Mauritanie, février 2024

C’est avec une famille, un peu réduite, que nous faisons ce nouveau raid en Mauritanie. Pour cela, nous sommes accompagnés par deux Hilux Toyotas avec chauffeurs ainsi que de Méhmé, notre guide et de Muss le cuistot.

En attendant nos jeunes à Nouakchott , ville que nous n’avions jamais visitée, nous faisons un peu de tourisme. Cette capitale est devenue tentaculaire et commence même à s’étendre sur les dunes qui entourent la ville. Comme dit notre chauffeur, ici on n’apprend pas à conduire mais à éviter …

Nous goûtons aux embouteillages …. et arrivons enfin au marché aux dromadaires.

Le porteur d’eau

On y voit déambuler de nombreux acheteurs pour évaluer les bêtes.

Sur le chemin du retour, nous longeons, en pleine ville, de superbes petits jardins potager.

Nous avons établi notre camp de base en bord de mer.

Les jeunes arrivent en fin d’après-midi pour un séjour de dix jours. A peine débarqués de l’avion, on les met dans l’ambiance.

Avec un petit tour en dromadaire pour les plus jeunes …

Et un dernier clin d’oeil au monde civilisé …. nous partirons dés le lendemain !

Voici le programme des festivités à venir.

Nous quittons Nouakchott tôt le matin et après environ 200 km, nous quittons le goudron à Akjout. Très vite, petits et grands sont émerveillés par les paysages.

Premier village au coeur d’un terrain inhospitalier.

Les dunes se déplacent dans ces régions et finissent par cerner certaines maisons.

Panoramas somptueux …..

Les enfants sont impatients de gravir cette dune imposante.

Grimpée difficile mais ils y arrivent tous …. Quant à la vue !!!!

Et c’est la descente, à chacun sa technique …..

Avant dîner, douche pour tous, au puits.

Premier bivouac du raid avec un dîner de roi. Nous constatons avec plaisir que le cuisinier travaille avec des produits frais et tous les repas seront excellents !

Rapidement le lendemain, nous nous arrêtons dans un lieu surprenant ; nous arpentons un sol de trois couleurs de sable différentes en espérant y trouver des pointes de flèches. Titouan, notre fureteur professionnel, est en chasse.

Les villageois rencontrés vivent de peu et sont heureux de voir passer quelques touristes … On nous offre le thé, on leur achète quelques babioles …

Malheureusement pour les photos, nous avons perdu le beau ciel bleu de la veille. C’est dans la brume que nous regagnons la plaine après avoir franchi la Passe de Tivoujar. Vous devinerez tout de même une très forte descente en apercevant tout en bas quelques dromadaires …

La piste nous permet de rejoindre l’oasis de Toungaad, réputée pour ses palmiers dattiers. On y trouvera un coin ombragé pour le repas de midi.

Pendant la sieste, Méhmé emmène les jeunes pour une longue longue, marche …..

Pour arriver finalement au bord d’un vrai lac. Les plus téméraires y ont plongé sous le regard inquiet de Méhmé.

A la sortie de ce village nous prenons un raccourci à travers les plantations des habitants ….

Cette piste qui ne débouche pas. Demi-tour sur un sol sableux bien mou et c’est le plantage. Heureusement pour moi, en plus d’avoir un cuisinier qui me décharge de ce travail, j’ai aussi de la main d’oeuvre pour creuser et trimballer les plaques de désensablage……

Nous sommes dans la région de la Vallée Blanche avec une alternance de paysages de sable en fond d’oued ou de rochers aux alentours. .

Traversons le village de Nterguent avant de trouver à nouveau un superbe lieu de bivouac.

La tente des garçons

Les jeunes cherchent du bois pour le feu de camp du soir.

Cuisson et dégustation de haricots verts sous la cendre ….

Au matin de belles couleurs pour les photos. Dépaysement total.

De temps à autre, des villages accrochés aux rochers qui paraissent déserts . Le guide nous explique que pour la récolte des dattes tous les habitants seront là.

Nous retrouvons le goudron pour la première fois depuis notre départ pour rejoindre l’oasis de Terjit. Lieu touristique par excellence mais nous sommes en semaine et ne croisons pas grand monde. La route qui descend de la montagne présente de beaux points de vue.

Au loin, les véhicules de JL et du guide.
Entrée de Terjit

Une petite marche et c’est l’étonnement après ces trois jours avec du sable à perte de vue. L’oasis est un petit paradis de fraîcheur et de calme.

Tout le monde se baigne dans une eau tiède, le temps que le cuissot nous prépare le repas que nous dégusterons, à la romaine, sous une tente .

Repas puis sieste avant de reprendre notre route.

Un peu plus loin, l’oasis de Mehret, beaucoup plus grande, dont on a une belle vue panoramique avant d’y descendre.

C’est une longue étape de découvertes. Nous dormirons ce soir à Chinghetti, encore à une centaine de kilomètres, par une grande piste en très mauvais état. La tôle ondulée nécessite une vitesse élevée pour éviter de trop grandes vibrations. Conduite délicate et fatigante pour les chauffeurs …. et les véhicules !…

Enfin la ville est en vue

Nous y retrouvons l’ auberge où nous avions séjourné presque un mois pendant notre confinement dû au Covid ( voir article Mauritanie 2020).

Mais la journée n’est pas finie ! Nous partons admirer le coucher de soleil du haut de la dune qui surplombe la ville. En fin de journée, le sable est trop mou pour y monter en 4X4 ….. Allez, courage !

Le village de Chinghetti est la septième ville sainte de l’Islam. Lieu de passage de nombreux musulmans se rendant par le passé à La Mecque. Ces caravanes de pélerins échangeaient des parchemins sacrés et des manuscrits très anciens en échange de produits de première nécessité. Sept familles dans le village possèdent encore des bibliothèques contenant ces ouvrages et les présentent au publique. Nous rencontrons un de ces hommes, passioné et très érudit. Un grand plaisir de l’écouter parler de ces corans dont certains datent du XIII ème siècle.

L’auditoire est captivé !

Les propos de cet homme sont tellement étonnants et intéressants que je regrette de ne pas réussir (pour le moment ….) à les intégrer au blog. A la demande, je peux vous en envoyer un extrait par mail …

Après cette visite enrichissante, découverte de la ville ancienne.

En rejoignant Atar, nous nous arrêtons à L’ Agrour d’Amogjar, un abri sous roches où l’on peut voir quelques peintures rupestres. Une occasion inespérée pour les enfants d’en voir enfin « in situ ».

Le site

Quelques bovidés, une girafe, des danseurs ….

De plus près ….

En chemin nous passons par Fort Saganne, construit pour les besoins du film du même nom.

Nous sommes sur un vaste plateau pierreux. On aperçoit dans le fond, la vallée dans laquelle nous allons descendre.

Nous sommes dans l’ Adrar

Etape à Atar pour y faire les pleins et quelques courses. Nous entamons une grande remontée plein Nord pour rejoindre la mine de Zouerate.

En alternant piste et hors piste, des paysages variés et de beaux sites de bivouacs.

Campement installé

La nuit venue, au coin du feu, Méhmé prépare le pain qui va cuire sous la braise.

Le lendemain matin nous faisons les pleins à Choum, gare où peuvent se croiser les trains du minerai mais aussi lieu de repos pour les voyageurs qui vont à la mine ou en reviennent.

Rue principale

Quelques boutiques pour faire les courses mais attention, les piétons ne sont pas prioritaires …

Titouan doit rapidement s’écarter du passage !

Plus au Nord, nous arrivons au Tunnel Charles de Gaulle. Le président l’a fait construire en 1962  pour ne pas avoir à payer de taxe pour le passage du train  sur une très petite portion de territoire Espagnol. Ce tunnel mesure environ deux kilomètres de long. Cette année, nous le traversons et en sortons par l’autre côté. Une grande première !!!

On y jette un oeil, à pied , puis on embarque dans les véhicules …

En voiture, on ne se rend pas compte de sa longueur …..

We did it !!! Méhmé n’y croyait pas, il voulait faire le tour ….

A partir de Choum, nous roulons hors piste parallèlement à la voie ferrée. Vers midi, on s’arrête près d’une gare et trouvons un abri pour déjeuner à l’ombre.

Les hirondelles plongent vers l’eau pour se désaltérer …
Muss, notre cuissot, travaille sur le hayon du pick up.

Pendant ce temps, chacun vaque à ses occupations.

Nico se prépare à prendre l’apéritif
A table ! le repas est prêt.

Tout à coup, un grondement sourd mais qui s’amplifie rapidement annonce l’arrivée du train du minerai. Il a déchargé à Nouadhibou en bord de mer et retourne à Zouerate où se trouve la mine de fer.

C’est notre première rencontre avec ce train. Nous en verrons bien d’autres pendant les jours suivants ….

Nous progressons vers le nord et arrivons à Zouerate en fin d’après-midi. Nous voyons les premières installations de la mine couvertes d’une poussière rougeâtre.

Ce tapis roulant charge les wagons que l’on voit garés sur la gauche.

Demain matin, nous avons un rendez-vous pour visiter le site d’extraction. Sidi nous a organisé longtemps d’avance cet évènement car il nécessite une autorisation spéciale. Nous établissons le bivouac non loin de là.

On aperçoit au loin les lumières de la mine. Et sur la droite, Mika et Titouan qui préparent leur feu de camp.

Le lendemain matin, un coup de fil et nous rejoignons notre guide. Plus on approche de la zone d’extraction qui est en plein air, plus la poussière rouge s’épaissie. D’où la mauvaise qualité des images …

On entend un bruit continu provenant des camions qui montent ou descendent de longs pans inclinés pour accéder 500 mètres plus bas.

Le guide nous emmène sur le premier site d’extraction, exploité à l’origine par la France , maintenant abandonné car à 700 m de profondeur l’exploitation devenait trop couteuse.

On voit un ancien concasseur ainsi que le tunnel qui abritait un tapis roulant de 3 kilomètres pour rejoindre directement la voie ferrée.

Visite terminée, on se présente à la « gare » pour se renseigner sur les horaires de trains ….

En effet, le clou de la journée est à venir ! Les garçons vont monter sur un wagon de minerai jusqu’au premier arrêt. Un voyage d’environ 2 heures….. Bien sûr, Jean-Louis et moi-même ne nous y risquerons pas !!!

En attendant le train, nous trouvons un coin à l’ombre pour le déjeuner.

Mais un train arrive, tout proche …

Soudain, un appel téléphonique, on saute dans une voiture avec nos voyageurs et on fonce le long des rails jusqu’au train qui est arrêté, au milieu de rien … On équipe les garçons ….

Suivez le guide !!!

Le chef de gare donne les dernières consignes car la deuxième partie du train va venir s’accrocher devant eux. Attention au choc !!!

Nous retournons aux voitures, emballons rapidement tout le matériel et prenons la route afin d’être avant eux à la gare d’arrivée. En effet, malgré la lenteur du train (35 km/h en moyenne), le tracé de la route est plus long et l’arrêt au barrage de police peut durer un temps … indéterminé. Et pendant ce temps là ……

Nous roulons vite, rattrapons et dépassons le train ….

Espérons que les dromadaires ne seront plus sur la voie à son passage …

Nous y voilà. Atmosphère très Far West, manque juste la musique …..

Nous n’attendrons pas bien longtemps.

Heureusement, on entend le train de loin. Comme il est très long, on ne sait pas où il s’arrêtera et Méhmé tient absolument à ce que nous soyons devant le bon wagon au bon moment. Surtout que le temps d’arrêt est très court, juste pour eux … On range tout et on repart !!!!

Les voilà !!!…….

Nous repassons par Choum où nous allons passer la nuit. Une petite auberge avec douche pour nos voyageurs, ils en ont besoin … Ils n’ont pas fini de rêver au train du minerai ….

Un petit tour au marché avant de reprendre la piste. Mika trouve son bonheur .

Le ciel reste malheureusement peu propice aux photos du monolithe Ben Amira. C’est le troisième monolithe le plus grand du monde après Uluru et le mont Augustus, tous deux situés en Australie. 

On n’est pas assez près pour se rendre compte de la hauteur (voir Mauritanie 2023, nous y avions dormi au pied …)

Un peu plus loin, celui de Aïcha. Plus petit, plus accessible aussi puisque Nicolas décide de le gravir avec Mika. Un grand bravo aux grimpeurs ! et quelles belles photos !!!

En en faisant le tour en voiture, nous pouvons voir les oeuvres réalisées par des sculpteurs du monde entier et déjeunons dans son ombre.

Nous entamons la dernière grande étape de ce raid. La carte qui suit montre où nous en sommes.

C’est en hors piste qu’il nous faut rejoindre le bord de mer sur un terrain assez facile, parsemé de zones sableuses parfois un peu molles. Hugo a pu prendre le volant tous les jours et a beaucoup appris sur la conduite dans le sable.

Un dernier village en bordure de voie ferrée.

Nous nous en éloignons pour trouver un beau coin de bivouac, comme tous les soirs …..

