyage approche, nous  remontons à nouveau la Loire pour rejoindre Rigny-Ussé où se situe le Château de la Belle au Bois Dormant.

Nous nous contentons de cette belle vue, de l’ extérieur.

Et préférons nous attarder au bord de ce grand fleuve, canalisé par d’immenses digues sur lesquelles nous roulons. On voit bien qu’il devait y avoir précédemment de grandes inondations …

Les pêcheurs sont toujours actifs avec ces belles embarcations.

Nous traversons la Loire et nous voilà à Langeais.

Le château de Langeais, reconstruit par Louis XI en 1465, se dresse dans la commune du même nom dans le département d’Indre-et-Loire. Il a remplacé un premier château fort édifié à la fin du Xᵉ siècle

Côté ville, la façade possède tous les attributs du château fort : grosses tours, pont-levis, chemin de ronde sur mâchicoulis.

Côté jardin, une architecture plus renaissance.

C’est ici qu’eut lieu un évènement majeur en 1491 : le mariage secret entre Charles VIII et Anne de Bretagne afin d’agrandir le royaume de France.

L’emblème d’ Anne de Bretagne, l’hermine, est représenté sur les carreaux de pavement sous la forme d’une queue d’hermine à côté de celui de Charles, la fleur de Lys.

En conclusion, nous nous sommes régalés. Tout est fait pour rendre les visites ludiques et variées. La preuve, nous n’étions pas partis pour visiter 8 châteaux ……

 

 

 

Mauritanie, mars 2020

Cela faisait un moment que nous pensions retourner en Mauritanie. Nous l’avions déjà parcourue en 2002 et en 2004. C’est chose faite, partiellement vous vous en doutez vu les circonstances, mais ce que nous avons vu était vraiment superbe, tout en restant dans la partie nord ouest du pays.

Cette année, nous partons en groupe, avec Dreamteam Aventures. Nous quittons Agadir au Maroc et descendons par les pistes du bord de mer vers la Mauritanie.

Un petit retour en arrière cependant. Etant un peu en avance à Agadir, nous décidons d’aller visiter les greniers berbères d’Inoumar. Perdu dans un petit village ,  perché en bord de falaise, c’est le plus grand grenier collectif à l’ouest de l’Anti-Atlas.

On traverse d’abord l’ancien village

Apparaissent les toits couverts de terre et peu visibles de cet agadir

Avec vue imprenable sur la vallée

Avec ses quatre tours, ses trois châteaux d’eau et ses deux portes, ce grenier fortifié est habité par un jeune gardien qui a pris la suite de son père. Celui-ci reproduit les gestes ancestraux de l’ouverture et de la fermeture de l’agadir d’Inoumar avec une clé en bois.

Il y a 4 allées semblables qui regroupent 450 greniers individuels positionnés sur 3 niveaux.

Le jeune gardien nous présentent les titres de propriété des niches, en parfait état, insérés dans des bouts de roseaux ou bien gravés sur du bois.

Après cette visite passionnante, notre hôte nous offre le thé puis nous regagnons Agadir où nous faisons les dernières courses avant le vrai départ du raid mauritanien.

Dimanche 8 mars nous quittons Agadir et gagnons très rapidement la piste via le parc Souss Massa. Nous approchons l’Océan que nous allons longer pendant 4 jours .

La piste devient de plus en plus molle et nous sommes amenés à dégonfler les pneus. Cette opération se répètera de nombreuses fois durant le voyage.

Les traces au sol montrent bien que le sable est mou …

Cet épisode passé, on regonfle les pneus près d’un village de pêcheurs.

Un peu plus loin, une grande montée sableuse nous attend et il faudra à nouveau dégonfler pour réussir à la franchir.

On voit François tout en bas qui prend son élan.

Nous poursuivons la piste qui longe maintenant une falaise lorsque nous apercevons un jeune garçon qui nous fait de grands gestes. Avec bien des difficultés, nous finissons par comprendre que le véhicule de son papa est « tanké » dans le sable un peu plus loin dans les terres.

Le coeur de mes preux chevaliers ne fait ni une ni deux et ils vont le sortir de ce mauvais pas.

On déroule le treuil et on attache le crochet à la voiture.

Et nous poursuivons notre route, récompensés par la superbe vue sur l’arche de Sidi Ifni.

Puis c’est le repas de midi, avec le bruit de la mer qui rugit un peu plus bas.

Nous approchons de la mythique Plage Blanche qu’il faut rejoindre en suivant une piste recouverte d’une épaisse couche de galets, très humide, qui nécessite une conduite à grande allure.

Un paysage magnifique et  nous sommes toujours au Maroc !

Et nous voilà à pied d’oeuvre pour affronter la plage Blanche, 35 km de sable mou et humide, nous sommes à marée descendante. Il ne faut pas lever le pied de l’accélérateur !

Bien sûr, nous dégonflons les pneus au maximum, face à un pêcheur qui relève ses nasses.

Et c’est parti !

La sortie est surprenante car nous devons remonter un oued bien mouillé.

Sortie de la plage blanche

Puis, tout en longeant l’oued Draa, nous nous rendons au Ksar Tasfnildit où nous allons passer la nuit.

Le lendemain, c’est par la route que nous descendons rapidement tout en s’arrêtant à quelques point d’intérêt.

Le gouffre d’Akhfenir

La lagune de Naila

Et pour finir, un petit musée très surprenant à Tarfaya parlant de l’aéropostale et bien sûr de St Exupéry. De nombreuses lettres y sont exposées, à moitié brûlées ou qui furent détrempées avec un tampon précisant que, si elles sont arrivées avec beaucoup de retard, c’est parce que l’avion s’est craché avec son pilote …. Si la poste actuelle s’excusait ainsi quand un courrier n’arrive pas ….

Nous continuons à longer cette côte où l’océan est toujours agité et l’on peut y voir de nombreuses épaves.

Et bien évidemment, le bivouac se fait en bord de mer. Il y a des pêcheurs que nous nous empressons d’aller voir ….

Ce soir au dîner, ce sera dorade tigrée

Cuite au BBQ par Jean-Louis

Miam miam ….

Le lendemain, étape de liaison marocaine jusqu’à Dakhla où nous faisons les dernières courses et les grands pleins.

Il faut toujours faire attention à l’imprévu sur la route ….

Un grand merci à Marylin et Bruno qui nous ont signalé ce petit restaurant de fruits de mer où nous nous sommes régalés d’un immense plateau de calamars grillés avant l’abstinence des grandes étendues désertiques.

Après 375 km de goudron, nous arrivons à 11h30 à la frontière marocaine ; cela aurait dû aller vite mais ….. l’ordinateur était en panne et ne pouvait pas faire la sortie des véhicules ! Après maintes hésitations, le douanier accepte de le faire à la main !!!

MAURITANIE, 1ère partie

Comme dans toutes les douanes africaines, l’entrée en Mauritanie prend beaucoup de temps et finalement, nous reprenons la route vers 15h30 et encore , nous étions les premiers du groupe ! Nous sommes le 12 mars.

Passée la frontière, nous suivons  un parcours alternant pistes, hors piste et dunes. Un programme très alléchant nous attend dont voici le tracé effectif réalisé.

Il manquera malheureusement, à cause du confinement,  une dizaine de jours supplémentaires en Mauritanie pour aller plus au sud ……

Arrivés au seul et unique passage à niveau du pays, nous passons de justesse devant le train de minerai qui vient de Choum et au-delà. Pourquoi passer devant me direz vous ?

Il circule sur une ligne à voie unique, longue de 704 kilomètres, qui  relie les mines de fer de Zouerate au port minéralier de Nouadhibou. Sa longueur peut atteindre 2,5 km et il est composé d’environ 200 wagons. Etant donné qu’il roule à 25 km/h environ à notre approche, nous avions assez attendu pour la journée !!!

Transport de minerai de fer ou de matériel, parfois, un wagon passagers (de luxe !), les autres voyagent sur le minerai ….

Tiens tiens, ils sont aussi indisciplinés que les marocains !!!

Et finalement, nous prenons un semblant de piste pour rejoindre le bivouac du soir.

Enfin dans le désert, on aperçoit quelques barcanes (dunes en forme de croissants)

L’aventure mauritanienne commence enfin ; nous nous arrêtons auprès d’une famille nomade où l’on nous offre le thé à la menthe.

Madame est au téléphone ….

Et nous reprenons notre route ou plutôt notre trace dans un sable de plus en plus mou ….

Un croisement, fort surprenant !

Paysage lunaire

Nous nous rapprochons  de la voie ferrée que nous longeons un moment. Attention aux pneus car il traîne sur la piste des traverses en fer cachées par le sable. Nous nous  arrêtons à une petite gare qui permet, grâce à une seconde voie,  aux trains de se croiser. En effet, dans une journée, il y a 4 trains dans un sens et 4 dans l’autre.

Notre guide connaît l’heure de passage d’un train et il nous arrête au bon endroit. C’est impressionnant d’être aussi près !

Le bruit est assourdissant !!!! Ce train est tracté par 3 locomotives.

Peu de temps après son passage, une petite draisienne fait son apparition. Un wagon peut peser jusqu’à 84 tonnes . Il faut donc vérifier que les rails sont toujours en bonne place pour le train suivant ….

Nous traversons la voie ferrée pour un bivouac bien mérité mais qui nous permet encore d’entendre passer le train durant la nuit ….

François franchit la voie ferrée

Puis c’est le hors piste parmi les dunettes pour rejoindre les Monolithes Ben Amira et AÏcha, près de la frontière sarahouie. Ben Amira est le troisième monolythe du monde après Uluru et le mont Augustus, tous deux situés en Australie. Une légende locale raconte que  Aïcha est l’ex femme de Ben Amira. Répudiée, elle s’est installée à quelques kilomètres de son ex mari, accompagnée de sa servante.

L’approche des monolithes, on les voit de très loin.

Aïcha, monolithe de granit

En janvier 2000, seize sculpteurs venus de France, Italie, Irlande, Pologne, Kazakstan, Arménie, Chine, USA, Canada, Colombie, Burkina Faso, Côte d’Ivoire et Belgique ont travaillé le granit et le bronze sur Ben Amira. Ils ont laissé leurs oeuvres sur le site qui est devenu un parc de sculptures.

Et nous quittons ce bel endroit  ….

Que nos autos paraissent petites face à ce géant !

Nous continuons vers l’Est, traversons la ville de Choum, pratiquement déserte ; il faut dire qu’en milieu de journée il fait 37° ….

Une rue de Choum

Notre guide Sidi nous montre la frontière entre la Mauritanie et le Sahara Occidental. Elle est vraiment symbolique mais le problème géopolitique n’est toujours pas réglé dans cette région du monde.

Nous retraversons la voie ferrée pour aller jusqu’au Tunnel Charles De Gaulle. Le président De Gaulle l’a fait construire en 1962  pour ne plus payer de taxes à chaque passage du train  sur le territoire Espagnol du Río de Oro . Depuis que ce territoire est devenu indépendant, le tunnel n’est plus utilisé ….

Le tunnel mesure environ deux kilomètres de long ; il a une pente forte puisque les motrices à plein régime arrivaient à l’entrée du tunnel à une vitesse de 60 km/h et en ressortaient à une vitesse de 5 km/h. En voiture, on ne s’en rend pas compte …..

Après s’être amusés comme des gamins et avoir mangé beaucoup de poussière, nous cherchons le bivouac du soir. Nous sommes de l’autre côté de la montagne et le paysage a bien changé.

Sympa, non ?

Nos amis Nathalie et Gérard, Morgane et Christophe.

