Laponie, octobre 2018

Nous venons de  passer une semaine  en Laponie, à la chasse aux aurores boréales.

Nous atterrissons à Kiruna, au nord de la Suède, au-delà du cercle polaire arctique.

De là, après 2 heures de route, toujours vers le nord, nous arriverons au Lodge Aurora (un peu avant Karesuando) où nous allons séjourner. Il est 23 heures, le ciel est dégagé et cela fait un moment que notre guide/chauffeur regarde plus par sa fenêtre latérale que devant lui ! Mais que cherche-t-il ???…….

Il s’arrête soudain, nous demande de sortir et rajoute qu’il faut mettre nos manteaux car il fait -16° ! et voilà notre première aurore boréale, un peu timide dit-il, mais comme on n’en n’a jamais vu ….

Pour un début, c’est déjà pas mal …..

Nous arrivons finalement à 1 heure du matin et nous installons dans notre chalet. Il est surprenant de voir combien il y fait bon alors qu’on rentre tout simplement par la salle de bain, qui fait sas, puis directement dans la chambre. Allez, une bonne nuit de sommeil pour être d’attaque le lendemain !

Jour 1 : samedi

Notre guide Jérôme, qui est aussi photographe professionnel, nous explique l’origine des aurores et surtout, il va nous conseiller tout au long du séjour sur la façon de les photographier.

Ce sont les vents solaires qui, en se déplaçant  à une vitesse comprise entre 300 et 1000 km par seconde, projettent des particules chargées en énergie électrique provenant des éruptions du soleil.

Comme ce phénomène peut altérer les communications sur terre ainsi que les signaux électriques, leur étude est très poussée actuellement. Des satellites ont été placés  dans l’espace, ce qui permet de prévoir, à 30 minutes près, le moment de l’arrivée sur terre de ces particules.

Nous pouvons consulter  une application  qui nous annonce chaque jour l’heure approximative d’ apparition des aurores et leur intensité, ce qui est bien pratique. Celle-ci se mesure en KP sur une échelle de 0 à 9.

Voici l’annonce d’un KP6 ; la couronne très lumineuse montre les régions d’où l’on pourra voir l’aurore.

Nous voilà fin prêts pour profiter de notre séjour.

Vue depuis notre chalet

Nous partons en reconnaissance autour du lodge afin de nous familiariser avec les lieux que nous allons parcourir lors de nos observations nocturnes.

Le lodge, vu depuis  l’autre côté du lac

Nous nous installons dans le Kota pour le déjeuner. C’est un abri finlandais, en bois, de forme hexagonale avec un foyer en son centre qui permet de cuisiner et de se réchauffer par la même occasion. Un banc le parcourt tout du long. Nous arrivons avec nos thermos remplis d’eau chaude pour la soupe que nous aurons tous les midi, à l’extérieur, durant notre séjour.

Nous nous régalons de cakes aux lardons, de Gurpis, hamburgers finlandais avec de la viande de rennes et d’un dessert pommes/bananes cuits sur le feu. Café et petits gâteaux, le ton est donné, nous allons nous régaler pendant cette semaine dite « d’aventure ».

Le lac partiellement gelé et la neige tombée le jour de notre arrivée offrent de superbes paysages.

 

Après-midi libre afin d’ être d’attaque pour notre première nuit de veille. Hé oui, la chasse aux aurores n’est pas de tout repos !!!

 

Notre impatience ne fait que croître …. vivement que le soleil se couche !

Ce premier soir nous permet d’appliquer les conseils donnés par Jérôme pour capturer ces beaux phénomènes lumineux. Je m’aperçois que nous ne les voyons pas tous de la même façon : personnellement, je vois plutôt des traînées éclairées mais grises, d’autres plutôt vertes mais d’une couleur bien moins forte que sur les photos. Epoustouflant ! En fait, c’est tout simplement parce que les appareils photos sont mis en pause durant 15/20 secondes alors que notre œil réimprime les images très rapidement.

L’attente dans le Kota
Et voici un premier aperçu d’une belle aurore boréale, prise par Jean-Louis avec un appareil photo peu performant.
On peut voir le bord rouge sous la bande verte

Jour 2 : dimanche

Le matin, nous partons pour une belle marche dans les environs ; la neige nous permet de suivre les traces de lapins et de renards tout en nous élevant un peu pour admirer la vue qui nous entoure. Nous grimpons en marchant sur un douillet lit de bruyères. Nous n’avons pas froid puisque nous avons été équipés de bonnes chaussures et d’ anoraks bien chauds.

C’est notre deuxième jour en Laponie, et Jérôme nous annonce un KP6 pour ce soir. Il est tout excité car même pour lui, c’est exceptionnel. Il nous conseille donc la sieste pour cet après-midi afin d’être en forme pour la longue veillée qui nous attend …. Comme vous pouvez vous en douter, ce n’est pas difficile d’obéir …

Dés 19h45, il faut avaler le dessert en quatrième vitesse car elles sont là !!! de partout à 360° ! Vite, allons nous habiller de pied en cape (cela prend bien 5 bonnes minutes en cumulant les couches …) et le festival commence. On ne sait où regarder car, quand elles disparaissent d’un côté, elles sortent d’un autre …. Le vert est souvent bordé de rouge que l’on voit même à l’œil nu. La présence du lac permet d’avoir ce qu’on appelle un effet miroir, superbe.

Un grand grand merci à Emilie qui nous a envoyé les superbes photos qui suivent. Les nôtres, bien que très parlantes, ne sont pas aussi nettes.

Nous sommes restés à les contempler jusqu’à minuit passé. Les plus férus se sont couchés à 4 heures du matin ….

Et que pensez-vous de celle-là ?

Jour 3 : lundi

Ici, tout le monde est aux petits soins pour nous . Vu notre coucher tardif, le petit déjeuner est à 10 heures. Il faut tout de même que je vous donne le nom de ces galettes de pain rondes qui sont délicieuses un peu tièdes : ce sont des Vetekaka.

Et pour nous remettre de nos émotions, nous partons avec le repas et quelques bûches sur le dos pour déjeuner au bord d’un lac à quelques kilomètres d’ici, à pieds bien sûr.

Il y a aussi un Kota où Jérôme allume un bon feu. Nous y réchauffons des cakes jambon/fromage ainsi que les sandwiches que nous avions préparé le matin. Toujours une petite sucrerie pour le café.

Et le soir, sauna au feu de bois au bord du lac. On chauffe, on chauffe et quand vraiment on n’y tient plus, on va se plonger dans le lac … Je l’ai fait !!! cela saisit !!! mais ensuite qu’est-ce qu’on est bien ! on a chaud pour un moment ….

De retour du sauna

Quelques aurores le soir mais on est devenus un peu blasés …. Je préfère vous en montrer une très lumineuse prise la veille :

Jour 4 : mardi

Départ pour la Norvège. Nous sommes un groupe de 6 personnes  et nous nous déplaçons en Renault Trafic. C’est la deuxième partie du voyage.

A 20 km au nord du lodge, nous entrons en Finlande où l’euro a été adopté comme monnaie nationale contrairement aux pays scandinaves. Nous en profitons pour faire quelques achats

Nous reprenons la route et longeons pendant un moment une rivière qui nous sépare de la Suède.

Puis nous parcourons une région de collines et de lacs sur environ 200 km, et depuis la route, nous apercevons des troupeaux de rennes.

 

Un beau mâle

Ils viennent lécher le sel resté sur le goudron après la fonte des neiges. Les camions roulent vite et j’ai bien peur qu’ils ne fassent pas beaucoup d’efforts pour éviter ces belles bêtes … Les locaux, qui doivent prendre leur mal en patience trop souvent, klaxonnent, ce qui les fait fuir alors que nous, nous essayons de prendre de belles photos, dommage ….

Enfin, nous arrivons en Norvège, au bord du fjord de Lyngen. Il fait plus doux mais il pleuvote … Les aurores boréales sont présentent mais le ciel couvert ne nous permet que de les deviner. Ce soir, nous nous coucherons à 21 heures. On en avait bien besoin !!!

Jour 5 : mercredi

Malheureusement, les nuages sont toujours bien bas ; nous pouvons faire quelques belles photos des Alpes de Lyngen avant que le soleil ne disparaisse pour la journée.

Bien peu de soleil …

Nous visitons sous la pluie les environs et , contrairement aux autres jours, nous sommes obligés de rentrer manger à la maison …

Un séchoir à poissons
Toit végétalisé, comme en Islande

Une bonne sieste et pour finir la journée un sauna pour se délasser.

Sauna dans l’espèce de gros tonneau

Jour 6 : jeudi

Nous sommes tellement loin de tout que je ne peux m’empêcher de vous montrer cette fiche d’informations pratiques déposée dans notre chalet :

Le ciel est un peu plus dégagé mais c’est le moment du retour à notre camp de base suédois.

Une dernière photo depuis notre chalet ; sur la droite, le kota traditionnel

Après quelques kilomètres, nous nous arrêtons au bord du fjord pour admirer d’anciennes maisons de pêcheurs de couleur rouge appelées « rorbus ».

Un alignement de rorbus

Ma collection de panneaux routiers s’est enrichie de 2 nouveaux venus : élan à gauche, renne à droite.

Un dernier adieu au fjord dans lequel se reflètent les montagnes.

Effet miroir

Sur la route, les rennes sont toujours présents ; on dirait qu’ils se jouent de nous, n’ayant aucune envie de nous laisser la place….

Route longue et droite, voire monotone. Nous sommes pressés de rentrer dans notre petit chalet si agréable.

On retrouve la neige

Et la petite église de Karesuando, nous revoilà en Suède.

Sur l’autre rive, la Finlande

Dernier jour, dernières aurores boréales ; vendredi matin, nous rentrons chez nous.

BYE BYE

Si vous souhaitez voir de très belles photos d’aurores, je vous propose de regarder le site de Jean-Marc Perigaud, qui est à la fois photographe et l’organisateur de ce voyage  :

https://traqueurdaurores.com/images/

 

 

 

a

Portugal, automne 2018

C’est au Portugal que nous avons décidé de passer cette fin d’été. Les 10 premiers jours seront consacrés aux visites « touristiques » et les 10 derniers se feront sur les pistes, dans des contrées plus « sauvages », même si, dans ce petit pays, on n’est jamais seuls bien longtemps ….

Le premier bivouac, dimanche 26 août, a lieu près de St Jean de Luz ; nous décidons de nous restaurer dans son petit port de Ciboure, beaucoup moins fréquenté. Il y a déjà un air d’Espagne : la carte du restaurant est pour nous incompréhensible ! nous avons besoin d’explications !!! mais ce fut délicieux.

Notre dernière étape de transit se termine à Puebla de Sanabria, une petite ville espagnole fortifiée qui possède une superbe citadelle ; mais aussi un petit camping avec une très grande piscine ( c’est la surprise …) qui est la bienvenue avec les 32 ° subis encore à 17 heures.

01-puebla de sanabria
Puebla de Sanabria

Nous entrons au Portugal le lendemain par le petit village de Rio de Onor, situé à cheval sur la frontière avec l’Espagne. Les vieilles bâtisses aux toits de lauze et aux murs faits de petites pierres plates entremêlées sont très belles. Un grand silence règne dans ce hameau, la petite route n’étant utilisée que par les locaux …

02-maison rio de onor

03-rio de Onor

C’est de Braganza que commence notre périple portugais. Nous parcourons la région du Tras Os Montes, parmi des champs de châtaigniers tout d’abord, puis des oliviers et enfin des vignes dont le raisin donnera le fameux Vinho Verde. Nous traversons de nombreux petits villages qui semblent somnoler ….

04- attention

Vu la température très élevée, nous décidons de bivouaquer au bord d’un lac où nous pourrons nous baigner. Et l’eau n’est même pas froide !!!

05-bivouac

Ce lieu enchanteur promet une nuit bien calme ….. sauf que de l’autre côté du lac, il y a une boîte de nuit !!!….

Nous poursuivons notre route et rejoignons la ville médiévale de Guimaraes qui fut le théâtre de la bataille décisive qui conduisit le pays à l’indépendance, en 1128. Nous parcourons le centre historique avec ses vieilles maisons à balcons, ses églises et son château. Visite qui a beaucoup de charme, c’est pourquoi nous y passons une partie de la journée.

06- le chateau à Guimaraes
Le château
07 guimaraes
Le palais et la halle couverte
08-ruelles
Nombreuses façades typiques

Le soir même, nous dormirons au camping à Porto pour être d’attaque pour la visite du lendemain.

Malgré la taille de cette grande ville, nous avons beaucoup aimé le centre historique de Porto. On s’y sent bien, l’atmosphère y est calme et détendue. Nous avons pris le bus à partir du camping pour arriver dans les hauteurs de la vieille ville, ce qui nous a permis de faire la plupart des visites en descente !!! de nombreuses églises et bâtiments colorés, mais aussi une belle dégustation de portos dans une chocolaterie ….. expérience fort intéressante ….

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11 maisons

11 la halle , porto et chocolats

La façade de la cathédrale Sé date du XVIIIème siècle ; l’intérieur frappe par son ampleur et ses décorations très variées.

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Dans le cloître, on peut voir de nombreux azuelos que l’on retrouve également sur le balcon extérieur qui le surplombe.

montage cathédrale

22-vue du haut

Le porto était transporté sur de grandes barques en bois qui descendaient le Douro jusqu’à la ville. On peut encore visiter les chais où cette liqueur est toujours fabriquée.

11 le pont

Le pont Luis qui traverse le Douro est aussi appelé le pont Eiffel bien qu’il fut construit par un de ses disciples. Afin de le parcourir sur la partie la plus haute, nous avons pris le métro qui le franchit tout doucement ; et on s’est même offert le retour ….

24-fin de la visite de Porto

23-
Un dernier regard sur le centre historique depuis le haut du pont

Nous quittons Porto et remontons la vallée du Douro ; petites routes sinueuses qui montent et descendent tout le temps. De beaux points de vue sur la rivière où l’on voit passer les bateaux de croisière.

Dans le Haut Douro, nous voilà sur la route des vins ; tout d’abord, ce sont les Vinho Verde, que nous dégusterons à midi au bord de l’eau à côté d’une petite plage qui nous invite à la baignade. Il fait 34° tout de même. Une bonne sieste avant de reprendre la route, il faut dire que cela fait déjà deux jours de visites intensives ….

01 sur les bords du Douro

Maintenant, nous parcourons la route du Porto ; nous admirons l’ingéniosité des viticulteurs pour ramasser le raisin dans des terrains aussi escarpés : ils tracent des sentes horizontales espacées de bien 2 mètres et plantent les ceps de part et d’autre de ces couloirs.

02 montage vignes

Bivouac le soir sur une chaume parsemée de jeunes eucalyptus ; à 19 heures, il fait encore 30° au soleil mais nous avons de l’ombre, comme tout bon campeur !!! visite d’un lièvre, intrigué par la lumière, alors que nous lisions devant le 4X4 ….. Avant de quitter cette belle région, achat d’un bon jambon du pays.

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Nous poursuivons notre route le long du Douro, profitons des nombreuses plages fluviales qui s’offrent à nous jusqu’au Parc Archéologique Vale Do Coa. Marqué 3 étoiles dans le guide, on ne pouvait rater cela !!! Après avoir crapahuté deux heures par 35°, je n’ose même pas vous proposer mes photos ! les gravures seraient contemporaines à Lascaux, mais on les devine à peine car faîtes sur une roche très dure et verticale, donc sans peinture pour accentuer le dessin.

05 belle vue

Prochaine étape, la Serra da Estrela. Enfin de la piste ! pour être déjà passés dans la région il y a …….14 ans, j’ai l’impression que beaucoup d’entre-elles ont été goudronnées. Nous installons le bivouac à 1260 m d’altitude et passons une soirée et une nuit fort agréables au frais et sans le moindre bruit, comme dans le désert.

04 bivouac dans Serra da Estrela

Le lendemain, retour vers la civilisation et visite des ruines romaines de Conimbriga.

06 ruines romaines de Conimbraga07 mosaïques

Ce qui est impressionnant, c’est la grande quantité et la qualité des mosaïques encore présentes qui représentent des scènes mythologiques ou de tous les jours.

08 mosaïques

Une particularité intéressante : voici le secret de la construction des piliers …..

09 briques en triangles pour piliers

On y voit aussi les vestiges du palais d’un riche romain, alimenté en eau courante par un aqueduc dont on devine encore les restes.

10 le palais des fontaines
Le palais des fontaines

Nous dormons un peu plus loin, à Tomar, afin d’ être sur place pour visiter  dés le matin, à la fraîche, le couvent Do Cristo. Sa particularité c’est que les templiers y établirent là leur maison mère, dans la zone frontière avec le monde musulman.

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Le couvent est situé sur une hauteur, entouré de murailles

11 le Covento do CristoVisite inoubliable tant par son intérêt historique que la variété et la richesse des lieux .Un vrai labyrinthe … On s’est régalés.

12 façade et sculptures
La façade richement sculptée
13 superbe escalier en colimaçon
Un superbe escalier en colimaçon ainsi que des azuelos
14 réfectoire pour 100 personnes
Le réfectoire pouvant accueillir 100 personnes

Et bien sûr, cuisine et dortoirs à la même échelle, fort impressionnante pour l’époque. Avec l’eau courante et même un système de chauffage des cellules ….. Quelle ingéniosité !

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Un des nombreux cloîtres

Continuant notre route vers l’Est, nous passons à Fatima, ville connue pour ses pèlerinages. Autant aller voir ….. Une esplanade immense, des bâtiments modernes …… On y voit quelques pèlerins qui progressent à genoux vers la chapelle ….….

15 Fatima

Nous nous arrêtons ensuite dans la petite ville de Batalha, afin d’y visiter son Monastère, construit au XIV éme siècle par Joao I, en remerciement pour sa victoire contre les Castillans. Très beau bâtiment, avec une forte impression de verticalité (32 m de haut) ; on y voit aussi, dans la salle du Chapitre, le tombeau du soldat inconnu, offert par la France, en hommage aux soldats portugais qui ont participé à la Grande Guerre.

16 Monastère de Batalha

17 piliers de 32m de haut et tombe du roi et de la reine
Des piliers de 32m de haut sous la vaste voute –  Le tombeau du roi et de la reine
18 cloître et ses gargouilles
Le cloître et ses gargouilles

19 Monastère vu de face

20 un toit parmi d'autres
L’ensemble est très finement décoré

Et pour finir cette visite, les «chapelles inachevées », privées de voûte sommitale.

21 la chapelle inachevée

Le lendemain, mardi 4 septembre, nous commençons la journée par la jolie bourgade d’Obidos. De petites maisons blanches et bleues accrochées à la colline, elle-même cernée de remparts, on s’y sentirait bien s’il n’y avait pas autant de monde … Heureusement que les nombreuses ruelles tortueuses ont autant de cachet que la rue principale, sans la foule.

01- Obidos 02-Ruelle Obidos

Notre parcours nous mène toujours plus à l’ouest pour déboucher sur l’Océan Atlantique, au niveau de Péniche. Tiens, il est midi ! Une halte chez Profresco, à la fois poissonnier et restaurateur, est la bienvenue. Notre anniversaire de mariage a été bien fêté !!

Nous sommes sur une falaise et l’on va faire une sieste bien méritée au milieu de rochers tourmentés sur lesquels se fracassent les vagues de cette côte très prisée par les surfeurs.

03-falaises à Péniche

Mais la journée n’est pas finie. Nous continuons plein sud, longeant le littoral afin de rejoindre Lisbonne où nous allons passer deux nuits.04- Lisbonne

Taxi, bus, métro et tram sont nos moyens de transport pour visiter cette agglomération immense.

Je signalerai juste une visite très particulière, faite avec Guy et Sophie, que nous avons retrouvés pour la suite du voyage. Il s’agit du palais Fronteira, du nom de la famille qui l’a fait construire et  décorer au XVIIème siècle ; il est encore habité par la 12ème génération. Un festival de « azulejos », ces belles céramiques bleues et blanches, qui agrémentent les murs des escaliers et de presque toutes les pièces. Elles représentent des scènes de guerre (contre les Castillans bien sûr !), de chasse, de vie de tous les jours mais aussi de récits mythologiques ou légèrement érotiques …. Les jardins sont aussi de toute beauté.

05- le Palais Fronteira06 - fresques au Palais

Après cette journée de « repos », nous reprenons notre tracé, direction Evora, plein Est.

Nous nous arrêtons un peu avant la ville pour visiter les « cromeleques » dos Almendres ; ce sont des mégalithes érigés entre le Vème et le IIIème millénaire avant JC. Au premier site, un très beau menhir, tout seul au milieu des chênes verts.

07 - menhir dos Almendres

Un peu plus loin un ensemble d’une quarantaine, de formes diverses. Guy nous permet d’évaluer la taille de ces stèles.

08- cromeleque dos Almendres

Etant tout près d’Evora, nous entrons dans cette ville superbement conservée avec ses remparts, son aqueduc et même des restes de temple romain en plein centre. Ce bourg a beaucoup de charme car s’y mêlent différentes cultures.  On fera une halte gastronomique à la Pousada dos Loios.

09-en plein centre d' Evora
Un temple romain au coeur de la ville

Pour nous remettre de tout cela, nous n’allons pas bien loin et faisons bivouac au pied du village fortifié de Monsaraz, au bord du lac artificiel de Alqueva où nous piquons une tête avec grand plaisir, la chaleur étant revenue.

