Archives de catégorie : Europe

Laponie, octobre 2018

Nous venons de  passer une semaine  en Laponie, à la chasse aux aurores boréales.

Nous atterrissons à Kiruna, au nord de la Suède, au-delà du cercle polaire arctique.

De là, après 2 heures de route, toujours vers le nord, nous arriverons au Lodge Aurora (un peu avant Karesuando) où nous allons séjourner. Il est 23 heures, le ciel est dégagé et cela fait un moment que notre guide/chauffeur regarde plus par sa fenêtre latérale que devant lui ! Mais que cherche-t-il ???…….

Il s’arrête soudain, nous demande de sortir et rajoute qu’il faut mettre nos manteaux car il fait -16° ! et voilà notre première aurore boréale, un peu timide dit-il, mais comme on n’en n’a jamais vu ….

Pour un début, c’est déjà pas mal …..

Nous arrivons finalement à 1 heure du matin et nous installons dans notre chalet. Il est surprenant de voir combien il y fait bon alors qu’on rentre tout simplement par la salle de bain, qui fait sas, puis directement dans la chambre. Allez, une bonne nuit de sommeil pour être d’attaque le lendemain !

Jour 1 : samedi

Notre guide Jérôme, qui est aussi photographe professionnel, nous explique l’origine des aurores et surtout, il va nous conseiller tout au long du séjour sur la façon de les photographier.

Ce sont les vents solaires qui, en se déplaçant  à une vitesse comprise entre 300 et 1000 km par seconde, projettent des particules chargées en énergie électrique provenant des éruptions du soleil.

Comme ce phénomène peut altérer les communications sur terre ainsi que les signaux électriques, leur étude est très poussée actuellement. Des satellites ont été placés  dans l’espace, ce qui permet de prévoir, à 30 minutes près, le moment de l’arrivée sur terre de ces particules.

Nous pouvons consulter  une application  qui nous annonce chaque jour l’heure approximative d’ apparition des aurores et leur intensité, ce qui est bien pratique. Celle-ci se mesure en KP sur une échelle de 0 à 9.

Voici l’annonce d’un KP6 ; la couronne très lumineuse montre les régions d’où l’on pourra voir l’aurore.

Nous voilà fin prêts pour profiter de notre séjour.

Vue depuis notre chalet

Nous partons en reconnaissance autour du lodge afin de nous familiariser avec les lieux que nous allons parcourir lors de nos observations nocturnes.

Le lodge, vu depuis  l’autre côté du lac

Nous nous installons dans le Kota pour le déjeuner. C’est un abri finlandais, en bois, de forme hexagonale avec un foyer en son centre qui permet de cuisiner et de se réchauffer par la même occasion. Un banc le parcourt tout du long. Nous arrivons avec nos thermos remplis d’eau chaude pour la soupe que nous aurons tous les midi, à l’extérieur, durant notre séjour.

Nous nous régalons de cakes aux lardons, de Gurpis, hamburgers finlandais avec de la viande de rennes et d’un dessert pommes/bananes cuits sur le feu. Café et petits gâteaux, le ton est donné, nous allons nous régaler pendant cette semaine dite « d’aventure ».

Le lac partiellement gelé et la neige tombée le jour de notre arrivée offrent de superbes paysages.

 

Après-midi libre afin d’ être d’attaque pour notre première nuit de veille. Hé oui, la chasse aux aurores n’est pas de tout repos !!!

 

Notre impatience ne fait que croître …. vivement que le soleil se couche !

Ce premier soir nous permet d’appliquer les conseils donnés par Jérôme pour capturer ces beaux phénomènes lumineux. Je m’aperçois que nous ne les voyons pas tous de la même façon : personnellement, je vois plutôt des traînées éclairées mais grises, d’autres plutôt vertes mais d’une couleur bien moins forte que sur les photos. Epoustouflant ! En fait, c’est tout simplement parce que les appareils photos sont mis en pause durant 15/20 secondes alors que notre œil réimprime les images très rapidement.

L’attente dans le Kota
Et voici un premier aperçu d’une belle aurore boréale, prise par Jean-Louis avec un appareil photo peu performant.
On peut voir le bord rouge sous la bande verte

Jour 2 : dimanche

Le matin, nous partons pour une belle marche dans les environs ; la neige nous permet de suivre les traces de lapins et de renards tout en nous élevant un peu pour admirer la vue qui nous entoure. Nous grimpons en marchant sur un douillet lit de bruyères. Nous n’avons pas froid puisque nous avons été équipés de bonnes chaussures et d’ anoraks bien chauds.

C’est notre deuxième jour en Laponie, et Jérôme nous annonce un KP6 pour ce soir. Il est tout excité car même pour lui, c’est exceptionnel. Il nous conseille donc la sieste pour cet après-midi afin d’être en forme pour la longue veillée qui nous attend …. Comme vous pouvez vous en douter, ce n’est pas difficile d’obéir …

Dés 19h45, il faut avaler le dessert en quatrième vitesse car elles sont là !!! de partout à 360° ! Vite, allons nous habiller de pied en cape (cela prend bien 5 bonnes minutes en cumulant les couches …) et le festival commence. On ne sait où regarder car, quand elles disparaissent d’un côté, elles sortent d’un autre …. Le vert est souvent bordé de rouge que l’on voit même à l’œil nu. La présence du lac permet d’avoir ce qu’on appelle un effet miroir, superbe.

Un grand grand merci à Emilie qui nous a envoyé les superbes photos qui suivent. Les nôtres, bien que très parlantes, ne sont pas aussi nettes.

Nous sommes restés à les contempler jusqu’à minuit passé. Les plus férus se sont couchés à 4 heures du matin ….

Et que pensez-vous de celle-là ?

Jour 3 : lundi

Ici, tout le monde est aux petits soins pour nous . Vu notre coucher tardif, le petit déjeuner est à 10 heures. Il faut tout de même que je vous donne le nom de ces galettes de pain rondes qui sont délicieuses un peu tièdes : ce sont des Vetekaka.

Et pour nous remettre de nos émotions, nous partons avec le repas et quelques bûches sur le dos pour déjeuner au bord d’un lac à quelques kilomètres d’ici, à pieds bien sûr.

Il y a aussi un Kota où Jérôme allume un bon feu. Nous y réchauffons des cakes jambon/fromage ainsi que les sandwiches que nous avions préparé le matin. Toujours une petite sucrerie pour le café.

Et le soir, sauna au feu de bois au bord du lac. On chauffe, on chauffe et quand vraiment on n’y tient plus, on va se plonger dans le lac … Je l’ai fait !!! cela saisit !!! mais ensuite qu’est-ce qu’on est bien ! on a chaud pour un moment ….

De retour du sauna

Quelques aurores le soir mais on est devenus un peu blasés …. Je préfère vous en montrer une très lumineuse prise la veille :

Jour 4 : mardi

Départ pour la Norvège. Nous sommes un groupe de 6 personnes  et nous nous déplaçons en Renault Trafic. C’est la deuxième partie du voyage.