Ce soir, Sidi et ses acolytes nous cuisent la taghella : c’est le plat de base des Touaregs, le pain du désert cuit sous les braises, la cendre et le sable . Un régal et je remercie Morgane qui m’a donné ses photos :

 

Une fois le feu bien consumé, on écarte les braises pour déposer le pain sur le sable, on recouvre puis on le retournera jusqu’à cuisson complète. Un régal !

Le lendemain matin

Nous sommes maintenant dans la région de l’Adrar dont la capitale est la ville d’Atar. Nous ne faisons qu’y passer mais en profitons pour faire les pleins de carburant, d’eau et de fruits et légumes. Sidi nous invite très gentillement à profiter de sa maison/ chambre d’hôtes, ce qui nous permet de nous connecter enfin pour donner des nouvelles à nos proches ….

Un groupe de huttes, clôturé pour les animaux, comme on voit en Afrique noire d’habitude ….

Et nous reprenons la route pour le bivouac du soir qui sera cette fois-ci au fond d’un oued à sec. Attention, sable mou ….

François et Jean-Louis réparent le passage de roue du Toyota qui s’était cassé …

Le saviez vous ? Les dromadaires sont des chameaux venus du Yemen ou d’Arabie Saoudite qui ont perdu une bosse à cause de la forte sécheresse qui sévit dans les pays d’Afrique du Nord.

Nous pénétrons davantage dans l’Adrar et les paysages sont d’une grande beauté.

Traversée d’un chott long d’une quarantaine de kilomètres, zone marécageuse qui peut se révéler dangereuse par temps pluvieux.

On voit des traces profondes sur la droite ….

Et à la sortie, un cordon dunaire qui nous tend les bras ….. et là, Sidi et son excellent chauffeur Chikali nous font une trace de toute beauté. Sauf que dans le groupe, il y en a qui n’ont jamais franchi de dunes ….

Jean-Louis part au secours d’un collègue en mauvaise posture

Mais tout le monde finit par franchir ces quelques dunes qui représentent un test préliminaire à la suite du voyage.

Nous finissons par  longer  cet erg avant de nous lancer dans la longue remontée d’un oued à sec, bien évidemment couvert de sable  mou ….

Et nous arrivons à El Beyed où se trouve un petit musée  surprenant, en plein désert. Son propriétaire, un homme très âgé , a connu Théodore Monod avec qui il avait parcouru le désert mauritanien maintes fois. Ce dernier l’avait chargé de créer ce lieu de souvenirs afin que les générations futures n’oublient pas leurs racines.

Des fers de lances, des oeufs d’autruche, de nombreuses haches taillées et des plateaux en pierre, ….

Et l’explication de ces pierres de couleurs différentes, appelées boules de bouche, que l’on plaçait dans la bouche des morts pour préciser à quelles familles ils appartenaient ….

Après cette halte instructive, nous devons franchir un col par une petite   piste de montagne ;  vous avez compris maintenant, on commence d’abord par regonfler les pneus car il va y avoir un sol très rocailleux ….

Et le bivouac du soir se fera au pied de ces dunes lointaines.

On dirait que ça bricole .dans les chaumières ….

Après une bonne nuit sous les étoiles, nous reprenons la piste très roulante cette fois-ci, traversons quelques cordons de dunes et arrivons au fort Ghallaouiya.

Entrée dans le fort

Le plafond de la tour de gué, Morgane sur le toit, l’intérieur d’un bâtiment et un des abris dans un coin de l’enceinte.

Surgi de nulle part, un vendeur à la sauvette

Et la journée, riche en évènements n’est pas finie !! Nous entrons dans un canyon où l’on peut voir quelques tombeaux préislamiques ainsi que quelques gravures rupestres. Que serait un voyage sans ces marques du passé !!!

Accès au site

 

Celle-ci a l’air ancienne …

Et pourquoi pas celle-là ?

Le guide me montre de très anciens cordages faits avec des poils de dromadaires

Vient le summum de la journée : l’entrée dans le cratère Guelb Er Richat, appelé également l’oeil de l’Afrique. Il a été découvert par Théodore Monod.

Cette vue du ciel justifie bien son nom d’oeil de l’Afrique. On est arrivés par la droite de la carte.

C’est sur la carte que l’on se rend mieux compte de sa taille. Avec un diamètre de près de 50 kilomètres et des dénivelés de 30 à 40 m, il est devenu un point de repère pour les équipages des navettes spatiales.

Vue du haut, pas tellement impressionnant

Nous y entrons par l’Est, franchissons le 1er anneau et faisons bivouac dans le 2ème anneau.

Nous en bas, François entame sa descente.

Nous roulons encore quelques kilomètres dans le fond du cratère avant de se poser.

Après s’être installés et douchés, c’est l’heure de l’apéro !!

Le lendemain, nous finissons la traversée du cratère Guelb Er Richat en le traversant de part en part sur une quarantaine de kilomètres et admirons des paysages très variés.

 

Pour déboucher finalement sur un grand plateau sableux.

Une piste, peu marquée par moments, nous mène à Ouadane, cité caravanière en plein cœur du désert, perchée sur son noir rocher.

La ville était célèbre pour ses savants et son oasis plantée de palmiers  dattiers. Fondée en 1329, Ouadane était une importante étape du commerce transsaharien.

C’était une ville d’environ 4000 habitants ….

Nous y passons un agréable moment de visite et prenons notre déjeuner à ses pieds, dans la palmeraie dont nous apprécions la fraîcheur.

Nous ne nous attardons pas car nous devons encore traverser une longue zone sableuse en hors piste pour rallier notre bivouac de ce soir au camping de Chinguetti.

Fameuse pour  son commerce et son rayonnement culturel, Chinguetti fut également la septième ville sainte de l’Islam….On y trouve  une dizaine de bibliothèques renfermant des milliers de manuscrits dont certains remontent au 9e et 10e siècle.

Avant de visiter ce haut lieu touristique de Mauritanie, nous sommes confrontés à deux incidents. Tout d’abord, nous rattrapons Didier arrêté par un pneu crevé.

Vite fait, bien fait

Arrivés à la ville, nous refaisons les grands pleins en prévision du départ le lendemain. Sauf que François ne peut plus démarrer …. On lui a fait un plein de gasoil au lieu de lui mettre de l’essence !!! Il faut donc vidanger ses réservoirs et trouver de l’essence qui est une denrée rare en Mauritanie …

On prévoit donc de visiter une bibliothèque le lendemain, avant le départ et l’on va s’installer au camping , tout proche de la pompe et de ce petit magasin …

Entrée du camping …

MAURITANIE, 2ème partie

Et c’est là que notre raid prend une autre tournure.

Vendredi 20 mars au matin, on nous annonce que nous sommes mis en quarantaine au camping pour une durée de 7 jours puisque nous sommes dans le pays depuis déjà une semaine. Ce sera en pension complète offerte par le gouvernement mauritanien.

Vue depuis les toits

Nous ne sommes pas à l’étroit !

Deux gardes sont positionnés devant le camping , les grilles sont fermées et on vient poser un cadenas sur le portillon arrière.

Après avoir monté la bâche, on est bien installés pour la semaine à venir ….

Comme nous sommes là jusqu’au 26 mars, nous organisons des activités qui vont rythmer nos journées. Ce sont les femmes qui sont les plus occupées : dés 9h15 cours de Pilates ou de gym tonique – à 11h cours d’arabe – après déjeuner, la sieste pour les messieurs et scrabble pour les dames – vers 18h, on passe au tarot – à 19h l’apéro avant le dîner à 20h. On a du mal à trouver un moment pour faire la lessive !!! ou bien à bricoler sur son véhicule  voire le nettoyer ….

Jean-Louis nettoie les panneaux solaires.

Morgane anime le cours de gym

Je fabrique avec les copines un nouveau scrabble car nous sommes devenues trop nombreuses à y jouer .

Surtout, ne pas déranger les joueurs !

La semaine passe vite ainsi et le vendredi matin 27 mars, nous sommes prêts : bâches démontées, lessives finies et plein d’eau fait. Les moteurs tournent, nous attendons la dernière autorisation pour partir.

Passage du camion poubelle …

Elle ne viendra pas !!! On apprend finalement, dans l’après-midi, que tout le pays sera confiné d’ici 2 jours et que nous devons partir dans la minute à Nouakchott, sans savoir où nous poser ni pour combien de temps ou bien rester à Chinguetti. Comme nous ne sommes pas si mal ici, nous décidons de rester sauf 2 équipages qui nous quittent. En fait, on les retrouvera une semaine plus tard ….

Et le train train reprend …. mais en plus détendu puisque nous avons fait notre quarantaine et ne sommes pas malades.

Le militaire ne garde plus la grille mais joue au foot avec les jeunes qui s’occupent de nous …

Mais que regardent-ils ?

Ce sont les zébus que nous avons pris l’habitude de nourrir avec les épluchures de la journée

Et malheureusement, il y a aussi cette famille qui a construit sa hutte juste derrière le camping et à qui le personnel de cuisine donne les restes de nos repas ….

Papa, maman et 3 enfants dont un bébé …

Le personnel est aux petits soins pour nous et va même jusqu’à nous apporter le thé à la menthe sur place ….

Alain notre médecin fait le point sur les médicaments de chacun et va jusqu’à Atar pour compléter nos stocks afin que nous puissions encore tenir un mois ….

Distribution des médicaments

Un vrai petit village, bien organisé , où le temps s’écoule doucement, sans heurts ….Et enfin une bonne nouvelle : nous avons le droit de sortir, à pied uniquement et par deux au maximum pour nous rendre au village et faire nos courses …. environ 2 km à parcourir mais on a besoin de bouger !!! Alors, voilà une petite visite de Chinguetti :

La rue principale

Peu de circulation …

On approche du centre ville

Un petit tour chez le coiffeur pour installer la carte Sim qui va bien

Les courses dans l’artère commerçante.

Et soudain, le 1er avril, on nous annonce qu’un avion sanitaire décollera le 6 avril pour nous ramener en France et que nous pourrons rapatrier nos véhicules par container un peu plus tard … Nous fonçons en ville acheter un sac de voyage que nous n’avons pas, le retour devant se faire initialement en voiture …

Il était temps car ces derniers jours devenaient très chauds, encore 40° le soir vers 22 heures, ce qui nous obligeait à dormir dehors …

Et le pire, ce sont les prières par haut parleur que nous devions subir 24 h sur 24 parce que toutes les mosquées avaient été fermées !!! Notre guide nous affirmait que cela faisait du bien aux gens …. Je crois que c’est ce qui fut le plus dur de ce confinement !

Enfin nous voyons le dénouement approcher. Départ le 2 avril pour Nouakshot, mise des 4X4 en entrepôt sous douane le 5 avril et retour en France le 6 avril.

Un grand merci à l’équipe de Dreamteam Aventures : Maryline et Bruno en France,  Martine et Didier sur place dont ce fut le baptème du feu comme chef de groupe. Sans oublier Sidi notre guide et Christian qui se sont démenés  pour que la fin de ce voyage se déroule dans les meilleurs conditions possibles.

Nous sommes prêts pour le départ en convoi

Et vive la liberté !

OMAN Janvier 2020

Le sultanat d’Oman est un état du Moyen Orient ; il se situe au Sud Est de la péninsule arabique. Je rajouterai, pour situer, au Sud Est de Dubai.

Nous n’en visiterons qu’une très petite partie, il faut dire que 80% du territoire est occupé par un désert de sable et de plateaux rocheux.

Arrivés à 1 h du matin à notre hôtel de Mascate, nous avons un petit creux. Il nous suffit de traverser la rue pour nous retrouver dans un quartier populaire où tout le monde, majoritairement des hommes mais aussi quelques familles, se détend en fumant la shisha devant un match de football.