Et nous y voilà.

Les plus jeunes préparent leur feu pour la veillée.

Et c’est la nuit ….

Nous arrivons au bord de l’ Atlantique dans l’après-midi. On a eu l’occasion de franchir encore quelques zones sableuses. Le paysage a bien changé. Nous sommes dans le Parc national du Banc d’Arguin. Ce parc est formé de dunes de sable, de zones côtières marécageuses, de petites îles et d’eaux littorales peu profondes. 

Il fait beau mais l’eau est fraîche. Titouan et Nicolas vont tout de même se baigner avant de déguster un poisson qui vient d’être pêché.

Ce parc protégé possède la plus grande concentration d’oiseaux de la côte d’ Afrique de l’Ouest. Les poissons y prolifèrent et les pêcheurs de la régions en ont l’exclusivité. Ils font partie de la tribu des Imraguens.

Le lendemain, il est prévu d’embarquer sur une lancha pour aller jusqu’à l’île aux oiseaux. Malheureusement , un fort vent de sable s’est levé et aucune barque ne peut prendre la mer. Nous nous arrêtons au village de Iwik pour quelques photos.

Il nous faut rejoindre le goudron car la visibilité devient de plus en plus mauvaise ! Les véhicules doivent rester proches les uns des autres pour ne pas se s’égarer.

Même un dromadaire ne retrouverait pas ses petits !!!

C’est ainsi que se termine ce raid. Les enfants prennent l’avion le soir même pour rentrer en France. De notre côté, ce sera la longue remontée de la Mauritanie puis du Maroc , mais nous avons le temps.

Espagne, octobre 2023

C’est l’automne, avec un petit air d’été qui donne envie de repartir sur les routes. Nous sommes le 10 Octobre.

Les retrouvailles

Après nous être réunis au bord de la Garonne et fêté comme il se doit ce nouveau départ, nous franchissons les Pyrénées par le Tunnel de Bielsa et rejoignons la bourgade de Naval pour entamer ce nouveau Roadbook. C’est le numéro 36, créé par Vibraction et intitulé « Le désert des Monegros« . Nous sommes en Aragon.

Rapidement nous voilà sur la piste ou plutôt sur des chemins de campagne. Les cahots, la poussière mais surtout la pleine nature et ses merveilleux paysages. Première surprise en découvrant les Salines de La Roda.

Il y a des millions d’années, des couches de sel ont été enfouies sous terre lors du retrait de la mer. Des rivières souterraines, traversant ce dépôt, ressortent en sources d’eau salée. On est bien loin des salines en bord de mer dont nous avons l’habitude….

Nous constatons avec étonnement que notre chemin part au milieu du site …

Nous roulons en sous-bois ou au milieu des vignes, parfois dans une plaine aride . Toujours aux alentours de 500 m d’altitude.

De retour sur la route pour quelques kilomètres, nous traversons des villages bien isolés. Nous franchissons le Méridien de Greenwich à Berbegal. Approchant de Lagunarotta, nous apercevons sur le côté une curieuse construction.

Il s’agit d’un puits source où l’on accède par un escalier très large. On aperçoit l’eau sous les parties voutées dans le fond. Dès 551, les Wisigoths ont séjourné dans ce lieu et laissé, paraît-il, des traces écrites sur les murs.

Ci-dessous un plan montrant la deuxième galerie du site que nous n’avons pas pu voir.

Nous avons supposé que les animaux descendaient se désaltérer dans la galerie la plus large.

Un peu plus loin, nous traversons le Canal des Monegros que nous allons croiser plusieurs fois durant notre voyage.

Les monastères sont nombreux dans cette région et ils vont se succéder tout au long du trajet. Malheureusement, jamais nous n’avons pu en visiter un seul ! Nous sommes hors saison et même le dimanche, nous avons trouvé porte close…. Ci-dessous, le très beau Monastère Santa Maria de Sijena.

Nous entrons dans la Sierra de Jubierre avec ses paysages à couper le souffle. Après avoir traversé des collines boisées de pin, nous nous arrêtons à un des « Miradors » du parcours. Non loin, un petit labyrinthe de pierres, érigé sans doute par un berger ….

Nous poursuivons notre route et apercevons des reliefs bien curieux.

Nous sommes dans une régions de Tozales, sorte de cheminées de fées mais en plus large.

On photographie dans toutes les directions, c’est vraiment très beau.

Nous roulons dans des gorges ou en hauteur mais le dénominateur commun est la poussière !

Cela nous fait penser au « fesh-fesh » que l’on rencontre ponctuellement dans les déserts de sable, une poussière farineuse qui s’immisce partout dans les véhicules. Sauf que là, cela se produit sur des kilomètres …

Et encore une cheminée de fée

Après avoir franchi une petite étroiture ….

Changement de paysage. On est sortis de la poussière et la piste prend de la hauteur

Nous faisons un petit détour pour visiter la Tour Carrée, poste d’observation sur une colline avec une vue à 360°. Une bonne grimpée pour l’atteindre, ne pas s’arrêter en route !

Puis c’est notre tour. A l’arrivée, on se demande ce qu’il y a derrière !!!!

Mais quelle vue !

Nous pénétrons dans la tour ….

De belles nuances de couleurs dans les lueurs du petit matin ….

Un peu plus loin, en bord de falaise, l’Ermitage troglodyte San Caprasio. On peut y visiter plusieurs abris dont une chapelle et une salle avec table et bas-flancs.

Nous parcourons une jolie piste de crête qui monte et descend à travers les pins. Nous commençons à voir quelques abris enterrés. C’est que nous arrivons au lieu où se sont déroulés la plupart des combats entre Franquistes et Républicains pendant la guerre civile espagnole de 1936.

Nous sommes dans la Sierra Alcubierre et nous allons visiter le Coteau Orwell. Tranchées, barbelés, abris, postes de tir ….. c’était un poste militaire républicain. 

Une boucle par de bonnes pistes autour de Robres. Quelques points de vues.

L’ Arche

 


Un Monastère

Nous voilà dans la plaine. On pourrait se croire au Maroc …..

 


On dirait des dunes de sable autour de ce monastère

Il y a même un puits, il ne manque que les chameaux !

Cette zone désertique, sans lumières, est propice à l’observation des étoiles. Nous roulons au milieu de quelques petits observatoires.

Les sierras au loin nous attendent. Montées et descentes se succèdent, nous surplombons un magnifique canyon.

Puis nous roulons sur la crête, de vraies montagnes russes !

 


Tout un programme

De retour dans la plaine, un bon bivouac couronnera une journée pleine d’émotions.

Un excellent dîner concocté par Guy et Sophie, accompagné d’une glace en dessert (eh oui, on ne se refuse rien ) ainsi que d’un pousse-café …. puis plusieurs …. 

Nous avons passé une bonne nuit !!!

Le lendemain dimanche 15 octobre, nous franchissons l’Ebre pour aller visiter Notre-Dame de Rueda. En principe le Monastère devrait être ouvert aux visiteurs…

Nous surplombons la petite ville de Sastago par une matinée ensoleillée.

Un peu plus loin, face à Alborge, se dévoile ce superbe Monastère cistercien.


Malheureusement, nous trouvons porte close, pas âme qui vive …

Vue du cloître qui nous est interdit mais nous pouvons accéder à la gigantesque Noria au bord d’un bras de l’ Ebre.

Dès le XIIIème siècle, les cisterciens ont mis en place un réseau hydraulique alimenté par cette grande roue.

On peut distinguer de part et d’autre de la roue des caissons qui remontent l’eau. Celle-ci est déversée arrivée en haut dans des rigoles en bois qui permettent de l’acheminer dans le monastère au moyen de divers petits canaux. Système très ingénieux.

Pour le plaisir, nous trouvons une piste qui nous ramène sur le roadbook proprement dit.

Cette journée de visites se poursuit . Nous arrivons à Belchite et contemplons deux mondes. Celui du déchirement de la guerre civile espagnole avec le vieux village totalement détruit et celui du renouveau , symbole de la vie retrouvée. En effet, après 14 jours de combats en 1937, les rebelles ont bombardé tous les édifices et massacré les habitants. Lorsque Franco reconquit la ville en 1938, il la laissa en l’état pour montrer son pouvoir brutal mais aussi comme avertissement à tous ceux qui voulaient le contrer.

Ce fut une visite très poignante.

Après un peu de goudron, nous reprenons la piste pour clore cette journée du 15 octobre. Encore un monastère …

Puis une campagne sauvage et désertique qui s’étend sous nos yeux. Nous sommes dans le Val de Zafrané. Sur ce terrain plat, un étroit canyon, effet surprenant en ce lieu.

Après avoir longé une carrière de marbre, nous arrivons à côté d’une petite gare désaffectée. C’est la Hoz de Zafrané.

On devine le tracé d’une voie ferrée qui file vers le précipice…….

Ce pilier de 42 mètre de haut était le support central d’un pont ferroviaire reliant Saragosse à Utrillas. Il a été construit par Utrillas Mining Company en 1904 dans le but de transporter le minerai( charbon, lignite, marbre, etc ..). Il a été cédé à l’Etat en 1963 et s’est lentement détérioré. Ils ont fini par essayer de le démolir à l’aide d’explosifs mais ce grand pilier a résisté !!!

On accède un peu plus loin à l’entrée du canyon. Bien que la piste soit bloquée un peu plus loin, nos messieurs ne résistent pas à s’aventurer en franchissant un enrochement du bas côté ….

Sous la falaise, une belle grotte, la Cueva Madre. De nombreux alpinistes pratiquent tout au long du parcours.


A droite, une corde permanente

Nous poursuivons le chemin pour essayer de sortir à l’autre bout ….


La sortie n’est plus qu’un sentier ….

En faisant demi-tour, on peut voir la base du pilier à peine abîmée par la dynamite ….

Le lendemain, nous passons le village de Puebla de Alborton et grimpons à nouveau dans un massif. Premier jour de ciel gris, il fait un peu frais et nous parcourons celle belle piste de montagne dans la brume. Un peu dommage pour les photos et la vue …

En redescendant, le soleil fait enfin son apparition.

De mieux en mieux


Dans ce beau paysage, nous avons effrayé de nombreux
lapins  ….

Toujours plus bas, nous retrouvons une zone de cultures.

Une construction surprenante au loin nous interpelle.

De plus près, Jean-Louis m’explique l’ingéniosité de ce système d’abreuvoir.

Les eaux de ruissellement sont recueillies dans ce qui ressemble à un abreuvoir pour remplir le grand réservoir. Dans le cabanon, un trou permet au berger de puiser l’eau pour la verser dans la rigole qui entoure l’enceinte. Les animaux peuvent alors boire.

Sortant de cette zone de collines, des fermes solaires et quelques salines totalement à sec.

Comme toute bonne chose a une fin, voilà le dernier bivouac. Chacun prépare le retour : soufflage des filtres, gonflage des pneus, nettoyage …

Et la fondue ?!!! il n’a pas fait assez froid durant tout ce séjour pour la manger mais on ne va pas laisser partir la fondue !

En conclusion, nous avons passé d’excellents moments tout au long de ce parcours. Variété et beauté des paysages, de nombreuses visites. Tous les ingrédients pour faire un beau voyage proche de la France.

Mauritanie, Mai 2023

Suite au Covid, nous avons dû interrompre notre dernier raid Mauritanien en 2020 ( voir article Mauritanie 2020 ). Nous ne pouvions pas rester sur cet échec. C’est pourquoi nous y sommes retournés avec la ferme intention de le finir.

Cette année nous ne sommes que deux équipages. Nous retrouvons Guy et Sophie à Sète, avec leur fidèle land-Rover, pour embarquer sur le ferry qui nous déposera à Tanger.

Longue attente comme toujours

On fête le début du voyage sur le bateau avec un bon apéro, premier d’une longue liste …..

Nous avons décidé de parcourir les 2360 km de route au Maroc le plus rapidement possible mais il faut tout de même compter un peu plus de 4 jours !

Le premier bivouac, à 200 km du port, en bord de mer et de dunes, est superbe.

Nous reprenons nos marques, installons tables et chaises, …. la routine quoi !

Sauf que vers 19 heures, un militaire vient nous déloger, expliquant que nous sommes en zone militaire et ne pouvons pas rester ! Bienvenue au Maroc rajoute-t-il !!!

Nous rangeons tout et trouvons un autre lieu de bivouac, loin de la mer. Nous serons confrontés à ce problème sur toute la côte marocaine. La crainte de migrants débarquant dans le pays est une obsession pour l’armée et la police.

On s’installe sous les eucalyptus pour le 1er soir au Maroc.

Passé Casablanca, nous trouvons déjà des paysages désertiques de toute beauté.

Jean-Louis et Guy sont ravis !

Le 3ème jour, après avoir été à nouveau chassés du bord de mer (nous sommes têtus, le saviez-vous ?), nous avons le droit de dormir au bord de la Lagune de Nayla, moyennant un modeste écot pour le parking ….