A 20 km au nord du lodge, nous entrons en Finlande où l’euro a été adopté comme monnaie nationale contrairement aux pays scandinaves. Nous en profitons pour faire quelques achats

Nous reprenons la route et longeons pendant un moment une rivière qui nous sépare de la Suède.

Puis nous parcourons une région de collines et de lacs sur environ 200 km, et depuis la route, nous apercevons des troupeaux de rennes.

 

Un beau mâle

Ils viennent lécher le sel resté sur le goudron après la fonte des neiges. Les camions roulent vite et j’ai bien peur qu’ils ne fassent pas beaucoup d’efforts pour éviter ces belles bêtes … Les locaux, qui doivent prendre leur mal en patience trop souvent, klaxonnent, ce qui les fait fuir alors que nous, nous essayons de prendre de belles photos, dommage ….

Enfin, nous arrivons en Norvège, au bord du fjord de Lyngen. Il fait plus doux mais il pleuvote … Les aurores boréales sont présentent mais le ciel couvert ne nous permet que de les deviner. Ce soir, nous nous coucherons à 21 heures. On en avait bien besoin !!!

Jour 5 : mercredi

Malheureusement, les nuages sont toujours bien bas ; nous pouvons faire quelques belles photos des Alpes de Lyngen avant que le soleil ne disparaisse pour la journée.

Bien peu de soleil …

Nous visitons sous la pluie les environs et , contrairement aux autres jours, nous sommes obligés de rentrer manger à la maison …

Un séchoir à poissons
Toit végétalisé, comme en Islande

Une bonne sieste et pour finir la journée un sauna pour se délasser.

Sauna dans l’espèce de gros tonneau

Jour 6 : jeudi

Nous sommes tellement loin de tout que je ne peux m’empêcher de vous montrer cette fiche d’informations pratiques déposée dans notre chalet :

Le ciel est un peu plus dégagé mais c’est le moment du retour à notre camp de base suédois.

Une dernière photo depuis notre chalet ; sur la droite, le kota traditionnel

Après quelques kilomètres, nous nous arrêtons au bord du fjord pour admirer d’anciennes maisons de pêcheurs de couleur rouge appelées « rorbus ».

Un alignement de rorbus

Ma collection de panneaux routiers s’est enrichie de 2 nouveaux venus : élan à gauche, renne à droite.

Un dernier adieu au fjord dans lequel se reflètent les montagnes.

Effet miroir

Sur la route, les rennes sont toujours présents ; on dirait qu’ils se jouent de nous, n’ayant aucune envie de nous laisser la place….

Route longue et droite, voire monotone. Nous sommes pressés de rentrer dans notre petit chalet si agréable.

On retrouve la neige

Et la petite église de Karesuando, nous revoilà en Suède.

Sur l’autre rive, la Finlande

Dernier jour, dernières aurores boréales ; vendredi matin, nous rentrons chez nous.

BYE BYE

Si vous souhaitez voir de très belles photos d’aurores, je vous propose de regarder le site de Jean-Marc Perigaud, qui est à la fois photographe et l’organisateur de ce voyage  :

https://traqueurdaurores.com/images/

 

 

 

a

Portugal, automne 2018

C’est au Portugal que nous avons décidé de passer cette fin d’été. Les 10 premiers jours seront consacrés aux visites « touristiques » et les 10 derniers se feront sur les pistes, dans des contrées plus « sauvages », même si, dans ce petit pays, on n’est jamais seuls bien longtemps ….

Le premier bivouac, dimanche 26 août, a lieu près de St Jean de Luz ; nous décidons de nous restaurer dans son petit port de Ciboure, beaucoup moins fréquenté. Il y a déjà un air d’Espagne : la carte du restaurant est pour nous incompréhensible ! nous avons besoin d’explications !!! mais ce fut délicieux.

Notre dernière étape de transit se termine à Puebla de Sanabria, une petite ville espagnole fortifiée qui possède une superbe citadelle ; mais aussi un petit camping avec une très grande piscine ( c’est la surprise …) qui est la bienvenue avec les 32 ° subis encore à 17 heures.

01-puebla de sanabria
Puebla de Sanabria

Nous entrons au Portugal le lendemain par le petit village de Rio de Onor, situé à cheval sur la frontière avec l’Espagne. Les vieilles bâtisses aux toits de lauze et aux murs faits de petites pierres plates entremêlées sont très belles. Un grand silence règne dans ce hameau, la petite route n’étant utilisée que par les locaux …

02-maison rio de onor

03-rio de Onor

C’est de Braganza que commence notre périple portugais. Nous parcourons la région du Tras Os Montes, parmi des champs de châtaigniers tout d’abord, puis des oliviers et enfin des vignes dont le raisin donnera le fameux Vinho Verde. Nous traversons de nombreux petits villages qui semblent somnoler ….

04- attention

Vu la température très élevée, nous décidons de bivouaquer au bord d’un lac où nous pourrons nous baigner. Et l’eau n’est même pas froide !!!

05-bivouac

Ce lieu enchanteur promet une nuit bien calme ….. sauf que de l’autre côté du lac, il y a une boîte de nuit !!!….

Nous poursuivons notre route et rejoignons la ville médiévale de Guimaraes qui fut le théâtre de la bataille décisive qui conduisit le pays à l’indépendance, en 1128. Nous parcourons le centre historique avec ses vieilles maisons à balcons, ses églises et son château. Visite qui a beaucoup de charme, c’est pourquoi nous y passons une partie de la journée.

06- le chateau à Guimaraes
Le château
07 guimaraes
Le palais et la halle couverte
08-ruelles
Nombreuses façades typiques

Le soir même, nous dormirons au camping à Porto pour être d’attaque pour la visite du lendemain.

Malgré la taille de cette grande ville, nous avons beaucoup aimé le centre historique de Porto. On s’y sent bien, l’atmosphère y est calme et détendue. Nous avons pris le bus à partir du camping pour arriver dans les hauteurs de la vieille ville, ce qui nous a permis de faire la plupart des visites en descente !!! de nombreuses églises et bâtiments colorés, mais aussi une belle dégustation de portos dans une chocolaterie ….. expérience fort intéressante ….

P1020068

11 maisons

11 la halle , porto et chocolats

La façade de la cathédrale Sé date du XVIIIème siècle ; l’intérieur frappe par son ampleur et ses décorations très variées.

P1020118

Dans le cloître, on peut voir de nombreux azuelos que l’on retrouve également sur le balcon extérieur qui le surplombe.

montage cathédrale

22-vue du haut

Le porto était transporté sur de grandes barques en bois qui descendaient le Douro jusqu’à la ville. On peut encore visiter les chais où cette liqueur est toujours fabriquée.

11 le pont

Le pont Luis qui traverse le Douro est aussi appelé le pont Eiffel bien qu’il fut construit par un de ses disciples. Afin de le parcourir sur la partie la plus haute, nous avons pris le métro qui le franchit tout doucement ; et on s’est même offert le retour ….