Premier contact très encourageant ; on éprouve de suite un sentiment de quiétude qui ne sera pas démenti par la suite.

Le lendemain, vendredi 24 janvier, nous partons 20 km au sud de la ville moderne pour visiter le vieux Mascate. Un peu déçus car ce petit bourg est vide de tout être vivant, les restaurants et musées sont fermés, les drapeaux en berne ….. On découvre que c’est le jour où ils enterrent leur sultan…. Quelques photos cependant.

Le palais royal

La ville était protégée par deux forts

Nous nous rendons alors à Mutrah, port de Mascate et haut lieu touristique où se retrouvent le vendredi (dimanche pour nous) les omanais et les expatriés. Beaucoup d’animation .

Découverte du kawa, café à la cardamone . Ainsi que la boisson nationale,   le        lemon/mint.

Avant de rentrer, nous suivons une petite route nous amenant en bord de mer. Nous débouchons dans un  village squatté par les chèvres ….

Le lendemain, nous quittons la capitale et descendons vers le sud, en suivant le littoral. On est bien obligés de prendre l’autoroute car celles-ci sont nombreuses, gratuites et remplacent souvent l’ancienne route.

Paysage montagneux tout autour de Mascate.

Nous nous arrêtons au gouffre de Bimmah, qui me rappelle les cenotes mexicains. On peut s’y baigner.

 

Puis c’est le Wadi Shab. Wadi est le nom donné aux rivières qui serpentent dans des gorges encaissées.

On rejoint le sentier de la rive droite en barque .

Le village de Tiwi, en bord de mer, est très accueillant ; un air suranné de station balnéaire.

On remonte la petite route qui s’enfonce dans le wadi Tiwi.

Dans le wadi, des pompes ont été installées à demeure pour y puiser l’eau potable.

Nous atteignons la partie méridionale de notre périple en arrivant à Sur. Cette ville et son port ont joué un rôle important dans l’histoire du pays. Elle est aussi  renommée  pour son chantier naval de boutres, bateaux de pêche ou de transport en bois.

Sur et son port

On voit à droite la petite scierie . Des bateaux en construction.

Tout est  fait à la main. Aussi bien le ponçage que la reprise des planches qui ne sont pas coupées parfaitement.

Chaque ouvrier gère son travail, tranquillement …. Impossible de leur demander le temps nécessaire à la construction d’un bateau, personne ne parle l’anglais.

Nous quittons maintenant le bord de mer et après environ 200 km de route , nous arrivons à l’Erg Wahiba.

Premier aperçu des dunes

L’erg Wahiba a une superficie 15 000 km2. Certaines dunes peuvent atteindre 120 m de haut. Nous pénétrons dans ce désert en suivant des pistes de sable assez mou. Il faut bien sûr choisir celle qui nous permettra  d’arriver à notre camp du bon côté du cordon dunaire. Etant seuls, il n’est pas question de « sauter » de grandes dunes.

Nous avons parcouru une dizaine de kilomètres pour rejoindre ce campement.

Petit camp tenu par un bédouin qui élève toujours des dromadaires pour la course et des moutons. Nous serons 7 clients ce soir là. Notre hôte anime la soirée en nous proposant des danses puis en nous racontant sa manière de vivre avant « le tourisme », qui rapporte  tout de même bien plus,  nous confie-t-il ….

On ne se lasse pas de ce genre de paysage. Nous retrouvons nos sensations africaines …

Jean-Louis est allé aider un guide qui a dû abandonner sa voiture la veille car il était trop « tanké » dans le sable mou. Un coup de sangle et c’est reparti.

Après cet intermède sableux, nous nous enfonçons dans le Wadi Bani Khalid. A peine à 40 km des dunes, nous retrouvons l’eau et ses oasis.

A nouveau de la route pour rejoindre les montagnes du Djebel Akhdar, situées à l’Est de Mascate.

En passant à Birkat, nous admirons depuis les hauteurs de vieux villages en tourbe.

Nous passons la nuit à Nizwa, ancienne capitale du sultanat. Cette petite ville a beaucoup de charme. Notre hôtel aussi, situé en plein centre ….

Vue sur le fort depuis la terrasse du restaurant.

Salon de l’Antic Inn. A droite, notre chambre est bien petite …. Confort succinct.

Nous visitons le souk qui, à notre goût, a un air un peu trop moderne ….

On y trouve de tout et surtout un grand choix de dattes. Il en existe une centaine de variétés, elles ont effectivement des saveurs différentes.

Je ne peux éviter de présenter une belle collection de vieilles portes, en souvenir de celles que nous avions admirées à Zanzibar…..

Un peu d’histoire : au XVIIIème siècle, le sultan d’Oman, ayant pris Zanzibar aux mains des Portugais, décide d’y installer sa cour. A l’époque, l’île est un pivot du marché aux esclaves en océan Indien, le sultan y voit son intérêt. Ses fils se disputant la succession, le sultanat est divisé en deux : le sultanat d’Oman et de Mascate, et le sultanat de Zanzibar. Ce dernier reste sous domination omanaise jusqu’à la toute fin du XIXème siècle.

Avant de quitter Nizwa, nous visitons son fort qui abrite aussi un musée fort intéressant.

Le souk, vue depuis le fort

Dans le jardin, une noria

Allez, une petite dernière ! très ancienne celle-ci

À Oman, les falajs sont des réseaux d’adduction d’eau souterrains ou non, utilisés pour l’ irrigation des cultures. Certains sont très anciens et remontent au II e millénaire … Un système très pointu d’organisation de la distribution de l’eau voit le jour afin de la répartir de façon équitable entre tous les habitants.

Nous sommes restés quatre jours dans cette région tant il y a de choses à voir. Passage obligé par la ville de Bahla dont, malheureusement, nous ne pouvons pas visiter le superbe château.

Le fort de Bahla

Et nous rejoignons notre chambre d’hôte à Misfah Heights où nous sommes très bien accueillis. Curieusement, c’est madame qui parle bien l’anglais …. en plus d’être une très bonne cuisinière. Nous goûtons de nouveaux plats que nous n’aurions sans doute jamais commandé à cause du barrage de la langue.

Au loin, très belle vue sur la vieille ville de Misfah Al Abreyeen, connue surtout pour ses falajs qui permettent d’irriguer et de cultiver l’oasis qu’elle surplombe.

Nous en profitons  pour peaufiner avec eux les visites prévues dans le coin. Monsieur est accompagnateur de canyoning, pas pour nous bien sûr …. mais avis aux amateurs … Les massifs montagneux qui nous entourent sont pleins d’opportunités diverses.

Nous nous équipons chaudement pour nous attaquer au Djebel Shams.

La route pénètre dans une large vallée au début de notre ascension et nous nous arrêtons  rapidement au vieux village abandonné de Ghul.

Au-dessus des palmiers, on devine des constructions en pierre

Après agrandissement, voilà le vieux village

Il se trouve à l’entrée du canyon appelé le wadi Ghul ou Nakhr, long de 6km et qui serpente dans un paysage somptueux. Seule difficulté, l’eau qui recouvre par endroits la piste. Enfin du vrai 4X4 !

Sur les hauteurs, un vieux mur d’enceinte

Après nous être bien amusés, nous reprenons la route qui monte, qui monte …. puis qui devient piste, qui monte toujours jusqu’à nous amener à 3075 m d’altitude.

Nous voilà au sommet, au bord du grand canyon.

En grands sportifs que nous sommes …. nous attaquons le sentier qui longe le canyon, en fait, un vrai chemin de chèvre ….

Chemin de chèvre

Mais il devient vraiment vertigineux

Nous n’irons donc pas jusqu’au bout de la marche qui devait nous amener au village de Nakhr, vous vous rappelez, celui qui est au bout du wadi Ghul que nous avions parcouru en voiture ….

Tout au fond, au loin, la vallée où nous étions le matin.

Après l’effort, le réconfort ….

Au milieu de rien, il était temps !!!

Plat unique comme dans tous les coffee shop, il faut dire, pour 2 euros boisson comprise …

La patron/cuisinier est indien ; très heureux d’avoir de la compagnie, il nous montre les photos de sa famille restée en Inde, de sa maison, des éléphants … et nous explique que son ainé faisant ses études à Singapour, il doit rester ici pour gagner sa vie …. Quel courage

Après un bon dessert de glace et de fruits pris plus bas dans la vallée, nous retournons chez nos hôtes dont les enfants nous attendent pour la photo.

Un bon repos avant d’attaquer le lendemain une nouvelle série de visites.

Non loin de Misfah, nous visitons Al Hamra et ses maisons de torchis vieilles de 400 ans.

Le village borde la palmeraie où se font les cultures

Vue du toit de Bait Al Safa, une maison musée

On avons droit à la démonstration des taches courantes effectuées par la ménagère.

Les ruelles de Al Hamra

A la fin de la visite, nous sommes invités à boire le thé et à déguster des dattes par un vieux shibani.

Pour la dernière étape de notre tour d’Oman, nous devons franchir par la piste une chaîne de montagne via un col qui culmine à 2000 m d’altitude. Et c’est là-haut que nous allons passer la nuit…..

On aperçoit, au loin, notre hôtel. Nous ne serons pas dérangés par la circulation !

Après une nuit fraîche à cause d’un chauffage poussif, nous attaquons une très belle descente. Nous sommes heureux d’avoir opté pour un vrai 4X4 car nous sommes amenés à passer « en vitesses courtes », afin de descendre au frein moteur de très fortes pentes.

On voit au loin, dans le fond, notre piste ainsi qu’un village et sa palmeraie.

La descente.

Après plus d’une heure de descente vertigineuse, nous atteignons notre première oasis.

Nous passons à Snake canyon , haut lieu de randonnée et de canyoning selon la saison.

 

En fait, nous longeons depuis Snake Canyon  le Wadi Awf que nous croisons constamment. Passer un gué est toujours amusant !

Avant de rejoindre définitivement le goudron, nous faisons encore une incursion dans un wadi, le Wadi Al Abyad. Nous sommes vendredi, et de nombreuses familles sont là pour pique-niquer.

Il y a de nombreux trous d’eau et, malgré les apparences, le franchissement est parfois délicat car l’épaisseur de gravier est importante.

Nous devons penser au retour, surtout que la progression devient plus difficile…..

Il nous reste à visiter la bourgade de Nakahl avec son très beau fort. Malheureusement, nous ne pouvons pas le visiter !!! Hé oui, quel jour sommes-nous ?….

Et de quoi nous délasser aux sources chaudes de ce même village. En fait, c’est toute la rivière qui s’écoule paresseusement et dans laquelle tout le monde patauge. L’eau est plus tiède que chaude et malheureusement, pas assez profonde pour se baigner.

Il y a foule aujourd’hui

Il y a même le porteur d’eau …

Tout le monde allume son feu pour griller les brochettes à moins que ce ne soit pour faire le thé à la cardamone.

Je rejoins Jean-Louis les bras chargés de brochettes, de pain (vous vous rappellez, ces galettes toutes fines …), de boissons. J’ai été invitée à maintes reprises …. mais mon homme m’attendait …

Et c’est le retour à Mascate où nous reprendrons l’avion deux jours plus tard. Afin de ne pas perdre de temps, j’avais organisé une sortie snorkeling au large de la ville. Les fonds autour des Iles Daymaniyat sont réputés et on y voit de nombreuses espèces de poissons colorés ainsi que des tortues marines. Ici elles sont vertes et de taille moyenne.

Les activités sont diverses …..

Il y a ceux qui aiment l’eau, même un peu fraîche …

Et les autres ….

Jean-Louis apprécie tout particulièrement la petite houle qui le berce.

Désolée, mais je ne peux pas publier le petit clip musical que j’avais fait,  à cause des droits d’auteur …..