 

13 portugal 20185

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Bivouac champêtre

Le lendemain,  un dernier petit Cromeleque où les menhirs sont disposés en carré.

11 - cromeleque de Xeres, en carré

12- Sophie donne l'échelle
Un menhir beaucoup plus grand cette fois-ci

Et maintenant, fini de jouer aux touristes ! A nous la piste !!! En principe pour 1000 km du Sud vers le Nord du pays, nous avons une semaine à notre disposition …..

Nous attaquons notre remontée  du Portugal en suivant sa frontière Est avec l’Espagne. Pour la première journée, nous longeons un fleuve qui parfois prend des allures de lac, le Guadania. La piste serpente dans les collines couvertes de chênes liège sous lesquels pâturent des troupeaux de vaches.

20 - bois de chênes liège

Parfois, c’est à nous de trouver le chemin car certaines pistes de la carte ont disparu, bien souvent effacées par de nouveaux champs. Sans parler des autoroutes, voies ferrées et canaux qui barrent le passage ….

Nous arrivons dans un hameau totalement déserté ; on y voit les restes d’anciennes mines.

15 - bâtiments d'une mine abandonnée
Bâtiments d’une mine abandonnéeP1020407

 

16 - le figuier n'est pas perdu pour tout le monde
Le figuier n’est pas perdu pour tout le monde !

Ha j’oubliais, sans le vouloir, nous avons sillonné les ruelles très étroites de Elvas, afin de pouvoir sortir de ce bourg… Cela nous a permis de voir un superbe aqueduc romain mais aussi de passer sous des portes/tunnels en virage sans visibilité qui permettent de franchir le premier puis le deuxième rempart de cette belle ville fortifiée. A la dernière porte, on s’est aperçu qu’elles n’étaient pas à sens unique !!!

14 - Elvas et son aqueduc

Nous poursuivons sur de belles pistes que je qualifierais plutôt de chemins, redevenons cueilleurs (mûres, figues à en attraper mal au ventre) et pouvons admirer des alignements immenses d’oliviers. Nous recherchons l’eau chaque fois que c’est possible.

13- à midi
Arrêt à l’ombre, il est midi

Pendant une trentaine de kilomètres, nous roulons sur une crête, frontière entre le Portugal et l’Espagne. Il y a deux pistes parallèles que nous empruntons alternativement …

07-à gauche la piste portugaise, à droite l'espagnole
Au loin, à gauche, la piste portugaise étroite et mal entretenue et à droite l’espagnole

Nous ouvrons et fermons de nombreux portails à bestiaux mais parfois ils sont cadenassés. A ce moment là, il s’agit de trouver d’autres pistes qui nous permettront de rejoindre le tracé prévu. On y arrive toujours, surtout que nous ne sommes pas pressés ! Comme vous le verrez sur les photos, les systèmes de fermeture sont très variés, parfois nécessitant 3 personnes pour les ouvrir !

18 - en fait avec double barrière

17 - un portail bien compliqué

La montée vers le village fortifié de Marvao est épique ; l’entrée de la piste nous est interdite, nous continuons un peu plus loin et arrivons à la rejoindre par la bande …. Nous sommes alors sur une belle voie pavée parmi d’ancestraux chênes verts de toute beauté.

21 - chemin pavé
Guy sur la voie pavée, il a fallu manoeuvrer dans les virages ….

On débouchera finalement dans le village via le parking des services municipaux, heureusement, le portail pour sortir est ouvert … Très beau village, mais il y en a tant, on ne peut pas tous les visiter !

22 - arrivée à Marvao
Arrivée à Marvao

Quand nous sommes sur les hauteurs, le paysage est toujours magnifique..

19 - sur la piste

Les pistes sont parfois roulantes mais jamais bien rapides car elles sinuent et ne sont pas larges ; d’autres sont très étroites, nous sommes enserrés par les murs de pierres sèches ou les mûriers dont on peut cueillir les fruits par la fenêtre (impossible d’ouvrir la porte !!!) et enfin, les plus impressionnantes parcourent des forêts d’eucalyptus et ont des montées et des descentes vertigineuses … on a l’impression de ne pas être bien loin de la verticalité . Enfin, il y a aussi des franchissements qui relèvent d’un bon savoir faire en 4X4.

Nous admirons les murets de pierres très photogéniques.

03 - très beaux murets

23 - vue sur le Tage

Nous finissons par rejoindre le Tage, grand fleuve qui se jette dans l’Océan au niveau de Lisbonne. Sur une piste étroite et fatigante pour les conducteurs, Jean-Louis nous fait une petite frayeur en mordant sur le bas-côté droit, côté ravin évidemment …. On se retrouve en dévers de façon assez désagréable pour le passager. J’arrive tout de même à m’extirper pour prendre la photo d’une situation dont on se sortira sans problème en reliant notre treuil à un arbre bien solide. Jean-Louis, resté au volant, rembobine le treuil en même temps qu’il accélère doucement.


On voit bien la roue avant gauche en l’air …

02 - le Tage
Le Tage

Nous passons à Almeida, belle ville fortifiée façon Vauban ; nous ne nous y risquons avec les 4X4 ; on a déjà donné !!!

08-ville fortifiée façon Vauban

Après ces émotions, notre piste serpente parmi les vignes dans les collines, le raisin est délicieux … Nous longeons le Tage un petit moment et traversons de beaux villages fortifiés dont les rues sont bien étroites ! Parfois Guy passe et nous pas, on se retrouve alors de l’autre côté du bourg ….01 - coucher de soleil

09-castello Rodrigo 10-mais on ne passe pas

Tout à coup, notre belle piste est fermée par un portail cadenassé ; nous poursuivons dans une sente remplie de ronciers, déplaçons quelques rochers qui dérangent pour finalement « jardiner » une heure avant de faire demi-tour. Ce propriétaire terrien a totalement clôturé son territoire qui est très grand. Nous devons faire un grand détour pour retrouver notre trace.

12-suite
Il faut déblayer le passage
11-déblayage des rochers
Voilà, cela devrait passer !

Et c’est ainsi que notre remontée vers le Nord se poursuit, alternant champs et paysages dénudés, couverts de gros rochers. Encore 2 jours de piste et il faudra penser au retour.

05-Guy derrière un beau calvaire

Hé non, ce n’est pas encore le moment de nous reposer ! L’alternance de pistes nous propose de vrais franchissements, en montée ou en descente.

13-normalement, on devrait monter
Hé oui, normalement, on doit monter là, à gauche ….

On va essayer ……

Un peu plus loin, un gué qu’il a fallu que je reconnaisse à pied.

14-gué dont l'eau est peu claire
Gué dont l’eau n’est pas claire …. quelle profondeur ? du sable, du rocher ou de la vase ?
15-test profondeur
Finalement, aucune difficulté, on peut y aller !

Nous aurons bien eu de tout dans ce voyage ! Et on est prêts à recommencer !

16-dernier bivouac sur piste
Dernier bivouac sur la piste, avant de retrouver le goudron.

En conclusion, c’est un très beau parcours que nous avons suivi pendant ces 9 derniers jours, majoritairement par les pistes, entre Monsaraz ( à peu près à la latitude de Lisbonne) et Braganza, où nous étions entrés le 28 août, tout au Nord Est du Portugal.

 

 

 

 

 

 

Grèce – printemps 2018

Notre projet, cette année, est de parcourir la Grèce en suivant le roadbook de nos amis de Vibraction. Nous commençons par le Péloponnèse, à partir de Patras.

trace peloponese NOMS PICASA

 

Nous quittons la maison vendredi 13 avril afin de rejoindre Ancône par le chemin des écoliers : Traversée des Alpes de Hautes Provence via Sault, Montbrun, Embrun, Briançon. Première halte dans la neige au pied de Montgenèvre (1380 m d’altitude) par une température de 1,5°.Le lendemain rendez-vous à Bologne  avec François qui vient de Lyon.

Et dimanche 15 avril nous rejoignons Ancône où nous embarquons pour une vingtaine d’heures en mer jusqu’à Patras. Nous avons la chance de faire cette traversée en Open Deck, ce qui signifie que nous dormons dans nos 4X4 et pouvons même y faire la cuisine. Les sanitaires sont équipés comme dans un camping. Embarquement vers 16h30 et le soir, huîtres et calamars sont au programme…..

Nous avons fait des envieux parmi les camping-caristes !…..

P1010214
En Open Deck, on a même le branchement électrique
02-les huitres
Repas d’huîtres et calamars

Nous profitons de ce temps de repos pour trancher le jambon de Parme acheté en cours de route ; Guy utilise sa trancheuse de façon très ingénieuse.

03-découpe du jambon
Trancheuse activée par la perceuse

Nous débarquons le lundi en début d’après-midi à Patras et remontons un peu vers le nord pour rejoindre le début de notre tracé. Très rapidement nous voilà sur la piste et nous grimpons, grimpons …. jusqu’ à nous tanker dans une congère qui coupe la piste à plus de 1700 m d’altitude !

06 congère

Riches de notre expérience, nos petits camarades la contournent et nous sortent de ce mauvais pas. Le raid est bien engagé !

07-Guy contourne

Un peu plus loin, nous voilà pris dans un brouillard à couper au couteau …. On ne voit plus le chemin, devenu herbeux. Il est 17h, il est temps de trouver un endroit plat pour passer la nuit, demain il ne peut faire que meilleur. Il fait froid, on essuie des averses de grêle ; on fait deux groupes de 4 qui vont dîner dans les AzalaÏ. Le matin au réveil, il fait 3,5°.

La suite du tracé nous ramène à des altitudes plus clémentes. Nous traversons des vignobles, puis des champs d’oliviers. C’est le printemps et les arbres de Judée sont en fleurs, magnifique !

09-le plein d'eau
Un tuyau bienvenu en bord de piste

Dés que l’occasion se présente, nous faisons le plein d’eau

Très peu de villages rencontrés, la plupart du temps déserts et par contre de nombreuses chapelles.

24-chapelle

27-Sophie appelle les fidèles
Sophie appelle les fidèles

Parfois, des monastères , joliment perchés sur les contreforts des falaises.

10-vieux monastère

15-monastère semi troglodyte

C’est le printemps et nous sommes émerveillés par toutes ces fleurs colorées et odorantes.

17-forêt en fleurs

 

19-à midi
La sieste, au soleil

21-sur la route

Le roadbook nous emmène aujourd’hui sur une belle piste de montagne qui commence cependant par deux passages délicats dus à l’éboulement partiel de la piste. Etant les premiers et surtout le plus long des 4X4, nous abordons ces virages étroits avec délicatesse et tout se passe bien. La piste est superbe et nous nous régalons.

01- trou à droite
C’est là que le copilote doit bien diriger son conducteur
25-vallée du Lourios
La vallée du Lourios

Les soirées sont fraîches et humides. Presque tous les soirs nous montons la tente-salle à manger ce qui nous permet de dîner tous ensemble.

13-campement

Nous sommes très surpris lorsque nous arrivons  à la chapelle « des 17 arbres ». A la vue de la photo, vous saurez pourquoi.

02-la chapelle aux arbres

L’aubergiste très accorte qui nous accueille réussit à nous entraîner dans ses filets. Il est 10H30 du matin mais nous savourons avec plaisir un pichet de rosé du pays accompagné d’olives, de féta, de courgettes et aubergines grillées. Il va sans dire que le repas de midi qui suivit fut succinct.

03-la sieste
Après deux déjeuners, la sieste s’impose

Nous trouvons le soir un bivouac sur la plage, ce qui est idéal car nous sommes invités à dîner par Guy et Sophie. Nous montons la tente comme tous les soirs car la fraîcheur tombe vite. Sauf qu’ici, vu le vent, il nous faut l’arrimer aux véhicules. Ce fut un festin plein de surprises culinaires ….

04-bord de mer

Le lendemain, nous parcourons la Messénie par les pistes. Si près de la mer, nous revoilà à 1000 m d’altitude ! Et nous arrivons à l’ancienne Messine dont nous visitons avec plaisir les vestiges. C’est notre premier site grec, n’étant pas allés à Olympie que nous connaissons tous déjà.

05-Messine1

06-Messine2

Plus loin, une autre piste nous amène à 1430 m d’altitude et nous pouvons voir les dernières plaques de neige au loin.

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Nous restons á ce niveau une partie de la journée et on continue à voir la mer depuis nos hauteurs ; le paysage devient assez semblable à nos Vosges , très vert avec ses conifères sauf lorsqu’ ils ont brûlé, ce qui est assez fréquent dans cette région ; on voit de nombreuses fleurs printanières souvent inconnues chez nous.

07-neige au loin

Pour le bivouac du soir, nous revoilà en bord de mer et nous arrêtons sur la plage de Kardamyli, non loin d’une Taverna, où nous allons dîner. Malheureusement sans Guy et Sophie qui ont dû remonter à Athènes….

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Lundi 23 avril nous nous attaquons á la péninsule du Magne, avec ses villages typiques et ses nombreuses tours carrées. On y voit également de petites églises byzantines très photogéniques. Avec toutes ces chapelles que l’on rencontre au gré des pistes, je me demande quelle en est la proportion par rapport au nombre d’habitants. A ce propos d’ailleurs, nous sommes surpris par l’absence d’enfants dans les villages, il faut dire qu’ils sont tellement isolés !

08-chapelle

Nous continuons à parcourir ces pistes d’altitude qui ne s’éloignent guère de la mer. Le panorama est bien sûr époustouflant.

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J’attends avec impatience la prochaine visite : la ville historique de Mystra. Nous nous en approchons quand, lors d’une halte photo, François regarde sous son camion et s’aperçoit qu’il a les 2 lames arrières gauche de cassées.

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Sur ce, Martine B regarde aussi sous son véhicule ….

Il va donc falloir dans un premier temps faire un dépannage de fortune pour le ramener au goudron. Pour cela, Jean-Louis et François arrivent à maintenir les lames cassées à celle qui ne l’est pas avec une manille, judicieusement disposée.

Nous arrivons à Sparte et François décide de rentrer en France pour effectuer la réparation.

Nous accompagnons François et Patricia jusqu’à Patras (300 km) pour être sûrs qu’ils arrivent sans encombre jusqu’au bateau. Bien nous en a pris puisqu’ après une heure de route et une vérification, les hommes décident de placer une deuxième manille pour maintenir les lames latéralement. Une petite manœuvre à l’aide du treuil permet d’ouvrir cette manille dont l’ouverture était trop étroite.

09- en haut gauche les lames cassées puis réparation
De G à D et de H à B : On voit les 2 lames cassées qui se chevauchent. Une première manille permet de les solidariser avec la 3ème encore entière. Une deuxième manille permet de fixer le tout ensemble

Nous arrivons en soirée à Patras ce qui  permet le lendemain matin de trouver une place pour nos amis sur le bateau de l’après-midi.

Avec Thierry et Martine nous rejoignons Corinthe où nous retrouvons Guy et Sophie qui, de leur côté, étaient allés à Athènes pour permettre à Guy de faire un aller/retour en France pour raisons familiales….. Avant de nous installer au camping, nous prenons la petite piste qui longe le canal et permet d’en avoir de superbes vues. De même, nous admirons l’ingéniosité du pont métallique situé à l’extrémité ouest du canal : il descend sous l’eau afin de permettre le passage des bateaux ….

10-le pont descendant

Jeudi 26 avril, à nouveau réunis, nous prenons l’autoroute vers le sud afin de rejoindre notre roadbook là où nous l’avions laissé, à Mystra.

Cette ancienne capitale du Péloponnèse a été abandonnée au XVIII ème siècle, après avoir subi de nombreux assauts. Tout d’abord les Spartes leurs voisins, jaloux de l’hégémonie de cette cité ; ce fut effectivement un grand centre artistique, intellectuel et commercial. Invasion ensuite des byzantins, des turcs et même des albanais ….

L’ancienne ville est bâtie sur un éperon rocheux et y subsistent de nombreux vestiges. Nous visitons plusieurs anciens monastères ou églises dans lesquels on peut admirer des fresques en assez bon état. Visite si intéressante que nous arrivons à tenir nos messieurs jusqu’à 13h30 pour le déjeuner …. Et c’est un exploit croyez moi !

12-neige au loin

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Des nonnes habitent encore sur place

13-Mystra

14-fresques

Nous repartons sur les traces du roadbook pour s’arrêter assez tôt, non loin de Sparte : ce soir, Guy et Sophie nous font le rôti, au four ….. four démontable car nous sommes en 4X4, il ne faut pas l’oublier !

17-le four

Cela fait maintenant une bonne semaine que nous n’achetons plus de fruits : les arbres sont couverts d’ oranges qui ne sont pas toujours cueillies ; elles sont de plus bien meilleures que celles achetées au bord de la route ….nous ne nous en privons pas, parfois à l’invitation des grecs parfois sans ….. elles sont délicieuses. On peut aussi acheter des fraises mais rarement. Les poissons frais, il n’y en a pas ! il va falloir aller au restaurant ….

Nous arrivons finalement à un passage délicat de ce superbe parcours préparé par Christine et Philippe : le franchissement d’une rivière ; nous savions que des véhicules précédents n’avaient pas pu le faire. Nous non plus, trop de profondeur et de vase au fond.

Vous nous connaissez, nous n’allions pas rester sur un échec ! En revenant un peu sur nos pas, nous dénichons une autre piste qui descend vers la rivière et nous trouvons un autre gué que nous franchissons aisément. Quelle satisfaction !

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19-passage de gué

18-four à pain
Un four à pain, on en verra plusieurs

Nous continuons à descendre de plus en plus vers le sud de la péninsule du Péloponnèse. Petites pistes, grandes pistes, c’est un trajet très varié. Tous les soirs nous dénichons un bivouac sympathique où nous pouvons faire du feu pour griller la viande ….

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Très souvent, c’est devant une chapelle, sur un espace bien plat et d’où l’on a toujours une belle vue au loin ….

chapelle

01 petits vieux qui font le plein d'eau
On rencontre également des gens pour qui le temps ne compte pas … Ils sont venus faire le plein d’eau là où nous étions arrêtés pour la nuit

Nous arrivons non loin du Cap Malé où l’on peut admirer quelques traces fossiles de palmiers … il faut bien chercher pour les voir !!!!

palmier Sophie cherche
Sophie cherche …. on aperçoit des formes rondes

pour news4 grèce

Les ayant trouvés, nous reprenons la route ; nous étions au point le plus septentrional du trajet.

03 retour des palmiers fossilisés

Quittant à nouveau le bord de mer nous remontons dans nos  montagnes, moins élevées et moins fraîches que les précédentes. Des canyons également où l’on peut admirer des monastères perchés on ne sait comment.

10 un monastère perché

Et le soir, on peut bivouaquer à nouveau en bord de mer où nous allons faire griller nos …. côtelettes, toujours pas de poisson à l’ horizon …

11 bivouac bord de mer

Notre remontée vers le nord par la côte Est nous amène à la ville forteresse de Monemvassia qui vaut vraiment le détour. Nous parcourons avec ravissement ses ruelles typiques ombragées. Nous sommes un dimanche mais assez tôt le matin ce qui nous permet d’éviter la foule des autobus qui commencent à arriver.

05 la place principale

monemvassia

Nous sommes beaucoup plus souvent le long de la côte et, chaque fois que cela est possible, nous nous arrêtons pour profiter de belles plages isolées qui nous tendent les bras. Les nageurs sont ravis mais l’eau n’est pas très chaude, il faut le dire ….

Nous parcourons également des campagnes fleuries auxquelles je ne peux résister. Ici, les coquelicots sont rouge carmin,  je ne m’en lasse pas !

12 champ de coquelicots

Et nous revoilà à Corinthe, au camping Isthmia Beach afin de faire une pause où chacun peut vaquer à ses affaires. Sans oublier que les oranges de ce camping/verger sont délicieuses !

Nous en profitons pour réserver une croisière sur le canal de Corinthe, ce sera pour le lendemain 13h30. Et la wifi marche !!!

13 la wifi marche à Corinthe

Afin d’occuper la matinée, nous décidons d’aller visiter le site de l’ancienne Corinthe. Mais les dieux ne sont pas avec nous ! Nous sommes le 1er mai et les guichets sont fermés !!!

10h00 : comme c’est l’heure du gorgeon, déjà un peu en retard, Jean-Louis nous dégotte une terrasse ombragée qui donne sur le site ce qui nous permet de faire de belles photos tout en dégustant jambon et vin frais

14 l'ancienne Corinthe 15 la cité et l'Acrocorinthe à l'arrière

10h45 : nous montons voir la vue du haut de l’ Acrocorinthe, fermé lui aussi

16 vue du haut

11h30 : nous sommes de retour sur notre terrasse où nous avions réservé une table, bien que nous y soyons restés seuls tout le temps, afin d’y déguster nos premiers gyros ou moussakas selon les goûts ; le tout arrosé de bière locale bien meilleure que la piquette du matin …

17 au restaurant, vue sur les ruines

18 un gyros délicieux

13 h : nous embarquons sur l’Alpha II pour 1 heure de navigation sur le canal le long des  6,5 km qui permettent de passer de la mer Egée à la mer Adriatique via le golfe de Corinthe.

C’est très impressionnant de longer ces hautes falaises dans une percée d’environ 15 mètres de large alors que notre esquif doit bien en faire 7 m ….. Impossible de se croiser bien entendu.