24-fin de la visite de Porto

23-
Un dernier regard sur le centre historique depuis le haut du pont

Nous quittons Porto et remontons la vallée du Douro ; petites routes sinueuses qui montent et descendent tout le temps. De beaux points de vue sur la rivière où l’on voit passer les bateaux de croisière.

Dans le Haut Douro, nous voilà sur la route des vins ; tout d’abord, ce sont les Vinho Verde, que nous dégusterons à midi au bord de l’eau à côté d’une petite plage qui nous invite à la baignade. Il fait 34° tout de même. Une bonne sieste avant de reprendre la route, il faut dire que cela fait déjà deux jours de visites intensives ….

01 sur les bords du Douro

Maintenant, nous parcourons la route du Porto ; nous admirons l’ingéniosité des viticulteurs pour ramasser le raisin dans des terrains aussi escarpés : ils tracent des sentes horizontales espacées de bien 2 mètres et plantent les ceps de part et d’autre de ces couloirs.

02 montage vignes

Bivouac le soir sur une chaume parsemée de jeunes eucalyptus ; à 19 heures, il fait encore 30° au soleil mais nous avons de l’ombre, comme tout bon campeur !!! visite d’un lièvre, intrigué par la lumière, alors que nous lisions devant le 4X4 ….. Avant de quitter cette belle région, achat d’un bon jambon du pays.

P1020163

P1020445

Nous poursuivons notre route le long du Douro, profitons des nombreuses plages fluviales qui s’offrent à nous jusqu’au Parc Archéologique Vale Do Coa. Marqué 3 étoiles dans le guide, on ne pouvait rater cela !!! Après avoir crapahuté deux heures par 35°, je n’ose même pas vous proposer mes photos ! les gravures seraient contemporaines à Lascaux, mais on les devine à peine car faîtes sur une roche très dure et verticale, donc sans peinture pour accentuer le dessin.

05 belle vue

Prochaine étape, la Serra da Estrela. Enfin de la piste ! pour être déjà passés dans la région il y a …….14 ans, j’ai l’impression que beaucoup d’entre-elles ont été goudronnées. Nous installons le bivouac à 1260 m d’altitude et passons une soirée et une nuit fort agréables au frais et sans le moindre bruit, comme dans le désert.

04 bivouac dans Serra da Estrela

Le lendemain, retour vers la civilisation et visite des ruines romaines de Conimbriga.

06 ruines romaines de Conimbraga07 mosaïques

Ce qui est impressionnant, c’est la grande quantité et la qualité des mosaïques encore présentes qui représentent des scènes mythologiques ou de tous les jours.

08 mosaïques

Une particularité intéressante : voici le secret de la construction des piliers …..

09 briques en triangles pour piliers

On y voit aussi les vestiges du palais d’un riche romain, alimenté en eau courante par un aqueduc dont on devine encore les restes.

10 le palais des fontaines
Le palais des fontaines

Nous dormons un peu plus loin, à Tomar, afin d’ être sur place pour visiter  dés le matin, à la fraîche, le couvent Do Cristo. Sa particularité c’est que les templiers y établirent là leur maison mère, dans la zone frontière avec le monde musulman.

P1020219
Le couvent est situé sur une hauteur, entouré de murailles

11 le Covento do CristoVisite inoubliable tant par son intérêt historique que la variété et la richesse des lieux .Un vrai labyrinthe … On s’est régalés.

12 façade et sculptures
La façade richement sculptée
13 superbe escalier en colimaçon
Un superbe escalier en colimaçon ainsi que des azuelos
14 réfectoire pour 100 personnes
Le réfectoire pouvant accueillir 100 personnes

Et bien sûr, cuisine et dortoirs à la même échelle, fort impressionnante pour l’époque. Avec l’eau courante et même un système de chauffage des cellules ….. Quelle ingéniosité !

P1020227
Un des nombreux cloîtres

Continuant notre route vers l’Est, nous passons à Fatima, ville connue pour ses pèlerinages. Autant aller voir ….. Une esplanade immense, des bâtiments modernes …… On y voit quelques pèlerins qui progressent à genoux vers la chapelle ….….

15 Fatima

Nous nous arrêtons ensuite dans la petite ville de Batalha, afin d’y visiter son Monastère, construit au XIV éme siècle par Joao I, en remerciement pour sa victoire contre les Castillans. Très beau bâtiment, avec une forte impression de verticalité (32 m de haut) ; on y voit aussi, dans la salle du Chapitre, le tombeau du soldat inconnu, offert par la France, en hommage aux soldats portugais qui ont participé à la Grande Guerre.

16 Monastère de Batalha

17 piliers de 32m de haut et tombe du roi et de la reine
Des piliers de 32m de haut sous la vaste voute –  Le tombeau du roi et de la reine
18 cloître et ses gargouilles
Le cloître et ses gargouilles

19 Monastère vu de face

20 un toit parmi d'autres
L’ensemble est très finement décoré

Et pour finir cette visite, les «chapelles inachevées », privées de voûte sommitale.

21 la chapelle inachevée

Le lendemain, mardi 4 septembre, nous commençons la journée par la jolie bourgade d’Obidos. De petites maisons blanches et bleues accrochées à la colline, elle-même cernée de remparts, on s’y sentirait bien s’il n’y avait pas autant de monde … Heureusement que les nombreuses ruelles tortueuses ont autant de cachet que la rue principale, sans la foule.

01- Obidos 02-Ruelle Obidos

Notre parcours nous mène toujours plus à l’ouest pour déboucher sur l’Océan Atlantique, au niveau de Péniche. Tiens, il est midi ! Une halte chez Profresco, à la fois poissonnier et restaurateur, est la bienvenue. Notre anniversaire de mariage a été bien fêté !!

Nous sommes sur une falaise et l’on va faire une sieste bien méritée au milieu de rochers tourmentés sur lesquels se fracassent les vagues de cette côte très prisée par les surfeurs.

03-falaises à Péniche

Mais la journée n’est pas finie. Nous continuons plein sud, longeant le littoral afin de rejoindre Lisbonne où nous allons passer deux nuits.04- Lisbonne

Taxi, bus, métro et tram sont nos moyens de transport pour visiter cette agglomération immense.

Je signalerai juste une visite très particulière, faite avec Guy et Sophie, que nous avons retrouvés pour la suite du voyage. Il s’agit du palais Fronteira, du nom de la famille qui l’a fait construire et  décorer au XVIIème siècle ; il est encore habité par la 12ème génération. Un festival de « azulejos », ces belles céramiques bleues et blanches, qui agrémentent les murs des escaliers et de presque toutes les pièces. Elles représentent des scènes de guerre (contre les Castillans bien sûr !), de chasse, de vie de tous les jours mais aussi de récits mythologiques ou légèrement érotiques …. Les jardins sont aussi de toute beauté.

05- le Palais Fronteira06 - fresques au Palais

Après cette journée de « repos », nous reprenons notre tracé, direction Evora, plein Est.