Et au retour, après l’effort (le mien ….), le réconfort  à la Marina Al Mouj , un des lieux touristiques de la ville.

Avant de rentrer, une halte à l’Opéra du Sultan Qaboos. Oman a été, en 2011, le premier Etat du Golfe à se doter d’un Opéra, à l’initiative du sultan, musicien accompli.Inspiré par la forteresse traditionnelle de Jabreen, près de Bahla, construit sur huit étages (dont trois souterrains), il est entouré d’arbres, de jardins verdoyants et de fontaines.

D’ une capacité de 1100 personnes il s’y joue aussi bien des ballets que des opéras ou encore des concerts de l’orchestre philharmonique d’Oman.

Lors de notre visite, nous avons pu admirer les prouesses techniques de ce bâtiment. Entre autre, l’orgue immense de 50 tonnes qui peut être avancé ou reculé sur la scène, les 20 premiers rangs des sièges d’orchestre qui peuvent être escamotés pour libérer de l’espace scénique, les loges qui reculent ou encore le plafond qui descend pour l’acoustique … Chaque spectateur dispose sur le dossier du siège devant lui d’un écran où s’affichent les sous-titres du livret de l’opéra du soir avec un choix de 5 langues différentes. Visite fort intéressante mais pas de spectacle lors de notre séjour…..

La Grande Mosquée du Sultan Qaboos  est une construction imposante d’architecture Islamique. Achevée en 2001, l’ensemble est un mélange d’architectures Omani, islamique et moderne.

Le chandelier principal de la grande salle de prière est suspendu au centre de la pièce depuis le haut du dôme. Il pèse 8,5 tonnes ! Juste un peu moins que celui de l’opéra.

Assemblé pendant 4 ans, il mesure 14 mètres de haut et 8 mètres de diamètre.  La lumière provient de 1122 bulbes et le design comprend 600 000 cristaux.

Et pour finir, nous retournons à Mutrah voir ce qui n’était pas accessible à notre arrivée.

Sur le bord de mer, face au port, se trouvent les maisons  anciennes en bois des Lawatiya, peuple de commerçants. Ils restent beaucoup entre eux et l’entrée dans leur quartier nous est interdite.

Un petit tour au souk, bien plus semblable à ce que nous connaissons qu’à celui de Nizwa.. Bien sûr, les touristes sont attendus et il nous faut traverser un nombre incroyable de boutiques vendant de l’or avant de trouver le souk authentique.

Et c’est ainsi que se termine notre séjour au Sultanat d’Oman.

Ce pays est très agréable de par la variété de ses paysages et l’extrême gentillesse de la population. Tout au long du parcours, on a un sentiment surprenant de bien-être et de sénérité. Bien qu’étant un état musulman qui respecte les traditions, on ressent un grand esprit d’ouverture et de liberté.

 

 

Mongolie, juin 2019

La Mongolie s’étend sur un territoire  immense, mais possède très peu de terres arables,  le pays étant montagneux et couvert de steppes. Près de 30% des 3 millions d’habitants sont nomades et pratiquent surtout l’élevage. Malgré les 3850 km que nous allons parcourir, nous n’en verrons qu’une petite partie ….

Notre trajet, préparé par Outchka (guide francophone mais aussi descendante de nomades), va nous permettre de découvrir par les pistes ces territoires  et de rencontrer de nombreuses familles qui vont nous faire partager leurs activités quotidiennes.

Notre trajet de 3850 km

Nous quittons Oulan Bator par le nord, à bord d’un 4×4 russe UAZ, bien plus confortable qu’il n’y paraît… Pudje, notre chauffeur et ami d’Outchka, va se révéler un conducteur remarquable.

Sur la route, nous nous arrêtons au pied du premier ovoo rencontré : Outchka en fait trois fois le tour pour demander aux esprits que notre voyage se déroule bien ….

Nous en verrons de bien plus beaux !

L’ambiance est super et notre premier picnic prometteur en ce qui concerne les qualités de cuisinière de notre guide ….

La table est mise

Pudje vide les bagages pour installer les feux à l’abri du vent et Outchka nous installe le lave-mains, très astucieux.

Chaque jour, après le repas de midi, Pudje doit recharger bagages et caisses de provisions … un vrai pari à chaque fois!

Pour cette première journée, nous rejoignons le vieux monastère d’Amarbaysgalant, datant de 1727, à 350 km au nord de la capitale. Les pistes sont très souvent 2 traces dans l’herbe, très mauvaises car entrecoupées d’ornières. Paysages superbes peuplés de nombreux troupeaux de chevaux, grande fierté des mongols !

Notre première nuit se passe dans un petit camp touristique où notre 4X4 rencontre un petit frère …. Des petits rongeurs séjournent près de notre yourte et ne sont pas effrayés du tout ! On en voit constamment sur la piste qui traversent juste avant notre passage.

C’est notre 1ère yourte ! très confortable celle-ci …

Le lendemain nous allons visiter ce très beau monastère situé dans un cadre bucolique et paisible.

Le monastère au loin, on voit les nombreuses pistes qui y mènent.

Les esprits protecteurs en gardent l’entrée

Nous sommes en présence de la secte des bonnets jaunes …

Nous reprenons la piste puis la route pour rejoindre Erdenet, ville minière peu intéressante que nous dépassons rapidement pour rejoindre plus à l’ouest le volcan Uran.

Des grues

Paysage volcanique avec ses scories et coulées de lave.

Dans le cratère du volcan,  un petit lac.

Nous décidons de bivouaquer à son pied. Nous sommes à 1544m d’altitude, il fait un peu frais …. Jean-Louis nous allume un bon feu de camp.

Nous reprenons la route le lendemain pour visiter la ruine de Baibalic. C’était la capitale de la tribu Ouigur et elle date du 6ème siècle après JC. Il ne reste malheureusement que  2 pans sur 4 des murs d’enceinte. Photogéniques tout de même.

Je vous présente maintenant la yourte type d’ une famille mongole (parents avec un ou deux enfants) : il y a toujours le petit camion pour déménager (ce sont des nomades !!!), la moto pour rassembler le troupeau, le panneau solaire pour l’électricité et enfin l’antenne parabolique.  En général il n’y a qu’un lit qui sert aussi de canapé, le reste de la famille dort par terre. Au loin, deux ou trois chevaux que les gamins montent aussi bien que les adultes.

Après 3 jours en Mongolie, nous avons déjà vu quantité de troupeaux et de cavaliers ainsi que des yacks, nouveaux à notre collection d’animaux.

Un couple rassemble son troupeau de yacks : la femme à cheval, l’homme en moto.

Nous sommes surpris de voir de nombreux villages aux maisons colorées. On peut s’y restaurer dans des guans (bistrots) ou faire les courses dans de petites épiceries ….. Les habitants sont des semi-nomades : en été, ils partent dans la steppe avec leur troupeau et en hiver (8 mois), ils reviennent habiter au village pour que les enfants puissent aller à l’école.

Cette cliente accepte volontiers de se faire photographier.

Nous passons la ville de Moron dont l’entrée est annoncée, comme toute ville de moyenne importance ( 130 000 habitants tout de même ), par un portique représentant un point fort de la région.

Encore 100 km vers le nord et nous arrivons au  lac KHOVSGOL encore partiellement gelé. Il fait frais et dormons dans une yourte avec un petit poêle que l’on allume le soir avant de se coucher. Le temps de s’endormir et le feu s’éteint, on recommence l’opération le matin pour se lever ….

Nous y faisons la connaissance d’un éleveur de rennes, descendu des montagnes Tsaatan, à l’ouest du pays. Il vient présenter son troupeau au printemps car  même les mongols ne sont pas habitués à en voir ; cela lui permet de gagner un peu d’argent avec les touristes …

Son épouse est une chaman et elle a consacré les 12 ovoos de la photo qui suit. Tout le monde va  leur rendre hommage ….

Le soir, nous cuisinons et dînons dans la yourte afin de nous réchauffer.

Le lendemain matin, stupeur ! le lac est repris par les glaces et il fait bien froid. Notre UAZ refuse de démarrer !!!! Ici, pas de pinces pour se dépanner, surtout qu’il n’y a pas de véhicule alentour …. Pudje ne dit rien mais il passe à l’arrière du véhicule, commence à décharger les bagages et réapparaît avec une manivelle !!! très longue car le moteur se trouve au milieu du véhicule ….

Après cette mésaventure, nous poursuivons notre route qui devient piste et nous mène vers nos premières stèles de cervidés.

Et ce n’est qu’un début ! Non loin de Moron, nous arrivons à un site classé comme étant le plus beau de Mongolie. On y voit 14 stèles qui datent de l’âge de bronze.

Nouvelle surprise : nous allons nous restaurer chez un ancien chauffeur d’Outchka, à la retraite, qui a ouvert une yourte d’hôte et un guanz en pleine ville ! Il nous a préparé des ravioli vapeur, un régal ! Ces gens sont vraiment extraordinaires , ils ont toujours plusieurs cordes à leur arc.

Bien repus, nous faisons quelques courses et nous nous attaquons à la longue piste de montagne qui  va nous emmener au parc naturel de Khorgo-Terkhiin Tsaagan Nuer. Nous ne verrons plus le goudron pendant un moment ! Nous passons à proximité d’une famille en train de monter sa yourte. Allons les aider !!!!

Et voilà, vous savez tout maintenant ! il y a plusieurs couches de feutre et de bâches plastifiées ce qui fait qu’à l’intérieur, il y fait très bon. Fraîcheur relative quand il fait chaud dehors et une température qui monte vite dés qu’on allume le poêle.

Jean-Louis a été sous haute surveillance par le père de famille qui surveillait ses noeuds pendant le montage de la yourte ….

Plus d’une heure de travail, puis le thé au lait pour nous remercier avec des bouts de fromage séché au soleil …. Surtout, ne rien refuser nous a-t-on dit …..

Rien n’est encore installé mais tout le monde s’y met. On allume le feu avec des crottes de yacks.

Les meubles sont encore en vrac à l’extérieur.

Nous reprenons la route et croisons d’autres nomades avec leurs petits camions chargés de leur yourte. C’est l’époque de la transhumance ….

Comme nous avons encore pas mal de chemin à faire, nous n’arrivons à notre gîte du soir qu’ à 20 heures !!! et on nous attend le lendemain matin à 7 heures pour traire les yacks !

Nous sommes accueillis par cette charmante dame qui fut médecin de campagne. Elle parcourait la steppe en moto, de village en village, pour soigner ses patients. Maintenant à la retraite, elle est éleveuse de yacks et possède 2 yourtes d’hôte … Avant de nous coucher , elle nous apporte un flacon d’alcool de lait de yack ….

 

Jean-Louis a fait une touche …

La tradition veut que notre hôte verse quelques gouttes de lait sur les roues du véhicule avant le départ

Sur la piste, une maman cane et ses petits ….

Nous sommes fréquemment survolés par des milans

Sur la piste, nous assistons à une séance de dressage improvisée.

Il est bientôt midi. En pleine steppe, apparaît un village perdu où nous nous arrêtons pour déjeuner dans un guanz. Il y a juste quelques tables sur lesquels mangent des habitués.

La cuisinière prépare ses ravioli

Nous arrivons en fin d’après-midi au lac Terkhiin par un temps assez maussade.

C’est là que nous rencontrons une autre guide qui nous parle d’un site de 27 stèles à cervidés, non loin de notre tracé. Bien sûr, nous sommes partant pour cette nouvelle découverte.

Nous poursuivons notre chemin

Nous demandons notre chemin auprès des propriétaires des quelques yourtes rencontrées ….

Ici, le fromage de chèvre sèche au soleil ….