Nous poursuivons notre descente plein sud et commençons à longer le bord de mer. Nous sommes bien au sud d’Agadir et de Layoune.

Les arbres se font rares, mis à part dans les oasis ….

Nous nous abritons à midi à l’ombre de panneaux solaires ….

Finies les 4 voies, la route devient plus étroite et il faut rester prudent ….

On dirait que les petites villes marocaines du sud participent à un concours : celle qui aura la plus belle entrée. Poissons, dromadaires, on voit de tout. En général, en rapport avec l’activité du village … Mais ici, à Boujdour ???

Les contrôles sont de plus en plus fréquents, nous essayons de bien nous cacher pour la nuit ….

Ce qui n’a pas empêché des militaires de nous trouver …. On a pu rester, après vérification de nos passeports.

Nous approchons du but, à savoir la frontière Mauritanienne. Nous faisons une pose à Daklah dans un petit restaurant de poissons que nous aimons bien. Ceci nous permettra de bivouaquer à une centaine de kilomètres de la frontière où nous nous présenterons tôt le lendemain matin.

Et c’est le dernier bivouac marocain dans un paysage lunaire ….

Mardi 2 mai, à 9 heures du matin, nous retrouvons notre guide Sidi et son chauffeur Mohamed à la frontière Mauritanienne.

En principe, on ne prend jamais de photos à une frontière. Celle-ci est volée ....

Deux heures pour faire les visas alors que nous étions les seuls, à cause d’un internet aléatoire … Mais nous y sommes et c’est avec grand plaisir que nous entamons ce périple de 2300km, principalement par les pistes (ou hors piste comme vous le verrez !).

Comme le montre la carte, rapidement nous longeons la voie ferrée du Train du minerai qui relie le port minéralier de Nouadhibou à la grande mine de fer à ciel ouvert de Zouerat.

Il circule sur une ligne à voie unique, longue de 704 kilomètres. Sa longueur peut atteindre 2,5 km et il est composé d’environ 200 wagons. Dans une journée, il y a 4 trains dans un sens et 4 dans l’autre. Il y a deux gares qui permettent aux trains de se croiser.

Et déjà, voilà le train qui arrive !

Peu de temps après son passage, une petite draisienne fait son apparition. Un wagon peut peser jusqu’à 84 tonnes . Il faut donc vérifier que les rails sont toujours en bonne place pour le train suivant ….

Un peu plus loin, nous quittons le goudron et piquons en hors piste, plein Est. Rapidement, un paysage de barcanes (petites dunes clairsemées) s’offre à nous.

Un peu de végétation apparaît. Il a beaucoup plu ces derniers temps et nous verrons, avec surprise, un désert plus vert que d’habitude. Ce qui n’est pas pour déplaire aux dromadaires ….

Le lendemain, surprise. Un garage au milieu de rien. Un peu miteux me direz-vous mais cela peut servir …

A quoi peut bien servir un Land Rover hors d’usage ? A sécher de la viande de dromadaire pardi !!!

Nous poursuivons notre chemin parmi les chameaux (hé oui, en Afrique du Nord, on dit bien chameau à la place de dromadaires …) et les dunettes .

Nous franchissons un col !

Il fait déjà très chaud. Sidi nous propose de s’arrêter à midi au frais chez l’habitant, dans le village autour de la 1ère gare. Nous ne repartirons que vers 15h quand la chaleur sera moins pesante …. On ne se fait pas prier !!!

Avec nos vieux os, nous voilà obligés d’apporter tables et chaises ……

L’ accueil est chaleureux ; le chef de famille nous prépare le thé. J’avais déjà remarqué que, la plupart du temps, ce sont les hommes qui font le thé. Il faut dire qu’en général on voit cela au bivouac. Mohamed par exemple allume le feu avec un minimum de bois et, plusieurs fois par jour, il nous a préparé pendant tout le voyage un thé délicieux.

Nous faisons tous la sieste

Puis nous nous rapprochons de la voie ferrée que nous longeons à nouveau. Nous voyons un curieux train composé de 2 wagons seulement et qui avance en faisant des étincelles.

Sidi le rattrape et nous fait une superbe vidéo tout en nous expliquant qu’il s’agit d’un engin qui rectifie le profil des rails usés par le poids des convois. Etonnant non ?

Après cette journée bien remplie, nous traversons la voie et rejoignons le Monolithe Ben Amira (le plus grand, à droite) au pied duquel nous allons passer la nuit.

Très impressionnant quand on s’arrête juste en-dessous ….

Lorsqu’on observe le campement de Sidi et Mohamed, on comprend pourquoi ils sont bien plus légers que nous !!!

Au matin, les couleurs ont à nouveau changé. Nous prenons le petit déjeuner entre nous deux, comme d’habitude, le temps d’émerger d’une bonne nuit de sommeil.

Au revoir, Ben Amira …

En route vers le Monolithe Aïcha. Ben Amira est le troisième monolithe au monde après Uluru et le mont Augustus, tous deux situés en Australie. Une légende locale raconte que  Aïcha était la femme de Ben Amira. Répudiée, elle s’est installée à quelques kilomètres de son ex mari, accompagnée de sa servante.

Non seulement le paysage est superbe

Mais en plus, on peut y admirer des sculptures exécutées in situ par des artistes du monde entier en Janvier 2000. Sidi nous explique tout cela. Il fait très sérieux !

Nous passons entre les deux monolithes et poursuivons notre route dans un paysage somptueux.

Voilà le programme : Sur la photo qui suit, on voit au loin les monticules où nous devons arriver. Pour cela, on s’engage dans une zone de dunettes qui paraît plane mais qui va nous réserver des surprises et du travail !!!

C’est parti !

On roule tranquillement et soudain, un dénivelé que nous n’avions pas vu et nous voilà dans une position inconfortable. En effet, selon l’heure, on ne voit plus du tout les reliefs. Nos anges gardiens, Guy et Sophie, se positionnent pour nous tirer de ce faux pas.

Cela a l’air d’être plat, et pourtant ….

Le land rover tire, tire mais nous sommes bien plus lourds que lui !!!!

Nous ne bougeons pas et c’est Guy qui se retrouve tanké à son tour ….. Grâce aux plaques, il arrive à sortir le véhicule du trou pour se replanter un peu plus loin, juste dernière nous qui n’avons toujours pas bougé !!!! C’est le sable Mauritanien, plein de surprises.

Et ainsi de suite, tout en progressant dans la bonne direction, on se tire mutuellement !!!

Nous avons beaucoup travaillé ce matin là et c’est avec plaisir que nous retrouvons la piste. Il fait très chaud et nous nous abritons à midi dans une cabane qui nous tend les bras.

Après le déjeuner, nous dépassons la petite ville de Choum pour nous rendre au Tunnel Charles de Gaulle. Le président l’a fait construire en 1962  pour ne pas avoir à payer de taxe pour le passage du train  sur une très petite portion de territoire Espagnol. Ce tunnel mesure environ deux kilomètres de long.

De l’autre côté du tunnel, un paysage très différent s’offre à nous.

Nous poursuivons notre route jusqu’au bivouac du 4 mai, au pied de petites barcanes.

Nous assistons tous les soirs à des couchers de soleil merveilleux. Je ne résiste pas à celui-ci …

Le lendemain, retour progressif dans le sable avec les quelques plantages habituels qui suivront …. On voit au loin les dunettes qu’il faudra traverser.

Puis c’est au tour de Guy de passer. Les plaques ont été laissées sur place au cas où ….

Et ainsi de suite, on passe la matinée à jouer dans le sable … Il nous aura fallu 2 heures pour parcourir 18 kilomètres. Un peu plus loin, nous nous apercevons que nous sommes un peu en altitude , en haut d’une falaise .

Il y a bien une trace qui descend dans le fond mais c’est pour les ânes et les chameaux. Nous avons encore du chemin pour descendre jusqu’à Atar. Dés qu’un puits se présente, nos amis font les pleins d’eau.

En s’approchant d’Atar nous traversons quelques petits villages nichés dans une palmeraie, essentielle pour permettre l’habitat. Petites mosquées, maisons de torchis ou en paille …

En arrivant à la grande ville, Atar, la rue commerçante grouille de monde. Nous pouvons y faire quelques courses comme du pain, des fruits et légumes, des boissons et même des yaourts qui ne nécessitent pas de frigo …

Vue l’heure tardive , nous décidons de passer la nuit dans le jardin de la chambre d’hôtes de Sidi. Un petit havre de paix dans cette ville animée. Merci Sidi. De plus, c’est l’anniversaire de Sophie que l’on va fêter dignement !

En quittant Atar, Sidi nous montre un site exceptionnel. Ce sont des algues fossilisées qui ont 8 milliards d’années.

Notre objectif aujourd’hui est de rejoindre la passe d’Amojar par l’ancienne piste qui n’est plus utilisée. Sidi ne la connaît pas et ma trace a été préparée uniquement sur une carte. On va bien y arriver ! Les paysages sont variés et splendides.

La montée commence parmi de nombreux rochers. La piste disparaît par moments mais on finit toujours par retrouver le passage.

Nous sommes dans le fond de la vallée et la piste remonte un canyon de plus en plus étroit. Au détour d’un virage, une corde barre le passage. Nous l’ouvrons puis la refermons tout en s’interrogeant de son utilité.

Après le dernier lacet, nous arrivons à Fort Saganne et là, nous comprenons : la passe d’Amojar, très étroite est en train d’être cimentée ! Le béton étant tout frais, les ouvriers nous annoncent qu’on ne peut pas passer avant demain matin ….

On s’installe près du fort, quelques photos, déjeuner et grosse sieste …. chacun à sa façon.

Sophie, Guy et Jean-Louis
Sidi dont on ne voit que les jambes et Mohamed

Vers 16 heures, Sidi enfile sa gandoura blanche et va voir l’avancée des travaux. Après discussion et négociation, on nous autorise à passer à 17h !

Il y a une marche à franchir et, plus loin, ils ont mis des plaques en métal sur les parties encore fragiles.

Et c’est parti ! Nous roulons sur un grand plateau rocheux.

Nous recherchons le bivouac dans un superbe paysage, au soleil couchant.

Malgré tous ces rochers, le sol est sableux et mou. Un grand classique : le plantage du soir !!!

D’abord Guy qui s’en sort seul avec ses plaques
Mohamed dégage des rochers pour que nous puissions passer à côté

C’est parti

Reste plus qu’à s’installer et profiter du moment

Et comme on a fait une longue sieste, on veille un peu ….

Le lendemain, nous rejoignons l’oasis de Mheireth, renommée pour ses dattes. Elle est très peuplée, sa traversée est longue.

Les petites huttes rondes ressemblent à ce que l’on voit en Afrique noire ….

Nous voilà de l’autre côté du village sur une piste de plus en plus étroite.

Débouchant dans un oued, nous ne savons plus où regarder tellement c’est beau.

Et c’est là que Sidi nous prépare une surprise.

Ce sont bien des roseaux que l’on voit lors de la petite marche où il nous emmène .

Et plus loin, nous restons sans voix.

Allez, une dernière photo de cette guelta inattendue et paradisiaque.

Nous rebroussons chemin, passons au-dessus du village et poursuivons la traversée de cette zone montagneuse.

En gros, nous nous dirigeons plein sud, vers le bivouac 11 de la carte qui suit.

Nous descendons jusqu’au fond d’une vallée étroite et sableuse.

Le sable est bien mou, entre dune et falaise. Superbe paysage mais on ne peut pas s’arrêter, au risque de devoir sortir les plaques pour repartir et de bloquer Guy qui suit !

Nous débouchons dans un fond d’oued.

Sidi nous attend au pied de concrétions calcaires étonnantes.

Dommage qu’il soit trop tôt pour le bivouac !!!

Plus loin, déjeuner puis sieste sous un acacia.

Mais comme il y a beaucoup de piquants sous un tel arbre, Sidi fait la sieste sur le haillon arrière de son véhicule.

Nous longeons l’oued El Abiod dont le nom signifie « vallée blanche« . Le sable clair part à l’assaut des montagnes sombres. Du sable à perte de vue, des falaises sombres, quelques palmeraies ici et là…

Un ensemble grandiose dont les couleurs changent au fil du temps. Surprenant dans ce lieu isolé, quelques huttes .

Par moments, nous devons traverser des champs de dunettes toujours aussi molles …. Cette fois-ci, les trois véhicules sont plantés ! c’est à pied que je repère le meilleurs tracé pour nous en sortir ….

Après la traversée d’ une palmeraie, nous prenons de la hauteur. La suite du programme s’offre à nous.

Il ne nous reste plus qu’à descendre et profiter de ce spectacle époustouflant.

Quelques habitants, toujours à pied, laissent présager de la proximité d’un village.

Comme eux, nous faisons le plein d’eau au puits, surtout pour la douche.

Nous avons eu une longue journée et faisons bivouac dès la sortie de l’oued, un peu en hauteur.