Nous nous arrêtons un peu avant la ville pour visiter les « cromeleques » dos Almendres ; ce sont des mégalithes érigés entre le Vème et le IIIème millénaire avant JC. Au premier site, un très beau menhir, tout seul au milieu des chênes verts.

07 - menhir dos Almendres

Un peu plus loin un ensemble d’une quarantaine, de formes diverses. Guy nous permet d’évaluer la taille de ces stèles.

08- cromeleque dos Almendres

Etant tout près d’Evora, nous entrons dans cette ville superbement conservée avec ses remparts, son aqueduc et même des restes de temple romain en plein centre. Ce bourg a beaucoup de charme car s’y mêlent différentes cultures.  On fera une halte gastronomique à la Pousada dos Loios.

09-en plein centre d' Evora
Un temple romain au coeur de la ville

Pour nous remettre de tout cela, nous n’allons pas bien loin et faisons bivouac au pied du village fortifié de Monsaraz, au bord du lac artificiel de Alqueva où nous piquons une tête avec grand plaisir, la chaleur étant revenue.

 

13 portugal 20185

P1020400
Bivouac champêtre

Le lendemain,  un dernier petit Cromeleque où les menhirs sont disposés en carré.

11 - cromeleque de Xeres, en carré

12- Sophie donne l'échelle
Un menhir beaucoup plus grand cette fois-ci

Et maintenant, fini de jouer aux touristes ! A nous la piste !!! En principe pour 1000 km du Sud vers le Nord du pays, nous avons une semaine à notre disposition …..

Nous attaquons notre remontée  du Portugal en suivant sa frontière Est avec l’Espagne. Pour la première journée, nous longeons un fleuve qui parfois prend des allures de lac, le Guadania. La piste serpente dans les collines couvertes de chênes liège sous lesquels pâturent des troupeaux de vaches.

20 - bois de chênes liège

Parfois, c’est à nous de trouver le chemin car certaines pistes de la carte ont disparu, bien souvent effacées par de nouveaux champs. Sans parler des autoroutes, voies ferrées et canaux qui barrent le passage ….

Nous arrivons dans un hameau totalement déserté ; on y voit les restes d’anciennes mines.

15 - bâtiments d'une mine abandonnée
Bâtiments d’une mine abandonnéeP1020407

 

16 - le figuier n'est pas perdu pour tout le monde
Le figuier n’est pas perdu pour tout le monde !

Ha j’oubliais, sans le vouloir, nous avons sillonné les ruelles très étroites de Elvas, afin de pouvoir sortir de ce bourg… Cela nous a permis de voir un superbe aqueduc romain mais aussi de passer sous des portes/tunnels en virage sans visibilité qui permettent de franchir le premier puis le deuxième rempart de cette belle ville fortifiée. A la dernière porte, on s’est aperçu qu’elles n’étaient pas à sens unique !!!

14 - Elvas et son aqueduc

Nous poursuivons sur de belles pistes que je qualifierais plutôt de chemins, redevenons cueilleurs (mûres, figues à en attraper mal au ventre) et pouvons admirer des alignements immenses d’oliviers. Nous recherchons l’eau chaque fois que c’est possible.

13- à midi
Arrêt à l’ombre, il est midi

Pendant une trentaine de kilomètres, nous roulons sur une crête, frontière entre le Portugal et l’Espagne. Il y a deux pistes parallèles que nous empruntons alternativement …

07-à gauche la piste portugaise, à droite l'espagnole
Au loin, à gauche, la piste portugaise étroite et mal entretenue et à droite l’espagnole

Nous ouvrons et fermons de nombreux portails à bestiaux mais parfois ils sont cadenassés. A ce moment là, il s’agit de trouver d’autres pistes qui nous permettront de rejoindre le tracé prévu. On y arrive toujours, surtout que nous ne sommes pas pressés ! Comme vous le verrez sur les photos, les systèmes de fermeture sont très variés, parfois nécessitant 3 personnes pour les ouvrir !

18 - en fait avec double barrière

17 - un portail bien compliqué

La montée vers le village fortifié de Marvao est épique ; l’entrée de la piste nous est interdite, nous continuons un peu plus loin et arrivons à la rejoindre par la bande …. Nous sommes alors sur une belle voie pavée parmi d’ancestraux chênes verts de toute beauté.

21 - chemin pavé
Guy sur la voie pavée, il a fallu manoeuvrer dans les virages ….

On débouchera finalement dans le village via le parking des services municipaux, heureusement, le portail pour sortir est ouvert … Très beau village, mais il y en a tant, on ne peut pas tous les visiter !

22 - arrivée à Marvao
Arrivée à Marvao

Quand nous sommes sur les hauteurs, le paysage est toujours magnifique..

19 - sur la piste

Les pistes sont parfois roulantes mais jamais bien rapides car elles sinuent et ne sont pas larges ; d’autres sont très étroites, nous sommes enserrés par les murs de pierres sèches ou les mûriers dont on peut cueillir les fruits par la fenêtre (impossible d’ouvrir la porte !!!) et enfin, les plus impressionnantes parcourent des forêts d’eucalyptus et ont des montées et des descentes vertigineuses … on a l’impression de ne pas être bien loin de la verticalité . Enfin, il y a aussi des franchissements qui relèvent d’un bon savoir faire en 4X4.

Nous admirons les murets de pierres très photogéniques.

03 - très beaux murets

23 - vue sur le Tage

Nous finissons par rejoindre le Tage, grand fleuve qui se jette dans l’Océan au niveau de Lisbonne. Sur une piste étroite et fatigante pour les conducteurs, Jean-Louis nous fait une petite frayeur en mordant sur le bas-côté droit, côté ravin évidemment …. On se retrouve en dévers de façon assez désagréable pour le passager. J’arrive tout de même à m’extirper pour prendre la photo d’une situation dont on se sortira sans problème en reliant notre treuil à un arbre bien solide. Jean-Louis, resté au volant, rembobine le treuil en même temps qu’il accélère doucement.


On voit bien la roue avant gauche en l’air …

02 - le Tage
Le Tage

Nous passons à Almeida, belle ville fortifiée façon Vauban ; nous ne nous y risquons avec les 4X4 ; on a déjà donné !!!

08-ville fortifiée façon Vauban

Après ces émotions, notre piste serpente parmi les vignes dans les collines, le raisin est délicieux … Nous longeons le Tage un petit moment et traversons de beaux villages fortifiés dont les rues sont bien étroites ! Parfois Guy passe et nous pas, on se retrouve alors de l’autre côté du bourg ….01 - coucher de soleil

09-castello Rodrigo 10-mais on ne passe pas

Tout à coup, notre belle piste est fermée par un portail cadenassé ; nous poursuivons dans une sente remplie de ronciers, déplaçons quelques rochers qui dérangent pour finalement « jardiner » une heure avant de faire demi-tour. Ce propriétaire terrien a totalement clôturé son territoire qui est très grand. Nous devons faire un grand détour pour retrouver notre trace.