 

11-le canal de Corinthe

canal corinthe

14h45 : nous revoilà sur la terre ferme et prenons la route puis rapidement la piste ; on peut apercevoir la mer des 2 côtés …. Nous roulons jusqu’à …… 16h15 ! car c’est le soir de notre invitation .

Nous nous attaquons maintenant à la Grèce Continentale. Après avoir traversé le canal de Corinthe, nous avons traversé la ville touristique très animée de Loutraki. C’est un choc après ces semaines passées « hors du temps » ….

23 bivouac, soirée invitation
Un Rock Shandy pour l’apéritif, cocktail rafraîchissant et non alcoolisé que nous avons découvert en Afrique Australe l’an dernier ; allez, un deuxième pour la route !

 

24 les crêpes
Crêpes flambées à la mirabelle, un classique maintenant

Dés que nous perdons de l’altitude, nous profitons de paysages très doux au regard.

25 et tout à coup, une vallée suspendue cultivée

Heureusement, nous gagnons très rapidement de la hauteur par de très belles pistes.

27 superbe vue

Pratiquement tous les jours, nous voyons une ou plusieurs  grosses tortues que nous sommes parfois amenés à déplacer un peu, afin d’éviter qu’elles ne se fassent écraser par un véhicule. Notre record : 7 tortues dans une même journée.

26 une tortue

C’est par les montagnes, alternant forêts et vallées suspendues que nous arrivons, en deux jours …. à Delphes. Nous bivouaquons une dizaine de kilomètres avant, devant une petite chapelle comme d’habitude, afin d’être à pied d’œuvre tôt le matin, à la fraîche et sans la foule.

Petit inconvénient cette fois-ci, le bedeau arrive « fortement imbibé » vers 20 h avec deux acolytes dans le même état ; à chaque fois que la cloche résonne dans la vallée, ils lui répondent avec celle accrochée juste au-dessus de nos têtes ! le tout entrecoupé de forces rigolades …. Ce cinéma a duré jusqu’à 21 h tapant en carillonnant plusieurs fois et en nous criant « bonne nuit les français » , alors que je venais juste de réussir à m’endormir malgré tout ….

Ce n’est pas grave, nous sommes récompensés le lendemain par la visite de cette cité antique qui me ravit à chaque fois. Dire que nous y étions il y a environ 50 ans avec Cathy et Alain ! à l’époque, on pouvait escalader les gradins du théâtre et courir dans le stade ….

delphes capture.png

delphes montage

Le musée installé juste à côté présente des pièces fort intéressantes et nous nous régalons.

musée

Nous quittons Delphes vers 11 heures et nous attaquons aux flancs du Mont Parnasse. De grandes et belles pistes très roulantes nous amènent jusqu’à 1800 m d’altitude. Après avoir sué à grosse gouttes durant notre visite du matin, il fait maintenant 11°.

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Je le sais car, pour photographier le passage d’un petit bourbier, j’ai eu bien froid …

Le paysage est alpin, on se rapproche de la neige alors, que déguste-t-on quand on est à la montagne ? la fondue savoyarde bien sûr !! on ne va pas déroger à la règle, sous la tente cette fois-ci, que nous n’avions pas montée depuis bien longtemps.

Profitant d’une rivière ayant un gué assez large, nous y faisons des aller-retour afin de nettoyer nos roues qui sont très boueuses. Puis c’est une piste vertigineuse qui sinue dans les montagnes et nous finissons la journée sous un gros orage.

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Lavage des bas de caisse

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Comme nous empruntons un chemin de terre très étroit, nous sommes comme dans un      « lava coche » : il pleut dru et les branches feuillues, basses mais souples frottent la carroserie qui en a bien besoin. Il ne manque que la mousse !

La tente est bienvenue car l’orage tourne autour de nous, pendant le dîner et dans la nuit. Tant mieux, les feuilles collées au 4X4 vont se détacher …

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Au petit matin, nous échappons de justesse au brouillard

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Nous voilà sur le goudron mais les glissières sont tellement défoncées à cause des éboulis que nous serrons les fesses pour franchir ce passage un peu dangereux  ….

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On s’arrête tout de même pour la photo !

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Samedi 5 mai, nous reprenons la piste que nous devons abandonner car le névé rencontré est infranchissable.

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Pente et dévers nous empêchent de contourner l’obstacle

Nous en profitons pour faire les courses de produits frais dans un petit village où se déroule un grand marché : 1 kg de petits pois frais à 1€ …. Et à partir de midi, il pleut …..

La suite du programme devient plus difficile. Nous montons très rapidement à 1600 m, traversons plusieurs plaques de neiges assez longues, roulons dans la boue qui rend la piste très glissante pour être finalement arrêtés par 3 très gros rochers qu’il nous est impossible de déplacer ; le vide à gauche, des rochers menaçants au-dessus de nos têtes, nous reculons et nous mettons en chasse d’un autre passage.

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L’assemblée a décidé de rebrousser chemin ….

La première tentative nous oblige à scier successivement 2 arbres qui barraient la piste.

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Nous progressons dans la boue mais soudain, plus de piste.

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On scie un petit arbre afin d’élargir le passage
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Freins serrés, le véhicule glisse tout seul …

La deuxième tentative nous ramène bien au roadbook, un peu plus loin, mais nous sommes à nouveau bloqués par la neige. Il faut dire que nous sommes à 1837 m d’altitude ….

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Demi-tour à nouveau, nous prenons une piste plus petite et là, grand plantage dans la neige … On travaillera plus d’une heure pour en sortir.

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On attache le véhicule de Guy à un arbre afin qu’il puisse nous tirer hors de l’ornière avec son treuil.

Nous décidons alors de faire le bivouac sur place car ce fut une journée « active » et il est déjà 17 h, heure syndicale.

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Heureusement, la pluie n’arrive qu’une fois la tente montée et le feu de camp allumé. Courageusement, Jean-Louis nous cuit les saucisses prévues au dîner et nous fêtons dignement cette journée de « vrai 4X4 ». Nous avons complètement oublié que nous étions en Grèce !!!

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Lundi 7 mai est notre dernière journée de voyage, plus calme et plus facile car mardi, nous embarquons à Igounemitsa pour la traversée jusqu’à Ancône.. Un dernier bivouac en altitude avant de rejoindre le bord de mer. Avec un rayon de soleil ….

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Encore quelques obstacles ! On croyait en être sortis ….

 

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Soit on treuille, pour déplacer le tronc
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Soit on scie …

En conclusion, ce tracé que nous avons suivi pendant 21 jours nous a permis de découvrir une autre Grèce. Nous avions déjà visité un grand nombre de sites connus, profité des plages du littoral mais nous n’avions jamais imaginé qu’il y avait autant de montagnes dans le centre du pays. Idéal pour le 4X4, nous nous sommes régalés.

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Un pont en pierre parmi les nombreux que nous avons pu admirer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nouvelle Zélande, février 2018

C’est un pays dont on connait peu de choses , autant du point de vue géographique que historique. Cela faisait longtemps que nous pensions le visiter, surtout après avoir passé six mois en Australie en 2008. Je vais donc partager avec vous nos impressions et nos découvertes durant ce voyage.

drapeaucarte nz vierge

Mardi 6 février, après un vol de 18 heures pour rejoindre la Nouvelle Zélande nous posons pied à Christchurch, deuxième ville du pays, située dans l’île du Sud. Nous sommes maintenant de l’autre côté du globe terrestre puisque nous avons 13 heures de décalage horaire avec la France. De plus, notre latitude est proche de celle du Cap ce qui fait que, bien qu’étant en été, la température tourne autour de 16° ….

Trajet prévu dans l’île du Sud

Cette ville a été fortement touchée par le tremblement de terre de 2011. Une grande partie du centre ville a été détruite, on se ballade donc dans un grand chantier. Pour pallier au plus pressé, ils ont construit un centre commercial composé uniquement de containers. Je pensais faire de belles photos de ce site mais ils sont en train de les démonter, un nouveau mall ayant été rebâti juste derrière. La cathédrale a été fortement touchée, sa flèche s’est effondrée et tous les vitraux ont été détruits. Ils ne savent pas encore s’ils veulent la garder en l’état, la réparer ou la raser …. Ils ont donc construit en 11 mois seulement la « Transitional Cathedral », surnommée « la cathédrale en carton », par référence aux 98 colonnes en carton de sa structure. Elle a été conçue par le japonais Shigeru Ban considéré comme « l’architecte des désastres ».

02-jardin botanique christchurch

L’ancienne et la nouvelle Cathédrale

05-café container

Nous avons poursuivi la visite de la région en nous rendant dans la péninsule de Banks, où nous avons pu voir de nombreux fjords. C’est très curieux mais Christchurch est à 50 mètres d’altitude, dans une vaste plaine toute plate et quand on s’approche de l’Océan Pacifique ( 80 km de route sinueuse) on tournicote dans des collines qui sont en fait les lèvres de cratères de volcans. Ce sont des terres à élevages et on y voit de très nombreux moutons mais aussi des vaches. Nous surplombons des petites baies agrémentées de plages de sable. Fin de la route à Akaora qui signifie « long port » en maori ; effectivement, cette bourgade se trouve au fond d’un long fjord qui se jette dans le Pacifique. C’est là que s’installa la première communauté française de l’île du sud, on y voit des noms de rues ou de commerces en français, ainsi que, par exemple, une école de cuisine. Les français auraient pu coloniser cette île mais ils sont arrivés trop tard, juste après la signature du traité de Waitangi, où les maori donnaient leurs terres aux anglais.

06-en arrivant à Akaora 07-maisons sur pilotis 08-cabanes de pêcheurs

Nous y déjeunons de fruits de mer et retournons à Christchurch où nous récupérerons notre camping-car mercredi matin. C’est un grand fourgon Mercedes de 7,20 m de long, avec boîte automatique, ce qui n’est pas superflu dans un pays où l’on roule à gauche. Nous avons été fort surpris de voir qu’il y a très peu de place de rangement, l’espace étant très mal utilisé. Même pour se croiser, c’est un problème ….Ceci confirme que notre Azalai est bien le must des camping-car, 4X4 en sus !

le camping-car
Seul avantage, le barbecue à demeure

Après nous être dirigés vers le sud, nous plongeons plein ouest, vers l’intérieur des terres. Très vite, nous rejoignons un plateau, puis des collines bien vertes et nous approchons de la région des lacs. Le premier rencontré est le lac Tekapo, un petit bijou d’eau bleue turquoise au milieu d’une nature paisible. Plus loin , le lac Pukaki au bord duquel nous allons bivouaquer. Et en prime, au loin, le Mont Cook enneigé qui nous contemple du haut de ses 3754 m d’altitude, le plus haut sommet du pays. De superbes photos évidemment, aussi bien au coucher du soleil qu’à son lever. On a eu de la chance car, paraît-il, il est très souvent caché par les nuages. Nous sommes environ à 700 m d’altitude mais très curieusement, le soir il fait dans les 22° pendant assez longtemps.

10-les plateaux du Mac Kenzie

 

lac tekapo
Lac Tekapo
12-Mont Cook et lac Pukaki
Au loin, le Mont Cook

Le lendemain, nous traversons les plateaux du Mac Kenzie Country pour rejoindre à nouveau le bord de mer, côté Pacifique. On passe par un petit site marqué « peintures Maori » mais il est très décevant.

14-peintures Maori

Plus intéressant, les Moreaki Boulders. Ce sont de gros rochers sphériques qui jonchent une plage de sable fin. Nous sommes un peu tard par rapport à la marée et ils commencent à avoir les pieds dans l’eau. Les photos sont par conséquent moins étonnantes que prévu.

montage boulders

Une halte à Dunedin pour visiter la magnifique gare ferroviaire en basalte qui date du début 1900, avec ses sols en mosaïque et ses vitraux.

17-la gare de Dunedin

18-motifs céramique du sol de la gare

Un peu plus loin, le musée qui retrace l’histoire du peuplement de cette ville par des colons écossais qui venaient au début à bord de baleiniers, jusqu’à nos jours. Occupation faîte en accord avec le peuple Maori, il s’ensuivit de nombreux mariages mixtes. Très rapidement, une forte expansion, construction de lignes de trams à vapeur, etc …. On y apprend entre autre que c’est d’ici que partit la première liaison téléphonique mondiale.

19-kiwi, symbole du pays
Le kiwi, symbole du pays

Après une nuit bien méritée en bord de mer, nous traversons le pays d’Est en Ouest pour rejoindre Te Anau, la seule bourgade du Fjordland, région de Nouvelle Zelande qui recouvre une superficie égale à 1/7 de son territoire. Sur une carte, on voit bien que, depuis Te Anau, ce ne sont que montagnes et fjords.

07-un lac, il y en a tant
Te Anau, situé au bord d’un grand lac
le Fjordland
Fjords et montagnes dans le Fjordland

Notre première visite consiste en une croisière dans le fjord de Milford Sound, cul de sac que nous rejoignons après 110 km d’une route somptueuse. Malheureusement, à l’aller, il pleut des cordes ! photos un peu spéciales mais non moins assez belles, à mon avis …

18-kéas
Nos premiers Kéas, perroquets endémiques ; ils sont très familiers …

Nous apprenons par la même occasion, qu’ici les précipitations annuelles peuvent aller jusqu’à 8 mètres d’eau par an ! chez nous on compte en mm …. Il faut dire que la végétation est très dense, de type tropicale. De très nombreuses cascades dévalent des glaciers qui nous entourent à plus de 2000 m d’altitude alors que nous sommes au niveau de la mer.

milford sound

sur la route lilford

Deuxième nuit à Te Anau pour visiter la Grotte aux Vers Luisants. On y arrive au moyen d’un catamaran qui remonte ce beau lac, et on accoste au milieu de nulle part. Nous marchons dans la forêt, puis pénétrons dans une grotte qui débouche au sommet de la montagne environ 6,7 km plus loin et canalise les eaux de pluie des sommets. Nous progressons sur des passerelles métalliques qui surplombent un torrent tumultueux avec des cascades et des marmites impressionnantes. Au bout de la partie aménagée nous montons dans une barque, dirigée à la main par notre guide qui s’est accrochée avec un mousqueton à une ligne de vie. Nous voguons dans le noir dans un silence absolu …. Enfin, des centaines de petits points lumineux apparaissent sur les parois du tunnel. Ce sont les vers luisants. C’est magique.

gw cave1

A la question : comment se nourrissent ces vers ? nous avons eu droit à un film nous montrant qu’ils déploient de longs fils poisseux qui vont attraper les insectes attirés par la lumière. Après, comme des spaghetti que l’on aspire par la bouche, ils ramènent ces fils avec leur proie jusqu’à leur estomac qui sécrète un enzyme pour les digérer.

gw cave 2

Après cette visite étonnante, nous remontons vers le nord en passant par Queenstown, ville connue pour ses sports extrêmes, très peu pour nous mais proche de Arrowtown, ancienne ville minière.

07-un lac, il y en a tant

10-Arrowtown

Nous visitons l’ancien quartier chinois et nous promènons dans la bourgade avec ses anciennes maisons en bois. Lieu assez pittoresque.

11-ancienne ville minière

Nous rejoignons la Gibbson Vallée, régions de vignobles à flanc de montagne, où nous avions l’intention de faire une dégustation de vins. A la vue des tarifs de vente pratiqués, nous n’essayons même pas ….

Je ne vous ai pas encore parlé des innombrables troupeaux de vaches, ceux de moutons mérinos dont la laine est superbe, et, moins classique, de chevreuils. Ces derniers sont élevés pour proposer dans les restaurants du carpaccio ou des terrines de gibier …. Il semblerait qu’il n’y a plus de gibier sauvage, même les sortes d’émeus dont nous avons vu des ossements au musée ont disparu. On a pu voir de temps à autre des lapins et aussi des kéas, perroquets endémiques de la région.

08-mouton merinos

Les moutons de Nouvelle Zélande sont fort connus et ont une toison impressionnante.

09- de toutes les couleurs
Malgré les immenses troupeaux de vaches rencontrés, je n’ai pas l’habitude de les photographier, trop banal … donc encore quelques moutons …

Et c’est la traversée des Alpes du Sud en suivant de longues vallées glaciaires parsemées de nombreux lacs. Nous sommes à la fin de l’été et les lits des rivières sont presque à sec.

12-un autre lac

13-vu au camping, le matin
Au réveil, le petit déjeuner nous attend ….

Mardi 13 février nous arrivons sur les rivages de la Mer de Tasman, à l’ouest du pays. Toute cette côte est couverte de forêt primaire et le paysage est bien vert. Bien qu’en bord de mer, nous allons admirer deux glaciers. Malheureusement, une tornade récente à provoqué de nombreux glissements de terrain et le glacier Fox n’est accessible que de loin.

14-vallée glaciaire, très large
Estuaire d’une vallée glaciaire
15-Fox glacier
Glacier Fox

Pour le Franz Joseph, nous avons un peu plus de chance mais, n’étant pas de grands marcheurs nous ne pourrons pas aller à son pied ….

19-Franz Joseph glacier
Glacier Franz Joseph
17-un kéa
Il admire les visiteurs qui admirent le glacier …
16-chemin taillé dans la forêt, lac Matheson
Paysage tropical autour du Lac Matheson

Nous poursuivons notre route vers le nord en alternant bord de mer et forêts ; nous sommes même amenés à rouler sur un pont dédié aux trains, le nôtre ayant été emporté par les flots.

20-midi en bord de mer, on a failli s'enliser
Midi en bord de mer, on a failli s’enliser …
21-pont ferroviaire devenu routier
Pont ferroviaire ou routier ?

Nous allons visiter Shantytown, peu avant Greymouth ; cet ancien village minier a été très bien réhabilité, de belles maisons en bois et un passé historique fort intéressant. Nous avons même fait un petit tour en train à vapeur, comme des gamins …

21-Shantytown

Puis c’est une une curiosité géologique : les Pancakes Rocks, qui doivent leur nom à leur forme, un empilement de couches rocheuses plates comme des crêpes. Les vagues qui s’engouffrent dans les diverses grottes au raz de l’eau résonnent comme un grondement et donnent un effet de geyser lorsqu’on y est au bon moment …. Nous manquions un peu de soleil pour les photos.

22-les Pancakes rocks
On voit bien les diverses couches empilées

23-sous tous les angles

Un peu plus loin, nous faisons coucou aux phoques de la colonie de Foulwind. Un peu décevant par rapport à ce que nous avons vu en Afrique Australe ou en Amérique du Sud …

25-à Cap Foulwind
Cap Foulwind et sa colonie de phoques

26-phoques

Cette mer de Tasman est réputée pour être régulièrement très mauvaise. Notre route a été souvent coupée, suite à des éboulements. Nous sommes vendredi et ce week-end, un typhon nommé Gita devrait aborder cette côte ouest en s’affaiblissant en une tornade ou une tempête….

P1000713

Fort heureusement, nous devons la quitter pour continuer notre remontée vers le nord en empruntant une superbe vallée qui longe une rivière. On se croirait presque chez nous avec feuillus et épicéas qui nous entourent.

24-un oiseau
De nombreuses espèces d’oiseaux viennent nicher sur ces côtes

P1000712

Et nous arrivons enfin au bord du détroit de Cook, par très beau temps. Nous sommes à Kaiteriteri, haut lieu de villégiature, à l’orée de l’Abel Tasman Park. Nous regrettons de ne pas être un peu plus jeunes ( ou en meilleure forme physique …) car il y a de superbes randonnées à faire, alternant marche et canoë, combinées avec des bateaux taxi. Comme il fait 30°, nous profitons d’un bon bain de mer, le premier depuis notre arrivée dans le pays,  avant un excellent Magnum (tout le monde connaît ces délicieuses glaces).

 

01-plage de Kaiteriteri
Plage de Kaiteriteri, un week-end …
02-tracteur amenant canoés et passagers à la mer
Tracteur amenant canoés et passagers à la mer, par marée basse

Je n’ai pas encore fait mon petit chapitre « gastronomie » car il va être bien pauvre. Fruits et légumes sont très chers, la viande par contre plutôt bon marché et de très bonne qualité. On trouve aussi du poisson, pas toujours congelé ce qui est fort agréable. Nous attendons avec impatience de pouvoir manger des huîtres, non ouvertes à l’avance comme au supermarché … Nous goûterons les moules à coquilles vertes du Coromandel quand nous y serons, quoique nos casseroles sont bien petites …. Pour l’apéro, on se contente de bières diverses, souvent locales ; j’ai voulu acheter du Campari, le gars m’a dit de bien regarder le prix …. 60 $, j’ai reposé la bouteille.

On trouve comme partout de par le monde : de la Vache Qui Rit, du Nescafé, du chocolat Lindt et les fameux Magnum ….

miam miam
Aubergines grillées, saucisses, la routine …

Après ce petit détour via les nourritures terrestres, passons aux intellectuelles. Nous nous sommes régalés au WOW (World of Wearable Art and Classic Cars Muséum) à Nelson, il y en avait pour tous les goûts. On peut y admirer environ 70 modèles de « vêtements » jouant aussi bien sur les structures que les matières et les lumières avec des vidéos de défilés tout en musique que j’ai beaucoup apprécié. Ce show/concours a débuté en 1987. Il a lieu maintenant à Wellington et se produit chaque année avec des artistes du monde entier présentant leurs créations, certaines ayant même été utilisées dans des films.