Le dîner se termine à la nuit et nous pouvons admirer un sphasme, pas craintif du tout, installé sur le pneu du land de Guy.

Il a beaucoup plu l’an dernier et l’on rencontre des « plans d’eau » inattendus. Nous longeons donc pendant un moment un grand lac, incongru au milieu du désert. Et ce n’est pas un mirage !!!

Même Sidi est surpris

Nous rejoignons le goudron pour la première fois depuis notre entrée en Mauritanie. Des dunes de sable envahissent la route qui doit être constamment dégagée.

Nous arrivons à Tidjika où nous faisons les grands pleins et les courses. Tout le monde n’a pas le même mode de transport !

La journée a été longue, bivouac un peu à l’écart.

Nous avons de la visite !

Nous avons quitté l’ Adrar et sommes maintenant dans le Tagant. Il commence à faire très chaud, 45° à l’ombre la journée et une température qui reste autour de 39° la nuit.

Les paysages ont changé, un peu plus d’arbres, un peu plus de rochers noirs et quelques villages.

Nous arrivons à N’Beika, « grande ville » au pied des dunes, très animée par rapport à Tidjika.

Un véritable embouteillage, il faut zigzaguer entre voitures et carioles et ne surtout pas montrer un signe de faiblesse.

Au Sud de N’Beika nous rejoignons la Guelta de Matmata. C’est ici que vit une colonie de crocodiles, vestiges d’un temps où la région avait un climat tropical.

Une heure de piste sableuse d’abord puis dans les rochers pour atteindre notre but.

Il fait vraiment très chaud. Aussi bien les chameaux que les zébus cherchent l’ombre.

Dans la cellule du 4X4 où nous roulons avec la climatisation, nous avons 42° à l’intérieur, alors qu’il fait 56,4°à l’extérieur au soleil .

Sur un vaste plateau de reg caillouteux, une série de petites constructions circulaires, constituées de murets de pierres grossières, de 1,50 m de haut environ. Elles sont dispersées et éloignées les unes des autres de quelques dizaines de mètres. Il s’agit d’un reliquat d’habitat préhistorique nous dit Sidi.

En bord de plateau, il faut continuer à pied. Sidi emporte une grande bouteille d’eau pour nous arroser régulièrement pendant la marche, de 15 minutes environ.

Il fait vraiment très chaud !

Nous y voilà. On surplombe la guelta qui est devenue un grand lac. Ceci ne facilite pas l’observation des crocodiles !

Avec des jumelles, j’arrive à en dénombrer une dizaine, mais, vu la température, ils sont tous dans l’eau donc peu visibles. Désolée pour la mauvaise qualité des images.

Voici une prise de vue suivie du zoom sur le crocodile.

Sophie de son côté arrive à en filmer un. En zoomant la vidéo, on voit bien sa queue qui ondule pour avancer.

Et moi, photographiant un crocodile, en zoomant beaucoup, je vois que j’ai à l’ écran un oiseau qui passait juste devant le reptile. C’est la photo surprise !

Pour mieux les voir, j’ai demandé à mon amie Martine , qui y était il y a quelques années, de me procurer quelques bonnes photos de ces animaux. Merci Martine.

De retour aux 4X4, on se repose au frais, crevés mais heureux.

Sur le chemin du retour, nous voyons le ciel au loin devenir opaque et jaunâtre. C’est une tempête de sable qui avance rapidement vers nous. Nous nous dépêchons de rejoindre le goudron pour ne pas nous égarer.

Elle n’est pas trop forte et nous pouvons continuer à rouler. Pas besoin de s’arrêter, la visibilité est suffisante.

Tempête suivie de quelques gouttes d’eau qui rafraîchissent un peu l’atmosphère. Qui nous permettent de faire de belles photos et aussi d’avoir de l’appétit pour le dîner !!!!

En effet, nous sommes invités ce soir par Guy et Sophie. Afin de ne pas se faire rincer en pleines agapes, nous dînons à l’intérieur. De plus, la température est descendue à 37°, cela fait du bien.

La cuisine est installée pour mettre les petits plats dans les grands !

En apéritif, moules farcies et Americano.

Je ne détaillerai pas la suite mais la soirée fut bien gaie …

Le lendemain, nous entamons notre remontée vers le nord sur des pistes variées et pleines de surprises.

Il est bien évident que ces pistes anciennes ne sont plus utilisées et parfois, on les devine à peine.

C ‘est une région très chaude. Dans les villages traversés, les familles passent la journée sous des abris de toile blanche plus frais que les maisons traditionnelles en pisé.

Les paysages boisés et herbeux, le comportement des habitants dans les villages et les animaux nombreux autour des puits nous font penser à l’ Afrique noire.

Lorsqu’on s’arrête pour trouver notre chemin, nous sommes vite entourés de curieux. Pas pour quémander, juste pour nous observer …

Après une alternance de sable et cailloux, et quelques recherches, nous atteignons le Ksar El Barka.

Ksar el-Barka abrite les vestiges d’une cité historique fortifiée, fondée par les Kunta venus de Ouadane en 1690 et qui s’y sont sédentarisés. On y devine encore les anciennes ruelles et de nombreuses maisons. A l’intérieur de la mosquée on peut admirer d’imposantes colonnes cylindriques qui ne laissaient pas beaucoup de place aux fidèles. Détruite et reconstruite plusieurs fois, la ville fut abandonnée quand cessa le commerce caravanier au XIX ème siècle.

En nous éloignant du ksar, nous nous dirigeons droit sur un tourbillon de sable dû à la chaleur. Le Tagant est bien une région très chaude : il fait 46,5 ° à 15h.

Nous passons tout près et c’est Guy qui va la traverser. Il paraît que ça secoue !! Espérons qu’ils avaient les fenêtres fermées !

Le lendemain, arrivons au puits Jemjiye où nous attend un spectacle extraordinaire.

Tous les animaux de cette région d’élevage, cherchent de l’ombre !

Au bivouac dans la nuit nous entendons des bêlements. C’est une chèvre, couchée sous un acacia, tout seule, qui vient de donner naissance à 3 agneaux. Mohamed la rapproche de notre campement avec ses petits et les aide à prendre leur première tétée.

Dans la soirée, le berger qui la cherchait, attiré par nos lumières nous rejoint et peut emmener la petite famille près du troupeau.

Nous quittons cette zone habitée par des familles d’éleveurs et nous enfonçons plus avant dans une zone vraiment désertique. Alternant, comme on a l’habitude maintenant, pistes sableuses ou non, voire hors piste ; quelques passages de dunes également …

Nous arrivons sur un petit massif montagneux qu’il va falloir traverser. Espérons que notre gros véhicule passera !

De l’autre côté, surprise : un nouveau paysage, vert tendre …

Bien dommage qu’il ne soit pas midi ….

Dés que possible, on s’arrête à un puits, Sidi les connaît tous !!!

La journée du 11 mai se termine par le franchissement d’un erg dans lequel nous décidons de passer la nuit. Il fait toujours extrêmement chaud. Ces derniers temps, nous dormons par terre dehors. Le véhicule met trop de temps à se refroidir . On ne peut plus se doucher en arrivant, l’eau froide des réservoirs est brûlante !!!

On s’installe, comme d’habitude, bien à plat.

Le vent souffle très fort toute la nuit , creusant sous les roues. On n’a pas pu rester dehors mais Jean-Louis se lève plusieurs fois dans la nuit car on sent le 4X4 pencher de plus en plus. IL vérifie quand même qu’il n’y a pas de risque. Au petit matin, nous sommes tous de guingois, même la table !

Le 12 mai, nous traversons à nouveau une zone montagneuse

Dans la vallée, nous retrouvons un puits. Il n’y a personne et il fait tellement chaud !!!

Guy prend la douche, tout habillé

Quant à nous trois, cela ne suffit pas !!! Dans le puits suivant, nous entrons carrément dans l’abreuvoir !

Un peu plus tard, je comprends pourquoi Sidi nous a donné cette belle récréation. Il veut absolument que nous passions encore ce soir le dernier cordon de dunes. Il n’en dit pas plus.

Nous allons franchir la Passe Voum Tiziguit. La consigne est de bien suivre ses traces et de ne pas s’arrêter. Vous en verrez une partie dans la vidéo , c’est un franchissement mémorable Très long et impressionnant. Ce cordon de dunes doit bien faire quelques kilomètres.

En fin de journée nous faisons bivouac de l’autre côté. Ce sera le dernier franchissement du voyage qui en a compris plus d’un !

Nous quittons Sidi et Mohamed le 12 mai et remontons tranquillement vers le Maroc. Un peu de piste d’abord puis une toute nouvelle route déjà envahie par le sable. Approchant de l’ Atlantique, la température a bien chuté, plus que 37° dans la journée et nuits autour de 22°. Cela nous fait un bien fou.

Nous retrouvons à la frontière notre passeur ce qui facilite grandement les choses. Une petite vidéo du « no man’s land » de 3 km qu’il faut parcourir entre les 2 routes goudronnées pour entrer au Maroc.

C’est ainsi que se termine ce magnifique voyage. Nous ne pensions pas pouvoir encore faire un raid aussi sauvage et difficile, il faut le dire. C’est grâce à la gentillesse de Sidi et Mohamed toujours prêts à nous faciliter les choses mais aussi à la grande compétence de notre guide Sidi. Bravo Maryline et Bruno pour ce tracé exceptionnel.

Turquie, Janvier 2023

Notre premier voyage de l’année va de dérouler entre l’ Europe et l’ Asie. Départ le 4 Janvier pour Ancône( Italie ) où nous embarquons pour la Grèce. Arrivée à Igoumenitsa le 7 janvier, c’est la 3ème fois en un an et demi que nous prenons ce ferry !! Il va falloir que je prenne une carte de fidélité !

Attente au départ

Nous traversons rapidement la Grèce où nous faisons une seule étape en bord de mer afin d’arriver rapidement en Turquie.

La mer Egée

Dimanche 8 janvier à midi, nous franchissons la frontière turque. Ci-dessous la carte de la première partie du trajet.

Nous franchissons le Détroit des Dardanelles sur un pont qui fait bien 4 km de long. Nous nous rendons compte qu’il nous faut réviser nos cours d’histoire …. La bataille des Dardanelle, est un affrontement de la Première Guerre mondiale qui opposa l’Empire ottoman aux troupes britanniques et françaises dans la péninsule de Gallipoli dans l’actuelle Turquie du 18 mars 1915 au 9 janvier 1916. Merci Wikipedia.

Ce détroit sépare, sur notre gauche la Mer de Marmara et sur notre droite, la Mer Egée. On aperçoit de nombreux cargos en attente de l’autorisation de passer. C’est un passage obligé pour rejoindre la Mer Noire depuis la Méditerranée.

Nous nous arrêtons « à la turque » c’est à dire n’importe où et n’importe quand ….

Ici, toutes les routes principales ont 4 voies. On se croit donc sur des autoroutes mais attention, il n’y a pas d’entrées ou sorties aménagées. Un tracteur peut sortir d’un chemin, une voiture peut s’arrêter pour le piquenique de la famille, il y a des stands de fruits, etc …. Ainsi arrêtés, je peux photographier facilement cet immense pont.

Halte au soleil à midi, en sortant de l’ « autoroute » on se dégote un chemin sympathique .

Nous passons la nuit dans le village de Troie, à 200 m du site. Aucun commerce, pas de bureau de change mais un effort de communication avec quelques affichages dans les ruelles que je parcours ….

Retour des moutons dans ce village champêtre

Ce site n’est pas qualifié comme important mais qui ne se souvient pas du Cheval de Troie ?

Autrefois, il n’y avait pas de représentation du cheval en bois mais suite à la production hollywoodienne …

La nuit a été si fraîche que nous commençons la visite avec du givre !

Aucun bâtiment n’est encore debout mais ce qui est remarquable, c’est que l’on peut voir les murs des « Troie » successives qui ont été bâties l’une par dessus l’autre.

Sur la photo qui suit, on voit la table des sacrifices et les puits à offrandes.

On peut voir 8 périodes mises à nue. La première date de 2900 av JC, les murs sont en briques d’argile séché.

La ville antique se trouve sur une colline qui surplombe une plaine fertile. Au fond, on aperçoit le détroit … Il faut se rappeler que Troie commerçait beaucoup par voie maritime.

Beaucoup d’écureuils s’épanouissent ici …

Une des entrées principales pavées de la ville.

Ce qu’il reste du théâtre …

Restons en là car, à partir de demain, les visites seront bien plus impressionnantes.

En effet, mardi 10 janvier nous sommes à Ephèse. Cette ville grecque a été édifiée au 3ème siècle av JC, à proximité de la mer. Elle fut conquise au 1er siècle av JC par les romains et comptait alors 200 000 habitants. C’était l’un des ports les plus actifs avec ceux de Rome et d’ Alexandrie. On pénètre dans le site par une allée bordée de cyprès. Dès l’entrée, une série de sarcophages sculptés m’interpellent.