12-suite
Il faut déblayer le passage
11-déblayage des rochers
Voilà, cela devrait passer !

Et c’est ainsi que notre remontée vers le Nord se poursuit, alternant champs et paysages dénudés, couverts de gros rochers. Encore 2 jours de piste et il faudra penser au retour.

05-Guy derrière un beau calvaire

Hé non, ce n’est pas encore le moment de nous reposer ! L’alternance de pistes nous propose de vrais franchissements, en montée ou en descente.

13-normalement, on devrait monter
Hé oui, normalement, on doit monter là, à gauche ….

On va essayer ……

Un peu plus loin, un gué qu’il a fallu que je reconnaisse à pied.

14-gué dont l'eau est peu claire
Gué dont l’eau n’est pas claire …. quelle profondeur ? du sable, du rocher ou de la vase ?
15-test profondeur
Finalement, aucune difficulté, on peut y aller !

Nous aurons bien eu de tout dans ce voyage ! Et on est prêts à recommencer !

16-dernier bivouac sur piste
Dernier bivouac sur la piste, avant de retrouver le goudron.

En conclusion, c’est un très beau parcours que nous avons suivi pendant ces 9 derniers jours, majoritairement par les pistes, entre Monsaraz ( à peu près à la latitude de Lisbonne) et Braganza, où nous étions entrés le 28 août, tout au Nord Est du Portugal.

 

 

 

 

 

 

Grèce – printemps 2018

Notre projet, cette année, est de parcourir la Grèce en suivant le roadbook de nos amis de Vibraction. Nous commençons par le Péloponnèse, à partir de Patras.

trace peloponese NOMS PICASA

 

Nous quittons la maison vendredi 13 avril afin de rejoindre Ancône par le chemin des écoliers : Traversée des Alpes de Hautes Provence via Sault, Montbrun, Embrun, Briançon. Première halte dans la neige au pied de Montgenèvre (1380 m d’altitude) par une température de 1,5°.Le lendemain rendez-vous à Bologne  avec François qui vient de Lyon.

Et dimanche 15 avril nous rejoignons Ancône où nous embarquons pour une vingtaine d’heures en mer jusqu’à Patras. Nous avons la chance de faire cette traversée en Open Deck, ce qui signifie que nous dormons dans nos 4X4 et pouvons même y faire la cuisine. Les sanitaires sont équipés comme dans un camping. Embarquement vers 16h30 et le soir, huîtres et calamars sont au programme…..

Nous avons fait des envieux parmi les camping-caristes !…..

P1010214
En Open Deck, on a même le branchement électrique
02-les huitres
Repas d’huîtres et calamars

Nous profitons de ce temps de repos pour trancher le jambon de Parme acheté en cours de route ; Guy utilise sa trancheuse de façon très ingénieuse.

03-découpe du jambon
Trancheuse activée par la perceuse

Nous débarquons le lundi en début d’après-midi à Patras et remontons un peu vers le nord pour rejoindre le début de notre tracé. Très rapidement nous voilà sur la piste et nous grimpons, grimpons …. jusqu’ à nous tanker dans une congère qui coupe la piste à plus de 1700 m d’altitude !

06 congère

Riches de notre expérience, nos petits camarades la contournent et nous sortent de ce mauvais pas. Le raid est bien engagé !

07-Guy contourne

Un peu plus loin, nous voilà pris dans un brouillard à couper au couteau …. On ne voit plus le chemin, devenu herbeux. Il est 17h, il est temps de trouver un endroit plat pour passer la nuit, demain il ne peut faire que meilleur. Il fait froid, on essuie des averses de grêle ; on fait deux groupes de 4 qui vont dîner dans les AzalaÏ. Le matin au réveil, il fait 3,5°.

La suite du tracé nous ramène à des altitudes plus clémentes. Nous traversons des vignobles, puis des champs d’oliviers. C’est le printemps et les arbres de Judée sont en fleurs, magnifique !

09-le plein d'eau
Un tuyau bienvenu en bord de piste

Dés que l’occasion se présente, nous faisons le plein d’eau

Très peu de villages rencontrés, la plupart du temps déserts et par contre de nombreuses chapelles.

24-chapelle

27-Sophie appelle les fidèles
Sophie appelle les fidèles

Parfois, des monastères , joliment perchés sur les contreforts des falaises.

10-vieux monastère

15-monastère semi troglodyte

C’est le printemps et nous sommes émerveillés par toutes ces fleurs colorées et odorantes.

17-forêt en fleurs

 

19-à midi
La sieste, au soleil

21-sur la route

Le roadbook nous emmène aujourd’hui sur une belle piste de montagne qui commence cependant par deux passages délicats dus à l’éboulement partiel de la piste. Etant les premiers et surtout le plus long des 4X4, nous abordons ces virages étroits avec délicatesse et tout se passe bien. La piste est superbe et nous nous régalons.

01- trou à droite
C’est là que le copilote doit bien diriger son conducteur
25-vallée du Lourios
La vallée du Lourios

Les soirées sont fraîches et humides. Presque tous les soirs nous montons la tente-salle à manger ce qui nous permet de dîner tous ensemble.

13-campement

Nous sommes très surpris lorsque nous arrivons  à la chapelle « des 17 arbres ». A la vue de la photo, vous saurez pourquoi.

02-la chapelle aux arbres

L’aubergiste très accorte qui nous accueille réussit à nous entraîner dans ses filets. Il est 10H30 du matin mais nous savourons avec plaisir un pichet de rosé du pays accompagné d’olives, de féta, de courgettes et aubergines grillées. Il va sans dire que le repas de midi qui suivit fut succinct.

03-la sieste
Après deux déjeuners, la sieste s’impose

Nous trouvons le soir un bivouac sur la plage, ce qui est idéal car nous sommes invités à dîner par Guy et Sophie. Nous montons la tente comme tous les soirs car la fraîcheur tombe vite. Sauf qu’ici, vu le vent, il nous faut l’arrimer aux véhicules. Ce fut un festin plein de surprises culinaires ….

04-bord de mer

Le lendemain, nous parcourons la Messénie par les pistes. Si près de la mer, nous revoilà à 1000 m d’altitude ! Et nous arrivons à l’ancienne Messine dont nous visitons avec plaisir les vestiges. C’est notre premier site grec, n’étant pas allés à Olympie que nous connaissons tous déjà.

05-Messine1

06-Messine2

Plus loin, une autre piste nous amène à 1430 m d’altitude et nous pouvons voir les dernières plaques de neige au loin.

P1010396

Nous restons á ce niveau une partie de la journée et on continue à voir la mer depuis nos hauteurs ; le paysage devient assez semblable à nos Vosges , très vert avec ses conifères sauf lorsqu’ ils ont brûlé, ce qui est assez fréquent dans cette région ; on voit de nombreuses fleurs printanières souvent inconnues chez nous.