03-miroir aux toilettes du WOW
Miroir aux toilettes femmes ; il paraît que les hommes avaient un tableau de bord de voitures

04-costumes au WOW

Je vous suggère d’aller sur Internet pour en voir plus, les photos ne donnant pas toutes les sensations éprouvées.

Et pendant ce temps là ….. les messieurs avaient à leur disposition deux salles regorgeant de voitures de toutes marques et tous âges.

05-une Cord
Une Cord

Nous poursuivons notre chemin jusqu’à Picton où nous allons visiter l’Edwin Fox Ship. Construit en Indes en 1853, ce navire a tout d’abord transporté en 1855 les troupes anglaises jusqu’en Crimée, puis des passagers et des marchandises de part le monde , de la Chine à Cuba avant d’ amener des forçats anglais en Australie et finalement les premiers immigrés vers la Nouvelle Zélande, pays que le navire n’a plus jamais quitté.

En 1880 il a fini dans le port de Picton, transformé en bateau réfrigérant afin de congeler les carcasses de moutons et en 1897 a servi à stocker du charbon pour l’usine de congélation débarquée à terre ….. Il est resté à flots pendant une centaine d’années avant d’être remorqué jusqu’à la cale sèche qui lui sert de musée. Il est étonnant de voir sa coque couverte de plaques de cuivre. Celles-ci ont été rajoutées pour renforcer le navire lors de ses nouvelles utilisations.

07-ce qui reste de l'Edwin Fox

Lundi 19 février nous prenons le ferry qui traverse le Détroit de Cook en 3h30 et nous amène à Wellington, capitale de l’île du Nord où nous attend Marie, la fille de François et Patricia. Nous devons y rester 2 nuits avant de poursuivre notre route.

08-le Malborough Sound depuis le ferry
le Malborough Sound depuis le ferry

Mais une mauvaise surprise nous attend : une tempête tropicale est annoncée et tout le monde doit rester confiné chez soi à partir de mardi 13 heures. Après un excellent dîner ensemble, nous décidons de repartir fissa le lendemain matin afin de ne pas rester bloqués. Marie profitera mieux de ses parents en fin de voyage quand ils reviendront la voir pendant une semaine.

detroit
Arrivée dans le détroit de Cook, entre Ile du Nord et Ile du sud

Et voici le tracé de la deuxième partie du voyage sur l’île du Nord :

trajet île du nord

C’est sous la pluie et le vent que nous nous éloignons plein Nord jusqu’au Parc Tongariro qui abrite 3 volcans en activité ; nous traversons de vastes étendues de landes et pouvons admirer de majestueux volcans aux sommets enneigés qui se découpent sur un ciel …… Hé non, c’est ce que dit notre Lonely Planet car nous n’avons RIEN vu !!! nous étions dans le brouillard total !!!

nouvelle-zelande-tongariro
Ce que nous n’avons pas vu, quel dommage …

Nous poursuivons donc notre route jusqu’à Taupo pour nous poser dans un camping en attendant le soleil. Nous sommes dans une immense zone géothermique et nous pouvons déjà en profiter en nous baignant dans un bassin dont l’eau doit faire dans les 40°.

C’est mercredi matin que nous entrons dans le vif du sujet, le soleil est au rendez-vous et nous commençons par une marche au milieu des fumerolles des Craters of the Moon. Paysage très différent de l’Islande car ici, le sol est couvert de buissons, genre genévriers (que les connaisseurs m’excusent, je suis nulle en botanique).

09-craters of the Moon

Plus tard, nous admirons les chutes d’eau des Huka Falls qui s’engouffrent dans une étroiture nous proposant un joli spectacle.

10-les chutes Huka

Nous ne traînons pas car à 12h30 nous embarquons sur le lac Taupo sur un vieux vapeur pour aller voir des sculptures Maori taillées dans la falaise. Aucune difficulté pour les dater …. elles ont été faîtes en 1970 par un maître artisan pour honorer ses ancêtres ….

sculpt montage

sculpture maori

Dernière visite de la journée, peut-être la plus belle : Wai O Tapu qui est à nouveau un site géothermique où l’on a pu faire de superbes photos de bains bouillonnants et de lacs de toutes les couleurs. Cette palette de tons est due au mélange de soufre, d’oxyde de fer, d’antimoine, de silice et de carbone. Nous apercevons sur les bords d’un cratère de nombreux trous : ce sont des nids où les oiseaux déposent leurs œufs. Vu la chaleur du sol, ils n’ont pas besoin de les couver …

13-wai o taipu 14-wai o taipu

Deuxième marche de la journée, on a fait fort ! vite un bon bain chaud avant le dîner pour être d’attaque le lendemain. Il flotte dans l’air en permanence une odeur soufrée ….

Nous reprenons la route pour rejoindre  Rotorua , petite ville installée à nouveau sur un site ayant une grande activité géothermique. Le camping nous propose différents bains d’eau chaude, nous y resterons deux nuits …

Nous passons la journée de jeudi au village Maori de Whakarewarewa installé ici depuis des siècles. Ceci est le nom raccourci, vous trouverez le vrai (en rouge) sur une des photos !

16-Whakarewarewa

Il y a deux églises dans ce petit village : quand les anglais sont arrivés, ils en ont construit une à chaque extrémité du village et ont décidé que ceux qui habitaient à droite de la maison commune seraient anglicans, les autres catholiques.

sculpture bois

Dans ce site parsemé de fumerolles et de cratères bouillonnants vit toujours une communauté de 65 personnes. Nous sommes guidés par un natif qui nous montre les bains communs, les lieux où l’on cuisine : les légumes sont emballés dans une sorte de mousseline et sont trempés dans une eau avoisinant les 120° ; les épis de maïs par exemple ont besoin de 8 minutes de cuisson … Pour les viandes, ils les déposent dans un coffre en bois d’où s’échappe de la vapeur.

 

22-autocuiseur Maori

Un peu plus loin on peut apercevoir des geysers dont l’eau sort environ toutes les 40 minutes. Eglise, cimetière, cette ambiance dans les vapeurs de soufre est très curieuse.

19-en attente du geyser
En attente du jaillissement, il faut de la patience …
20-petite éruption
Patience qui est récompensée !
21-grande éruption
Encore plus haut !

Un spectacle de chants et danses nous est présenté par une famille fort sympathique qui prend du plaisir à nous expliquer les significations de tous leurs gestes et grimaces. On a droit bien sûr aussi au Haka traditionnel.

17-spectacleNous finissons par un Hangi : repas Maori entièrement cuit grâce à la géothermie ; un pâté en croûte, maïs, salade et un gâteau agrémenté de fruits, ce fut fort bon.

repos
Café parmi les vapeurs de soufre, on s’habitue …

Vendredi 23 février, nous entamons notre dernière semaine de voyage. Nous dirigeant vers la péninsule de Coromandel,  nous traversons un paysage plutôt européen, parsemé de collines très vertes (il pleut au moins une fois par jour depuis notre départ !) et, en nous approchant de l’Océan Pacifique, d’immenses champs de kiwis ; fruits que nous n’avons d’ailleurs pas encore eu l’occasion de goûter, c’est un comble !

15-paysage de colline01-champ de kiwis

Plantation de kiwis

Au fait, il y a deux autres significations pour le mot kiwi : soit ce sont les habitants de Nouvelle Zélande, soit les oiseaux nocturnes que nous finirons sans doute par aller voir dans un zoo malgré les panneaux fréquents disant de ne pas les écraser …

 

nouvelle-zelande-avec panneau kiwi

Autre curiosité, il y a deux types de timbres : ceux émis par le gouvernement (la poste) ou bien ceux vendus par une société privée … Bien évidemment, les envois ne vont pas dans la même boîte aux lettres. Nous sommes à la recherche d’une bleue pour nos cartes postales et surtout pas une rouge ….. Nous mettrons une semaine pour la trouver !!!

A Waiki, nous visitons une mine d’or et d’argent encore en exploitation et très productive d’après le guide. Les paillettes de ces 2 métaux précieux sont si petites qu’ils utilisent une méthode étonnante pour les récupérer : après avoir réduit le minerai en poudre fine, ils incorporent de petits bouts de carbone obtenus à partir de la coque des noix de coco ; ceux-ci ayant une charge opposée à celle de l’or et de l’argent, ils viennent se coller les uns sur les autres et après un bon lavage la séparation définitive se fait. A la fin du processus, ils sortent de l’usine des lingots blancs pesant 22 kg contenant 70% d’argent et 30% d’or qu’ils expédient à Perth en Australie pour être traités.

02-mine à ciel ouvert
Mine à ciel ouvert de Waiki

Nous trouvons le soir un bivouac tranquille en bord de mer à Opoutéré où nous prenons notre premier bain dans le Pacifique.

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En fait, les vagues étant trop grosses, je me suis baignée dans ce lagon ….

Le lendemain matin nous partons tôt pour être au site de Hot Water Beach, 2 heures avant ou après  la marée basse. Il s’y produit un phénomène curieux : à un endroit précis, sous la plage, s’écoule de l’eau très chaude provenant des montagnes en amont. Il ne faut pas oublier que nous sommes tout au long du voyage à la rencontre de 2 plaques techtoniques. Les gens viennent avec leur pelle et se creusent un trou pour s’y vautrer …. Il y en avait un de libre, j’ai mis le pied dedans et je n’ai pas pu le laisser, beaucoup trop chaud ! je ne sais pas comment ils font !….

05-la plage de Hot Waters

Un peu plus loin, nous avons pris un bateau-taxi à Hahei pour aller admirer le site pittoresque de Cathédrale Cove en bord de mer.

06-Cathedrale Cove

Visite suivie d’un déjeuner dans une des nombreuses micro-brasseries de la région. Les messieurs ont eu un peu de mal à reprendre la route car les bières peuvent aller jusqu’à 7% d’alcool ….

07-pour Clément

Pour rejoindre la ville de Coromandel Town, nous avons pris une piste ! oui, une vraie, une gravel sinueuse pendant une vingtaine de kilomètres, mais avec nos engins ce n’était pas très agréable pour les conducteurs …

08-sur la piste

09-panneau

Finalement, nous venons de passer une journée un peu spéciale : pas une seule goutte de pluie de la journée ! ciel bleu et une température entre 25° et 30° ; nous nous sommes baignés 3 fois le même jour, c’est un fait qui mérite d’être noté !!!

04-vue sur le Pacifique

Le lendemain dimanche, nous continuons à jouer les touristes. Un bûcheron rencontré la veille nous avait recommandé le petit train de Coromandel Town. Aussitôt arrivés sur place, nous  réservons un départ pour 9h le lendemain matin, et nous ne serons que 10 passagers !

10-départ du train

C’est un potier qui s’est lancé dans cette aventure extraordinaire : il a construit 3 km de voies ferrées tortueuses, à petit écartement, agrémentées de sculptures diverses, sur une période de 30 ans …. Pour cela, il a fallu bâtir des ponts, des viaducs, 3 tunnels, 2 spirales et 5 aiguillages d’inversion de direction pour gagner une dénivellation de 175 mètres. Je vous ai mis en photos le plan de ce curieux trajet. Quand le train change de sens, on inverse les dossiers afin d’être toujours assis dans le sens de la marche !

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Le plan du Creek Railways
11-tunnel et double niveau
Voies qui se superposent, ponts, tunnels …..
12-aiguillage d'inversion, passagers et sculpture
Tout au long du parcours, statues et sculptures l’agrémentent

Pour effectuer ces montées en zig zag, une partie du train avance parfois sur une passerelle qui surplombe le vide, c’est impressionnant !

train coromandel
On finit par arriver à l’Eyfull Tower, un clin d’ oeil à la tour Eiffel ; vue superbe sur la baie

Nous nous sommes régalés, juste avant de faire une étape de liaison qui nous amènera au Nord d’Auckland ; nous pensions qu’un dimanche pour traverser cette grande agglomération serait un bon choix, ce qui se révéla exact.

Dès 16 heures nous sommes en bord de mer, dans un DOC ( camping géré par le Département of Conservation, le pendant sans doute du service des Eaux et Forêts chez nous). Il y a un confort minimal mais ils sont toujours situés dans la nature et dans de beaux endroits.

au camping

Ici on est au bord d’une plage de sable fin blanc. La baignade fut agréable et il n’a toujours pas plu !!!

14-à la plage
Un repos bien mérité après la traversée d’Auckland

Nous continuons plus au nord par une petite route sinueuse longeant le Pacifique, qui nous amène à la bourgade de Russel. Ce fut la première colonie européenne à s’installer en Nouvelle Zelande au début du XIXème siècle. Après avoir attiré les prisonniers en fuite, les chasseurs de baleine, etc …. c’est maintenant devenu un beau petit village avec ses maisons anciennes en bois et quelques bons restaurants. Nous y passons une nuit, après notre baignade qui est devenue un rituel journalier.

13-vue

01-paysage

Le lendemain mardi 27, ne pouvant aller jusqu’au Cap Reinga, tout au nord de l’île mais trop loin pour le temps qui nous reste, nous entamons notre retour vers Auckland en suivant cette fois-ci la côte ouest.

04-bel arbre

Après être passés par Waitangi, là où le traité fut signé entre Maoris et Anglais …. nous rallions la Mer de Tasman. Ceci nous donne l’occasion de voir de curieux paysages ….

05- une dune
Une dune …
06-restaurant du bout du monde
Un restaurant d’une autre époque
07-bar dans le jus
Un client …. de la même époque ?

Plus loin, nous traversons la forêt de Waipoua où nous pouvons admirer des kauris millénaires. Le plus gros, que vous verrez en photo, a une hauteur de 52 m et un diamètre d’environ 5 m ! Il aurait 2000 ans d’âge ….

 

08- le plus grand kauri

09- Pat donne l'échelle
Pat donne l’échelle

On en a vu d’autres, des jeunots mais déjà bien gros et droits. C’est un bois très dur qui a été utilisé autrefois pour la construction des bateaux. Les kauris sont maintenant protégés car ils attrapent une maladie qui les déciment. Pour entrer dans la forêt on a du frotter nos chaussures sur des brosses et les arroser d’un liquide antiseptique, de même pour en ressortir.

11- les 4 soeurs, François à droite
Groupe d’arbres appelé les 4 soeurs ; François est bien petit à leur côté
13- kauri mort
Un kauri mort

C’était un spectacle étonnant ! je ne suis pas sûre que les photos rendent bien cette sensation de gigantisme.

Nous nous arrêtons pour la nuit suivante au bord de la mer de Tasman à nouveau, l’île du Nord étant assez étroite à cet endroit,  nous y arrivons rapidement. Nous regrettons de ne pas avoir un 4X4 car la plage qui fait 107 km de long peut être parcourue par ces véhicules. Le sable étant mou, nous n’osons nous approcher et irons nous baigner à pied …. Nuit dans un petit camping bien calme.

14- mer de Tasmanie et longue plage

15- maisons de bois

Dernier jour de route qui nous rapproche d’ Auckland, nous optons pour une petite ville où se trouvent à nouveau des sources d’eau chaude. Piscines dont l’eau varie entre 30° et 39° (c’est chaud !!!), nous nous préparons au retour en France dans la neige ….

Nous sommes au calme pour ce dernier jour en Camping Car ; nous le rendons jeudi 1er mars dans l’après-midi et allons nous installer dans un B&B que j’avais réservé ; nous  resterons 2 jours à Auckland avant de rentrer chez nous.

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La Sky Tower domine Auckland

Un petit tour au musée pour un dernier adieu aux Maoris, peuple très intéressant et que nous avons trouvé fort bien intégré à la population locale et à notre monde moderne. Il faut dire que l’état a bien géré les choses puisque l’enseignement du Maori est obligatoire à l’école jusqu’au collège. Tous les panneaux routiers et les explications dans les musées sont dans les deux langues.

maison commune

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Vue du centre ville, très petit par rapport à l’étendue de cette grande cité qui s’étale sur plusieurs îles, entre l’Océan Pacifique et la mer de Tasman, éloignés seulement de 10 km
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Et un dernier apéro avant de se quitter …

C’est bien au zoo d’Auckland que nous verrons enfin deux kiwis, ces oiseaux qui ne sortent que la nuit et qui sont incapables de voler. C’est une espèce en voie de disparition que les Kiwis (habitants) essaient de protéger …

Viator Photo ID: 146291 / Orig name: Queenstown_Kiwi Birdlife Park_TripAdvisor UGC_027b839c.jpg / Source Type: TripAdvisor UGC / Source ID: 027b839c / Tags: Queenstown, Kiwi, Birdlife, Park, / Uploaded by: jnaldi /

 

Et quand je disais en voie de disparition …..

oiseau en voie de disparition

 

 

 

 

Afrique du Sud, du 8 nov au 8 déc 2017

Le dernier mois de voyage se déroule principalement en Afrique du Sud. Ce trajet de     6800 km , va rallier la Namibie à Cape Town en passant par Johannesburg, le Swaziland et le Lesotho  :

trajet afrique du sud

Ayant quitté le groupe mercredi 8 novembre, nous avions 2 jours pour parcourir 1600 km sans dépasser les 80 km/h et en s’arrêtant et redémarrant dés que le turbo faisait des siennes …..

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Un train improbable, roulant au pas ….

Pari réussi ! Arrivée à Jo’burg vendredi matin à 9 heures et nouveau turbo installé dans la journée. On n’aura même pas à laisser la voiture au garage. L’ouvrier a été si consciencieux qu’il a « écouté » au stéthoscope le nouveau turbo ….

garage

Nous avons donc l’esprit libre pour visiter cette immense agglomération ( plus de 5 millions d’habitants ) très riche dans son histoire. A ce propos, je vous conseille de lire les 2 tomes du livre Alliance, de James Michener qui parle de la découverte de l’Afrique du Sud jusqu’à nos jours. Ce qui est d’autant plus étonnant pour nous, c’est que nous passons dans des bourgades citées dans le livre et que nous retrouvons partout des noms propres de ces familles sur, des bouteilles de vin, des noms d’avenues, d’ entreprises…..

Tout commence en 1886, au moment de la découverte de filons d’or sur ce qui n’était à l’époque qu’une zone rurale. Des milliers de chercheurs d’or viennent du monde entier, mais très vite on s’aperçoit qu’il faut le chercher en profondeur. L’exploitation se concentre alors entre les mains des riches magnats du diamant. Ils emploient  à bas prix cette population cosmopolite qui est sur place.

derricks jo'burg
On a effectivement vu, en arrivant par le sud ouest, de nombreuses grandes mines avec leurs derricks en ferraille. Le puits le plus profond fait 4 km …. Il en reste même un en centre ville.

Les ouvriers étaient logés et nourris sur place, on voit toujours ces petites maisons proches des mines mais à une vingtaine de kilomètres de la ville, qui ont formé les premiers ghettos. Arrivés par l’autoroute longeant Soweto, on est tout de suite mis au parfum par un panneau disant « Risques d’agression importants »

ghetto noir

La ville s’étend de plus en plus, l’industrie facturière se développe, les noirs affluent en quête de travail. La ségrégation raciale mise en place entre les deux guerres donne naissance à d’immenses bidonvilles, car les Blancs veulent garder pour eux les terrains les mieux exposés. Ils déplacent alors tous les gens de couleur, exproprient les commerçants (souvent indiens) et détruisent à coups de bulldozer leurs maisons ….

Pour rendre la ville plus agréable, ils vont planter plus d’un millier d’arbres, certains venant d’Inde d’autres d’Amérique du Sud.

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Vue de Johannesburg depuis Constitution Hill

Au musée de l’Apartheid, nous avons appris entre autre que Gandhi a vécu 20 ans en Afrique du Sud où il a fait ses études d’avocat. Il y a également subi la discrimination ce qui l’a incité à entrer en politique. Il fut le mentor de Mandela.

musée apartheid
Au musée de l’Apartheid
jo'burg jacarandas
Mercedes est bien sûr dans les beaux quartiers, notre hôtel aussi ; il y a de très belles rues bordées de Jacarandas en fleurs. Je vous en ai mis la photo mais vous n’aurez pas l’odeur ….

De superbes Mall, avec restaurants et nombreux magasins. Beaucoup de grands arbres, de nombreux parcs et de superbes villas, entourées de grands murs avec barrières électrifiées.

Ce qui m’énerve particulièrement à chaque fois que je le vois, et ce depuis notre arrivée en Namibie, c’est le panneau « right of admission reserved » que l’on voit partout : restaurants, magasins mais aussi bibliothèques, coiffeurs, etc ….

Pour conclure, car je ne peux vous raconter toute cette histoire si actuelle, Jo’Burg est la seule grande métropole qui ne possède ni rivière, ni bord de mer ou de lac, enfin qui n’aurait jamais du être là …. Sa situation à plus de 1700 m d’altitude lui confère cependant un climat très agréable. Ces 4 jours forcés en ville ne nous ont pas déplu malgré notre préférence pour la nature sauvage ….

Après une étape de liaison pour s’éloigner de Jo’burg, nous nous arrêtons à Pilgrim, ancienne ville minière qui a été conservée intacte. Très beau petit village malgré les trop nombreux touristes. On y visite le vieux garage, l’hôtel et son bar, la quincaillerie/droguerie, etc ….