Une borne miliaire qui servait à l’époque de bornes kilométrique. On en avait déjà vu en Espagne …

Puis nous arrivons à la voie Arcadiane qui reliait l’ancien port au théâtre. Mesurant 500 m de long et 11 m de large, on se rend compte que la mer est bien plus loin maintenant.

Ce théâtre pouvait accueillir jusqu’à 24 000 personnes. Il est réputé être le plus grand du monde romain.

Nous remontons la rue de Marbre le long de laquelle on peut admirer des frontons sculptés et d’ autres pièces intéressantes.

Au loin, un bâtiment sort du décor …

Ephèse est surtout renommée pour la magnifique façade de la Bibliothèque de Celsius. Les colonnes de marbre veiné sont superbes.

Les maisons en terrasses permettent d’imaginer la vie quotidienne des patriciens. On peut y admirer les vestiges de 6 demeures patriciennes, protégées par une vaste structure métallique. Il est surprenant de voir l’état de conservation de nombreuses peintures murales.

Quelques beaux carrelages comme ici, un lion.

Je ne résiste pas à vous présenter ce graffiti, hé oui, déjà …. Il représente un combat entre deux gladiateurs.

Comme toute ville romaine, on peut apercevoir des canalisations.

Cette visite, toute en escalier, en fatigue plus d’un, n’est-ce-pas Jean-Louis !

Le 11 janvier, nous voilà partis pour une journée de pluie. Nous poursuivons notre avancée et arrivons à Priene sur un parking vide ! Nous sommes les seuls visiteurs.

Cité plus ancienne d’un siècle qu’ Ephese, cette ville reste très prospère jusqu’à l’époque romaine, avant que l’ensablement du fleuve ne permette plus de rejoindre la mer.

Il pleut, il pleut, …..

Située sur les pentes du Mont Mycale, nous montons les grands escaliers d’accès pour atteindre au sommet une allée pavée de marbre.

Devant Jean-Louis, on peut voir les dalles creusées en ondulations pour empêcher les chevaux tirant des chariots de déraper.

Les canalisations anciennes sont toujours visibles.

De nombreux pans de murs sont encore debout. Les rues tracées en damier se croisent à angle droit. Ce qui est une nouveauté architecturale pour l’époque.

Nous arrivons au théâtre, dans un état de conservation exceptionnel. Il est quasiment inchangé depuis l’époque Hellénique.

Au fond, les gradins

Dans la première rangée des gradins, les notables s’assoient sur des sièges en marbre à pattes de lion.

Jean-Louis aussi ……

Un peu plus loin, nous traversons les ruines d’une église byzantine.

Puis, c’est le temple d’ Athena commandé par Alexandre Le Grand. Les tronçons de colonnes à terre ainsi que les cinq encore dressées montrent le gigantisme du lieu.

On surplombe alors l’ Agora et les ruines des boutiques l’entourant.

Enfin, nous voilà devant le bâtiment du Sénat, de forme carrée. En excellent état lui aussi.

Nous nous sommes crus être des explorateurs dans une cité fantôme, sans âme qui vive … Il faut dire que ce ciel gris donne une atmosphère irréelle.

Retour au 4X4 trempés mais émerveillés par ce que nous avons vu. Je ne pensais pas qu’au XXIéme siècle, on pouvait encore parcourir des sites laissés en l’état en toute liberté. Allez, un apéro bien mérité et un bon repas chaud avant d’attaquer la visite de l’après-midi.

Une vingtaine de kilomètres plus au Sud de Priene, le site de Milet. Il fut habité dés 2000 av JC et a été une des plus importantes cités commerciales et maritimes d’Asie Mineure. De nombreux savants et intellectuels y résidaient dont Thalès (avec son célèbre théorème).

Au 5éme siècle av JC, l’architecte Hippodamos imagina la 1ère cité respectant des règles strictes d’urbanisme. Maisons de même taille, rues à angles droits, îlots identiques. Malheureusement, il n’en reste pas assez de vestiges pour se rendre compte.

Le théâtre est la pièce maîtresse du lieu. Il est si grand qu’on a du mal à le photographier en entier.

L’entrée sur la scène et les coulisses se font par un escalier central.

On accède aux différents niveaux de gradins par de grandes galeries latérales aux voutes très bien conservées.

Très belle vue du haut des gradins.

Les places assises sont séparées par des passages couverts en bon état.

A l’extrémité de chaque rangée de sièges, toujours des pattes de lions.

Nous montons au plus haut du théâtre ce qui nous permet de voir au loin l’étendue de l’ ancienne ville, malheureusement recouverte par la végétation.

Seuls les thermes de Faustine, épouse de Marc Aurel, sont partiellement debout . Nous y descendons directement depuis la colline sur laquelle le théâtre s’appuie. Ils furent construits au 2ème siècle av JC et sont encore impressionnants.

Le grand bâtiment à gauche abrite les bassins.

A l’intérieur, on voit les fours à bois pour chauffer l’eau des piscines.

Le bain d’eau chaude est le mieux conservé quoique je n’y mettrais pas le pied !

Sur ses bords, deux statues : un lion et Poseidon, dieu des mers.

La salle de repos est d’une belle grandeur.

Après cette visite, nous reprenons la route. Nous traversons quelques villages dont certaines rues sont bordées d’orangers.

Puis nous nous dirigeons vers le lac Bafa. Paysage très curieux et photogénique avec tous ces gros rochers qui surplombent des espaces vert éclatant.

Il a tellement plu que les prairies sont submergées.

Le petit village où nous nous rendons a bâti ses maisons entres les rochers.

Et c’est là que nous établissons le bivouac, auprès d’un restaurant fermé, mais dont le propriétaire nous accueille, avec branchement électrique pour le chauffage !!! Les turcs sont vraiment très accueillants malgré la difficulté de langage pour se comprendre.

Nous sommes au bord du lac. On y voit des barques de pêcheurs ainsi qu’un ancien château/monastère.

Et le ciel se dégage enfin …

Reprenant notre route le lendemain, des sites mineurs se dévoilent au fur et à mesure de notre avancée.

Après une centaine de kilomètres, nous rejoignons la petite ville de Daylan, en bord de mer. Le soleil est de retour, la température est plus clémente, 14° environ. Nous sommes à la latitude de Tunis.

Un agréable front de mer où de nombreux bateaux attendent le touriste ….. Etant les seuls nous sommes accueillis comme du pain béni au café où nous faisons halte, en quête de renseignements.

Après les tractations d’usage, nous embarquons pour une croisière d’une heure trente sur le chenal qui relie le lagon à la mer.

Mais qu’est-ce-que Jean-Louis a bien pu voir ?????

Dans la falaise au fond, en zoomant, vous verrez plusieurs Tombeaux Lyciens creusés dans la roche.

Nous descendons le chenal parmi les roseaux. On passe sous les tombeaux que je mitraille !

Sur la gauche, en zoomant, on en voit des plus petits

Notre capitaine nous offre LE selfie du voyage ….

Nous sommes choyés. Transats faits maison, une bonne tasse de thé avec petits gâteaux, cela fait une jolie pose dans ce raid.

Plus loin, nous pénétrons carrément de un champ de roseaux dans lequel nous zigzaguons à travers d’étroits passages.

Pour finalement arriver en bord de mer, à la plage des tortues. C’est ici qu’elles viennent pondre en avril/mai pour des naissances en septembre.

Finalement, retour vers la ville au soleil couchant. De temps à autre, des cabanes de pêcheurs. Les habitants ont mis en place un système astucieux de grilles qui montent et descendent pour piéger les poissons qui ont remonté le courant avec la marée.

Entre les deux maisons ci-dessous, un homme actionne une crémaillère qui descend la grille sous l’eau afin que nous puissions passer.

Chut …… laissons mon chauffeur se reposer …..

Un dernier regard sur les tombeaux …..

Ce soir, nous dormons chez l’habitant. Trouvé sur Park4night, l’accueil est comme toujours chaleureux. Le terrain est détrempé par les pluies récentes, nous restons donc dans l’entrée mais, ne vous inquiétez pas, nous avons des cales pour passer une nuit confortable !

Ce vendredi 13 janvier, nous sommes entrés en Lycie, une des plus belles régions côtières de Turquie. On doit aux Lyciens peu de constructions mais beaucoup de tombeaux creusés dans des falaises ainsi que de nombreux sarcophages. Ce peuple de navigateurs venu d’ Anatolie s’installa le long de la mer Egée entre Fethiye et Antalya.

Arrêt à  Fethiye, grande ville balnéaire. Stationnement à  côté d’un sarcophage, planté au beau milieu de la rue.

Coincée entre la mer et la falaise, la ville a fini par atteindre les tombeaux lyciens que l’on aperçoit entre les toits des maisons. Il sont plus récents que ceux vus hier, leur architecture est d’inspiration grecque.

Les petites niches correspondent à des gens moins prestigieux.

J’ai gravi la multitude de marches pour me rapprocher du tombeau perché le plus haut et le mieux conservé.

Vu de près, on a l’impression de voir des clous sur la grande porte. Ils sont fictifs vu que toute la construction est en pierre.

Chacune des 4 chambres intérieures contient 3 sarcophages.

La vue d’ici est impressionnante, soit sur la ville et la mer, soit sur les autres tombeaux.

En descendant le long des ruelles, on découvre d’autres tombeaux, bien plus accessibles. Je pense que nombre de jeunes turcs ont dû s’amuser là dedans avant qu’ils ne soient classés monuments historiques …

Nous rejoignons notre véhicule à travers des ruelles bien pentues. On aperçoit au loin les montagnes enneigées, ce qui est normal au mois de janvier.

Nous avons jusqu’à présent descendu plein Sud le rivage turc jusqu’à Fethiye. Nous poursuivons notre chemin direction Patara où nous comptons passer la nuit. Ci-dessous notre tracé en Turquie et la flèche noire qui nous situe au 13 janvier 2023.

Avant d’arriver à Patara, un arrêt pipi nous replonge dans l’histoire ….

Nous faisons bivouac dans le jardin d’un hôtel où le propriétaire nous fournit un branchement électrique sans vouloir être payé….. Il insiste pour qu’on vienne boire le thé au coin du feu allumé dans un foyer extérieur.

Patara est connue pour sa plage de sable fin. Mais aussi pour sa cité ancienne dont les constructions ont été protégées par les dunes de sables amenées par le vent. Grâce à cela, de nombreuses colonnes et pans de murs sont restés debout.

Le bâtiment qui abritait les thermes est dans un superbe état extérieurement. On ne peut pas y pénétrer car il est en cours de restauration.

Nous arrivons au théâtre. Derrière la scène,  on devine les arches en briques, support d’un passage vouté menant aux coulisses.

Les gradins du milieu sont très confortables avec leurs dossiers!

La rue qui menait au port est magnifique avec ses 2 rangées de colonnes.

En quittant les lieux  quelques sarcophages attirent mon oeil bien exercé maintenant .

Nous quittons Patara et roulons environ 75 km sous un petit crachin. Parfois la route sinue dans la montagne, parfois nous surplombons des plages cristallines.

Lorsque nous approchons de Demre, nous sommes intrigués par une anse abritant une multitude de voiliers en bois.

En descendant, nous apercevons sur la colline les ruines des anciens entrepôts de l’époque romaine de ce qui fut le port de la ville. En s’ approchant du bord de mer,  nous comprenons que c’est un chantier de radoubage.

Nous nous demandons comment ils font pour mettre ces énormes bateaux sur cales.

La remorque a un plateau en forme de coque pour la stabilité du bateau posé dessus; elle a 8 roues à l’avant et 12 derrière pour supporter de grosses masses.

Version plus moderne, une remorque en métal avec verrins ….

En fait, ce lieu est en même temps une cale sèche. Il y a bien une cinquantaine de gros bateaux pour touristes … c’est d’ici que partent les excursions pour l’île de Kekova où se trouve une cité grecque engloutie par la mer. Avec un bateau à fond de verre, on peut l’admirer. Mais c’est l’hiver, il n’y a pas d’excursions en ce moment ! ………

Le fond de verre se résume à quelques hublots.

Endroit reposant et enchanteur, surtout que la pluie a cessé.

Nous nous arrêtons au resto du coin pour un chai (un thé en turc), il est presque midi, l’aubergiste est charmante …. On reste déjeuner avec au menu tatziki et calamars, c’est parfait.

Seul inconvénient, les poissons ou calamars sont toujours frits !

Comme vous avez pu le voir, il y avait de la bière. Par contre, assez souvent au restaurant et surtout dans leurs fast food, il n’y a pas d’alcool. Dans les supermarchés par contre, on trouve de tout (vin, bière, alcool fort) et même dans certaines petites épiceries si le lieu est touristique …

J’avais choisi Demre comme étape obligatoire pour visiter le site de Myra. On en parle peu dans les guides touristiques et il fut difficile à situer. Mais une fois qu’on y est, comment cet oubli est-il possible ? Je vous laisse juger par vous-même.

A gauche des tombeaux, à droite le théâtre

Juste à côté le théâtre. On en a déjà visité beaucoup mais il a aussi ses particularités.