Et avant d’arriver au site tant convoité, c’est la panne : nous venons de perdre les boulons de l’étrier qui fixe les lames sur  le pont avant   ….

Fort heureusement, Pudje a tout prévu et il répare cela en quelques minutes.

Et nous y voilà ! Il n’y a plus qu’à se laisser emporter par les photos …

Le site de Jargalantyn

En bas à gauche, on voit une hache

 

Les stèles sont des monuments sacrés ; tout autour, on y voit toujours des tombes.

Au programme du reste de la journée : les courses au marché du village puis  les sources chaudes de Tsenker.

Une marmotte

Comme au souk, chaque catégorie de produits a son quartier ; les containers servent de boutiques.

Nous avons eu de la chance, il n’a pas plu ! ce qui ne sera pas le cas pour le reste de l’après-midi …. les pistes deviennent boueuses et glissantes.

Nous nous baignons tout de même, sous un crachin breton mais dans une eau à 40°. Pas de photos malheureusement ….

Le lendemain, c’est la patinoire ! le véhicule va de droite à gauche, son arrière  se déporte dangereusement dans les dévers, nous nous cramponnons …. Au fait, je ne l’ai dit à personne pendant le voyage mais nous n’avions pas de ceinture de sécurité … C’est là qu’elle m’a le plus manqué ! cela  fait bien rigoler Pudje qui nous demande de temps à autre « ça va ? » car il sent la tension de ses passagers, guide comprise  ….

Les prairies sont fleuries suite à cette pluie bienvenue. Nous sommes dans la région de l’Arkhangai, connue pour son humidité mais aussi pour la qualité  de ses herbages.

 

Nous arrivons dans la vallée de l’ Orkhon, accueillis par le soleil enfin revenu.

Notre famille d’accueil est installée parmi les champs de lave ce qui rend son accès difficile mais qui donne de superbes paysages.

Un saut au village de Bat Ulzii, pour  visiter une petite entreprise qui fabrique les bois des yourtes. Pendant ce temps, Pudje part à la recherche de la plaque métallique que nous avions perdu lorsque les boulons d’un étrier étaient tombés sur la piste. Ce soir il va réparer tout cela.

En été, on cuisine dehors

Petit déjeuner au soleil, cela fait du bien !

Le gamin a pour mission d’éloigner les vaches des yourtes

Nous restons ici deux jours, ce qui nous permet d’aller voir les chutes de l’Orkhon et de nous reposer un peu. C’est la première journée de repos après 10 jours bien remplis.

Nous dégustons chez notre hôte un plat mongole ( viande de mouton cuite avec des pierres) arrosé de bière. Je n’ai jamais vu une bouteille aussi grande ! deux litres !!!

 

Après 2 jours passés dans la vallée de l’Orkhon, avec ses cours d’eau et ses cascades, nous traversons la chaîne du Khangay et nous dirigeons plein sud vers le désert de Gobi. La chaleur est de retour.

Avant de nous engager dans le désert de Gobi, il faut faire le plein d’eau. Chaque village a un puits entretenu par les autorités mais il nous faut appeler, par téléphone, le gardien afin qu’il vienne démarrer la pompe, moyennant contribution … Quelques villageois accourent pour profiter de cette ouverture du point d’eau non prévue.

Le paysage est de plus en plus plat et désertique. Nous arrivons en fin d’après-midi dans un petit camp de yourtes, rien en vue à 360 degrés, et par grand vent ! C’est le désert !!! On retrouve l’atmosphère de nos virées africaines ; ce ne sont plus les paysages verts mongoles.

Ciel menaçant dans un décor de bout du monde

Il a plu des trombes pendant la nuit et le lendemain le désert est couvert d’herbe. Cela donne un ton vert inhabituel. Nous croisons la route d’un renard . Pas le temps de photographier.

Et voilà nos premiers chameaux ! Des vrais, avec 2 bosses, pas comme au Maroc !

Leur laine d’hiver s’envole au vent …

Nous nous arrêtons plus loin à un puits, où un nomade et sa fille puisent l’eau pour leurs troupeaux : moutons et chèvres, vaches mais aussi chameaux  !!! D’abord avec une pompe puis à la main car il n’y a plus assez d’eau. Pudje et Outchka les aide à éloigner les animaux qui ne respectent pas leur ordre de passage.

Plus loin, nous arrivons aux falaises d’ocre que nous parcourrons pour déjeuner à midi dans un paysage de carte postale : ce sont les montagnes pyramide.

Notre famille d’accueil de mercredi 19 juin se compose de 8 enfants ! Parents en plein désert de Gobi, enfants présents en été et au village à l’école en hiver, plus les 2 grands à la fac à Oulan Bator ! Nous sommes accueillis avec beaucoup de gentillesse. Nous assistons à la traite des chèvres qui sont attachées d’une manière originale, typique du sud Gobi : sur 2 lignes, 2 par 2 et en alternance de part et d’autre d’une corde. Vidéo mémorable.

Jean-Louis se repose car la soirée va être rude …

Outchka et moi-même préparons le dîner

La traite en fin d’après-midi : il y a ainsi 130 chèvres attachées sur deux rangs

On passe la soirée devant 1 litre de Vodka mongole que l’on finira !!! Beaucoup de questions sur notre vie en France, nos métiers, etc …. La bonne humeur est de mise, les joues se colorent  …

Le lendemain, nous partons à la recherche de pétroglyphes sur la montagne Tevsh. Ils sont disséminés sur de gros rochers , le plus remarquable est celui d’un chariot avec 2 chevaux et un chasseur avec son arc.

C’est sur les rochers de cette colline qu’il y a une multitude de gravures rupestres

On peut voir en haut à droite un homme qui tire à l’arc

A gauche, un cerf et un mouflon

Nous devons traverser la chaîne Arts Bogd pour poursuivre notre descente vers le sud du pays. Parfois la piste serpente dans le canyon crée par un oued.

D’autres fois,  nous devons rouler sur les hauteurs, montant et descendant les collines qui se succèdent.

On aperçoit la piste au loin, peu tracée

Des aigles fauves, espèce endémique du Gobi

A la sortie de cette traversée, un arbre !!! c’est si rare qu’on peut le signaler ….. nous y déjeunerons à son ombre

Et au loin, la caravane passe …..

Le soir, après avoir croisé 2 groupes de gazelles, nous arrivons aux dunes de Konghor. Rien à voir avec ce que nous connaissons : une grande ligne de dunes qui s’ étend , paraît-il, sur 140 km et qui a pour plus grande largeur 28 km. Une piste la traverse au plus étroit  mais nous ne sommes pas équipés pour aller dans le sable. En plus, nous sommes seuls ….

Au loin, la grande dune

Le lendemain, nous longeons le cordon dunaire pendant une heure sur une piste en tôle ondulée…. on est bien secoués et la progression est lente car, en plus, on traverse de nombreux petits oueds très creux, ce qui brise l’élan . Arrivons à un village pour quelques courses et le plein d’essence, quelques kilomètres de goudron que nous quittons pour entreprendre notre remontée vers le nord. Nous sommes toujours dans le Gobi et nous nous préparons à traverser l’extrémité Est de la grande chaîne de l’Altai.

Nous pénétrons dans le canyon de Dungene *** : une merveille !!!

Le vent est tel que nous déjeunons à l’entrée du canyon, bien à l’abri

Nous remontons un oued où coule heureusement un petit ruisseau entre de hautes murailles qui se resserrent de plus en plus.

Passera ? Passera pas ?

Ceci pendant une vingtaine de kilomètres. Impressionnant ! A sa sortie, on se dirige vers le canyon de Yol que l’on remontera à pied pour y admirer les névés encore présents.

Après une nuit passée à plus de 2000 m d’altitude , nous confirmons que la yourte est bien adaptée à ce climat : elle reste chaude par temps frais et fraîche par forte chaleur. On peut aussi gérer l’aération par le toit ou les côtés. Nous quittons la zone montagneuse et descendons à 1250 m d’altitude . Ciel gris depuis plusieurs jours mais il ne pleut que la nuit…. Nous rejoignons les falaises enflammées, petit massif rouge au milieu de la steppe. Nous dormirons non loin, près du village de Bulgan. 

Couleur ocre surprenante après ces journées passées plutôt dans le gris

Il menace de pleuvoir, il fait froid … Outchka a trouvé auprès d’ une femme, rencontrée au village, une yourte fort confortable. La propriétaire est nouvelle dans le business mais elle a déjà prévu des sanitaires avec douches qui sont le bienvenue, même si elles sont un peu fraîches …. Elle est toute contente de nous accompagner car elle a ses petits-enfants en vacances chez elle et elle n’en peut plus ….. Elle laisse son mari gérer les petits ….

Elle est très surprise de voir Jean-Louis aux fourneaux !

Nous n’avons pas trouvé de pain, qu’à cela ne tienne !!! Jean-Louis est chargé de cuire les galettes. Notre hôtesse a dormi tout l’après-midi et nous l’invitons à dîner.

Le lendemain, petit tour dans la « forêt » de saxouls, petits arbres endémiques du Gobi qui ne dépassent pas 1,50 m de hauteur. Ils ressemblent à du genêt mais avec un gros tronc. Espèce protégée maintenant. Ceux de la photo auraient mille ans.

Le lendemain nous traversons la steppe d’Ongui. Grande surprise , c’est tout plat, sur une centaine de km ! On y voit des troupeaux immenses de chameaux, le plus grand propriétaire en a 1000. Pourquoi ai- je demandé ? Fierté mongole à répondu Outchka .

Il reste encore quelques collines et de l’herbe verte

On se retrouve dans une zone désertique et plate à perte de vue.

Les nomades doivent déplacer leurs yourtes beaucoup plus souvent alors pourquoi ne pas les mettre sur roues ?

Ils n’ont rien inventé comme le prouve cette photo prise au musée, à l’époque de Gengis Khan :

De nos jours, ils déplacent leur yourte avec un 4X4 ….

Après un bon repas sur l’herbe et au soleil ( eh oui, il est revenu), nous retrouvons un peu de relief, bien plus joli pour les photos.

Nous arrivons assez tôt à notre lodge, pour la sieste, avant de visiter les ruines de la lamasserie d’Ongui. Il y avait ici un grand monastère et plus de 1000 moines mais, comme dans toute la Mongolie, les russes sont passés par là et ont tout détruit. Depuis 1991, date de l’indépendance du pays, ils reconstruisent et mettent en valeur de nombreux sites semblables.

N’oublions pas le moulin à prières !

 

C’est un des plus beaux camps du pays. Les yourtes sont construites comme dans l’ancien temps. Intérieur tout confort.

Le soir, nous avons droit à un défilé avec costumes exécuté par le personnel du lodge. Simple et sympathique .

Lundi 24 juin, départ à 8 heures. Nous avons 3 heures de piste pour quitter cette steppe et après, encore 170 km pour rejoindre le site de Kharkhorin, ancienne capitale mongole, du temps de Gengis Khan.

C’était une ville qui s’étendait dans un carré de 4 km de côté, ceint de murs surmontés de 108 stuppas. Il y avait une église, 2 mosquées et plusieurs temples boudhistes. Des fouilles en 2011 ont mis à jour un tombeau jamais exploré. Parmi les nombreux objets exposés au petit musée, des pièces d’or de l’époque byzantine. Très belle et intéressante visite. Les photos  prises sur le site correspondent à un nouveau monastère 10 fois plus petit que l’original.

Les jeunes moines ferment la partie supérieur du toit car le ciel est menaçant.

Nous arrivons à la fin du voyage. Nous quittons Kharkhorin par le goudron (cela faisait longtemps ….) et progressons vers Oulan Bator. C’est notre dernier jour de visites et il promet !