04 Pilgrim
Le village de Pilgrim

Nous poursuivons ensuite notre route pour entrer, en début d’après-midi, dans le dernier parc au programme, le Kruger, sans doute le plus connu de tous, mais pour nous, pas forcément le plus beau. Nous y passerons 2 nuits. Après ce que nous avons vu au Kenya, nous devenons très exigeants !!!!

07 girafe et zèbres 08 KOUDOU

Mis à part les classiques éléphants, girafes, koudous et gazelles diverses, nous restons sur notre faim le premier jour …

Le lendemain jusqu’à 10 heures du matin, idem. Il faut dire qu’il a beaucoup plu ces derniers temps et que le parc n’a jamais été aussi vert. Alors le coup du point d’eau où on est sûr de voir du monde ne marche plus ….

11 au parc Kruger

Et tout à coup, devant nous sur la piste, nous rencontrons une meute d’environ 12  lycaons (ou chiens sauvages). C’est d’autant plus surprenant qu’il est très rare d’en voir, ne serait-ce qu’un …. Nous pouvons les suivre un moment et bien en profiter. Le moral est déjà bien meilleur !

06 lycaons

05 meute lycaons
Une meute de lycaons

Nous poursuivons notre circuit un peu monotone, rencontrons un beau crocodile bien exposé pour la photo, de nombreux éléphants ( un peu agressifs tout de même, ils barrissent à notre passage) et de majestueuses girafes. Il est 13 heures, nous sommes à 4 km du camping et Jean-Louis se réjouit déjà du bon déjeuner qu’il va faire et de la grosse sieste bien méritée qui l’attend.

12 crocodile

Nenni !!! Nous apercevons tout d’abord à une centaine de mètres de nous, un groupe de 4 rhinocéros. C’est déjà un exploit, les rhinos étant assez rares dans les parcs.

13 les 4 premiers rhinos

Puis, au détour de la piste, deux superbes spécimens nous bloquent le passage : madame prend son bain de siège dans une grosse flaque et Monsieur monte la garde ….

15 rhinos qui font un sitting

De part et d’autre du couple, deux voitures de tourisme attendent …. Nous prenons de multiples photos mais au bout de 10 minutes, nous tentons de passer. Par 2 fois, JL avance un peu et le mâle se tourne vers nous, baisse la tête pour bien nous montrer son énorme corne et nous regarde bien fixement, nous disant « vous ne passerez pas ».

L’auto devant nous fait demi tour, je leur demande depuis combien de temps ils sont là ; réponse : 1 heure … Nous faisons de même et en reprenons pour 25 km !!!!

09 éléphants nerveux
Eléphants un peu nerveux …

Le lendemain matin, nous repassons leur faire coucou, la piste est libre mais les 4 premiers sont toujours visibles à proximité. Un peu plus loin, un énorme troupeau d’éléphants broute de part et d’autre de la piste ; nous sommes premiers et après avoir intimidé un récalcitrant, nous passons. François juste derrière devra attendre un peu car celui-ci le fait d’abord reculer, menaçant, pour ensuite s’intéresser à autre chose.

10 François attend

En conclusion, on se souviendra tout de même de cette visite.

Ce sont des rhinocéros blancs que nous avons vus. Connaissez vous la différence entre les noirs et les blancs ? Je vous le dis tout de suite : ce n’est pas la couleur de leur peau.

Voici un montage permettant de distinguer les deux types de rhinocéros : à gauche le noir, à droite le blanc

31 rhino noir à gauche, rhino blanc à droite

Après le parc Kruger, nous nous rendons au Swaziland. C’est un petit royaume indépendant qui compte environ 1,5 million d’habitants, où la polygamie est autorisée. Il est cerné de 3 côtés par l’Afrique du Sud et à l’Est par le Mozambique. Ils ont même leur propre monnaie ! elle est équivalente au rand sud africain mais il faut faire attention : le rand est accepté mais si on paie avec un gros billet, la monnaie sera rendue en « lilangenie », inutilisable en ADS.

01-au Swaziland
Nous découvrons de très beaux paysages montagneux, entre 600 m et 1200 m d’altitude, assez semblables à ce que l’on voit en Europe.
06-forêt d'eucalyptus
Nous roulons longtemps dans d’immenses forêts d’eucalyptus et de pins, puis sur des crêtes arrondies couvertes de pâturages.

Seule différence notable : il y a des bananiers, des cases rondes appelées rondavelles et l’on voit quelques singes et impalas. Mais aussi de nombreuses scieries, économie principale du pays et des maisons multicolores.

05-petit village 02-Swaziland

04-au bord d'un lac
Bivouac au bord du lac Maguga

03 vue swaziland

Sortie du Swaziland dans l’après-midi du 19 novembre. Nous passons la nuit dans un camping en ADS où la wifi marche très bien. Chacun peut prendre des nouvelles de sa famille avant de repartir vers des contrées plus isolées. Nous faisons un crochet par le lieu de capture de Nelson Mandela. Il y a un petit musée racontant son histoire mais aussi une sculpture surprenante : vue de loin, je regrette de ne pas avoir fait la photo, ce sont de long piquets verticaux métalliques. Mais quand on s’approche, il y a un unique endroit d’où l’on voit le visage de Mandela. Chapeau l’artiste !

07-monument Mandela
Monument Nelson Mandela

Après une étape de liaison par le goudron, nous voilà au pied du Lesotho. Ce deuxième petit royaume enclavé dans l’ADS est tout de même une monarchie constitutionnelle ….Ils ont aussi leur monnaie, le « noti », même histoire pour le change …. Avec environ 2 millions d’habitants, c’est un pays très pauvre car très montagneux. Pas de forêts, seules quelques cultures dans une riche terre noire sur de petits champs en terrasses. C’est en fait le pays qui a une moyenne d’altitudes la plus grande au monde. Ses vallées les plus basses sont  à 1400 m et ses sommets les plus hauts culminent à 3482 m.

Nous montons la Sani Pass, seule piste permettant d’y pénétrer par l’Est. Nous passons de 1600 m d’altitude à 2880 m en l’espace de 18 km. La température passe de 30°C à 21°C …

11-belle vue
Piste de la Sani Pass

De superbes paysage à nouveau que nous avons tout le temps d’admirer car la pente est très forte et nous devons monter en courtes. La piste se termine par une série de lacets très serrés et nous débouchons alors sur le petit poste de douane que nous passons très rapidement.

19-encore une belle vue

Les 3 jours qui suivent vont se dérouler entre 2300 m et 3500 m d’altitude. On monte et on descend par des pistes de qualité très variable, les pluies fortes mais soudaines et brèves ravinent beaucoup le terrain. Des canyons où coulent de belles rivières, et au-dessus des hautes montagnes pelées où nous circulons. Cela permet de faire de très belles photos.

lesotho couvertures

Il fait assez froid car le vent souffle fort. Les habitants se protègent tous avec de grandes couvertures en laine mohair qui les protègent aussi de la pluie. Il en est de même des enfants, des cavaliers, des cultivateurs.

14-beau cavalier

Le premier jour, nous assistons à la tonte des moutons. Une équipe d’une dizaine de spécialistes nous accueillent, posent pour les photos, …. Une rencontre très amusante.

20-prêts pour la tonte des moutons

21 les trieurs de laine

22-la laine s'amoncelle
La tonte des moutons au Lesotho

Et pendant ce temps là, une équipe s’affaire pour le déjeuner. Au menu, méchoui bien sûr !!!!

21 le déjeuner se prépare

Première nuit dans la fraîcheur mais dans un cadre magnifique qui nous fait oublier cet inconvénient.

12-au camping 12-petit matin au Lesotho

Nous nous arrêtons aussi dans une école pour leur donner ballon de foot, stylos et crayons. J’avais amené d’anciennes lunettes de vue, je suis sûre que l’institutrice en fera bon usage. On leur laissera aussi des seringues pour le dispensaire qui est proche.

montage école lesotho

Maryline et Bruno nous ont proposé un superbe choix de pistes que nous parcourons avec grand plaisir.

24-pour le plaisir

labourage lesotho
Vous pouvez constater ci-dessus que les boeufs, lorsqu’ils ne travaillent pas, prennent leurs aises …. et ils ne bougeront pas à notre passage !

Nous dormons à côté d’un lac de barrage dont l’histoire est intéressante. Il pleut beaucoup au Lesotho, les rivières sont souvenus hautes, même dans des lieux désertiques. Ils ont construit au Lesotho deux barrages, avec l’aide sud africaine, reliés entre eux par un tunnel souterrain de 35 km où l’eau peut s’écouler dans les deux sens en fonction du niveau des eaux. Par un second tunnel qui fait 45 km de long, ils peuvent ainsi alimenter en eau un autre réservoir, mais qui cette fois ci est en Afrique du Sud, et qui permet d’alimenter en eau la région de Johannesburg et Pretoria.

08-rivière et désert

barrage lesotho
Des rivières dans le désert ….

Le deuxième jour, superbe trajet qui sillonne entre cols élevés et fonds de canyon. Piste parfois très étroite mais qui passe aussi par des mines de diamants. On y a même croisé des semi-remorques apportant du gasoil mais aussi des tracto-pelle. Chapeau aux chauffeurs car vu les dénivelées … Par moments, on a bien dû avoir du 16%.

26-village

Et pour finir la journée, une petite boucle d’un chemin peu carrossable où l’on a passé de nombreux beaux gués, d’une profondeur intéressante …

gués lesotho

Nous dormons le soir à Afrisky, station de sports d’hiver à 3200 m d’altitude fréquentée bien évidemment par les Afrikaners. Il y a 3 pistes de ski qui portent des noms comme Megève, Courchevelle … mais elles ressemblent plutôt à celles du Champ du Feu, dans les Vosges ….

IMGP5377

Nous poursuivons notre circuit au Lesotho par un bref passage dans la plaine, à 1600 m d’altitude tout de même, avant de retourner dans ces belles montagnes. Pour mon grand bonheur, enfin un site de peintures rupestres, malheureusement en mauvais état. Elles datent de l’époque San, il y a environ 5000 ans.

lipofung cave

gravures

Nous entamons alors notre dernière grande piste du voyage : elle nous mène au plus haut sommet du Lesotho, à 3000 m d’altitude que nous franchissons après une longue et difficile montée, parfois très cassante, avec de nombreux lacets. C’est là également que Jean-Louis, pour ne pas contourner un passage délicat, va se planter en beauté dans une grande mare profonde et peu ragoûtante, d’où il ne pourra sortir qu’au treuil …. Nous aurons même un spectateur ….

plantage lesotho

Ce jour là, nous dormirons sur les crêtes, une roue au Lesotho, l’autre en Afrique du Sud.

sur les crêtes

Il ne nous reste plus qu’à descendre de nos montagnes, profiter encore un peu de ces paysages splendides, de ces habitants hauts en couleurs et rejoindre à nouveau la civilisation moins pittoresque d’Afrique du Sud.

16-belle descente

chapeaux

 

18-toujours parmi les rondavelles

Nous sommes un dimanche, c’est jour de fête : les cavaliers et leurs admirateurs sont prêts pour la course …

31-avant la course

Après le passage de la frontière, les courses et les pleins dans la petite bourgade de Matatiele, nous attaquons une nouvelle piste, en assez bon état, qui va nous mener au plus haut col d’ADS (2596 m). On le voit au loin, perdu dans les nuages …. Nous dormirons un peu plus bas, dans un charmant village nommé Rhodes, où l’horloge du temps semble s’être arrêtée. Nous fêtons là l’anniversaire de Jean-Louis avec un délicieux repas, comme il se doit. Il fait 4°C le lendemain au réveil …. Heureusement, nous avons tous le chauffage.

26-piste et nuages

Nous sommes lundi 27 novembre et nous allons passer rapidement de 2000 m d’altitude    à 0 m, au bord de l’Océan Indien, à Morgan Bay. Température un peu plus clémente que tout là haut, mais pour le moment on plafonne à 23°. Il faut se rappeler que nous sommes au Sud du continent Africain, ce ne sont pas les courants chauds du canal de Mozambique .

Pour y arriver, nous traversons une embouchure de fleuve sur un petit ferry qui n’accepte qu’un 4X4 à la fois ….

ferry

29-l'Océan Indien

Nous entamons notre dernière semaine en ADS, roulons plein Ouest pour rejoindre La Cap avec tout de même quelques incartades sur des pistes de montagne. Nous avons même la surprise de voir, depuis l’autoroute …. un éléphant !!! non, nous n’avons pas rêvé, mais il y a de nombreux petits parcs privés qui accueillent les visiteurs de tous horizons.

Notre camping, pour cette étape de liaison est judicieusement choisi à Colchester : au bord de l’Océan Indien, le long d’une rivière qui nous sépare de belles dunes. Un paysage de rêve.

01-dunes face à l'Océan Indien02-vue du camping

Nous passons Port Elisabeth et nous dirigeons vers le Grand Karoo, de belles montagnes à nouveau que nous parcourons par les pistes, en traversant le Parc Naturel de Baviaankloof. Pour voir des animaux, il faudra repasser….Mis à part les singes, une tortue et deux gazelles …

05-des troupeaux énormes

De très beaux paysages, surtout que nous faisons plusieurs cols dont La Prince Albert Pass et Montagu Pass par des pistes plus ou moins roulantes, mais toujours impressionnantes.

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Le col Prince Albert

04-dans le grand Karoo

03-sur la piste

Nous arrivons enfin à Oudtshoorn, capitale de l’autruche. On voit, en traversant la ville, de nombreux vendeurs de plumeaux, de toutes tailles et couleurs.

08-Oudtshoorn, capitale de l'autruche

Nous allons également visiter une ferme d’autruches. Ils élèvent ces oiseaux, venus d’Afrique du Nord il y a bien longtemps, pour leur viande, leurs œufs et leurs plumes. Nous apprenons entre autre que les femelles pondent tous les 2 jours pendant la période où elles sont fécondes. Au bout d’une quinzaine d’œufs elles arrêteraient (maximum pour pouvoir couver ….) mais à la ferme, ils les mettent en couveuse au fur et à mesure, et par conséquent, elles continuent jusqu’à une quarantaine ….

07-une famille autruche

Le guide nous dit qu’elles sont très bêtes puisque leur œil est plus gros que leur cervelle ….

Cactus assez curieux06-cactus ou arbres

Nous décidons de faire une omelette d’œuf d’autruche : celui-ci pèse 1,5 kg et remplace 24 œufs de poule. La coquille a 3 mm d’épaisseur et pour récupérer le contenu sans briser la coquille, Jean-Louis va utiliser sa perceuse.

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Un oeuf d’autruche, de belle taille

14-préparation de l'omellette

Sur la photo ci-dessous, dans l’œuf éclairé, la partie sombre montre la taille de l’embryon. Quand le poussin est grand, on ne voit presque plus de lumière. Pour casser sa coquille, il mettra une dizaine d’heure à moins d’être aidé …..

09-à la ferme aux autruches

Et parce que nous en voulons encore plus, Maryline et Bruno nous rajoutent un petit challenge : la piste descendant à Die Hell, l’Enfer, sur environ 50 km …. En effet, la fin surtout est assez dangereuse car étroite avec une forte pente et plusieurs lacets très serrés. Nous mettrons 2 heures pour y aller. Et demain, il faudra remonter …. Pourvu que nous ne rencontrions personne …

12-piste qui mène à The Hell

 

11-petit gué sympa

Après cet épisode, nous continuons notre route et nous arrêtons à Warmwaterberg. Comme son nom l’indique, il y a des piscine d’eau chaude, très chaude …. Nous nous y baignons bien sûr. Une petite halte aussi chez Ronnies’ Sex Shop, connu dans la région. C’est un café un peu spécial …. Nous y boirons un Rock Shandy, le temps de faire le tour … Pas de photos ….

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Le lendemain, nous sommes à Franschhoek, vous savez, la « ville des français ». En fait, les Afrikaners ont fait appel aux Huguenots qui fuyaient l’Europe, au XVII ème siècle, pour y planter et cultiver les premières vignes. Il y a des caves de partout mais aussi un musée fort intéressant sur cet épisode de leur histoire.

Demain, dégustation et achat de vin bien sûr avant de rallier le Cap où nous allons passer 4 jours, le temps de ranger le 4X4, de visiter et d’empoter notre « casa rodante ».

Quelques dernières photos, pour le plaisir :

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Le Cap

 

pour news15
Le Fort de Bonne Espérance, en forme d’étoile, qui fut bâti sur la côte originelle de la Baie de la Table, dorénavant au centre de la ville étant donné le terrain gagné sur la mer.Il fut construit par la Compagnie Néerlandaise des Indes Orientales entre 1666 et 1679.
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La colonie de pingouins de  Boulders
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Au loin, un porte containers

 

Et nous attendons avec impatience le retour de notre fidèle compagnon de voyage pour de nouvelles aventures …..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De la Tanzanie jusqu’au désert du Namibe, du 3 oct au 7 nov

Une traversée d’Est en Ouest de l’Afrique Australe totalisant 7400 km.

trajet Dar-désert namib pour blog

Nous commençons cette 2ème partie du voyage en Afrique Australe par une liaison routière de 523 km. Elle va nous prendre 10 heures de roulage …. Nous quittons Peponi Camp, camping en Tanzanie au bord de l’Océan Indien et nous évitons Dar Es Salam dont nous connaissons déjà tous les embouteillages.

Adieu l’Océan Indien, nous ne le reverrons pas pendant un moment ….

01-au Peponi camp 02-piste de bord de mer

Sur la route, parfois mais très rarement, on peut rouler à 100 km/h, en franchissant nombre de lignes blanches pour doubler les camions mais surtout, on se fait fort de respecter les limitations de vitesse à 50 km/h dans les villages. Et ceux-ci sont très nombreux et les contrôles radar également …..

Malgré les avertissements du 1er véhicule par VHF annonçant les contrôles policiers, on se prend des amendes … ils ont une application sur leurs téléphones qui leur envoie la photo du véhicule et sa vitesse. Un jour, ils nous ont arrêtés, nous ont montré les photos et on leur a prouvé que ce n’était pas nous, ce qui était vrai …. Après on a prévenu les collègues qui étaient incriminés et ils ont fait un détour pour ne pas passer devant eux ….

Par contre hier, on a été pris en photo par derrière, à notre avis en sortie de village, à 65 km/h. On a négocié l’ amende à 4 €. Aujourd’hui, on s’est fait une ligne blanche juste devant un flic (on était premiers …), on a reconnu notre faute et cela nous a coûté 10 € …. C’est la Tanzanie !

casseuse de cailloux
Femmes et enfants cassent des cailloux, avec un marteau, une image bien africaine ….

Après la ville d’Iringa, nous sommes allés visiter le site archéologique de Isimilia. Ce qu’il y a de remarquable, ce sont les cheminées de fées que nous découvrons en parcourant un petit canyon. Il est midi mais on est à 1700 m d’altitude donc il ne fait que 25° ….. Site très photogénique.

sélection pour blog

De la route de nouveau, en plaine puis en montagne pour passer au Malawi. Nous avons traversé de nombreuses bananeraies mais aussi des champs de thé, étant autour de 1500 m d’altitude. Dernière nuit en Tanzanie au Bongo Camp où nous avions déjà séjourné en 2010 … Le bel avocatier sous lequel nous avions dormi a été coupé….. Quel dommage !!

pour news7

Aujourd’hui vendredi, nous pique-niquons au bord du lac Malawi, si grand que parfois on ne voit pas l’autre côté. Et c’est là que notre véhicule commence à avoir de sérieux problèmes d’arrivée de gasoil …..

07-au bord du lac Malawi

Il faut dire que, depuis notre entrée en Tanzanie, nous avons eu du très mauvais carburant qui nous a encrassé le filtre à gasoil. Jean-Louis, en ayant un de rechange, l’avait changé au Peponi Camp il y a quelques jours …. Certains jours cela marchait bien, d’autres moins bien …. Et aujourd’hui cela devenait plus fréquent. Nous décidons donc de ne pas faire la superbe piste qui monte à Livingstonia, avec des pentes abruptes et des virages délicats car le turbo ratatouille , surtout en montée. Nous l’avions déjà faite …. Et nous décidons de rejoindre par le goudron la ville de Mzuzu pour y trouver un garage. Bien nous a pris car pour passer un col, on montait à 20 km/h …. Arrivée vendredi 6 octobre vers 16h45 mais le garage fermait à 17h jusque’ au lundi  …. Après discussion, ils ont accepté de continuer à travailler sur notre véhicule jusqu’à 21 heures ….

De cette façon, nous n’avons pas perdu de temps et avons retrouvé le groupe dés samedi matin. Nous prenons alors une jolie piste qui serpente dans les collines et nous amène en bord de lac que nous allons longer sur environ 400 km.

au bord lac Malawi

petit port Malawi

On retrouve cette atmosphère paisible du Malawi, un des pays les plus pauvres d’Afrique. Les gens sont souriants et accueillants mais ce qui est impressionnant, c’est la quantité de marcheurs sur les pistes comme sur le goudron. Très peu de voitures et une progression du nombre de cyclistes. Très peu de contrôles de police, juste «  d’où venez vous », « où allez vous », pas de radars, ça change !!!

18-marcheurs marcheurs

Après un petit séjour chez Mercedes à Lilongwe ( capitale du Malawi) et branchement de la valise, nous savons maintenant que c’est le turbo qui pose problème. C’est un boîtier électronique qui est défectueux mais il n’est pas changeable séparément du bloc turbo…..Ils n’en ont bien sûr pas en stock, ni à Lusaka (Zambie) où nous serons dans 2 jours.