Adossés à la colline, au-dessus des gradins, d’autres tombeaux. Cette ville devait être très importante .

Les entrées voutées sont toujours debout ainsi que l’arrière scène.

Heureusement, je suis accompagnée par mon testeur de sièges !

Sur les accoudoirs des sièges du premier rang, de curieuses sculptures.

Un peu partout, de nombreuses sculptures surprenantes . Très belles.

A l’intérieur du théâtre.

Ou bien à l’extérieur ….

Celle-ci semble plus récente.

Avant de quitter les lieux, une photo qui mêle tous ces instants magiques.

Pour le moment , à mon avis, c’est le plus beau site visité durant ce voyage.

Nous poursuivons notre route et traversons Kumluca, ville entourée de serres et de champs d’orangers.

Nous faisons le plein d’agrumes car bientôt nous nous attaquons à la montagne et là, les fruits se feront rares…. En plus à 0,70 € le kilo on peut stocker.

Ce soir nous dormons dans un camping familial, sous les orangers. Les propriétaires nous invitent à cueillir tout ce que nous désirons. Manger sur place des fruits qui viennent d’être cueillis, un vrai bonheur !

Malheureusement, nous n’avons pas assez de place pour en prendre davantage …

Après une nuit bien calme, nous suivons une 4 voies qui va permettre de traverser aisément la grande ville d’ Antalya .  Le problème,  c’est qu’on ne sait jamais à quelle vitesse rouler, ça change tout le temps.  Et il y a des radars et des flics qui verbalisent. Parfois, avec des vitesses fantaisistes !!!

Dans les villes, sur les immeubles, il y a des chauffe-eau solaires comme sur les petites maisons à la campagne. Cela fait des toits curieux à raison d’un réservoir par appartement.

Ce jour là, pas mal de route pour arriver à Aspendos. Même mon GPS connaît ce théâtre …. C’est la 1ère fois que je vois un GPS donner l’image d’un site !

Encore un théâtre me direz-vous ! C’est le dernier, promis !!! Il a été édifié au 2ème siècle ap JC sous le règne de Marc Aurel ; il est très différent des précédents. La vue en arrivant sur le parking est surprenante.

En effet, vers l’an 1200, un sultan ottoman l’a fait restaurer pour en faire sa résidence. Maintenant, tous les étés, des spectacles sont proposés uniquement en soirée. Dans la journée, il fait 46° et personne ne viendrait.

Le mur de scène est en parfait état, garni de niches avec frontons sculptés. Il manque juste les sculptures qui y étaient posées.

J’ai gravi la colline pour vous montrer des vues plongeantes.

Vraiment étonnant comme spectacle ….

Nous reprenons la voiture pour aller voir l’aqueduc qui fournissait l’eau à la ville installée sur la colline. On l’aperçoit déjà derrière les orangers.

Celui-ci parcourait 40 km pour approvisionner en eau une citerne de 5000 litres. Quand j’ai pris les photos du théâtre depuis le haut, j’avais vu les 3 puits pour y puiser l’eau.

.

Sur la photo qui suit, pilier de gauche, on aperçoit un réservoir additionnel qui permet de conserver de la pression tout au long du parcours.

Un village s’est établi autour de l’ aqueduc. Ces pauvres gens attendent le touriste pour gagner un peu d’argent. Nous négligeons les jus d’orange ou de clémentine et testons le jus de grenade. Très rafraîchissant.

Pendant que madame presse les grenades, monsieur tricote …. Ils n’ont pas voulu que je prenne la photo ….

En début d’après-midi nous quittons le bord de mer et roulons direction Nord-Est pour rejoindre la Cappadocce qui est encore bien loin. Une liaison de 400 km qui commence par une douce mais longue traversée de montagnes.

C’est une belle route qui sinue au milieu des pins et qui grimpe,  qui grimpe  …. jusqu’à atteindre la neige à 1700 m d’altitude.

Nous finissons par atteindre la neige. Quelle surprise de voir au bord de la route des piqueniqueurs, autour d’un petit feu !

La température a évidemment bien chuté. Dans la première ville rencontrée, un peu plus bas, nous trouvons un hôtel, faisons quelques courses et mangeons des marrons chauds. Ce soir, ce sera dîner au restaurant.

Le restaurant s’appelle « Miss Tchorba » restaurant. Comme en arabe, tchorba signifie soupe. Mais ici, pas d’alcool …. nous sommes en pleine montagne, pas de touristes et la serveuse porte un foulard. Elle me fait beaucoup de sourires, elle aimerait bien entrer en contact mais le patron (son papa je pense) surveille….. Je ne peux pas la photographier. La moussaka qui suivait la soupe était délicieuse.

Nous poursuivons le lendemain notre traversée montagneuse. De beaux paysages défilent, le ciel est bleu mais il fait froid. Au réveil, -2° …..

Toujours des limitations de vitesse aussi variées que farfelues.

Il faut faire attention. Dans quelle catégorie sommes nous ? la police est à l’ affut ….

Nous sommes maintenant sur le vaste plateau aride d’Anatolie Centrale. Les altitudes varient entre 1200m et 900 m d’altitude. On se croirait dans le désert….

Ici, on dirait des dunes, il reste encore quelques arbres puis …..

Après la ville de Konya, nous pouvons voir à 360° autour de nous, une grande étendue plane et vide de toute végétation.

Face à rien si ce n’est le soleil

Une halte à Sultanhani pour visiter son caravansérail. Très beau, de belle taille, il pouvait accueillir chevaux et chameaux. C’est une belle visite qui rompt la monotonie de la route.

Dans les écuries, une magnifique exposition de tapis anciens, avec musique douce en accompagnement.

Passons la ville d ‘ Aksaray et entrons dans la Vallée d ‘ Ihlara. C’est notre 1ère journée en Cappadocce du Sud. Cette vallée est un profond canyon taillé par la nature à la suite d’éruptions volcaniques. Au fond, une rivière encadrée par deux haies de peupliers.

Ici, la vallée est encore évasée

Avant d’arriver au canyon, nous traversons Selime qui nous donne déjà un premier aperçu des lieux. Les visites ciblées commenceront demain, mais le soleil est du bon côté, je ne peux m’empêcher de mitrailler.

Le tuf est une roche tendre qui permet d’y creuser des habitations.

Il faut que j’y grimpe afin de voir à l’intérieur ! c’est un vrai gruyère …

Et quelle vue autour de moi !

Cherchant un lieu pour passer la nuit, après quelques photos de-ci de-là, nous tombons sur un hôtel-camping-spa. Hé oui, il y a des sources chaudes ici, étant entourés d’anciens volcans ! Nous n’ hésitons pas et sautons dans nos maillots de bain. Jean-Louis est chou n’est-ce pas ? il manque la photo avec l’ anorak pour parfaire notre allure ….

Seul petit bémol, les bains femmes sont séparés des bains hommes.

Le 17 janvier, nous revenons sur nos pas pour quelques kilomètres et surplombons Yapratihisar. On aperçoit au fond à gauche les cheminées de fées de Selime.

Vue sur le village de Yapratihisar, trop beau !

Les habitants de Selime ont vécu dans ces maisons troglodytes jusque dans les années soixante.

Nous sommes accompagnés par un guide, né au village, qui commence par nous emmener voir des maisons troglodytes abandonnées maintenant. Son père,  87 ans, y a grandi jusqu’à l’âge de 11 ans.

Nous sommes revenus à Selime pour visiter la Cathédrale Byzantine. Il faut grimper dans des dédales de rochers dus aux éboulements de la paroi. Heureusement qu’il ne pleut pas mais on a quand même besoin d’aide parfois …

La cathédrale se compose de trois nefs séparées. Des cheminées de fées plus faciles à creuser que la falaise ont été utilisées pour certains édifices.

Dans celle de droite on fabriquait le vin de messe ; la citerne, de belle taille, est toujours présente.

On voit dans une autre salle des peintures, très anciennes donc un peu sombres …

Une autre nef, bien plus grande et impressionnante .

Pour rejoindre les pièces situées tout en haut de la falaise, il y a des tunnels et des escaliers taillés dans le rocher.

Dans un des tunnels montant vers les habitations, une meule prête à être roulée devant le passage pour en bloquer l’entrée.

Suite à cette visite, nous prenons un chemin pour déjeuner au calme au milieu de ce paysage magnifique.

Nous arrivons au bord de la rivière qui coule au fond de la vallée .

A partir de Belisirma, les parois de la gorge commencent à se resserrer. C’est un lieu très connu des randonneurs qui remontent la vallée en 2/3 jours pour parcourir une vingtaine de kilomètres.

Pourquoi faut-il tant de temps pour remonter la vallée d’ Ihlara ? Parce qu’il y avait dans ce canyon, profond de 150 m, une cinquantaine d’églises byzantines peintes dont on peut en visiter un certain nombre. Ci-dessous le plan proposé par Le Routard.

Je me contenterai de trois d’entre elles car pour certaines autres, l’escalade à faire pour y entrer, à mi-falaise, me rebute.

Une deuxième, plus accessible mais dont les peintures ont des couleurs moins douces.

Et pour finir celle-ci

Il me faut prendre le chemin du retour qui consiste à zigzaguer dans le fond du canyon jusqu’à la volée d’ escaliers qui n’en finit pas ! J’ai 150 m à gravir pour rejoindre la voiture, tout là haut là haut …

Nous décidons de retourner dormir à notre SPA préféré. Un bon bain chaud nous permettra peut-être de ne pas avoir mal aux jambes demain.

Départ à la fraîche le lendemain matin avec un beau ciel bleu. Au loin des sommets enneigés.

D’anciens volcans également.  Ce sont eux qui fournissent cette bonne eau thermale où nous nous sommes baignés.

Sortant de l’oasis que représente la vallée d’ Ihlara, nous retrouvons les grandes étendues planes et désertiques. Après une cinquantaine de kilomètres, arrivée à Derinkuyu pour visiter sa ville souterraine. Des cheminées d’aération permettaient à dix mille personnes de s’y cacher pour se protéger des envahisseurs. Etables, salles d’études, pressoirs au 1er étage. Tous les corps de métiers ainsi que les habitations, les dépôts alimentaires, les cuisines et les puits se trouvent aux niveaux inférieurs. Au 8éme et dernier niveau, l’ église ….

Dés l’entrée, nous voilà prévenus :

Il faut suivre les flèches rouges pour le sens de la visite. Nous marchons dans d’étroits boyaux en pente douce ou descendons des escaliers en colimaçon …. Heureusement, nous avons pris nos lampes frontales.

On traverse des salles assez grandes avec des silos à grains dans les écuries ….

Nous descendons jusqu’au 2ème étage sous terre et décidons de remonter. C’est simple, pour cela, il suffit de suivre les flèches bleues. On pouvait visiter jusqu’au 8ème sous-sol mais pour les escaliers, on a déjà donné ….

Devant Jean-Louis on aperçoit la lumière du jour

Emergeant au soleil, un bon thé avant de reprendre la route.

Le paysage devient plus montagneux, quelques falaises et vallées, nous entrons en Cappadocce du Nord, région très touristique.

Enfin de vraies cheminées de fées, avec chapeaux

De somptueux paysages s’offrent à nous dans le Parc National de Goreme. Des variations de couleurs incroyables.

Le jaune du soufre
Du rose si vous préférez

A Goreme, il est surprenant de voir les maisons actuelles enclavées dans les formations rocheuses.

Ce soir  nous dormons au Camping Panorama. Il surplombe la ville et les concrétions où nous étions plus tôt dans la journée.

Un petit barbecue, quelques photos de nuit et c’est l’heure de rentrer se mettre au chaud.

Ce matin au réveil,  nous sommes survolés par des montgolfières.

Pour ce 3ème jour en Cappadocce, nous commençons par visiter Uchizar. La ville est connue pour son château, énorme piton de tuf aux parois criblées de cavités.

Ce village est lui aussi bâti au milieu des cheminées.

Dans les ruelles, quelques façades ornées de décorations.

Et nous voilà enfin au pied du château .

Une face
Une autre

Quelques pas dans le sous bassement …..

Poursuivant notre route, un chemin nous mène à des cheminées de fées à chapeaux. Ce sera notre quête de la journée.

A proximité la Vallée des Moines. On aperçoit au loin comme une multitude de gros cèpes. Zoomez.

Elle fut nommée ainsi car les religieux, pour se détacher du monde, avaient établi leur refuge au sommet des cheminées. Un vrai festival de belles photos à faire !

Il y en a une sous laquelle il vaut mieux ne pas rester …..

Dans une des cheminées, à triple capuchon, se trouve une chapelle surmontée d’une habitation rupestre.

On s’installe au soleil à midi, face au site pour en profiter encore un peu.

Puis, la Vallée du Devrent, très belle également. Un tout autre genre.

C’est ainsi que se termine notre séjour de 3 jours en Cappadoce. Peu de monde à cette époque de l’année, ce qui nous a permis de profiter pleinement du calme de ce lieu enchanteur.