07-neige au loin

Pour le bivouac du soir, nous revoilà en bord de mer et nous arrêtons sur la plage de Kardamyli, non loin d’une Taverna, où nous allons dîner. Malheureusement sans Guy et Sophie qui ont dû remonter à Athènes….

P1010370

Lundi 23 avril nous nous attaquons á la péninsule du Magne, avec ses villages typiques et ses nombreuses tours carrées. On y voit également de petites églises byzantines très photogéniques. Avec toutes ces chapelles que l’on rencontre au gré des pistes, je me demande quelle en est la proportion par rapport au nombre d’habitants. A ce propos d’ailleurs, nous sommes surpris par l’absence d’enfants dans les villages, il faut dire qu’ils sont tellement isolés !

08-chapelle

Nous continuons à parcourir ces pistes d’altitude qui ne s’éloignent guère de la mer. Le panorama est bien sûr époustouflant.

P1010382

J’attends avec impatience la prochaine visite : la ville historique de Mystra. Nous nous en approchons quand, lors d’une halte photo, François regarde sous son camion et s’aperçoit qu’il a les 2 lames arrières gauche de cassées.

P1010397
Sur ce, Martine B regarde aussi sous son véhicule ….

Il va donc falloir dans un premier temps faire un dépannage de fortune pour le ramener au goudron. Pour cela, Jean-Louis et François arrivent à maintenir les lames cassées à celle qui ne l’est pas avec une manille, judicieusement disposée.

Nous arrivons à Sparte et François décide de rentrer en France pour effectuer la réparation.

Nous accompagnons François et Patricia jusqu’à Patras (300 km) pour être sûrs qu’ils arrivent sans encombre jusqu’au bateau. Bien nous en a pris puisqu’ après une heure de route et une vérification, les hommes décident de placer une deuxième manille pour maintenir les lames latéralement. Une petite manœuvre à l’aide du treuil permet d’ouvrir cette manille dont l’ouverture était trop étroite.

09- en haut gauche les lames cassées puis réparation
De G à D et de H à B : On voit les 2 lames cassées qui se chevauchent. Une première manille permet de les solidariser avec la 3ème encore entière. Une deuxième manille permet de fixer le tout ensemble

Nous arrivons en soirée à Patras ce qui  permet le lendemain matin de trouver une place pour nos amis sur le bateau de l’après-midi.

Avec Thierry et Martine nous rejoignons Corinthe où nous retrouvons Guy et Sophie qui, de leur côté, étaient allés à Athènes pour permettre à Guy de faire un aller/retour en France pour raisons familiales….. Avant de nous installer au camping, nous prenons la petite piste qui longe le canal et permet d’en avoir de superbes vues. De même, nous admirons l’ingéniosité du pont métallique situé à l’extrémité ouest du canal : il descend sous l’eau afin de permettre le passage des bateaux ….

10-le pont descendant

Jeudi 26 avril, à nouveau réunis, nous prenons l’autoroute vers le sud afin de rejoindre notre roadbook là où nous l’avions laissé, à Mystra.

Cette ancienne capitale du Péloponnèse a été abandonnée au XVIII ème siècle, après avoir subi de nombreux assauts. Tout d’abord les Spartes leurs voisins, jaloux de l’hégémonie de cette cité ; ce fut effectivement un grand centre artistique, intellectuel et commercial. Invasion ensuite des byzantins, des turcs et même des albanais ….

L’ancienne ville est bâtie sur un éperon rocheux et y subsistent de nombreux vestiges. Nous visitons plusieurs anciens monastères ou églises dans lesquels on peut admirer des fresques en assez bon état. Visite si intéressante que nous arrivons à tenir nos messieurs jusqu’à 13h30 pour le déjeuner …. Et c’est un exploit croyez moi !

12-neige au loin

P1010460
Des nonnes habitent encore sur place

13-Mystra

14-fresques

Nous repartons sur les traces du roadbook pour s’arrêter assez tôt, non loin de Sparte : ce soir, Guy et Sophie nous font le rôti, au four ….. four démontable car nous sommes en 4X4, il ne faut pas l’oublier !

17-le four

Cela fait maintenant une bonne semaine que nous n’achetons plus de fruits : les arbres sont couverts d’ oranges qui ne sont pas toujours cueillies ; elles sont de plus bien meilleures que celles achetées au bord de la route ….nous ne nous en privons pas, parfois à l’invitation des grecs parfois sans ….. elles sont délicieuses. On peut aussi acheter des fraises mais rarement. Les poissons frais, il n’y en a pas ! il va falloir aller au restaurant ….

Nous arrivons finalement à un passage délicat de ce superbe parcours préparé par Christine et Philippe : le franchissement d’une rivière ; nous savions que des véhicules précédents n’avaient pas pu le faire. Nous non plus, trop de profondeur et de vase au fond.

Vous nous connaissez, nous n’allions pas rester sur un échec ! En revenant un peu sur nos pas, nous dénichons une autre piste qui descend vers la rivière et nous trouvons un autre gué que nous franchissons aisément. Quelle satisfaction !

P1010500

19-passage de gué

18-four à pain
Un four à pain, on en verra plusieurs

Nous continuons à descendre de plus en plus vers le sud de la péninsule du Péloponnèse. Petites pistes, grandes pistes, c’est un trajet très varié. Tous les soirs nous dénichons un bivouac sympathique où nous pouvons faire du feu pour griller la viande ….

P1010390

P1010393

Très souvent, c’est devant une chapelle, sur un espace bien plat et d’où l’on a toujours une belle vue au loin ….

chapelle

01 petits vieux qui font le plein d'eau
On rencontre également des gens pour qui le temps ne compte pas … Ils sont venus faire le plein d’eau là où nous étions arrêtés pour la nuit

Nous arrivons non loin du Cap Malé où l’on peut admirer quelques traces fossiles de palmiers … il faut bien chercher pour les voir !!!!

palmier Sophie cherche
Sophie cherche …. on aperçoit des formes rondes

pour news4 grèce

Les ayant trouvés, nous reprenons la route ; nous étions au point le plus septentrional du trajet.

03 retour des palmiers fossilisés

Quittant à nouveau le bord de mer nous remontons dans nos  montagnes, moins élevées et moins fraîches que les précédentes. Des canyons également où l’on peut admirer des monastères perchés on ne sait comment.

10 un monastère perché

Et le soir, on peut bivouaquer à nouveau en bord de mer où nous allons faire griller nos …. côtelettes, toujours pas de poisson à l’ horizon …

11 bivouac bord de mer

Notre remontée vers le nord par la côte Est nous amène à la ville forteresse de Monemvassia qui vaut vraiment le détour. Nous parcourons avec ravissement ses ruelles typiques ombragées. Nous sommes un dimanche mais assez tôt le matin ce qui nous permet d’éviter la foule des autobus qui commencent à arriver.

05 la place principale

monemvassia

Nous sommes beaucoup plus souvent le long de la côte et, chaque fois que cela est possible, nous nous arrêtons pour profiter de belles plages isolées qui nous tendent les bras. Les nageurs sont ravis mais l’eau n’est pas très chaude, il faut le dire ….