Nous continuons donc notre route et passons, sans problème, la frontière avec la Zambie. Ce carnet de passage en douane est un vrai laissez-passer ! par contre dans ce pays, en plus du visa, on doit payer 3 taxes : une pour les routes, une pour les transports et une taxe carbone …..

Et pour le moment, on touche du bois, mais le turbo se comporte à merveille …. Le fait d’avoir testé tout le véhicule a peut-être réinitialisé quelque chose …. On verra bien.

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En route pour Lusaka

Au camping Eureka de Lusaka, les zèbres et girafes viennent nous rendre visite. Cette cohabitation est assez amusante. Bien moins, celle des singes que nous rencontrons trop souvent. Heureusement que Jean-Louis devient champion de l’utilisation du lance-pierre, dés qu’ils le voient viser, ils se méfient.

montage eureka camp

Puis c’est une étape de liaison de 470 km qui nous permet de rallier Livingstone, ville zambienne au pied des chutes Victoria. En 2011, nous étions côté Zimbabwe et avions fort apprécié la ballade dans le parc qui longe ces superbes cataractes. Cette année, ce sera un survol en hélicoptère.

04 montage chutes

Je confirme, ce fut impressionnant : tout d’abord, voir les chutes du haut était pour cette année une bonne idée car il y avait peu d’eau ; seules quelques cataractes du côté Zimbabwe coulaient. Mais c’est surtout la suite qui remuait un peu les tripes …. Vous verrez sur les photos : après avoir franchi la falaise, l’eau du Zambèze serpente dans une gorge étroite en zigzag et c’est dans ce zigzag que l’hélicoptère a plongé !!! et on s’est fait tout les zig et tous les zag !!!!

02-chutes2 03-zigzag gorges

Après ces émotions, nous roulons une centaine de kilomètres pour atteindre la frontière entre la Zambie et le Botswana. Nous prenons un bac pour franchir le Zambèze. C’est sans doute une des dernières fois car un pont est en construction.

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Au loin, le Botswana

Et de suite, nous allons réserver un bateau pour remonter en fin d’après-midi la rivière Chobé, afin de voir les animaux du parc du même nom. Crocodiles et hippopotames étaient au rendez-vous …

10-hippos-001

09-croco à Chobé

13-coucher soleil

Et pour couronner cette journée, le soir au camping, des familles d’éléphants sont venues s’abreuver et jouer dans la boue à 30 mètres de nous …. Il y avait un petit observatoire pour mieux les observer.

07-le soir au camping

08-bain de boue

Le lendemain, c’est par la piste que nous longeons la rivière Chobé. La nouveauté, ce sont les hippotraques, grandes antilopes foncées aux cornes recourbées. Très beau paysage, de très nombreux éléphants qui parfois nous coupent la route ; il faut alors attendre car si on force le passage, ils battent des oreilles (voir photo …) et il vaut mieux se carapater ….

éléphant et hippotraques

pour news82

Puis c’est une longue piste de type Orangina dans le jargon du 4X4 (secouez moi secouez moi, pour les novices …), fatigante pour les chauffeurs car également très sableuse. Nous dormirons entre 2 parcs mais dans une communauté Khwai, donc il faut payer pour un confort inexistant ….

Et mardi 17 octobre, nous parcourons le parc Moremi voisin du Delta de l’Okawongo. Il fait très sec cette année, donc assez peu d’animaux. On les voit cependant là où il reste de l’eau. Avec ces lacs, mares et cours d’eau cela fait des paysages somptueux. On traverse soit par des ponts en bois branlants soit par des gués. On a été surpris dans l’un d’eux, dont la sortie était un peu raide. Jean-Louis a pu faire marche arrière, sur 20 m quand même, et se relancer. Avec la vitesse, l’eau est quand même montée jusqu’au pare-brise….

moremi pont et gué

Après deux jours de suite bien chargés, nous profitons aujourd’hui de la journée de repos à Maun, au Botswana, pour nous reposer, faire la vidange, la lessive, les courses, etc ….

Le delta de l’Okawongo, aux portes de Maun, offre un spectacle superbe, surtout vu d’avion. C’est le seul delta au monde qui ne se jette pas dans une mer mais qui se perd dans les terres ….

delta okawongo

Entrée en Namibie le jeudi 19 cotobre et nuit dans un petit camping original au bord de l’Okawongo. En effet, les emplacements ont des sanitaires très « nature », on peut observer l’environnement tout en siégeant sur le trône …. C’est un artiste qui s’est chargé de la décoration des lieux en variant sculptures, céramiques, objets en métal, etc ….

camping okawongo

Depuis maintenant 3 semaines, nous souffrons un peu de la chaleur dans la journée. Au plus haut, nous atteignons les 42°C mais fort heureusement, tout en se couchant par 30°C, dans la nuit la température baisse parfois jusqu’à 16°C et là, on peut enfin se glisser sous la couette … Pas une goutte de pluie depuis notre départ ….

On a oublié les radars …. mais on continue à avoir des barrières sanitaires, c’est la viande fraîche qui doit disparaître … et par 40° dans la journée ….. On envoie un émissaire qui repère le contrôle, on s’arrête un peu avant, on planque tout et quelques kilomètres plus loin , il ne faut pas oublier de remette ces précieuses denrées au frigo.

Certains collègues passent par la météorite de Hoba, C’est la plus grande du monde, composée de 82% de fer, 16% de nickel et le reste de cobalt et autres métaux. Nous n’y allons pas, l ‘ayant déjà visitée ….

 

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Un écureuil face à un calao

Pas mal de kilomètres ensuite pour rejoindre samedi le Parc d’Etosha, situé environ 730 km plus à l’ouest. Celui-ci longe un grand lac partiellement asséché, sa végétation se compose principalement de  prairies jaunies par le soleil avec peu d’arbres ce qui permet de voir au loin les animaux.

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C’est le seul parc où l’on voit des éléphants blancs ….. rassurez-vous, c’est tout simplement parce qu’ils sont couverts de poussière !

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Curieuse image ci-dessous : une hyène assoiffée s’abreuve parmi les éléphants ; elle a tellement chaud qu’elle fini par prendre un bain de siège ….

pour news92

A la sortie du parc, nous nous arrêtons dans une ferme/camping/réserve. Nous avons pris un « sunset drive » ; nous nous sommes assis dans une grande remorque, tirée par un tracteur, qui nous a emmenés entre des enclos où se trouvaient léopards, guépards, caracal, hyènes et lions. Attirés par d’énormes bouts de viande, on les a vu de très près. On est même entrés dans l’enclos des guépards qui mettaient leurs pattes avant sur le bord de la remorque pour prendre leur viande …. De très belles photos évidemment. A pied et de si près, c’est impressionnant ….

pour news93

2017-12-28

Lundi 23 octobre, nous entamons notre remontée vers le nord ouest du pays. Piste puis route très facile, pratiquement toute droite et limitée à 120 km/h, sans vraiment ralentir dans les villages …. Il faut dire que la Namibie est un pays très grand en superficie mais avec seulement 2,5 millions d’habitants …..

piste vers opuwo

 

Une halte au camping de Kamanjab, une petite réparation chez Maryline et Bruno ….

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Maryline n’a pas l’air inquiète

Nous croisons nos premières Herrero et prendrons en stop une femme et son fils qui se rendent à la  ville. Faciles à reconnaître, ce sont les descendants des employés de maison des allemands ; les femmes portent de grandes jupes avec de nombreux jupons et un drôle de chapeau triangulaire …

07 plusieurs herreros

07 Herrero

Nous attaquons maintenant un épisode très attendu du voyage : nous allons partir en Autarcie totale pour environ 1000 km dans le Kaokoland, tout au nord de la Namibie pendant 8 jours.

Nous faisons les grands pleins (eau, gasoil et frigo …) dans la petite ville d’Opuwo, où nous rencontrons aussi nos premiers Imbas.  les femmes Imbas se baladent assez peu vêtus … même au supermarché …..

femmes Himba
femmes Himba

 

Nous commençons par longer la rivière Kunene qui est aussi la frontière entre la Namibie et l’Angola, par une piste qui fut très mauvaise il y a quelques années mais qui a été fortement améliorée depuis.

rivière kunene

Pour le bivouac au bord de la rivière, nous nous installons à côté d’une famille Imba. Ceci nous permet de faire un peu mieux connaissance mais aussi de les photographier sans avoir à se cacher …. Il fait toujours très chaud, et on se serait bien baigné mais il paraît qu’il y a des crocodiles …..

 

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Ils vivent en famille élargie

Anecdote : alors que j’épluchais un concombre, un homme est venu toucher les épluchures, les renifler, …. Je lui ai donc donné un morceau de concombre qu’il a goûté puis fait tester aux autres ; ils ne connaissaient pas et n’ont pas vraiment apprécié ! Puis j’ai tenté de lui dire de donner les épluchures aux chèvres : il les a données aux femmes !!! j’ai encore des progrès à faire en communication !!!

04 chef Imba

Pour remercier de nous avoir accueillis chez eux, nous avons rechargé tous leurs téléphones portables. Sans notre passage, ils ont 20 km à faire pour pouvoir le faire …

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La femme Imba à côté de moi porte autour du cou …. son téléphone bien sûr !

Après ce 1er bivouac typique, nous continuons notre périple le long de la rivière Kunene, jusqu’aux chutes d’Epupa ; on les a déjà vues avec plus d’eau mais c’est un lieu magnifique avec ses baobabs et ses rochers blancs ; nous avons droit à une nuit en lodge, avec piscine et délicieux dîner.

epupa falls

Et c’est là que nous assistons à un fait assez rare : un crocodile a chopé une chèvre qui venait s’abreuver, l ‘a entraînée sous l’eau pour ensuite festoyer devant nous ; après l’avoir noyée, il plonge pour en déchirer un morceau et remonte la tête en surface pour le manger. Le temps de l’apéro, on a eu le spectacle ! à propos d’apéro, nous avons découvert le Rock Shandy : 200 ml de limonade, 200 ml d’eau gazeuse , quelques gouttes d’Agostina ou Angobitter (origine Venezuela !!) et des glaçons. C’est très rafraîchissant et cela fait boire beaucoup de liquide.

Aujourd’hui jeudi 26 octobre, nous nous attaquons à la Van Zyl Pass. C’est LA PISTE d’Afrique australe, très connue des gens du 4X4. Nous complétons nos pleins au bidon dans un petit village, surtout François car il est le seul à avoir de l’essence, et on est prêts !

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On fait les pleins, à l’ancienne

Petite piste très lente, beaucoup de cailloux voir des passages trialisants. Le bonheur !!!! C’est pour des moments comme cela qu’on fait du 4X4.

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Je confirme : on vient de franchir la passe, avec des passages très délicats mais Marilyne a dirigé nos chauffeurs avec doigté. On a fait du 6 km/h de moyenne pendant 20 km ….. mais pas de casse ni de frayeurs.

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Puis nous avons remonté la Marienfluss, grande vallée plate et herbeuse pour aller bivouaquer à nouveau au bord du Kunene. Nous ne sommes plus qu’à 250 m d’altitude alors qu’hier nous étions à 1370 m ….

marienfluss

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L’ Angola, de l’autre côté du Kunene

Et le lendemain, après avoir franchi une petite chaîne montagneuse, nous débouchons sur la vallée Hartmann, seconde au programme. Changement total de paysage. Des vallons, des rochers et vers le nord, du sable jusqu’à la rivière Kunene que nous rejoignons à nouveau.

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vallée hartman

Nous descendons sans hésiter une belle et longue pente style dune, bien sableuse mais puisque nous ne devons pas la remonter …..

08 descente sableuse

Et bien si, il va falloir la remonter car quelques kilomètres plus loin, la piste s’arrête brusquement comme si elle s’était effondrée ! Et là, ça va être costaud !!!

Deux premières voitures y arrivent, nous montons après une manœuvre sur plaques, puis deux autres mais la dernière, nenni ! impossible car elle manque de puissance sans raison apparente. Ils passeront la nuit en bas, nous en haut. Le lendemain à la fraîche, nous redescendons pour le treuiller, le mettre sur plaques, etc …. Et après 3 heures et avoir rebranché une durite de turbo, on arrive à le ramener avec les autres.

09 plantage

Mais quelques heures plus tard, le pauvre Peter a encore des malheurs : il casse son pont avant, il devra continuer en 2 roues motrices jusqu’à une ville qui a un garage, dans 3 jours !…. Nous nous chargeons de le tirer à chaque fois que c’est nécesaire.

De la piste, toujours de la piste, très variée par les paysages qui nous sont offerts. C ‘est un grand bonheur de pouvoir rouler des centaines de kilomètres ainsi sans rencontrer personne. Et soudain, dépaysement total !

10 canyon de Puros

Nous entrons dans le canyon de Purros, bien connu pour les éléphants du désert qui y vivent. On remonte cette vallée herbeuse et humide, coincée entre deux falaises. A Purros, nous laissons Peter sur la grande piste qui le ramènera plus facilement au goudron et nous reprenons notre canyon. Toujours pas d’éléphants mais des oryx et … des vaches ….

purros

Ce sera finalement une journée superbe, traversée de grandes étendues désertiques ; on y côtoie même des girafes !!!

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Couleurs,végétations diverses pour atteindre un second canyon très prometteur, celui de l’Hohanib river.

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Et là, nous ne sommes pas déçus ! après un 1er éléphant, on en voit 3 autres, puis une dizaine autour, sans doute, d’un point d’eau. On ne s’approche pas, ils sont très dangereux malgré leur petite taille.

12 éléphant du desert

 

16 famille d'éléphants

On en fera un peu les frais car, tout d’un coup, il en sort un des buissons juste à notre droite, pas content du tout. Tout le monde met le pied sur l’accélérateur, en avant ou en arrière, on a évité le pire…..

16-sauf qui peut

Ayant pris du retard avec toutes ces aventures, nous bivouaquons encore ce soir dans un superbe cadre ; en principe, le prochain hameau, Sesfontein,  aurait du gasoil et une boulangerie. On verra bien, sinon on râclera les fonds de réservoirs ….

18 beau bivouac

Malheureusement, le gasoil pris pour rejoindre la ville la plus proche était de mauvaise qualité, heureusement on n’en avait pris que 40 litres …. Et le turbo a de nouveau ratatouillé . On pensait en avoir fini avec ce problème ….

Premier petit retour à la civilisation au modeste camping de Twyfelfontein, lieu touristique puisque on peut y voir une forêt pétrifiée, des gravures rupestres, des orgues basaltiques. Toutes ces visites nous les avions déjà faîtes, on a préféré s’arrêter en route pour une baignade dans une source chaude ….

19 baignade inespérée

Avant d’arriver à Twilfelfontein, nouvelle barrière sanitaire avec décontamination … c’est vraiment du pipeau de la manière où c’est fait ….

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Un petit coup de spray sur les pneus, sans se baisser …..

Dans cette région et jusqu’à la mer, pousse une plante fossile appelée welwetschia, que l’on ne trouve qu’en Namibie et paraît-il en Angola. Elle est vraiment très moche, à mon avis, mais je vous mets tout de même une photo ! son intérêt c’est qu’elle a entre 1000 et 2000 ans …

17 welwetschia

 

IMGP4972Mercredi 1er novembre on a sans doute fait une des plus belles pistes du voyage de par ses paysages et sa variété.

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Et en plein désert, une zone de bois silicifiés.

bois silicifiés

Puis des girafes … me que font-elles là ?

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Un peu plus tard, nous  rencontrons à nouveau un troupeau d’éléphants du désert qui nous a fait poireauter une demi-heure pour pouvoir enfin passer, un à un, au ralenti ; je pense que, si on en a vu autant, c’est qu’il y a ici une grande sécheresse et que les points d’eau sont rares.

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Et c’est la fin de cette belle boucle au nord de la Namibie. Encore un peu de piste dans un paysage sauvage et désertique,  et nous rejoignons la côte Atlantique.

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descente sur la côte des squelettesIl nous reste à parcourir 150 km sur une route de sel toute lisse pour rejoindre Walwis Bay. Les pêcheurs équipent leurs véhicules pour avoir les canes à pêche sous la main ….

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Nous longeons la côte des squelettes, ainsi nommée à cause des nombreuses épaves qui  la jonchent ainsi que quelques ossements de baleine ….

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épaves et oseements

C’est de Walvis Bay que nous devons partir pour 3 jours dans les dunes du Namib ; et c’est aujourd’hui que notre turbo nous donne beaucoup d’inquiétude au point que nous décidons, avec grands regrets, de laisser tomber l’épisode « dunes » ; impossible en effet de monter et descendre, avec plaisir, ces monstres de sable  dans ces conditions ….

Pendant ces 3 jours,  nous changeons les 4 pneus qui avaient bien souffert et en profitons pour visiter Swakopmund et ses musées, sans oublier de bons restaurants de fruit de mer, histoire de nous remonter le moral ….

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A Swakopmund, « le tug » est un restaurant renommé

swak gastronomie

Nous allons tout de même nous ballader à Pelican Point.  On roule dans du sable de plage profond et humide pour aller admirer les nombreuses colonies d’otaries à fourrure. Comme il y a aussi quelques cadavres, les chacals sont de la fête, les pélicans par contre peu nombreux ….

otaries

05-un petit bisou

En somme, farniente et gastronomie furent au programme de ces derniers jours ….

Par contre,  bien qu ‘ il faisait 22° au plus chaud de la journée, à cause du vent venant de la mer, on s’est gelés !!!…. On avait pris de mauvaises habitudes dans le nord du pays….

Mardi 7 novembre, nous repartons avec nos amis pour une traversée du désert du Namib, par une très longue piste  direction l’ Est puis  le Sud. Traversée du Tropique de Capricorne en prime. On franchit d’abord une chaîne montagneuse qui sépare l’Océan du désert.

11-désert du Namib

desert namib

Halte obligatoire, au passage, à Solitaire, groupe de 3 maisons avec une station service et une boulangerie, mondialement connue pour son crumble aux pommes …. Ceux qui s’y sont arrêtés s’en souviennent encore …

Il n’était que 11 heures mais vu la chaleur (revenue !!!) et ses 40° nous décidons de déjeuner là, au frais sous abri, et je peux dire que leur tourte au poulet et aux champignons vaut aussi le détour ! et ceci en plein désert …

desert namib2

C’est à Sesriem que nous campons ce soir, non loin des dunes de Sosusvlei.

dune sosusvlei

dune et arbre

Et voilà que notre turbo refait des siennes, beaucoup plus souvent. Au camping de Sestriem, en plein Namib, nous arrivons à commander ( et sans acompte, on n’est pas en France ….) un turbo chez Mercedes à Johannesburg . Nous décidons de courcicuiter quelques jours de Namibie (visites que nous avons déjà faîtes par ailleurs) pour nous y rendre au plus vite, avant le week-end : 1650 km à faire et une frontière à passer.

Nous quittons donc le groupe mercredi matin de bonne heure, nous avons 2 jours pour rallier Johannesburg et  encore 350 km de piste avant de rejoindre le goudron. Pourvu que le 4X4 tienne le coup jusque là, nous sommes seuls maintenant …..

De très beaux paysages comme toujours dans le désert, sauf qu’ici, en plus, on y rencontre divers animaux : beaucoup d’oryx, qui traversent juste devant la voiture mais aussi springboks, zèbres et chacals.

14-oryx qui a eu chaud, nous aussi

 

 

panneaux et zèbres namib

Nous ne pouvons pas dépasser les 80 km/h alors que sur la route, une fois ralliée, on a le droit de rouler à 120 km/h ….. Quel gâchis !!!

Une dernière photo de Namibie : les arbres à carquois, que nous n’avons jamais vu ailleurs, offrent un spectacle exceptionnel.

arbres à carquois

C’est ici que s’achève cette deuxième partie du voyage. Pour la suite, il va falloir aller voir en Afrique du Sud ….

 

Afrique de l’Est du 3 sept au 2 oct 2017

Cette première partie d’un voyage de 3 mois va nous permettre de découvrir en profondeur  des pays d’Afrique de l’Est : le KENYA, l’OUGANDA, le RWANDA et la TANZANIE. Nous allons parcourir environ 5500 km en un mois.

tracé afrique de l'est

Nous commençons par le KENYA : nous avons atterri à Mombasa le 4 septembre au matin et avons retrouvé nos 4X4 dédouanés et prêts à partir, ce que nous faisons le jour même à 12h30.

Ceci nous a permis de passer la 1ère nuit dans un lodge, à proximité du parc Tsavo que nous visiterons le lendemain. Premières petites courses également dans la ville de Voi. On achète vraiment le minimum car il n’y a pas grand chose dans l’unique magasin de la bourgade et pourtant nos garde-manger sont bien vides …..

entrée du parc Tsavo

 

La traversée de ce parc est déjà très prometteuse puisque nous y avons vu et admiré de très nombreux animaux : éléphants, girafes, kudus, impalas, oryx, buffles, zèbres, chacals et mangoustes rayées. J’énonce les noms de tous ces animaux, histoire de vous faire baver un peu …. En plus, ce n’est pas le parc le plus riche en animaux ….Nous y bivouaquons juste à la sortie, prêts à attaquer le prochain le lendemain.