Nous avons 5 jours pour rejoindre Igoumenitsa. Longue route que nous essaierons d’agrémenter tout au long du chemin. Pour le moment, faisons attention aux radars, j’aperçois une voiture de police garée au loin …

Mais souvent ce sont des faux. De près, on peut admirer ces panneaux en bois dont certains ont même le clignotant allumé !!! Je n’ai pas réussi à en photographier un, de peur que ce soit un vrai …. ne jamais photographier des policiers ou des militaires en service, cela peut amener beaucoup d’ennuis !

Ce soir là, nous dormons à Polatli, en Anatolie Centrale. Ville de taille moyenne, nous prenons un hôtel proche du centre que nous pourrons visiter à pied. Beaucoup d’animation, un marché local sympa où nous achetons quelques légumes et des fraises, cela changera des oranges … Une belle pâtisserie nous tend les bras.

Pour le dîner, ce sera doner kebab. Ils sont super bien équipés avec une racleuse électrique qui monte et descend pour décrocher les bouts de viande grillés.

Nous décidons d’éviter de traverser Istanbul et nous rejoignons le Détroit des Dardanelles avec son grand pont.

On fait les grands pleins avant de quitter la Turquie car du gasoil à 1,10 euros le litre, cela ne se refuse pas. Quelques courses pour liquider les dernières Lires Turques et nous pouvons dormir le soir du 22 janvier au Camping Alexandropoulos en Grèce, comme à l’aller.

Comme nous avons un jour d’avance, nous faisons un petit détour par les Météores, ensemble de Monastères grecs Orthodoxes juchés sur des pitons rocheux. Ce sera notre 3ème passage sur ce site mais il est toujours aussi plaisant.

Nous ne pouvons pas tous les voir en une journée. J’en sélectionne quelques uns.
Le Monastère Nikolaos

Dans ce 1er monastère, on aperçoit l’ascenseur qui remplace les nacelles d’autrefois. Lift réservé aux moines. J’ai pu voler à l’intérieur une photo de peintures mais ce sera la seule, il y a des caméras de surveillance de partout.

Les paysages qu’offrent ces pitons de grés sont magnifiques.

Certains points de vue permettent de voir 4 monastères à la fois. Zoomez !

De gauche à droite, Roussanou, Nikolaos, Varlaam et au-dessus tout derrière, le Grand Météore.

Nous passons sous certains d’entre eux pour rejoindre Roussanou.

Varlaam

Pour Roussanou, qui a les plus belles peintures, on monte beaucoup de marches, on franchit une passerelle vertigineuse. Jean-Louis a du rester en bas …. Des peintures extraordinaires mais une jeune femme jouait le rôle d’un chaouch très strict . Pas de photo ….

Le suivant, je ne sais même pas comment on peut y monter !

En m’ en approchant, j’aperçois le sentier d’accès mais j’abandonne …

Au loin, le Monastère Stefanos, le seul accessible sans grimper ….

Nous quittons les Météores pour arriver le soir même à Igoumenitsa.

Nous camperons non loin à Plataria, petit port de pêche qui nous permet un repos bien au calme avant d’embarquer le lendemain pour l’Italie. Une promenade en bord de mer bien romantique.

C’est là que se termine ce voyage en Turquie. Nous y avons parcouru 3130 km en 15 jours. La marche d’approche étant très importante, nous avons délaissé la moitié Est du pays.

OUGANDA, mars 2022

L’Ouganda est un pays enclavé d’Afrique de l’Est, c’est pourquoi ce raid, organisé par Dream Team Aventures , s’est fait avec des 4X4 de location. Le véhicule, un HDJ75, qui nous a été confié était en si mauvais état, qu’il nous a fallu en changer, dés le premier jour …. Heureusement que Bruno et Marilyne, toujours aussi prévenants et efficaces, nous ont obtenu un Toyota 100 V8 qui nous accompagnera sans trop de problèmes durant ces quinze jours d’aventures.

Après ce petit désagrément, nous prenons la route vers le Nord en quittant Kampala, capitale de ce pays appelé par Winston Churchill,  » La perle de l’ Afrique « .

Notre tracé, en rouge, en commençant par le Nord.

Cette première journée nous mène à Jinja où nous arrivons de nuit, suite à nos mésaventures du départ et à une circulation épouvantable. Conduite fatigante et dangereuse, surtout en roulant à gauche ! Heureusement, dés le lendemain, nous sommes rapidement sur une piste qui longe le Nil. Quel bonheur de retrouver l’ Afrique !

Les troupeaux de zébus à grande cornes sont énormes. Heureusement, ces animaux ne sont pas agressifs du tout .

La piste devient plus petite à l’approche des rives du Nil, nous roulons parfois entourés d’eau.

Et voilà les premiers papyrus dont on nous a tant parlé à l’école …

Dans la liste des problèmes mécaniques rencontrés avec nos véhicules, François crève avec sa nouvelle voiture. Hé oui, dés le premier jour, il était tombé en panne sur la route et on avait dû la lui changer … Le problème cette fois-ci c’est qu’il n’a pas la bonne roue de secours ! Heureusement, ayant maintenant tous deux le même Toyota, nous pouvons lui donner la nôtre !!!

Un jeune spectateur, transporteur d’eau comme tous les enfants …

Passage un peu délicat surtout pour Daniel et Gigi qui nous accompagnent avec un minibus Toyota qui va, tout au long du voyage, ramener au lodge les rescapés dont le véhicule est en panne ! Eux n’auront aucun problème .

Cette piste nous mène au Parc Ziwa, sanctuaire de rhinocéros. Nous allons y vivre une expérience exceptionnelle : aller à la rencontre des rhinocéros blancs, à pieds, accompagnés d’un ranger. Le guide nous explique que les blancs sont bien moins dangereux que les noirs. Visite Inoubliable !

Très surprenant de les voir brouter, comme des vaches ….

Le lendemain, nous reprenons la piste pour rejoindre le parc Murchinson. Nous devons traverser le Nil sur un ferry qui ne peut embarquer que peu de véhicules à la fois .

Une fois les véhicules chargés, ce sont les piétons, scooters et vélos qui peuvent monter.

Nous retrouvons les petits villages de huttes si typiques avec leurs fours à brique.

La piste traverse parfois des zones marécageuses. Comme toujours de nombreuses femmes ou enfants qui portent de tout sur leur tête.

Parfois on hésite avant de s’engager sur un pont ….

Nos amis Daniel et Gigi
Au bord du Nil

En fin d’après-midi nous entrons dans le parc de Murchinson. Le temps de rejoindre le lodge, nous avons déjà vu gazelles, éléphants, girafes, kudus et phacochères. Le lendemain matin, on refait un tour pour admirer ces animaux dont on ne se lasse pas !

Il faut faire très attention car des animaux peuvent surgir de tous côtés !

Lors de notre deuxième sortie dans le parc, nous avons dû voir une bonne vingtaine de girafes dans des situations différentes …..

Un solitaire ….

Et un varan qui nous a bloqués un moment car Monsieur voulait traverser …..

Et toujours le Nil en toile de fond ….

L’après-midi de ce Mardi 15 mars, nous embarquons sur un bateau qui nous mène jusqu’aux chutes du Nil qui sont impressionnantes. Nous sommes en fin de journée et on peut voir de nombreux animaux qui viennent s’abreuver.

Beaucoup d’hippopotames . On a même la chance de voir l’un d’eux émerger en soufflant fortement un nuage de gouttelettes d’eau.

Un crocodile proche de la rive

Et plus loin, un grand troupeau d’éléphants.

En approchant des chutes, beaucoup de mousse flotte sur l’eau.

Puis les remous sont de plus en plus violents.

Les chutes dévalent une étroiture de 7 mètres de large et tombent de 45 m de haut. Le débit est de 300 mètres cubes par seconde.

Ballotés en tous sens, ce n’est pas très rassurant …

Le bruit est assourdissant !!!!

Le retour est plus rapide en descendant le courant. Nous retrouvons la terre ferme une demi-heure plus tard et rentrons au lodge au soleil couchant.

Le lendemain, par la piste, nous rejoignons le plateau d’où descend la chute. On se rend encore mieux compte du déchaînement des eaux qui s’écoulent dans une faille très étroite. Le spectacle est époustouflant.

Un bel arc en ciel nous accueille.

Je m’avance un peu plus pour ressentir cette force produite par le courant .

Et je peux voir en bas le Nil sur lequel hier nous nous sommes approchés au plus près de la cascade.

Le Nil se jette dans le Lac Albert que nous longeons par la piste.

Nous traversons des villages de pêcheurs. Les détritus jonchent le sol …. Notre venue est une curiosité.

Puis nous retrouvons la route qui nous mène à HOAMI où nous passons la nuit. Le lendemain, une bonne portion de goudron qui traverse de beaux paysages. On en profite pour observer les activités quotidiennes des Ougandais.

De part et d’autres, des champs de cannes à sucre.

Plantations de bananiers également, parfois simplement autour de la case pour la consommation familiale.

Lorsque l’on passe près d’une école, on a toujours du succès … Parfois, c’est presque une émeute !

On profite de ces petites étales pour acheter des fruits.

Nous dormons toujours dans de très beaux lodges, en demi-pension. Par contre à midi, c’est le picnic. Sans matériel ni frigo ils sont assez simples. Nous achetons les produits frais au fil des occasions …

Nous entrons dans une zone montagneuse, la route devient piste et nous prenons de l’altitude.

Lorsqu’on arrive vers 1500 m d’altitude, les flancs des montagnes sont couverts de plantations de thé.

Depuis hier, notre alternateur montrait des signes de faiblesse. Les véhicules du groupe ayant de nombreuses pannes, deux par jour en moyenne, Maryline a obtenu du loueur qu’un mécanicien nous suive durant le restant du voyage. Ce matin, avant de quitter la ville, nous lui avions demandé de jeter un oeil … Tout va bien d’après lui …Bien sûr que non mais attendons …..

Sur la piste, un superbe four à brique, encore entier. On façonne avec de l’argile les briques puis on les met à sécher au soleil. Après on les entasse en une espèce de pyramide tronquée, en laissant des ouvertures en bas qui permettent de charger le bois pour le feu qui va cuire les briques.

Avant de quitter Fort Portal nous faisons quelques courses ainsi qu’un peu de change. En effet, passant d’un diesel à un V8 essence, notre consommation a dépassé mes estimations …..

Après avoir roulé 25 km depuis ce matin, le moteur s’arrête. Plus de batterie ! Pour ceux qui comme moi ne le savent pas, avec un véhicule à essence, impossible de continuer …

Maryline et moi-même tenons le capot qui ne tient pas tout seul !

Hé bien si, nous allons repartir : nous prenons la batterie de François qui est bien chargée, mettons la notre chez lui pour qu’il la recharge en roulant. Et nous l’aidons à démarrer avec des pinces sur la 3ème voiture.

En vrac, un transport de bananes sur vélo, une femme qui fait paître sa vache, un transport de charbon de bois sur scooter.

Quand il y a un peu d’eau, les femmes font la lessive.

Après un passage sur un chemin très étroit, nous rejoignons la route et assistons au chargement d’un camion de bananes.

Ils font la queue pour charger le camion.

L’Ouganda est traversé par l’ Equateur. Nous le traversons une première fois, du Nord vers le Sud.

Encore un peu de route et nous arrivons au Parc Queen Elisabeth. Nous allons y passer deux nuits mais comme on a le droit d’y rester 48 heures exactement, nous piqueniquons devant la grille afin de n’y entrer qu’après midi ….

Vue sur la savane en contrebas, en s’approchant du bord on voit, au loin, deux éléphants.

C’est un parc constitué de cratères, soit au fond herbeux, soit remplis par un lac. Nous roulons tout d’abord en hauteur , sur le  » Crater Drive  » ….

Heureusement qu’on n’a pas vu d’animal sauvage car, un peu plus tard, nous retombons en panne de batterie. En plus sur un chemin étroit et nous sommes les premiers du groupe, juste derrière François. Personne ne pourra nous dépasser. On échange à nouveau nos batteries mais Didier, notre bon samaritain qui a les câbles de démarrage est tout derrière puisqu’il joue le rôle de voiture balai ! On pousse donc tant bien que mal François sur le côté pour qu’il puisse l’attendre et nous poursuivons notre route.

Le chemin descend dans la plaine

Nous nous apercevons que c’est un lac d’eau douce puisqu’on on y voit un tas d’hippopotames en train de tremper. Ces animaux restent, en principe, dans l’eau toute la journée et n’en sortent que la nuit pour se nourrir. Ils peuvent parcourir jusqu’à une trentaine de kilomètres pour cela.

Un peu plus loin, première surprise ! Un hippopotame qui broute, en pleine journée. Sans doute parce qu’il n’y a pas de soleil aujourd’hui.

Deuxième surprise, nous surplombons un grand lac sur lequel on voit des exploitations de sel . Ce sont les Salines de Katwe. Un lac salé si loin de toute mer !!!