Nous parcourons également des campagnes fleuries auxquelles je ne peux résister. Ici, les coquelicots sont rouge carmin,  je ne m’en lasse pas !

12 champ de coquelicots

Et nous revoilà à Corinthe, au camping Isthmia Beach afin de faire une pause où chacun peut vaquer à ses affaires. Sans oublier que les oranges de ce camping/verger sont délicieuses !

Nous en profitons pour réserver une croisière sur le canal de Corinthe, ce sera pour le lendemain 13h30. Et la wifi marche !!!

13 la wifi marche à Corinthe

Afin d’occuper la matinée, nous décidons d’aller visiter le site de l’ancienne Corinthe. Mais les dieux ne sont pas avec nous ! Nous sommes le 1er mai et les guichets sont fermés !!!

10h00 : comme c’est l’heure du gorgeon, déjà un peu en retard, Jean-Louis nous dégotte une terrasse ombragée qui donne sur le site ce qui nous permet de faire de belles photos tout en dégustant jambon et vin frais

14 l'ancienne Corinthe 15 la cité et l'Acrocorinthe à l'arrière

10h45 : nous montons voir la vue du haut de l’ Acrocorinthe, fermé lui aussi

16 vue du haut

11h30 : nous sommes de retour sur notre terrasse où nous avions réservé une table, bien que nous y soyons restés seuls tout le temps, afin d’y déguster nos premiers gyros ou moussakas selon les goûts ; le tout arrosé de bière locale bien meilleure que la piquette du matin …

17 au restaurant, vue sur les ruines

18 un gyros délicieux

13 h : nous embarquons sur l’Alpha II pour 1 heure de navigation sur le canal le long des  6,5 km qui permettent de passer de la mer Egée à la mer Adriatique via le golfe de Corinthe.

C’est très impressionnant de longer ces hautes falaises dans une percée d’environ 15 mètres de large alors que notre esquif doit bien en faire 7 m ….. Impossible de se croiser bien entendu.

 

11-le canal de Corinthe

canal corinthe

14h45 : nous revoilà sur la terre ferme et prenons la route puis rapidement la piste ; on peut apercevoir la mer des 2 côtés …. Nous roulons jusqu’à …… 16h15 ! car c’est le soir de notre invitation .

Nous nous attaquons maintenant à la Grèce Continentale. Après avoir traversé le canal de Corinthe, nous avons traversé la ville touristique très animée de Loutraki. C’est un choc après ces semaines passées « hors du temps » ….

23 bivouac, soirée invitation
Un Rock Shandy pour l’apéritif, cocktail rafraîchissant et non alcoolisé que nous avons découvert en Afrique Australe l’an dernier ; allez, un deuxième pour la route !

 

24 les crêpes
Crêpes flambées à la mirabelle, un classique maintenant

Dés que nous perdons de l’altitude, nous profitons de paysages très doux au regard.

25 et tout à coup, une vallée suspendue cultivée

Heureusement, nous gagnons très rapidement de la hauteur par de très belles pistes.

27 superbe vue

Pratiquement tous les jours, nous voyons une ou plusieurs  grosses tortues que nous sommes parfois amenés à déplacer un peu, afin d’éviter qu’elles ne se fassent écraser par un véhicule. Notre record : 7 tortues dans une même journée.

26 une tortue

C’est par les montagnes, alternant forêts et vallées suspendues que nous arrivons, en deux jours …. à Delphes. Nous bivouaquons une dizaine de kilomètres avant, devant une petite chapelle comme d’habitude, afin d’être à pied d’œuvre tôt le matin, à la fraîche et sans la foule.

Petit inconvénient cette fois-ci, le bedeau arrive « fortement imbibé » vers 20 h avec deux acolytes dans le même état ; à chaque fois que la cloche résonne dans la vallée, ils lui répondent avec celle accrochée juste au-dessus de nos têtes ! le tout entrecoupé de forces rigolades …. Ce cinéma a duré jusqu’à 21 h tapant en carillonnant plusieurs fois et en nous criant « bonne nuit les français » , alors que je venais juste de réussir à m’endormir malgré tout ….

Ce n’est pas grave, nous sommes récompensés le lendemain par la visite de cette cité antique qui me ravit à chaque fois. Dire que nous y étions il y a environ 50 ans avec Cathy et Alain ! à l’époque, on pouvait escalader les gradins du théâtre et courir dans le stade ….

delphes capture.png

delphes montage

Le musée installé juste à côté présente des pièces fort intéressantes et nous nous régalons.

musée

Nous quittons Delphes vers 11 heures et nous attaquons aux flancs du Mont Parnasse. De grandes et belles pistes très roulantes nous amènent jusqu’à 1800 m d’altitude. Après avoir sué à grosse gouttes durant notre visite du matin, il fait maintenant 11°.

08-P1010748

Je le sais car, pour photographier le passage d’un petit bourbier, j’ai eu bien froid …

Le paysage est alpin, on se rapproche de la neige alors, que déguste-t-on quand on est à la montagne ? la fondue savoyarde bien sûr !! on ne va pas déroger à la règle, sous la tente cette fois-ci, que nous n’avions pas montée depuis bien longtemps.

Profitant d’une rivière ayant un gué assez large, nous y faisons des aller-retour afin de nettoyer nos roues qui sont très boueuses. Puis c’est une piste vertigineuse qui sinue dans les montagnes et nous finissons la journée sous un gros orage.

01-P1010713
Lavage des bas de caisse

03-P1010724

Comme nous empruntons un chemin de terre très étroit, nous sommes comme dans un      « lava coche » : il pleut dru et les branches feuillues, basses mais souples frottent la carroserie qui en a bien besoin. Il ne manque que la mousse !

La tente est bienvenue car l’orage tourne autour de nous, pendant le dîner et dans la nuit. Tant mieux, les feuilles collées au 4X4 vont se détacher …

05-P1010742
Au petit matin, nous échappons de justesse au brouillard

04-P1010740

Nous voilà sur le goudron mais les glissières sont tellement défoncées à cause des éboulis que nous serrons les fesses pour franchir ce passage un peu dangereux  ….

07-P1010746

On s’arrête tout de même pour la photo !

06-P1010743

Samedi 5 mai, nous reprenons la piste que nous devons abandonner car le névé rencontré est infranchissable.

09-P1010753
Pente et dévers nous empêchent de contourner l’obstacle

Nous en profitons pour faire les courses de produits frais dans un petit village où se déroule un grand marché : 1 kg de petits pois frais à 1€ …. Et à partir de midi, il pleut …..

La suite du programme devient plus difficile. Nous montons très rapidement à 1600 m, traversons plusieurs plaques de neiges assez longues, roulons dans la boue qui rend la piste très glissante pour être finalement arrêtés par 3 très gros rochers qu’il nous est impossible de déplacer ; le vide à gauche, des rochers menaçants au-dessus de nos têtes, nous reculons et nous mettons en chasse d’un autre passage.