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29-mangoustes

Puis, mercredi, on s’en est mis plein les yeux au Parc Amboseli. Sans vouloir exagérer, on a vu des milliers d’animaux divers, tous regroupés dans une zone marécageuse. Voir les éléphants dans la boue jusqu’aux genoux, cela fait un drôle d’effet. En plus des animaux déjà cités, on peut rajouter hippopotames, gnous, phacochères, autruches et de nombreux oiseaux dont le serpentaire, les aigles pêcheurs, etc ….

Des troupeaux d'éléphants

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Nous sommes ce soir dans la petite ville de Namanga, en Stand By pour le moment car le camping prévu ne fait plus camping ….. Finalement, nous dormirons au lodge, ce qui nous permet d’utiliser la belle piscine qui nous tend les bras, malgré l’heure tardive et le muezzin qui a déjà chanté …..

Pour y arriver, on a subi une grosse tôle ondulée, assez pénible et nous sommes pressés de pouvoir nous détendre ….

Nous sommes à la frontière avec la Tanzanie, il y a de nombreux réfugiés, principalement rwandais, qui vivent très pauvrement

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Habitation faîte avec les moyens du bord

Le lendemain, nous prenons la route puis, rapidement, la piste. pour rallier le Lac Magadi.

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On devine la piste, au loin

Nous sommes en plein pays Massai. Lorsque nous nous arrêtons, nous attirons toujours l’attention des locaux.

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Pendant la pause café, des bergers s’approchent ; certains sont en costume traditionnel, avec une sorte de jupe, vêtements très colorés

berger massai

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Le lac Magadi, de couleur rose à cause du sel

Ce grand lac salé est en grande partie à sec ce qui permet d’y exploiter facilement le sel. Un vrai village a été établi sur ses rives pour les ouvriers et ingénieurs qui y séjournent. Pour rejoindre le bivouac de ce soir ainsi que des sources d’eau chaude (cela promet un bon bain ….), on franchit le portail de l’usine après avoir montré patte blanche. Plus loin, au Country Club, on paie une entrée au parc dudit lac. Nous en profitons pour prendre un apéro bien frais et puis, finalement, le déjeuner, dans une salle bien climatisée par des ventilateurs. Il fait 35° dehors à midi alors que ce matin il ne faisait que 16°. Qu’on est bien..

Les femmes accourent pour essayer de nous vendre  bijoux et  tissages …..

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Les sources, par contre sont si peu ragoûtantes que nous ne nous y baignerons pas mais on peut  voir des milliers de flamands roses .

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Le 9 septembre, nous visitons le parc Masai (nom des autoctones) Mara (nom de la rivière que nous avons suivi toute la journée).

Un paysage grandiose se présente à nous : de grandes prairies vertes à perte de vue parsemées d’acacias parasols très hauts. Et bien évidemment, des milliers d’animaux y paissent en toute quiétude.

09-françois parmis les gnous

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On voit des gnous de partout, nullement effrayés par les véhicules qui partagent leur territoire.

10-de partout

Jean-Louis va sortir du véhicule pour la photo, avec hippopotames en fonds, ce qui est parfaitement interdit dans un parc …. sans parler du crocodile ….

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Nous avons eu le plaisir de voir en plus des animaux déjà vus : un majestueux lion, puis une lionne avec ses deux petits, des hyènes mais surtout, à deux reprises des guépards. C’est une grande chance car ils sortent plutôt le soir et sont souvent vautrés dans les branches des arbres. Les nôtres étaient dans la plaine.

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14-elle surveille de près

15-lion

En franchissant la rivière Mara, un spectacle étrange nous attend : un amoncellement de cadavres de gnous, entourés de marabouts et de vautours en train de festoyer. Lors de leur migration, quelle que soit la hauteur des eaux, leur instinct les pousse à traverser ….

19-gnous morts noyés dans la rivière

Nous passons la nuit à la limite intérieure du parc, entourés de nombreux animaux qui broutent autour de nous. C’est assez surréaliste …. c’est là que nous sommes bien contents de dormir dans une cellule et non une tente …..

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Coucher de soleil dans Masai Mara

Le lendemain dimanche, nous remontons vers le nord jusqu’au Lac Naivasha par de mauvaises pistes, parfois un peu trialisantes. On a fait 200 km en 6 heures ….

Changement total de paysages puisque nous passons un col à 2890 m d’altitude ; nous sommes encore au sud de l’Equateur, un peu moins de 1° de latitude, donc il ne fait pas froid. La température est descendue à 14° mais le soir, nous sommes toujours en bras de chemise bien qu’à 2600 m d’altitude. Nous sommes passés par des zones de cultures maraîchères, principalement des choux mais aussi carottes et pommes de terre.

C’est ici également que sont cultivées les roses de Noël que nous trouvons en abondance en hiver chez nous. On voit des serres à perte de vue.

A midi, nous avons déjeuné à Elsamere qui fut la demeure de Joy et Georges Adamson, citoyens d’origine autrichienne. Ils sont connus pour avoir sauvé et élevé un lionceau qui est devenu la lionne Elsa, héroïne du livre écrit par Joy ,Born Free, qui est ensuite devenu aussi un film. Joy a crée au Kenya et plus tard en Afrique de nombreux dispensaires pour lions, léopards, guépards, etc …Joy fut anoblie par la reine d’Angleterre pour services rendus. Le couple fut malheureusement tué par des braconniers.

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Singe Colombus, avec son petit, vu à Elsamere

Puis c’est la visite du parc Nakuru , connu pour ses rhinocéros. On aura la chance d’en voir, d’abord en arrivant, toujours en couple. Les premiers étaient couchés, pas terrible pour les photos mais le lendemain, on a pu en suivre deux qui marchaient d’un pas décidé. Super, merci les rhinos !!!

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Nous bivouaquons à nouveau dans un parc ; de plus en plus téméraires, nous allons même jusqu’à  faire la lessive tout en surveillant du coin de l’oeil les singes, qui sont de sacrés voleurs .

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Bivouac

Nous sortons du parc de Nakuru par une porte qui a dû être déplacée, suite à la montée des eaux du lac (cf photo). C’est curieux car, dans ce pays, les lacs voient presque tous leur niveau monter ….

01-entrée du parc Nakuru

Nous passons dans la journée la ligne de l’Equateur et un jeune garçon nous fait l’expérience du phénomène de Coriolis : il prend une gamelle percée d’un trou et un broc d’eau. On dépasse de quelques mètres la ligne de l’Equateur et, après avoir versé l’eau dans le récipient, il dépose une brindille à sa surface : au nord de celle-ci, la brindille tourne dans le sens contraire des aiguilles d’une montre ; on passe au sud, et on reverse l’eau qui tourne alors dans le sens des aiguilles d’une montre. On lui demande ce qui se passe sur la ligne équatoriale : on rerefait le test et la brindille, donc l’eau, ne tourne pas ! CQFD.

montage équateur Nous passons la nuit au camping d’un lodge puis le lendemain, reprenons la route goudronnée … qui contourne le Mont Kenya (5199 m).

Nous roulons pendant une centaine de kilomètres à une altitude autour de 2500 m d’altitude et à nouveau, voyons à nouveau de nombreuses serres. Paysage assez Vosgien, avec bois d’épicéas et prairies très verdoyantes.

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IMGP3725Arrivée  au petit parc de Samburu qui lui est bien plus bas (950 m) donc plus chaud. On y verra de très beaux palmiers. Là, nous longeons la rivière ce qui nous permet de voir à nouveau de nombreux animaux et malheureusement, aussi de trop nombreux babouins. Ils nous ont attaqué au repas de midi qu’on a dû écourter ….

montage nakuru

Ici, les zèbres ont des rayures très différentes de celles des précédents parcs.

On voit aussi des girafes de Thompson, de couleur plus foncée et avec un quadrillage blanc très fin. De petites antilopes avec une tête minuscule, appelées antilopes à long cou. Des autruches …..

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Vous avez dit long cou

Les éléphants ne sont pas toujours très contents d’être dérangés : gare au deuxième véhicule qui voudrait bien passer !

13-éléphant pas content

Et cerise sur le gâteau : une lionne puis un beau mâle, de très près …..

12-lion

Nous passons la nuit dans ce parc, garés en carré comme les chariots au Far West, nos hommes armés de lance-pierre et de machettes pour nous protéger des babouins et autres singes à l’affût ….

16-bivouac

Jeudi 14 septembre, nous continuons à monter vers le nord, 290 km de pistes, assez variées. On a eu de tout : cailloux, sable, boue mais pas de tôle. J’ai pris le volant l’après-midi, histoire de me faire la main …. On a rencontré quelques zèbres et pas mal de dromadaires au pelage assez clair. Il est vrai que l’on est dans une zone aride à nouveau.

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Selon les villages traversés, nous rencontrons des ethnies différentes : les femmes Samburus portent de très grands colliers plats faits je pense de petites perles tissées. Difficile de les prendre en photos discrètement …. Les hommes KORO portent des petits chapeaux noirs avec une plume blanches, les femmes mettent aussi une plume dans leurs cheveux.

 

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Nuit au bord du lac Baringo, où séjournent des hippopotames. On les entend grogner la nuit.

bv lacBriefing ce matin à 6h30 …. On a de la piste de montagne à faire et si on veut arriver vers 17 heures … Il est 8h00, et Bruno et Maryline ont un problème de frein. Comme on est dans une petite ville, il y a une station service avec un pont, et je vous laisse deviner qui est dessous ….

Il faut dire que Jean-Louis a déjà fait pas mal de service après-vente pour les autres (heureusement !) : première semaine, un Toyota 200 a cumulé les pannes ; puis il a fallu remettre le toit levant en place sur l’AzalaÏ de Bruno , au camp des babouins …. Et depuis 2 jours, François n’a plus de VHF. On a pu, au camping qui avait un Internet faiblard, en commander une autre, payer avec Paypal, et la faire expédier à un collègue qui nous rejoint le 25 septembre. C’est-y-pas beau la Technique ?

Bruno nous avait prévenu, c’est une étape qui porte malheur ; lorsqu’on rejoint vers midi la tête du groupe, l’Isuzu n’a plus de direction assistée et le Toyota 200 plus de frein. Ils feront réparer tout cela au garage à Kitale, avant de quitter le Kenya et ils devront nous rejoindre plus tard sur le parcours. Mais avant, il faut sortir Jean-François d’une situation « penchée » après une marche arrière malheureuse …. Tout ça pour prendre une photo !!!

19-manoeuvre malheureuse

Nous poursuivons notre piste qui est de plus en plus boueuse pour se retrouver bloqués : au milieu, un véhicule 2 roues motrices planté jusqu’à mi-hauteur et sur le côté, où l’on aurait pu passer, un autre. Reste plus qu’à les tirer de là pour pouvoir passer … on est les premiers donc on sort la sangle …. Et lorsque le passage est libre, c’est notre tour ….. après une ½ heure d’efforts, on peut continuer ….. et dés le goudron, un bon lavage du 4X4 sera nécessaire. Ce ne sont pas les spectateurs qui manquent !

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Les écoliers sont au spectacle !

Samedi 16 septembre à midi, nous entrons en OUGANDA ; nous passons par une petite frontière située sur une mauvaise piste de montagne mais qui offre de superbes paysages puisque nous contournons le mont Elgon, 4ème sommet d’Afrique. Seulement 160 km à parcourir mais nous n’arriverons qu’à la nuit tombée ….

Mont Elgon
Mont Elgon

Une photo un peu spéciale : Jean-Louis fait la sieste et on aperçoit, par la fenêtre du haut, des gamins qui sont montés dans l’arbre pour mieux nous regarder ….

24-la sieste

Sur la piste, nous voyons des petites huttes , en bois tressé sur pilotis, comme on en voit au Mali, pour protéger  les graines récoltées  des nuisibles.

26-hutte à graines

Nous voilà dimanche à Jinja, dans un beau lodge au bord du Nil Blanc, qui prend sa source dans le lac Victoria. Nous mangeons à midi du Tilapia (poisson local) accompagné d’une bonne bière locale, devant la 1ère cataracte de ce fleuve mythique.

au bord du NIL
au bord du NIL Blanc

Nous avions aussi profité d’une arrivée en début d’après-midi au camping pour donner le linge à laver mais ici, proches de l’Equateur, il pleut très souvent et très fort ! on est donc repartis avec du linge bien humide …. Le 4X4 devient alors buanderie et parfois, le linge met 2 jours à sécher, le taux d’humidité étant de 80% ….

Le lundi 18 est consacré à une grande étape de liaison de 400 km, sur du goudron mais parfois tellement plein de trous qu’on en vient à regretter la piste …

Nous parcourons un paysage montagneux, couvert par moments de grande exploitations de thé mais aussi de bananeraies. A propos de fruits, on trouve déjà des mangues et des fruits de la passion, que nous attendons toujours avec impatience dans nos voyages. Les avocats sont aussi excellents dans ces pays.

cultures de thé

Nous dormirons dans un camping associatif au bord d’un petit lac, à côté de Fort Portal ( pour ceux qui nous suivent à la trace sur google earth ). C’est la jungle autour de nous ….

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Le lendemain, direction plein sud. La piste longe quelques petits lacs jusqu’au Parc Queen Elisabeth que nous ne faisons que traverser. Une petite incursion dans un village de pêcheurs du lac Edward ( oui oui, toute la famille royale est présente …) nous permet d’acheter, pour 5 euros, un gros poisson chat que nous dégustons le jour même.

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Et c’est, pendant ce repas de midi, qu’un troupeau d’éléphants arrive pour se désaltérer dans une mare toute proche ….. On finira stoïquement notre repas tout en les surveillant du coin de l’oeil ….

Pour les 2 derniers jours en Ouganda, nous parcourons la « Suisse Africaine ». Suisse, sans doute pour sa verdure et ses montagnes. Nous passons des cols à 2400 m d’altitude, dans un brouillard à couper au couteau. Journée grise aujourd’hui, dommage pour les photos prises tout au long de la piste : café qui sèche à même le sol, réunion de femmes dans un village, d’étranges boeufs à lourdes cornes, des vendeurs de canne à sucre, briqueterie, etc …

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boeufs à grandes cornes

Et notre dernière nuit dans ce pays se passera au bord du lac Buyonoyi, à 1700 m d’altitude.

lac bunyoni

Il faut dire que, depuis notre départ de Mombasa, nous n’avons pas souffert de la chaleur, étant souvent en montagne et seulement au printemps. Les pourpiers et les jacarandas sont en fleur, ainsi que de nombreuses fleurs des prés. On a au minimum une averse journalière, il paraît que la saison des pluies est en avance d’un mois.

Le 21 septembre, nous passons au RWANDA où nous resterons 4 jours. C’est un très petit pays que nous parcourons principalement par de petites pistes. Le passage de la frontière est assez rapide, on profite des changeurs tout d’abord pour nous dire dans quels bureaux se rendre ainsi que dans quel ordre ( très important de ne pas faire la queue au mauvais endroit !!!) , ensuite pour changer ce qui nous reste du pays précédent en monnaie locale. Le taux n’est jamais bon mais c’est mieux que de garder une monnaie inutilisable.

05-à 2300 m d'altitude

Le Rwanda est le pays des mille collines. Il est vrai que nous oscillons entre 1700 m et 2300 m d’altitude. De nombreux lacs se nichent dans les creux, il y a beaucoup de fermes d’élevage de poissons.

lacs rwanda

Le pays compte 8 millions d’habitants mais à l’époque du génocide, 2 millions d’entre eux ont été massacrés ; massacre organisé par le gouvernement puisque les cartes d’identités des rwandais précisaient leur ethnie, restait plus qu’à prendre la liste …..

Depuis la fin de cette guerre, le pays a beaucoup progressé avec le dernier président, les campagnes et les villes sont très propres. Ils ont aussi aboli les sacs plastiques et cela se voit.

Ecoles, hôpitaux, universités, un pays en pleine expansion bien que sur les routes de campagne, les gens marchent encore nombreux, parfois simplement pour ramener de l’eau au village.

03-ils marchent tous au Rwanda

On retrouve de vieux métiers comme ces scieurs de long ….. Et je peux vous assurer que les planches qu’ils font sont très régulières, quel savoir faire !

06-scieurs de long

Le Rwanda était jusqu’en 1918 une colonie allemande, puis elle est devenue belge. On conduit donc à droite et c’est vraiment le seul pays d’Afrique Australe à le faire! Il y a encore une dizaine d’année, tout le monde parlait le français car il était enseigné à l’école et c’était donc la langue officielle. Mais maintenant ils sont passés à l’anglais et ils envisagent aussi de rouler à gauche …

IMGP3715Nous passons 2 nuits à Kigali, la capitale du pays. Avec François, nous commençons par le garage Toyota qui, fort heureusement, fait aussi Mercedes. Une soudure pour le Toy ( l’attache des lames de ressort ), quant à nous, Jean-Louis voulait changer les plaquettes de freins, à 70000 km, mais ils n’ont pas voulu, pas assez usées…. On a payé environ 12 euros pour 2 heures de main-d’oeuvre chacun plus lavage des véhicules en prime ; ils en avaient bien besoin, avec toute la boue ramassée….

 

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Kigali, une ville fort sympathique

Le lendemain vendredi, nous visitons le Mémorial du génocide rwandais, les Tutsi tués en masse par les Hutus. C’est de l’histoire proche puisqu’il a eu lieu en 1994 …. Très bien expliqué et surtout très poignant…. Ce que nous voyions à l’ époque aux infos à la télé était loin de la vérité.

Samedi matin, nous entamons notre approche de la Tanzanie, un peu de route et de la piste, longeant fréquemment des lacs ainsi que des rizières. On passera la frontière le lendemain matin, à la fraîche. Nous traversons des régions de rizières et aussi des plantations de canne à sucre.

09-enfants devant des rizières

Nous passons cette dernier nuit au Rwanda non loin de la piste, près d’un village. Nous sommes bien sûr la curiosité du jour et nous voilà un peu envahis par les curieux …. On arrive tout de même à les garder à une certaine distance.

15-on est l'attraction du village

Dimanche 24, nous passons en TANZANIE à 7h du matin et en 1h30, visa compris. L’ordinateur du douanier ne pouvait pas se connecter au réseau, comme très souvent en Afrique, et il a fini à la main ….

Après, une route épouvantable pleine de trous sur une centaine de km, on zigzague en tous sens mais les semi-remorques aussi !!! et il y en beaucoup car on pense qu’ils fournissent le Rwanda en matières premières. C’est là que le copilote joue un rôle primordiale puisque nous roulons à nouveau à gauche : peut-on s’élancer pour doubler ou non ? sauf que parfois il ne voit pas tous les trous ….

Il fait maintenant autour de 30° dans la journée mais les nuits sont fraîches. En principe, on ne devrait plus avoir de pluie du tout. On commence à voir beaucoup de manguiers, couverts de fruits et nos premiers baobabs, toujours aussi photogéniques.

20-bivouac sous le manguier

19-baobabs

Après une grande journée de 350 km de piste, on arrive à un point d’orgue du voyage : le parc du cratère N’Gorongoro. Il a un diamètre d’environ 15 km , on y descend en 4X4. C’est là que vivent en harmonie les animaux sauvages, les bergers MasaÏ ainsi que leurs troupeaux

n'gorongoro

 

Deux jours de repos dans la petite bourgade voisine nommée Karatu, très touristique puisqu’en plus du cratère du Ngorongoro c’est aussi l’entrée du parc Serengetti, le pendant du Masai Mara que nous avions visité au Kenya. Nous avons la surprise d’y retrouver nos amis Bernard et Lucile Giraud, concepteurs des « Azalai », qui sont bien représentées dans ce voyage ….

Lessives, courses et quelques bons repas au restaurant du camping, on se laisse un peu dorloter avant de reprendre la piste. Nous sommes au nord de la Tanzanie et nous allons commencer notre descente vers le Sud  pour aller au parc de Tarangire, à une centaine de kilomètres de là. Paysage époustouflant, avec de grandes étendues herbeuses qui permettent de voir les animaux très loin.

10-IMGP4123

pour news6Il y a de très grand troupeaux d’éléphants et de girafes en plus des cervidés habituels, mais les rivières sont presque à sec. On a vu des éléphants gratter le fonds d’un oued avec la patte pour trouver l’eau nécessaire à sa famille. D’autres s’attaquent aux troncs des baobabs dont les fibres sont remplies d’eau ….

12-IMGP4141 05-éléphant qui broute

Tout au long du voyage, on voit régulièrement des ruches, suspendues bien haut dans les arbres, à l’abri des prédateurs : elles sont faîtes à l’aide d’écorces d’arbres.

 

ruches

Quand nous reprenons la route, nous nous dirigeons plein Est afin de rejoindre la côte de l’Océan Indien. Une halte après Arusha nous permettra de voir le Kilimandjaro qui jusqu’à présent était resté caché derrière les nuages …..

le mont Kilimandjaro
le mont Kilimandjaro

Passage et arrêt à la petite ville de Moshi : il y a une vraie boulangerie !!! nuit dans un lodge/camping avec piscine puis reprise de la piste pour nous arrêter au bord du lac de Kalimane. C’était une petite piste de montagne, que nous n’aurions jamais faite seuls mais qui était superbe. Un peu cahoteuse, croisements difficiles mais heureusement fort rares.