Afin d’économiser notre batterie, sachant qu’on allait revenir sur nos pas, nous avons embarqué avec Daniel et Gigi dans leur combi. Sur le chemin du retour, nous croisons un troupeau d’éléphants, prêts à traverser la piste. Situation un peu inconfortable pour nous tous ….

Nous croisons François juste après et le prévenons de cette opportunité. Il a la grande chance de les voir traverser juste devant lui ! Merci pour la superbe photo !!

Mis à part quelques waterbuck et gazelles, nous n’avons pas vu beaucoup d’animaux. Nous rejoignons le goudron pour nous rendre à notre lodge tout proche, mais là, mauvaise surprise, le pont sur le Nil est fermé car en travaux. Nous devons prendre un bac mis en remplacement et nous ne sommes pas les seuls à vouloir passer !

On peut se rafraîchir au bar

Moi, je préfère observer ce marabout qui attend une occasion pour chiper quelque chose.

Après une longue attente, nous embarquons enfin.

Et nous pouvons rejoindre le Kingfisher Lodge, idéalement situé sur les hauteurs.

Le lendemain matin, nous allons visiter un village de pêcheurs. Au retour des bateaux, toute la population est là.

Nous assistons à la préparation des filets de poisson qui seront mis dans le fumoir.

Fumoirs au bois évidemment

Les poissons sont déposés sur des claies que l’on glisse dans les fumoirs. Le tout est recouvert de tôles.

Les enfants sont là également. Ainsi cette petite fille qui porte une poupée blonde sur son dos …

Ou bien le petit frère …

Lorsque le poisson est débarqué, les villageois se pressent sous la halle pour faire leurs achats.

Pendant ce temps, les marins préparent les filets pour le lendemain.

Non loin du village, un éléphant, un waterbuck …. Et personne ne s’en préoccupe.

Nous rentrons par le chemin des écoliers ; il y a de nombreuses pistes et nous voyons au loin un beau village de petites huttes en paille. Nous en approchons, nous constatons qu’il s’agit d’un camp militaire. Pendant que Maryline demande si on a le droit de faire des photos …. je commence à mitrailler ( en général, la réponse est non, donc je ne l’attend pas …).

Le responsable du poste de garde revient : non vous n’avez pas le droit de photographier …… Oups, Trop tard !!!!

Nous pouvons observer le long de la piste la présence de diverses cultures. Principalement culture de bananes, café, coton, manioc.

Les plants de café sont de gros buissons. Ils se couvrent d’abord de jolies fleurs blanches qui sentent délicieusement bon. Puis, elles deviennent des baies vertes. Quand celles-ci sont bien rouges, les paysans les cueillent et les mettent au soleil pour les sécher.

Dans ce paysage de collines se nichent des lacs pour le grand bonheur des habitants.

Comme toujours, ce sont les femmes qui travaillent dans les champs. Elles portent souvent de lourds fardeaux sur leur tête.

En fin d’après-midi, nous embarquons pour remonter le Canal Kazinga qui relie le Lac Edouard au Lac Georges en traversant le Parc Queen Elisabeth. Nous sommes maintenant au sud-ouest de l’ Ouganda.

C’est l’heure où les animaux viennent s’abreuver, les appareils photos sont prêts. Le bateau qui nous a été attribué est un peu trop petit pour le groupe, ils embarquent des chaises pour compléter les places assises.

C’est l’heure du bain !

Nous avons vu beaucoup d’hippopotames et de buffles, un varan et un bébé crocodile mais les photos n’ont rien donné. Pas mal d’éléphants aussi et on aurait dû assister à une scène prometteuse en voyant, dans la vidéo qui suit, arriver une famille d’éléphants, la maman en tête suivie de trois jeunes et le reste de la horde. Malheureusement, le bateau qui nous coupe la route s’en approche de trop et ils font demi-tour …

De retour au lodge, l’apéritif a un goût de France : nos amis Paul et Violette ont la gentillesse de partager avec nous un beau saucisson français. Un grand merci !

Nous nous sommes tous mis au gin tonic, c’est la meilleure option ici.

Etant restés deux jours au même endroit, le mécanicien a pu faire réparer notre alternateur. Il nous annonce qu’en plus, il a changé les plaquettes de freins à l’arrière. C’est nouveau pour un africain de réparer avant la panne !!! Mais avec notre groupe, il a beaucoup de travail . Alors il prend de l’avance ….

En attendant de récupérer la voiture, je me promène. Quel calme au petit matin ….

En sortant du lodge, quelques achats de fruits et nous reprenons la piste. Elle est très roulante et traverse toujours le parc Queen Elisabeth. Il faut donc rester vigilant et ne pas aller trop vite : des animaux peuvent traverser à tous moments. Surtout que nous y voyons des crottes d’éléphants, encore fraîches …

Nous sommes dans une région équatoriale, l’eau et la verdure ne manquent pas.

Un peu plus loin, nous entrons dans le territoire des babouins.

Et un peu plus loin :

Prudence donc, ce qui nous permet d’apercevoir au loin une grande famille d’éléphants qui se dirigent vers un point d’eau. Je sors de la voiture pour mieux les observer ….

Et encore une petite vidéo car voir des éléphants se déplacer, c’est toujours merveilleux. Les vieux mâles restent à l’arrière pour protéger la famille. Il faudra zoomer cet épisode.

Nous avons ce jour là beaucoup de mal à trouver un endroit pour le déjeuner ; dès notre sortie du parc, nous apercevons le parking d’une petite église avec un beau manguier sous lequel nous trouvons une ombre bienfaisante.

Une termitière en premier plan.

La piste a fait place au goudron mais les ralentisseurs, faits maison, sont très dangereux. A aborder avec prudence.

Une nouvelle petite piste prend progressivement de l’altitude dans une zone vallonée.Elle serpente au milieu des champs de blé et de café, le long de la frontière du Congo. Ce n’est pas le moment de se tromper de piste !!!

Voici un exemple de maison en brique. Elle a été bâtie à côté du four que l’on démonte au fur et à mesure lorsque les briques sont cuites.

Les arbres et collines derrière Jean-Louis sont congolaises.

On peut admirer le long du parcours des flamboyants.

Nous sommes dans une zone boisée. De nombreux babouins plutôt indifférents à notre présence marchent le long du chemin. Toutes les mères portent un petit sur le dos qui se cramponne comme il peut.

Nous traversons, dans cette zone isolée, de nombreux villages.

De nombreuses cultures sur les collines

Nous traversons des exploitations forestières entre les champs de thé qui poussent dans ces montagnes. Nous passons des cols entre 2000 m et 2500m d’altitude. Paysage toujours bien vert, n’oublions pas que nous sommes en zone équatoriales.

Le but de ce dimanche 20 mars est de rejoindre, dans le Parc Ruhija, le Rushaga Lodge, lieu de départ des excursions pour rencontrer des familles de gorilles à dos argenté.

Plus que 25 km de piste, le ciel est menaçant.

Nous arrivons au lodge alors que quelques gouttes d’eau commencent à tomber. Nous avons juste le temps de rejoindre notre chambre avec les bagages avant le déluge.

On s’installe sur la terrasse pour profiter de la vue.

L’orage démarre brutalement, avec un toit en tôle, c’est impressionnant. J’en profite pour vous faire visiter notre logement.

Lorsque la pluie cesse, le paysage a bien changé.

Nous surplombons un village de huttes dispersées.

Nous apprenons par la suite que les habitants sont des pygmées qui ont été chassés de la forêt pour créer la réserve de gorilles. Nous aurons droit à un petit spectacle de danses proposé par les villageois.

La nuit ne sera pas calme comme on aurait pu le prévoir….. Après les festivités, nous avions recueilli pour les villageois un petit pécule, converti immédiatement en alcool. Ce fut la fiesta avec musique, cris, disputes jusqu’au petit matin.

Ne faisant pas partie des courageux, partis à pied voir les gorilles, nous faisons la grasse matinée et profitons du calme et de la superbe vue depuis notre bungalow. Nous avons même la visite d’un singe capucin qui saute de branches en branches juste à notre niveau.

Le lendemain matin, après une vingtaine de kilomètre de mauvaise piste, François a un petit soucis. La rotule de la roue avant droite s’est cassée net.

Impossible pour lui de continuer. Heureusement, le mécanicien attaché à notre groupe n’est pas bien loin. Il nous rejoint pour s’occuper du dépannage et de la réparation. François embarque avec Daniel et Gigi dans leur minibus Toyota pour la journée.

La piste s’élève et nous surplombons le Lac Buinyoni. Nous n’avons que 81 km à parcourir mais ils vont se révéler fatigants et stressants pour les conducteurs. La pluie des jours précédents a détrempé le sol et nous nous retrouvons sur une patinoire. Le 4X4 a tendance à glisser là où la pente l’entraîne et il faut être très vigilant.

Les seuls que cela arrange, ce sont les fabricants de briques. Ils n’ont pas à chercher de l’eau pour les modeler ….

Comme on peut le voir sur les photos, cette zone est très peuplée, les champs occupent la moindre parcelle de terrain, quelle que soit la pente. Nous traversons la « cours de récréation » d’une grande école où nous sommes acclamés comme toujours avec nos 4X4. Par contre, il faut faire très attention aux gamins qui font n’importe quoi, que ce soit devant ou derrière les véhicules.

Le temps se gâte et nous arrivons au lodge sous la pluie. Il nous aura fallu 5h20 pour parcourir cette étape et 2 heures plus tard, un groupe de 3 véhicules n’est toujours pas là.

Nous sommes arrivés à temps pour profiter d’un excellent déjeuner accompagné d’un vin Sud-Africain.

Finalement, nos compagnons de voyage sont arrivés avec 3 h de retard. Ils ont dû laisser une voiture sur place, n’arrivant pas à monter la côte trop glissante et n’ayant plus que deux roues motrices. Encore du travail pour notre dévoué mécano.

Superbe vue sur le lac Buniyoni. Nous devions y faire une ballade en barque, au coucher du soleil …. Elle sera annulée.

Le lendemain matin, François a récupéré sa voiture et nous partons pour une longue liaison par la route. Quelques photos prises en roulant.

Marchand de charbon de bois.

Nous arrivons au dernier parc à notre programme : le Mburo Lake National Park. Nous sommes accueillis par un troupeau de zébus et sommes impressionnés par le grand nombre de zèbres, pas craintifs du tout.

Il est vrai que les rayures des zèbres sont très différentes selon les pays où on peut les rencontrer.

Les impalas sont des gazelles très gracieuses quand elles courent.

En plus des gazelles, des buffles, des phacochères on voit beaucoup d’hippopotames couchés dans la boue, parfois sur le chemin. Vous verrez que l’un d’entre eux n’est pas content du tout d’être dérangé !

Il y a des hippopotames qui sortent gentiment de l’eau ….

Alors que d’autres sont moins contents … (Penser à monter le son ….)

Pour notre dernière nuit dans la brousse, Bruno et Maryline nous ont choisi le plus beau lodge du voyage. Les bungalows sont posés sur une proéminence rocheuse, la vue est superbe. Quant aux chambres, voyez par vous-même.

Pendant le dîner, on nous appelle pour voir des Bush Babies.

Après une bonne nuit, un petit déjeuner original et sympathique avant de reprendre la route.

Dernier étape du voyage par la route. La circulation devient de plus en plus dense en approchant de Kampala. Arrivée en fin d’après-midi à Entebbe, test PCR à l’hôtel en soirée. Et vol le lendemain soir …..

Nous profitons de la journée du 25 mars pour faire quelques emplettes et se balader au bord du Lac Victoria. Sans oublier de s’alimenter bien sûr !!!

Un peu de nostalgie avant le retour à la civilisation. Je rêve encore de ce merveilleux réveil au lodge avec le chant des oiseaux ……

Les Balkans Septembre 2022

L’année dernière, nous avons sillonné la Croatie, visité un petit bout de la Bosnie ainsi que les Bouches de Kotor au Monténégro. Cet automne, nous décidons de compléter notre découverte des Balkans. Pour cela, nous prenons un ferry à Ancône (Italie) qui nous dépose après une nuit en mer, à Igoumenitsa (Grèce).

Voici le tracé du voyage effectué, en partant de la Grèce au Sud jusqu’à Venise en Italie.

Nous débarquons en Grèce le 8 Octobre à 6h du matin. Le débarquement se fait aisément et, vu l’heure matinale, nous traversons Igoumenitsa sans problème . Ceci nous permet de prendre notre petit déjeuner au milieu des champs d’ agrumes, en Albanie, 30 km plus au nord. Pays extrêmement montagneux, nous prévoyons d’y rester environ deux semaines, en commençant par le littoral, surnommé la Riviera Albanaise ….

Très vite, nous nous retrouvons sur une petite route qui s’arrête devant un très vieux bac, tiré par des câbles depuis la rive opposée. Il ne peut prendre que 4 véhicules à la fois mais comme nous sommes tôt, pas de queue ….