12-P1010763

14-P1010765
L’assemblée a décidé de rebrousser chemin ….

La première tentative nous oblige à scier successivement 2 arbres qui barraient la piste.

15-P1010771

17-P1010779

Nous progressons dans la boue mais soudain, plus de piste.

22-P1010792
On scie un petit arbre afin d’élargir le passage
24-P1010806
Freins serrés, le véhicule glisse tout seul …

La deuxième tentative nous ramène bien au roadbook, un peu plus loin, mais nous sommes à nouveau bloqués par la neige. Il faut dire que nous sommes à 1837 m d’altitude ….

11-P1010761

Demi-tour à nouveau, nous prenons une piste plus petite et là, grand plantage dans la neige … On travaillera plus d’une heure pour en sortir.

25-P1010813
On attache le véhicule de Guy à un arbre afin qu’il puisse nous tirer hors de l’ornière avec son treuil.

Nous décidons alors de faire le bivouac sur place car ce fut une journée « active » et il est déjà 17 h, heure syndicale.

27-P1010828

Heureusement, la pluie n’arrive qu’une fois la tente montée et le feu de camp allumé. Courageusement, Jean-Louis nous cuit les saucisses prévues au dîner et nous fêtons dignement cette journée de « vrai 4X4 ». Nous avons complètement oublié que nous étions en Grèce !!!

28-P1010829

Lundi 7 mai est notre dernière journée de voyage, plus calme et plus facile car mardi, nous embarquons à Igounemitsa pour la traversée jusqu’à Ancône.. Un dernier bivouac en altitude avant de rejoindre le bord de mer. Avec un rayon de soleil ….

30-P1010832

Encore quelques obstacles ! On croyait en être sortis ….

 

P1010835
Soit on treuille, pour déplacer le tronc
19-P1010783
Soit on scie …

En conclusion, ce tracé que nous avons suivi pendant 21 jours nous a permis de découvrir une autre Grèce. Nous avions déjà visité un grand nombre de sites connus, profité des plages du littoral mais nous n’avions jamais imaginé qu’il y avait autant de montagnes dans le centre du pays. Idéal pour le 4X4, nous nous sommes régalés.

32-P1010837
Un pont en pierre parmi les nombreux que nous avons pu admirer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Raid 4X4 en Espagne, du 15 mars au 2 avril 2016

Cette année, nous avons choisi de suivre, en un peu plus de deux semaines, les road book 20, 21 et 26 concoctés par nos amis Christine et Philippe de Vibraction. Ces trajets vont nous permettre de visiter l’ Andalousie par les pistes, entre Sierra et Méditerranée.

 

Les messieurs de la fine équipe
Les messieurs de la fine équipe

Après avoir bivouaqué dans le Delta de l’Ebre, notre périple commence par le Massif du Puerto de Beseit. Nous avions déjà été surpris par le froid en bord de mer, mais ici c’est carrément avec la neige que nous entrons dans la montagne.

 

Un bouquetin nous accueille
Un bouquetin nous accueille
Dans la neige ....
Dans la neige ….
Superbe borie
Superbe borie
Village surplombé de son chateau
Village surplombé de son chateau
Belle maison
Vieille ferme

N’étant que 3 véhicules, 5 personnes, nous pouvons fort heureusement dîner à l’intérieur de la cellule du Mercedes.

Apéro au chaud
Apéro au chaud
et en bonne compagnie ...
et en bonne compagnie …

Nous sommes confrontés parfois à quelques surprises , à savoir un passage très étroit pour nos Azalaï mais que nous franchissons après avoir tronçonné quelques arbustes …

Plus loin, il y a carrément un mur qui ferme le chemin donc là, pas d’autre solution que de reculer jusqu’à trouver un endroit où le demi-tour sera possible.

Passage étroit qu'il faut élargir ....
Passage étroit qu’il faut élargir ….
Débardage
Débardage
On doit parfois faire demi-tour, pas toujours facile
On doit parfois reculer avant de faire demi-tour, pas toujours facile

Mais toujours de superbes paysages et des bivouacs de rêve …..

Notre piste
Notre piste
Village typique
Village typique
Bivouac dans la cour d'une ferme, à l'abri du vent
Bivouac dans la cour d’une ferme, à l’abri du vent

On n’aura pas besoin d’acheter des fruits durant ce voyage, c’est la pleine saison des oranges.

Que d'oranges !!!
Que d’oranges !!!
Superbe piste, à flanc de montagne
Superbe piste, à flanc de montagne
Vieille église byzantine
Vieille église byzantine dans un tout petit hameau

Dans la sierra Nevada, à 2300 m d’altitude, il fait -3° ; nous sommes bloqués par une congère infranchissable, nous devons rebrousser chemin et surtout, descendre,  pour retrouver des conditions plus clémentes. On y rencontre un troupeau de chamois.

18-dsc00256

Nous ne passerons pas !
Nous ne passerons pas !
Et on retrouve le soleil
Et un peu plus bas, on retrouve le soleil

Après avoir perdu un peu d’altitude, on retrouve le beau temps et des températures bien plus clémentes, jusqu’à 18° ! Elles ne cesseront d’augmenter au fur et à mesure de notre progression.

Un vieux four à pain
Un vieux four à pain en bord de piste
C'est à nouveau le printemps
C’est à nouveau le printemps
Encore la siesta !!!
La siesta au soleil !!!
De beaux plissements
De beaux plissements

 

Village typique
Village typique, attention aux petits  balcons à peine plus hauts que nos véhicules
Entourés de fleurs de cactus
Entourés de fleurs de cactus

Une grande halte à Ronda, la ville ayant de nombreux sites remarquables.

La ville de Ronda
La ville de Ronda

Cette ville est en deux parties, séparées par un canyon. On passe de la vieille ville à la nouvelle en franchissant le pont romain.

Le pont romain de Ronda
Le pont romain de Ronda
Le canyon séparant la vieille ville de la nouvelle
Le canyon séparant la vieille ville de la nouvelle et le pont qui l’enjambe
Les remparts
Les remparts
Village très pittoresque, qui nous a charmé
Village très pittoresque, qui nous a charmé
Une cour intérieur avec diverses habitations et, à droite, les arènes
Une cour intérieur avec diverses habitations et, à droite, les arènes

Sur la route du retour, nous visitons Antequera ville riche en dolmens d’une forme et d’une conception très différentes de chez nous. Ce sera une belle façon de clôturer ce périple.

Dolmen, ici ils sont enterrés
Un Dolmen, il y en a trois ; ici ils sont enterrés et ont diverses salles.
Entrée, couloir d'accès, salle circulaire et salle avec piliers
Entrée, couloir d’accès, salle circulaire et salle avec piliers

Et pour finir, les dernières visites de cette ville sympathique .

Sur la route du retour, les arènes de Antequera
Les arènes de Antequera
Son chateau
Son château
Et c'est le dernier bivouac
Et c’est le dernier bivouac avant l’arrivée en France