Arrivée au petit Gobi , nommé ainsi car il y a un petit cordon dunaire, curieusement accolé à des prairies et un plan d’eau.

Du bétail au pied des dunes, spectacle curieux

Et de l’eau  ….

Nous continuons la piste jusqu’au temple Erdene Khambiin. Juché dans la montagne, il se compose de nombreux petits bâtiments anciens . Un endroit très beau et reposant.

En fin d’après-midi nous arrivons au parc national de Khustai qui abrite les chevaux sauvages Prezewalski, ancêtres de nos chevaux. En verrons nous ? au début, on a presque besoin des jumelles pour les voir dans les hauteurs. En prime, de nombreuses marmottes qui courent dans tous les sens et 2 superbes cerfs.

 

Et en fin d’après-midi, alors qu’on allait renoncer à les attendre, les voilà qui descendent au bord de la piste, pas farouches du tout !

Comme eux, nous allons rentrer chez nous ….

Après 3850 km, nous voilà de retour à la capitale. Nous quittons la Mongolie le 27 juin.

 

 

Maroc, mai 2019

Cette édition marocaine 2019 recouvre tout ce que nous aimons : de belles pistes en montagne, parfois au fond de gorges d’autres fois en altitude, un peu de tourisme avec les « agadirs » ( greniers fortifiés ) et pour finir, un parcours de sable dans les dunes. Ci-dessous, le tracé du trajet effectué.

Partant de Nador, ce trajet de 3450 km nous ramène à Tanger.

Nous sommes 4 équipages, deux Land Rover, un Toyota et notre Mercedes. Toujours la même équipe qui apprécie autant l’aventure que la bonne chère …

Tout en appréciant ce repas au soleil, nous apercevons au loin des sommets enneigés. Y aurons-nous droit  lors de notre traversée ?

A partir de Bouleman, nous suivons une très belle piste qui traverse une forêt de cèdres afin de rejoindre, bien plus au sud, la piste de la cathédrale.

Nous bivouaquons un peu plus loin pour être d’attaque le lendemain : nous allons voir notre premier grenier fortifié, niché au creux d’ une falaise . On l’observe de loin, n’ayant pas l’audace de suivre la sente de chèvre assez vertigineuse qui y mène.

On devine des bâtiments dans la faille horizontale de la falaise

En voici quelques détails, photos que je n’ai pas réussies à faire, gracieusement offertes par Solange :

Les greniers d’Aoujgal.

Cette situation stratégique permet d’éviter les attaques de pilleurs !!

Cette journée du 5 mai a très bien démarré. Et ce n’est pas fini….. Nous traversons des paysages semi-désertiques, rencontrons quelques paysans avec leurs ânes qui ramènent le bois au village et devons parfois chercher la piste qui disparaît pour renaître un peu plus loin. Il y a de la boue par moments, ce qui n’est vraiment pas habituel au Maroc !

Nous arrivons enfin dans une vallée qui suit une rivière tumultueuse, gonflée par les pluies qui ont sévi récemment. Impressionnant, surtout qu’il y a deux ans, nous avions suivi cette même piste longeant un cours d’eau bien calme.

Pourvu que la piste soit praticable jusqu’au bout !……

Ce soir, c’est l’anniversaire de Sophie ! Nous recherchons un endroit un peu surélevé pour faire bivouac au sec et en sécurité, les oueds pouvant gonfler subitement, et surtout pour profiter de l’excellent dîner préparé par Guy et Sophie : entre autre, le rossbeef  et en dessert, macarons faits maison.

Quand je disais « faits maison » !….

Le lendemain, la piste s’élève et la rivière devient moins inquiétante.

Nous sortons de cette première gorge et trouvons un paysage plus champêtre.

Et puis, nous replongeons dans un nouveau canyon. Mais ceci ne nous empêche pas de prendre le « gorgeon » du matin …

Nous arrivons enfin à l’un des points forts du voyage : la piste de la Cathédrale, que nous avons prévu cette année de faire dans le sens nord-sud.

Le massif montagneux que l’on aperçoit s’appelle « la cathédrale »

Mais nous allons vite déchanter ! Les intempéries de l’hiver précédent ont fortement endommagé la piste. Nous surmontons le 1er obstacle en consolidant le terrain qui s’était éboulé, au bord évidemment d’un grand précipice …..

Mais au second éboulement, après seulement 200 mètres, la partie nous semble titanesque vue qu’il reste encore une vingtaine de kilomètres à parcourir …. Le demi-tour sera déjà des plus délicats ….

Après un repos bien mérité, nous rebroussons chemin et prenons une nouvelle piste/route  qui contourne le massif. De nombreux cols, dont un à 2900 m d’altitude tout de même, des lacets, un tracé inconnu de nous mais très plaisant.

 

Maison fortifiée ou silo ?

Quelques villages traversés …

Et finalement, la superbe descente vers El Kelaa des Mgouna afin de refaire les pleins pour poursuivre notre route.

Hé oui, c’est notre piste !

Une dernière étroiture avant de rejoindre le goudron. On ne résiste pas au plaisir de faire bivouac dans ce lieu sauvage, surtout que ce soir nous sommes invités chez Solange et Georges …

Traversée de Ouarzazate sans problème et après 200 km, nous retrouvons une petite piste dont l’entrée est bien cachée et qui va à nouveau nous entraîner dans les hauteurs. Un bivouac à 2460 m d’altitude, un peu frais inévitablement. Désolée pour ceux qui n’ont pas le chauffage ….

Village « d’alpage » qui paraît abandonné mais nous sommes un peu tôt dans la saison à ces altitudes

C’est le premier soir où nous devons monter la tente qui nous abritera pour le dîner

Un paysage majestueux se présente à nous le lendemain au soleil levant.

Nous nous préparons à sortir de ce massif lorsque, surprise, il n’y a plus de piste. Tout est éboulé et nous ne voyons pas comment court-circuiter ce passage …  Mais la chance est avec nous, une excavatrice apparaît et son conducteur s’applique à nous construire un pan incliné qui nous permettra de passer.

Plus besoin de faire demi-tour, ce que nous abhorrons

Le goudron retrouvé, en route pour les greniers d’Ifri. Cette fois-ci, nous avons à faire à un ensemble troglodyte , protégé par une porte et que nous visitons avec un guide rencontré au village. Chaque habitant possède encore de nos jours « une cellule », fermée à clé,  dans laquelle il peut engranger sa récolte.

Cette jolie jeune fille nous a aidés à trouver le guide.

Depuis le village, on aperçoit le grenier

Certaines cellules sont accessibles uniquement avec une échelle …

C’est la région du safran et nous pouvons nous en procurer auprès de notre guide .

Plus au sud du pays, plus d’intégrisme …

Nous passons ensuite les villes de Talaouine, Tata et commençons notre remontée vers le Nord.Nous rejoignons Foum Zguid et y retrouvons notre camping habituel ainsi que le bar qui fait de délicieuses oranges pressées. Par contre, pour les courses, nada ! c’est le Ramadan …

Finie la montagne, nous remontons le lac Iriki en roulant un bon moment dans un désert de cailloux fort désagréables pour notre confort et pour les véhicules. Il commence à faire chaud !

Un puits mais pour qui ?

Et enfin le sable !!! Chaque année nous aimons retrouver cette sensation de bout du monde mais aussi de grande liberté. Nous entrons dans l’Erg Chegaga.

Il fait 58° au soleil et 45° dans le 4X4

Et c’est le premier plantage

Vite, la photo de groupe ; désolée, on n’arrive jamais à avoir tous les bras en l’air en même temps !!!

Georges contourne une cuvette où il vaut mieux ne pas descendre ….

Mais parfois, le premier de la colonne se retrouve dans le fond. A ce moment là, les autres évitent d’y descendre avec leurs véhicules. Tout le monde se mobilise pour aider le malheureux.

Dans l’animation qui suit, afin de limiter les efforts par très grande chaleur,(1) on tire avec le treuil le véhicule qui doit monter sur ses plaques, (2) celui-ci pourra se lancer pour remonter.

La camerawoman (Sophie) se donne toujours beaucoup de mal pour être bien placée !

Le bivouac s’installe

Lorsqu’on descend une dune, il ne faut jamais vouloir aller plus vite que la musique ….

Quand un véhicule, voir  deux, est en bascule au sommet d’une dune, il faut le treuiller, par l’avant ou par l’arrière selon sa position. En creusant autour c’est faisable mais bien plus fastidieux !

La plupart du temps, le meneur nous fait un beau tracé qui sillonne dans l’erg.

Mais nous ne sommes pas tous égaux devant une grande montée ….

C’est bon, Guy est passé ; au tour de Georges maintenant.

C’est que le Def 110 de Georges et Solange n’est pas tout jeune ; après plusieurs essais et un petit coup de treuil, il arrivera aussi à franchir cet obstacle.

Une belle rencontre

Bien sûr, nous regrettons les grandes traversées d’ergs, qui pouvaient durer une semaine, que nous avons pu faire en Lybie et en Algérie, mais à défaut de pouvoir y retourner, nous passons encore de bons moments au Maroc.

Sortant de l’erg Chegaga, nous remontons l’oued Draa car il est temps pour nous de penser au retour. Nous retrouvons le village de Mahmid avec cette belle bâtisse fortifiée.

Nous nous rendons alors à Zagora chez Ali, notre garagiste préféré pour les quelques réparations nécessaires et passons la nuit au camping « Prends ton temps » tout proche.

Quelques courses et lessives avant de rejoindre le djebel qui nous attend.

De très beaux paysages parmi les lauriers roses, des passages trialisants pour franchir des oueds à sec dont la sortie n’existe plus … On continue à se régaler.

Après l’effort, le réconfort. Nos messieurs aiment bien faire la sieste avant de reprendre le volant !

Nous arrivons à un très beau passage fleuri et oublions un peu la prudence. Nous arrêtons François via la VHF car un gros rocher surplombant le chemin va toucher sa cellule à cause du ballant inévitable quand on progresse sur un terrain inégal.

Bien sûr, ce problème n’est valable que pour les « gros », ceux qui ont une AzalaÏ !

Les Landrover passent aisément

Au Maroc, tout se fait à la main et à dos d’homme (souvent de femmes !), d’où ces petits carrés cultivés.

Une dernière nuit sauvage, au fond d’un oued pour s’abriter du vent …. Aucune crainte de crue, il est bien large et nous sommes à côté de la sortie.

Nous rejoignons le goudron et la civilisation.

Un arrêt à Fez que nous n’avons pas visité depuis longtemps. Une bonne journée de tourisme avant de rejoindre Tetouan puis le port de Tanger Med où nous embarquons pour rejoindre La France, à Sète.

Dans la médina

Le quartier des tanneurs.

Boutiques diverses

Fabrique de céramiques, tout est fait main

Même la médina est atteinte par les temps modernes ! Il y aurait plus de paraboles que d’habitants ….

Une visite au marché de Martil où la marchande tient à ce que j’essaie son couvre-chef.

 

Guatemala et Bélize Janvier 2019

Nos amis Alain et Fernande ayant un couple d’amis à Playa Del Carmen au Mexique, ils nous proposent d’en profiter pour  visiter le Guatemala, pays riche en sites archéologiques et dont la situation géographique offre de superbes paysages tropicaux.

Ayant tous les quatre une année 2019 bien chargée, il nous restait juste 15 jours en janvier pour réaliser ce projet.

Nous avons donc loué avec Fernande et Alain, nos compagnons de grands voyages en 4X4 de par le monde, une voiture au départ de Cancun au MEXIQUE, afin de traverser le Bélize pour arriver assez rapidement au Guatemala.

Avec nos fidèles outils , à savoir un ordinateur connecté à un Gps, nous pouvons circuler partout, comme lors de nos virées 4X4 habituelles.

De Cancun à Rio Dulce, en passant par Tikal.

Nous quittons Playa del Carmen où nous avons été si bien accueillis par nos hôtes Leti et Fred. Après une cinquantaine de kilomètres, première halte pour visiter le Cenote Dos Ojos.

Les cénotes (ou puits sacrés) sont des gouffres ou des avens , en milieu karstique, totalement ou partiellement remplis  d’eau douce . On en trouve plus d’un millier au Yucatan. Ils peuvent être souterrains ou en surface.

Nous avons opté pour une rivière souterraine que l’on parcourt avec masque et tuba.

On peut même voir les racines de palmiers qui ont réussi à transpercer les couches rocheuses afin de trouver l’eau, c’est très étrange. Cette rivière s’étend sur une centaine de kilomètres en de multiples bras étroits.

Troncs ou racines ?

Après cet intermède, nous poursuivons notre route jusqu’à la Lagune de Bacalar, appelée aussi la Lagune aux sept couleurs.

Au loin, le détroit « des pirates », passage qui relie le lac à la mer des Caraïbes, et par lequel les corsaires, soutenus par les anglais et les français, venaient attaquer espagnols et portugais qui s’étaient partagé les Caraïbes.

La ville était protégée par le fort San Felipe, surprenant par sa si petite taille.

Des cénotes sont apparus sous la surface de l’eau lors de violents tremblements de terre. Le lac présente alors des différences de profondeurs très importantes et soudaines, ce qui provoque des dégradés de bleus superbes.

Le bleu clair est une zone de profondeur 1 mètre, le foncé représente un trou, à parois verticales, qui descend à 100 mètres …

Nous découvrons aussi les stromatolithes. Cela ressemble à des blocs de pierre plats, c’est dur comme de la pierre, mais c’est vivant. Ils grandissent tout de même d’un demi centimètre par an.

Mais Bacalar, ce n’est pas que cela ; la petite ville mexicaine a un charme réel. C’est un lieu de villégiature pour mexicains et nous avons aimé nous y promener.

Et voyez l’ambiance !

Nous décidons de passer la nuit dans un village voisin, Xul-Ha. Et c’est la fête !!! la musique est assourdissante, comme partout au Mexique …. et les tacos deliciosos.

Dimanche 13 janvier, nous reprenons la route et entrons au BÉLIZE. C’est le seul pays anglophone de l’Amérique centrale. Passage de frontière rapide, il y a peu de voitures et l’agence de location nous avait fait les bons papiers (notariés !) qui permettent d’exporter temporairement un véhicule qui ne nous appartient pas.

On se trouve très rapidement sur une piste, roulante, parmi les manguiers et les cannes à sucre. Direction la petite ville d’Orange Walk, capitale de la canne à sucre. Nous avons choisi cette bourgade pour 2 nuits car c’est le point de départ des « lanchas » qui remontent la rivière jusqu’au site maya de Lamanai.

Lamanai signifie « le temple du crocodile »

On a effectivement vu un grand crocodile mâle et plus loin, une portée de petits.

De nombreux oiseaux exotiques ainsi qu’un bel iguane.

Monsieur s’est vêtu de ses belles couleurs orangées pour attirer la femelle qui se trouve un peu plus haut sur l’arbre. On la voit à peine car la pauvre est toute verte …

Un peu de sérieux maintenant. Le site archéologique n’a été ouvert au public qu’en 2005. Notre guide a été le premier engagé et a fait parti des « découvreurs » d’objets d’époque. Lorsqu’il plongeait dans la rivière, étant enfant, il a remonté nombre de statuettes en pierre et a même découvert un bateau qui n’a jamais été renfloué, faute de moyens.

Il nous explique que les mayas ne connaissaient ni la roue ni le fer, ils ont vécu au Belize entre 600 et 500 ans av JC. Sachant cela, leurs pyramides sont déjà une prouesse ! Mais pendant ce temps là en Egypte …

Au-dessus, la pyramide du jaguar et ci-dessous, celle des masques.

On peut constater à droite les 3 niveaux d’escaliers bâtis par les rois successifs. Le gros travail consiste à retrouver la pyramide originelle.

La visite se fait en compagnie des singes hurleurs :

On nous sert sur place un repas typique, et puis c’est le retour ; une heure de bateau à plein régime. Impressionnant dans les virages !

Après le Bélize, nous entrons au GUATEMALA. Passage de frontière rapide, puis une soixantaine de kilomètres et nous nous installons chez Ernesto, au bord du lac Petén à El Remate. Nous sommes à pied d’oeuvre pour la visite du lendemain, le grandiose site maya de Tikal.

Casa de Ernesto

C’est la lessive à l’hotel …

Dès le matin, nous roulons une vingtaine de kilomètres  pour arriver au site ; les panneaux indicateurs nous promettent de rencontrer de nombreux animaux sauvages … on n’en verra pas !

Tikal était le centre économique le plus important du pays ; les premières constructions apparaissent au VII ème siècle av JC. Ces  édifices sont au fil des siècles recouverts par d’autres structures, comme on a déjà vu à Lamanai et partout ailleurs.La cité connaîtra son apogée entre l’an 300 et l’an 900, durant la période classique, couvrant une superficie de 600 km carrés. Ce fut un grand centre commercial et on a pu y visiter, en plus des pyramides, des bâtiments administratifs, ainsi qu’une grande agora, qui reflètent l’importance de ses activités.
Nous sommes en pleine jungle, on voit bien que de nombreux bâtiments n’ont pas encore été dégagés..
Nous organisons notre circuit pour la journée et commençons par le temple n°V.
Se succédent ensuite 5 autres temples dont le plus haut, le IV, fait 65m.
Très belle journée, surtout qu’il a fait beau et environ 25° alors que la veille, nous avions roulé en permanence sous la pluie.

Les salles sont étroites, ils ne savaient pas construire une voute …. Dire que le linteau de bois a plus de 1000 ans !

 

Lorsque l’on grimpe au sommet d’une de ces pyramides, on a une vue superbe sur le site et la jungle environnante.

On y monte à ses risques et périls, pas de parapet !

Le soir, de retour au bord du lac, je profite d’un magnifique coucher de soleil.

Soudain une scène surréaliste …..

Le lendemain matin, la nature s’éveille ….

Un superbe pivert

Nous reprenons la route pour rejoindre Rio Dulce, surprenante petite ville au sud est du Guatemala, installée au bord du lac Izabal .
D’un côté, cela grouille de gens parmi les échoppes de fruits, légumes et tous les commerces possibles,bien sûr tout cela en musique !
De l’autre, c’est une immense marina où des bateaux américains et canadiens, en provenance de la mer des Caraïbes, après avoir remonté la rivière sur une quarantaine de kilomètres, viennent s’amarrer à moindre prix l

Nous louons une lancha qui nous permet de profiter de ce lieu superbe. Nous passons tout d’abord près du fortin San Felipe, édifié par les espagnols pour combattre les anglais .

Puis l’île aux oiseaux ; ceux-ci sont perchés sur les arbres dans toutes les positions possibles…


Nous remontons le fleuve jusqu’à son embouchure en profitant de scènes pittoresques de la vie de tous les jours.

Par moments, la lancha quitte le lit principal de la rivière et nous fait découvrir de petits bras sinueux et romantiques.

Et soudain, le charme de cette traversée est rompu par l’arrivée de lanchas pour touristes locaux.

La rivière finie par se rétrécir et nous voilà dans un canyon, surplombé de belles falaises blanches.

Nous arrivons finalement à Livingston, Guatemala, bourgade fort sympa que l’on ne peut atteindre que par bateau (via la mer ou le fleuve).

Quelques bateaux abandonnés dans le port que les oiseaux se font un plaisir de squatter …

Maisons colorées, musique reggae et gens souriants, un lieu bien différent du reste du pays et très attrayant.

Les habitants de cette ville très spéciale se nomment les Garifunas.

 Cela donne une ambiance très spéciale …

La mer est au bout de la rue

Est-ce une ville ou un village ? Poules et cochons se baladent en toute liberté.

Seuls véhicules, les tuk-tuk ; il y a même un policier qui fait la circulation !

Vie paisible, pas trop de clients …

Nous profitons de la proximité de la mer pour nous régaler de délicieux plats de fruits de mer avant de remonter la rivière jusqu’à Rio Dulce.

Habitants et animaux vivent en parfaite harmonie.

Nous quittons Rio Dulce le 19 janvier et décidons, lors de notre remontée vers le nord, de faire étape à nouveau à El Remate, près de Tikal. Nous avions apprécié le calme et la quiétude de cet endroit. Pour cela, nous empruntons une autre route qu’à l’aller, dans un cadre plus champêtre.

Transport en commun ou seul, ci-dessous

Une curiosité, fréquente dans les régions tropicales : les piquets des clôtures prennent racines et cela donne de belles haies fleuries.

Soudain, nous nous trouvons devant une rivière à Seyatche, que l’on ne peut franchir qu’en ferry. Heureusement que nos voyages en Afrique nous ont habitués à nous débrouiller dans ce genre de « cafouillage organisé » pour atteindre l’embarcadère ….

On se faufile comme on peut …

Traversée des piétons

Soudain, une ambulance arrive toutes sirènes hurlantes ; elle a priorité !

Nous poursuivons notre route, traversons de petits villages qui ont toujours une grande église et un beau marché.

 

Parfois un petit cimetière en bord de route …

 

Un petit attroupement nous incite à nous arrêter ; il y aurait un singe dans un arbre … Même pour les autochtones cela semble inhabituel. Un homme nous laisse entrer dans son jardin pour mieux voir.

En espagnol, « mono » qu’ils répétaient tous en choeur …

Après une nuit passée chez « Mon Ami » ,  hôtel restaurant tenu par un français à El Remate, au bord du lac Peten Itza, nous quittons le Guatemala et entrons au Bélize où nous allons passer quelques jours.Ici les lieux touristiques sont un peu « américanisés », nous déjeunons dans une atmosphère différente.

Nous sommes loin des tacos et de l’ambiance sud américaine ….

Il ne fait pas bien beau mais comme c’est une journée de liaison, ce n’est pas grave …

Ciel couvert au-dessus des bananiers

En fin d’après-midi, nous arrivons à Placencia,  petite ville très touristique sur les rivages de la mer des Caraïbes.

Nous venons de parcourir une presqu’île étroite entre mer et lagune, bien goudronnée, contrairement à ce que nous promettaient nos livres. Première impression décevante car on ne voit qu’une succession de grands hôtels ou de consortiums, plus ou moins terminés.

Nous poursuivons jusqu’au bout de la route et là, grande surprise, on adore !!!

La mer est chaude, la plage est vide, les cocotiers sont là ….

Il règne une atmosphère paisible dans cette ruelle qui longe la plage.

Un petit coucher de soleil

Nous y passerons la nuit et retournerons nous y balader le lendemain. Ambiance baba cool, on se salue quand on se croise, de la bonne musique, ….

Au  petit-déjeuner, Fernande et Alain ne peuvent résister à une dégustation de rhum ..

Artisan qui fabrique des objets en coquillages

Nous entamons le chemin du retour en  faisant un crochet par la piste (70 km tout de même avec une « voiture plate ») afin de visiter Gales Point. Un coin perdu très pauvre oú il y a des lamantins …

Mais comment voir des lamantins sans prendre la mer ? ….

Une dizaine de maisons délabrées, des gens adorables. On espère y trouver un restaurant ! Détour pittoresque.

Monsieur nous indique le restaurant qui, heureusement, existe toujours ….

La première difficulté consiste à trouver 4 chaises en plastique qui ne sont pas cassées.

C’est chose faîte, à table !

Nos hôtes, au moins 80 ans chacun, nous racontent des bribes de leur vie passée. Il y a quelques années, cette destination était très fréquentée et l’auberge faisait le plein ….

Des gens charmants qui sont heureux d’avoir de la visite.

Et voilà que Mr Gentles nous parle de son séjour à New York où il a travaillé dans l’hôtellerie, il y a plus de 50 ans.

Ils vivent chichement dans ce village d’un autre âge, mais quel paysage !….

Actuellement, la récolte des oranges bat son plein. Nous assistons au chargement d’un camion non loin de la piste.

Petit pont de bois

Notre voyage touche à sa fin ; nous quittons le Bélize le lendemain matin et parcourons 350 km au Mexique pour visiter le site maya de Cobà. Nous y étions déjà passé avec les enfants, il y a 30 ans alors qu’il n’était pas encore ouvert au publique. On grimpait sur les pyramides en s’accrochant aux arbres et lianes qui les recouvraient …. Qu’allons nous trouver maintenant ?

Vendeurs ambulants

Le chemin qui nous amène au premier groupe de bâtiments ; il a triplé de largeur par rapport à notre première visite.

Le jeu de balle : il fallait faire passer la balle dans l’anneau en n’utilisant que les pieds et les genoux.

Les singes nous regardent passer

Nous arrivons à la plus grande pyramide du site et c’est la  foule !!! rien à voir avec Tikal, perdu au fond de la jungle. Il faut dire que nous ne sommes qu’à une heure de Cancun !

C’est ainsi que se termine notre voyage. Nous retrouvons avec plaisir Leti et Fred à Playa Del Carmen où nous restons une journée avant de rentrer en France.

 

Laponie, octobre 2018

Nous venons de  passer une semaine  en Laponie, à la chasse aux aurores boréales.

Nous atterrissons à Kiruna, au nord de la Suède, au-delà du cercle polaire arctique.

De là, après 2 heures de route, toujours vers le nord, nous arriverons au Lodge Aurora (un peu avant Karesuando) où nous allons séjourner. Il est 23 heures, le ciel est dégagé et cela fait un moment que notre guide/chauffeur regarde plus par sa fenêtre latérale que devant lui ! Mais que cherche-t-il ???…….

Il s’arrête soudain, nous demande de sortir et rajoute qu’il faut mettre nos manteaux car il fait -16° ! et voilà notre première aurore boréale, un peu timide dit-il, mais comme on n’en n’a jamais vu ….

Pour un début, c’est déjà pas mal …..

Nous arrivons finalement à 1 heure du matin et nous installons dans notre chalet. Il est surprenant de voir combien il y fait bon alors qu’on rentre tout simplement par la salle de bain, qui fait sas, puis directement dans la chambre. Allez, une bonne nuit de sommeil pour être d’attaque le lendemain !

Jour 1 : samedi

Notre guide Jérôme, qui est aussi photographe professionnel, nous explique l’origine des aurores et surtout, il va nous conseiller tout au long du séjour sur la façon de les photographier.

Ce sont les vents solaires qui, en se déplaçant  à une vitesse comprise entre 300 et 1000 km par seconde, projettent des particules chargées en énergie électrique provenant des éruptions du soleil.

Comme ce phénomène peut altérer les communications sur terre ainsi que les signaux électriques, leur étude est très poussée actuellement. Des satellites ont été placés  dans l’espace, ce qui permet de prévoir, à 30 minutes près, le moment de l’arrivée sur terre de ces particules.

Nous pouvons consulter  une application  qui nous annonce chaque jour l’heure approximative d’ apparition des aurores et leur intensité, ce qui est bien pratique. Celle-ci se mesure en KP sur une échelle de 0 à 9.

Voici l’annonce d’un KP6 ; la couronne très lumineuse montre les régions d’où l’on pourra voir l’aurore.

Nous voilà fin prêts pour profiter de notre séjour.

Vue depuis notre chalet

Nous partons en reconnaissance autour du lodge afin de nous familiariser avec les lieux que nous allons parcourir lors de nos observations nocturnes.

Le lodge, vu depuis  l’autre côté du lac

Nous nous installons dans le Kota pour le déjeuner. C’est un abri finlandais, en bois, de forme hexagonale avec un foyer en son centre qui permet de cuisiner et de se réchauffer par la même occasion. Un banc le parcourt tout du long. Nous arrivons avec nos thermos remplis d’eau chaude pour la soupe que nous aurons tous les midi, à l’extérieur, durant notre séjour.

Nous nous régalons de cakes aux lardons, de Gurpis, hamburgers finlandais avec de la viande de rennes et d’un dessert pommes/bananes cuits sur le feu. Café et petits gâteaux, le ton est donné, nous allons nous régaler pendant cette semaine dite « d’aventure ».

Le lac partiellement gelé et la neige tombée le jour de notre arrivée offrent de superbes paysages.

 

Après-midi libre afin d’ être d’attaque pour notre première nuit de veille. Hé oui, la chasse aux aurores n’est pas de tout repos !!!

 

Notre impatience ne fait que croître …. vivement que le soleil se couche !

Ce premier soir nous permet d’appliquer les conseils donnés par Jérôme pour capturer ces beaux phénomènes lumineux. Je m’aperçois que nous ne les voyons pas tous de la même façon : personnellement, je vois plutôt des traînées éclairées mais grises, d’autres plutôt vertes mais d’une couleur bien moins forte que sur les photos. Epoustouflant ! En fait, c’est tout simplement parce que les appareils photos sont mis en pause durant 15/20 secondes alors que notre œil réimprime les images très rapidement.

L’attente dans le Kota

Et voici un premier aperçu d’une belle aurore boréale, prise par Jean-Louis avec un appareil photo peu performant.

On peut voir le bord rouge sous la bande verte

Jour 2 : dimanche

Le matin, nous partons pour une belle marche dans les environs ; la neige nous permet de suivre les traces de lapins et de renards tout en nous élevant un peu pour admirer la vue qui nous entoure. Nous grimpons en marchant sur un douillet lit de bruyères. Nous n’avons pas froid puisque nous avons été équipés de bonnes chaussures et d’ anoraks bien chauds.

C’est notre deuxième jour en Laponie, et Jérôme nous annonce un KP6 pour ce soir. Il est tout excité car même pour lui, c’est exceptionnel. Il nous conseille donc la sieste pour cet après-midi afin d’être en forme pour la longue veillée qui nous attend …. Comme vous pouvez vous en douter, ce n’est pas difficile d’obéir …

Dés 19h45, il faut avaler le dessert en quatrième vitesse car elles sont là !!! de partout à 360° ! Vite, allons nous habiller de pied en cape (cela prend bien 5 bonnes minutes en cumulant les couches …) et le festival commence. On ne sait où regarder car, quand elles disparaissent d’un côté, elles sortent d’un autre …. Le vert est souvent bordé de rouge que l’on voit même à l’œil nu. La présence du lac permet d’avoir ce qu’on appelle un effet miroir, superbe.

Un grand grand merci à Emilie qui nous a envoyé les superbes photos qui suivent. Les nôtres, bien que très parlantes, ne sont pas aussi nettes.

Nous sommes restés à les contempler jusqu’à minuit passé. Les plus férus se sont couchés à 4 heures du matin ….

Et que pensez-vous de celle-là ?

Jour 3 : lundi

Ici, tout le monde est aux petits soins pour nous . Vu notre coucher tardif, le petit déjeuner est à 10 heures. Il faut tout de même que je vous donne le nom de ces galettes de pain rondes qui sont délicieuses un peu tièdes : ce sont des Vetekaka.

Et pour nous remettre de nos émotions, nous partons avec le repas et quelques bûches sur le dos pour déjeuner au bord d’un lac à quelques kilomètres d’ici, à pieds bien sûr.

Il y a aussi un Kota où Jérôme allume un bon feu. Nous y réchauffons des cakes jambon/fromage ainsi que les sandwiches que nous avions préparé le matin. Toujours une petite sucrerie pour le café.

Et le soir, sauna au feu de bois au bord du lac. On chauffe, on chauffe et quand vraiment on n’y tient plus, on va se plonger dans le lac … Je l’ai fait !!! cela saisit !!! mais ensuite qu’est-ce qu’on est bien ! on a chaud pour un moment ….

De retour du sauna

Quelques aurores le soir mais on est devenus un peu blasés …. Je préfère vous en montrer une très lumineuse prise la veille :

Jour 4 : mardi

Départ pour la Norvège. Nous sommes un groupe de 6 personnes  et nous nous déplaçons en Renault Trafic. C’est la deuxième partie du voyage.

A 20 km au nord du lodge, nous entrons en Finlande où l’euro a été adopté comme monnaie nationale contrairement aux pays scandinaves. Nous en profitons pour faire quelques achats

Nous reprenons la route et longeons pendant un moment une rivière qui nous sépare de la Suède.

Puis nous parcourons une région de collines et de lacs sur environ 200 km, et depuis la route, nous apercevons des troupeaux de rennes.

 

Un beau mâle

Ils viennent lécher le sel resté sur le goudron après la fonte des neiges. Les camions roulent vite et j’ai bien peur qu’ils ne fassent pas beaucoup d’efforts pour éviter ces belles bêtes … Les locaux, qui doivent prendre leur mal en patience trop souvent, klaxonnent, ce qui les fait fuir alors que nous, nous essayons de prendre de belles photos, dommage ….

Enfin, nous arrivons en Norvège, au bord du fjord de Lyngen. Il fait plus doux mais il pleuvote … Les aurores boréales sont présentent mais le ciel couvert ne nous permet que de les deviner. Ce soir, nous nous coucherons à 21 heures. On en avait bien besoin !!!

Jour 5 : mercredi

Malheureusement, les nuages sont toujours bien bas ; nous pouvons faire quelques belles photos des Alpes de Lyngen avant que le soleil ne disparaisse pour la journée.

Bien peu de soleil …

Nous visitons sous la pluie les environs et , contrairement aux autres jours, nous sommes obligés de rentrer manger à la maison …

Un séchoir à poissons

Toit végétalisé, comme en Islande

Une bonne sieste et pour finir la journée un sauna pour se délasser.

Sauna dans l’espèce de gros tonneau

Jour 6 : jeudi

Nous sommes tellement loin de tout que je ne peux m’empêcher de vous montrer cette fiche d’informations pratiques déposée dans notre chalet :

Le ciel est un peu plus dégagé mais c’est le moment du retour à notre camp de base suédois.

Une dernière photo depuis notre chalet ; sur la droite, le kota traditionnel

Après quelques kilomètres, nous nous arrêtons au bord du fjord pour admirer d’anciennes maisons de pêcheurs de couleur rouge appelées « rorbus ».

Un alignement de rorbus

Ma collection de panneaux routiers s’est enrichie de 2 nouveaux venus : élan à gauche, renne à droite.

Un dernier adieu au fjord dans lequel se reflètent les montagnes.

Effet miroir

Sur la route, les rennes sont toujours présents ; on dirait qu’ils se jouent de nous, n’ayant aucune envie de nous laisser la place….

Route longue et droite, voire monotone. Nous sommes pressés de rentrer dans notre petit chalet si agréable.

On retrouve la neige

Et la petite église de Karesuando, nous revoilà en Suède.

Sur l’autre rive, la Finlande

Dernier jour, dernières aurores boréales ; vendredi matin, nous rentrons chez nous.

BYE BYE

Si vous souhaitez voir de très belles photos d’aurores, je vous propose de regarder le site de Jean-Marc Perigaud, qui est à la fois photographe et l’organisateur de ce voyage  :

https://traqueurdaurores.com/images/

 

 

 

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