16-entrée piste

montage lac Salimane

Et finalement, aujourd’hui Dimanche 1er octobre, nous reprenons la route, traversons tout d’abord des rizières puis de très nombreux champs de sisal. Nous sommes très surpris qu’au XXI ème siècle, cette plante trouve encore des débouchés.

pour news61-001Nous atteignons l’Océan Indien vers 13h et allons passer 2 nuits au Peponi Camp, en bord de mer. Nous sommes environ à 200 km au Sud de Mombasa. Au menu ce soir, plateau de fruits de mer ….

Ceci clôt la première partie du voyage que l’on pourrait intituler « East Africa ».

Mardi matin, nous attaquerons la 2ème partie, qui nous permettra de rallier Dar Es Salam (environ 150 km plus au Sud) au Cap, par des chemins détournés, bien entendu…..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Raid au Maroc en Mai 2017

Notre projet est de reprendre la trace prévue l’an dernier qui n’avait pas pu être faîte dans sa totalité, suite à diverses pannes mécaniques.

trace maroc 2017

Notre voyage débute à Nador, le 10 mai 2017. L’avantage de ce choix est sa situation géographique, on est de suite à pied d’œuvre.

Belles pistes au départ de Nador
Belles pistes au départ de Nador

Cette année, il a beaucoup plu et nous trouverons souvent l’occasion soit de se baigner soit de faire le plein d’eau de douche. Au départ, nous sommes 5 équipages.

Un léger vent de sable ...
Un léger vent de sable …
Bain ou lessive dans l'oued, près de Boudnid
Bain ou lessive dans l’oued, près de Boudnid
D'autres font le plein d'eau de douche
D’autres font le plein d’eau de douche

La traversée du plateau du Rekkam nous permet de reprendre nos marques très rapidement ….

Bivouac sur le plateau du Rekkam

On se détend ...
On se détend …

Il y a deux marocains qui sont vraiment heureux de nous rencontrer : ils n’ont plus        d’essence dans leur mobylette. Heureusement le moteur du Toyota 79 de François fonctionne avec ce carburant….

Ce motard a besoin d'essence ... seul François en a ...
Ce motard a besoin d’essence … seul François en a …

Le premier erg parcouru est l’erg Chebbi ; nous y bivouaquerons à l’entrée et le lendemain, juste avant d’en sortir. Rien de tel qu’un bon bivouac dans les dunes !

La photo de famille
La photo de famille
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Premier bivouac dans le sable
Dessert d'invitation : torches au marrons
Dessert d’invitation : torches au marrons
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Un décor de rêve ….

Juste après la ville de Merzouga, nous entrons dans l’erg Snaigui ; changement de paysage ! En plus, c’est le jour du rôti, parfaitement cuisiné par Guy et Sophie, miam miam ….

Erg Snaigui, au sud de Merzouga
Erg Snaigui, au sud de Merzouga
et le rôti !
et le rôti !
oups .... à l'aide !
oups …. à l’aide !

Sortis de l’erg, nous faisons route plein sud, parallèlement à la frontière algérienne. Piste très caillouteuse mais compensée par la beauté des paysage, et , il faut le dire, les bons petits plats préparés par chacun …

Les crêpes flambées
Les crêpes flambées
du caillou
Que du caillou
et du sable
et parfois du sable
on profite de l'eau du puits
on profite de l’eau du puits pour se laver les cheveux

Arrivés à Mahmid, nous sinuons parmi les palmiers et les mini dunes pour entrer dans l’oued Draa . Le parcours dans l’oued n’est pas aussi mou que l’an dernier et nous en sortons facilement pour rejoindre l’erg Zaher.

Mahmid
Mahmid, prêts au départ
on cherche le passage menant à l'oued Draa
on cherche le passage menant à l’oued Draa
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L’erg Zaher

Il fait très très chaud , 42° à l’ombre ! la pastèque de l’arrivée est toujours la bienvenue.

Miam, la pastèque !
Miam, la pastèque !

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Petite panne avec le Land Rover de Martine et Thierry : un pneu qui déjante et un ressort qui se « ballade » dans son support ; on le remettra plusieurs fois en place ….

Après les réparations, le repas et une sieste bien méritée .

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Nouvelle technique, on ne démonte plus le pneu !!!
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Un ressort bien calé maintenant, il ne bougera plus
chhhht ...... c'est la sieste ....
chhhht …… c’est la sieste ….

Il fait maintenant 44° ! on décide de s’arrêter plus tôt que d’habitude car nous venons de tomber sur un campement qui nous tend les bras ….

un abri fort apprécié avec les 44° à l'ombre ....
Un abri fort apprécié avec les 44° à l’ombre ….

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Un dernier erg et fin du sable pour nous à Foum Zguid ; ce village aux portes du désert a une grande garnison mais surtout un café où les jus d’oranges pressées sont un vrai régal ! On y retournera même le lendemain matin avant de reprendre la route.

erg Sedbat
Erg Sedbat
erg Ebidiya
Erg Ebidiya
le camping de Foum Zguid
le camping de Foum Zguid
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On respire enfin un air moins chaud…..

Et maintenant, plein Est vers l’Atlas. Nous attendons avec impatience la fraîcheur dans la montagne.

On commence par suivre une piste en fond d’oued qui, ensuite, s’élève rapidement en traversant de superbes palmeraies où les habitants ont bâti leurs villages.

passage délicat

C’est un passage délicat pour descendre dans l’oued.

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village et oasis le long d'un oued
Village et oasis le long du même oued
sortie de la gorge
Sortie de la gorge

Nous commençons à prendre de l’altitude, l’air est bien plus frais. Ce sera l’occasion de partager la fondue !

à 1600 m d'altitude, on peut manger la fondue
à 1600 m d’altitude, on peut manger la fondue

De fréquents bivouacs au bord de l’eau, pour le bonheur des courageux. On aura souvent l’occasion de se baigner.

un petit ksar en premier plan
Un petit ksar en premier plan
piste au fond de la gorge
Piste au fond de la gorge

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Et tout d’un coup, plus de piste. Celle-ci a été totalement emportée par l’oued gonflé d’eau. Nous remontons cette rivière pendant une bonne heure, fort heureusement guidés par de jeunes marocains. Mais l’orage menace, nous ne serons rassurés qu’après être sortis du lit de la rivière.

et puis, plus de piste !
et puis, plus de piste !

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l'orage menace !
l’orage menace !

C’est en hauteur que nous établissons le bivouac, sous un ciel plus que menaçant !

ouf, on est sorti à temps de l'oued !
ouf, on est sorti à temps de l’oued !

Et le lendemain matin, grand soleil et une vue imprenable se trouve devant nous.

et le matin, grand beau temps
et le matin, le même endroit, mais avec beau temps

Dernière étape de ce beau voyage ; de superbes pistes qui sillonnent dans le Haut Atlas

piste de l'atlas
piste de l’atlas
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Oui, je sais, on est très mal garés !!!! mais on pensait être seuls …..

 

au loin, notre piste qui redescend
au loin, notre piste qui redescend

 

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En attente de chargement
bivouac à 2250 m d'altitude
bivouac à 2250 m d’altitude

et pour finir, la piste de la Cathédrale.

au milieu des blés
au milieu des blés tout d’abord
la piste de la cathédrale
et voilà la cathédrale, puis notre piste qui continue, au fond
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On termine ce voyage par un périple d’une journée au fond d’une superbe gorge
petit pont pour piétons
Petit pont pour piétons
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Il a l’air de tenir, mais on a pris la plus légère pour tester …
bivouac et rebaignade !
Bivouac et rebaignade  avant de rejoindre la civilisation !

Nous gardons un excellent souvenir de ce parcours. Un grand merci à Guy qui, comme chaque année, nous prépare de si belles traces.

Mais qu’allons nous faire au printemps prochain ?

 

Birmanie, du 1er au 11 décembre 2016

Bienvenue au MYANMAR !

carte birmanie B

Hé oui, ce pays s’appelait ainsi avant l’arrivée des anglais en 1885. Ce nom signifie                  » pays merveilleux  » ( Myan Ma ) créé par des esprits favorables ( Bya Ma ) déformé en Burma par les colonisateurs. C’est après la révolution 8888 (  du 8/8/88 ) que le pays a retrouvé son indépendance et son nom.

De France, nous nous sommes envolés vers Bangkok où nous avons passé une journée .

éléphant et tour

Drôle de rencontre près de notre Hôtel …. mais les gens ont l’air habitués …..

Jeudi 1 décembre nous rejoignons la Birmanie par les airs, et nous atterrissons à MANDALAY. Dès notre arrivée, première surprise : nous roulons à droite mais le chauffeur est lui aussi assis à droite ! C’est après leur indépendance que les birmans passent à la conduite à droite sur leurs routes. Comme ils achètent la plupart de leurs voitures au Japon, ils croient (du moins notre guide) que l’on doit garder le volant à droite …. Ou peut-être tout simplement, le parc de voitures n’a pas encore été renouvelé.

Première visite impressionnante sur la colline monastique de SAGAING avec ses pagodes  ; il y  aurait plus de 500 stupas et monastères pour 6000 moines.

12 birmanie

Superbe panorama sur la plaine et la rivière Irrawaddy que nous descendrons le lendemain.

Ci dessous la ( fausse ) grotte aux bouddhas .

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On voit un moine qui vient faire ses prières
45 bouddhas dans ce monastère
45 bouddhas disposés en arc de cercle dans ce monastère ; on voit aussi les urnes à offrandes

Chaque enfant doit, dans sa vie, faire un séjour dans un monastère. C’est une parenthèse pendant laquelle il va vivre comme les moines. Les garçons sont en tenue ocre, les filles sont en rose ….

Tout individu doit être moine un moment dans sa vie
Tout garçon doit être moine un moment dans sa vie
Les filles aussi
Les filles aussi

Nous reprenons la route .

Rencontre insolite
Rencontre insolite

Nous arrivons au pont U Bein pour le coucher du soleil. C’est une passerelle piétonnière en bois de teck posée sur des pilotis de 6 m de haut. Elle fait 1,2 km de long et permet aux paysans et moines d’éviter un grand détour pour traverser la rivière;  même en période de mousson, le  pont ne sera pas submergé. On est en période sèche.

Le pont U Bein, en teck
Le pont U Bein, près de Mandalay
Pont en teck, datant du XIIIème siècle
Pont en teck, datant du XVIIIème siècle
Grande activité sur le pont : le moine téléphone, la femme va au marché .....
Grande activité sur le pont : le moine téléphone , la femme va au marché …..Mais aussi sous le pont :  l’homme sur le bateau rassemble les canards et les fait avancer sur l’eau pour les ramener au bercail, comme un berger.
Au soleil couchant
Au soleil couchant

Le lendemain vendredi 2 décembre, nous embarquons sur un bateau pour remonter la rivière Irrawaddi  jusqu’à Bagan.

Embarquement au petit matin, avec les bagages, sur une planche bien souple et glissante ....
Embarquement au petit matin, avec les bagages, sur une planche bien souple et glissante ….
Village
Village vu du fleuve
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Une pagode, comme tant d’autres
Le cuistot s'affaire dans sa mini cuisine pour le repas de midi ; le matelot sonde la rivière pour éviter de s'échouer, ce qui nous est quand même arrivé !
Le cuistot s’affaire dans sa mini cuisine pour le repas de midi ; le matelot sonde la rivière pour éviter de s’échouer, ce qui nous est quand même arrivé !

Les porteurs attendent sur la rive pour descendre nos bagages du bateau et les amener à la voiture.

Les hommes portent un longyi, un tissu écossais qu'ils nouent par devant
Les hommes portent un longyi, tissu écossais qu’ils nouent par devant

Nous arrivons ainsi, par le fleuve,  à BAGAN  » la mystique « , extraordinaire site archéologique qui s’étend sur une superficie de 50 km2. Avec ses 3000 temples et stupas de briques roses il est le témoin de l’apogée de l’architecture bouddhique du Myanmar.

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Nos premiers stupas, au loin, vus du fleuve
On en voit à 360° ....
Dés qu’on est sur le site , on en voit à 360° ….

Il faut se retenir pour arrêter de photographier !!! Où que l´on regarde, il y en a ; la forme change selon l’époque où ils ont été construits. Cette évolution dura 250 ans, commençant au XI ème siècle.

Site archéologique de Bagan
Stupas en forme d’épis de maïs
On peut parfois y grimper dessus
Ou en forme de cloche ….. On peut parfois grimper dessus comme ici
De nombreux Temples sont en cours de réparation suite au tremblement de terre du mois d'août
De nombreux Temples sont en cours de réparation suite au tremblement de terre du mois d’août 2016

Rien à voir avec Angkor ; ici c’est la quantité plus que la taille ; de plus, nous sommes dans une plaine sableuse donc les constructions sont en briques et non en pierres. Pas ou très peu de sculptures, quelques pans de murs peints …

De toutes formes, de toutes tailles
De toutes formes, de toutes tailles
Certains sont très bien conservés
Certains sont très bien conservés
Peintures datant du XIème siècle
Peintures datant du XIème siècle
Quelques rares sculptures sur pierre
Quelques rares sculptures sur pierre

Nous visitons aussi, bien sûr, de grands temples toujours en activité  . Vous verrez qu’ici, les bouddhas sont fins et élancés , voir efféminés car ils sont d’influence indienne . Symbole de douceur nous a dit le guide.

A l'entrée du temple, on tape 3 fois sur la cloche
A l’entrée du temple, on tape 3 fois sur la cloche
Temple typique avec ses diverses salles et stupas
Temple typique avec ses diverses salles et stupas

Le lendemain , nous roulons jusqu’au mont POPA. C’est un piton rocheux surplombant la plaine de Bagan et lieu de culte dédié aux Nats ( esprits birmans, il y en a 37 ). A son sommet !!! se trouve une pagode …. Il a fallu gravir 880 marches pour y arriver !!!

Pagode aux Monts Popa
Pagode aux Monts Popa
Les burmans prient les nats d'exaucer leurs souhaits en déposant des billets dans leurs mains
Les birmans prient le nat qu’ils ont choisi,  d’exaucer leurs souhaits en déposant des billets dans leurs mains.

Durant la montée , fort raide, on est entouré de singes chapardeurs …

Après avoir gravi 880 marches ....
Après avoir gravi 880 marches ….

Sur la route du retour, nous assistons à la récolte de jus de palme et à sa distillation. Pas d’alambic comme chez nous, c’est bien plus simple …..

Distillation et .... dégustation !
Cueillette, distillation et …. dégustation !

De retour à BAGAN,  nous profitons à nouveau de ce site extraordinaire ; on va d’un stupa à l’autre à pied et je photographie à tout va à nouveau !!  Pas mal de monuments sont en cours de restauration, après le tremblement de terre d’août dernier. A ce propos, depuis que les militaires ont pris le pouvoir, les travaux effectués sur le site ne sont pas conformes aux normes exigées par l’UNESCO pour le classer. On voit bien que certains sont restaurés avec du ciment, par exemple, au lieu de respecter les méthodes de construction de l’époque . Ce qui est effectivement très moche. C’est un problème pour le pays qui développe le tourisme et voudrait attirer un plus grand nombre de visiteurs.

Stupas en forme de cloche ou d'épi de maïs pour le 3ème
Stupas
Au coucher de soleil, pour finir ....
Au coucher de soleil, pour finir ….

Nous continuons par quelques temples caractéristiques dont un qui recèle un beau Bouddha couché.

Et un Bouddah couché
Et un Bouddah couché de plus à notre collection.
Temple plus récent mais non moins photogénique
Temple plus récent

Nous avons aussi fait le marché et même vu une femme girafe …

En bas à droite, balles en bandes de rotin tressé pour jouer au Chinlone : les joueurs doivent garder la balle en l'air le plus longtemps possible en effectuant diverses figures, seuls ou en équipe.
En bas à droite, balles en bandes de rotin tressé pour jouer au Chinlone : les joueurs doivent garder la balle en l’air le plus longtemps possible en effectuant diverses figures, seuls ou en équipe.

De temps à autre nous visitons un village où, par exemple, un gamin et son papa  confectionnent des objets en laque , ou bien des paysans rentrent leur récolte, ….

La vieille dame se roule un cigare ...
La vieille dame se roule un cigare …
Dans un village
Dans un village, maisons typiques et retour des champs

Lundi 5/12, nous nous envolons pour Heho où  une voiture nous attend. Sur le chemin, nous nous arrêtons dans un village et visitons une habitation classique, faite de bambous et de panneaux tressés ; il paraît qu’il faut la reconstruire tous les 4 ans. On voit dans la cour des tas de briques et, quand ils peuvent s’en payer assez, ils reconstruisent la maison en dur avec la participation de tout le village .

Séjour et chambre à coucher en haut, cuisine en bas
Séjour et chambre à coucher en haut, cuisine en bas
Quant à la salle de bain, elle est dehors ...
Quant à la salle de bain, elle est dehors …
Les petits camions à moteur 2 temps que Jean-Louis affectionne tant !
Les petits camions à moteur 2 temps que Jean-Louis affectionne tant !

Ensuite, nous passons par une école où les enfants sont tout contents d’avoir un peu de distraction … On remarque de nombreux petits moines novices, leurs parents n’ayant pas assez d’argent pour payer l’école , ils les placent dans des monastères …

A l'école
A l’école

Nous poursuivons notre route et sommes arrêtés par une immense procession. Deux fois dans leurs vies, les jeunes doivent séjourner dans un monastère . Ce défilé emmène les enfants , juchés sur de superbes chevaux, accompagnés de leur famille en costume d’apparat jusqu’au temple. Tout le village défile avec différents objets symboliques dans les bras ainsi que de petits groupes musicaux.

Procession, qui dure plusieurs heures ... Il paraît que parfois, les gamins s'endorment et tombent du cheval .....
Procession, qui dure plusieurs heures … Il paraît que parfois, les gamins s’endorment et tombent du cheval …..

Quand on arrive enfin à passer, visite d’une fabrique d’ombrelles en papier.

Fabrication du papier : on sort le tamis de l'eau, on l'égoutte et on le laisse au soleil 2 heures ...
Fabrication du papier : on sort le tamis de l’eau, on l’égoutte et on le laisse sécher au soleil pendant 2 heures … Après, il n’y a plus qu’à détacher la feuille de papier ; ici elle est parsemée de pétales de fleurs.
Fabrique de parapluies, en papier
Fabrique d’ombrelles, en papier huilé. Tout est fait main et en bois, même le mécanisme.

Nous arrivons enfin à PINDAYA où se trouve une immense grotte emplie de statues de Bouddha. Il y en aurait 8000, amenées par les pèlerins de tout le pays. Cette grotte est bien évidemment perchée tout là haut là haut …. et nos muscles sont encore douloureux de notre grimpette d’hier …. Je vous ai bien eus ! Il y a un ascenseur !!!

Accés à la grotte de Pindaya
Accés à la grotte de Pindaya
Une petite partie des 8000 statues de Bouddah
Une petite partie des 8000 statues de Bouddah

Nous sommes à 1400 m d’altitude , nous avons dû mettre une petite laine le soir. D’habitude, nous avons entre 25 et 30 degrés ….

Nous avons dîné au restaurant du village ; parmi les nombreux plats du menu à 3 euros, nous avons eu des fourmis grillées , mais pas à gros cul ( cf Bolivie ). Et en dessert, des patates douces et du riz gluant dans une feuille de bananier. Puis nous reprenons la route.

Les choux sont récoltés, on attend le camion
Les choux sont récoltés, on attend le camion
Au marché
Au marché

Mardi 6 nous arrivons au lac INLE. Sa population se compose principalement de pêcheurs INTHAS dont la façon de procéder est spectaculaire . Ils rament debout avec une jambe ce qui leur laisse les mains libres pour utiliser leur nasse ou leur filet.

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Ils rament avec une jambe
De nombreux pêcheurs
De nombreux pêcheurs

Mais ce n’est pas tout.

N’ayant pas eu le droit de s’installer sur la terre ferme, ils vivent dans des villages sur pilotis et adaptent leur mode de vie selon les fluctuations du niveau de l’eau. Ils ont créé des jardins flottants très fertiles en recouvrant de terre des amas d’algues fixés à des poteaux en bambou qui sont plantés dans le fond du lac.

Entre jardins et village, au gré des canaux
Entre jardins et villages, au gré des canaux
Tout le village participe à la construction ou à la réparation d'une maison
Tout le village participe à la construction ou à la réparation d’une maison
La vie de tous les jours sur l'eau
La vie de tous les jours sur l’eau

En cours de route nous observons dans certains villages  d’immenses bâtiments. Ce sont des filatures, à la main bien sûr. On voit sécher sur les rambardes des maisons des écheveaux de fils de toutes les couleurs.Saviez vous que l’on obtient des fils de soie en ouvrant dans la longueur une tige de lotus et en retirant délicatement ces fils extrêmement fins ? Après les avoir fait sécher au soleil ils les utilisent en alternance avec la soie que nous connaissons ; celle ci vaudrait 5 fois cher plus que la soie classique.

Manufacture de soieries
Manufacture de soieries

A nouveau, rencontre avec des femmes girafe. Nous avons pu soupeser un de leur « collier », c’est fou ce que c’est lourd ! Elles dorment sur un oreiller spécial avec un creux au milieu.

Femmes girafes ..... elles n'aiment pas être appelées ainsi .....
Femmes girafes ….. elles n’aiment pas être appelées ainsi …..

La population vivant sur ce lac, long de 22 km, est de 300 000 personnes. Il y a bien évidemment de nombreux temples, très fréquentés. Il est courant de déposer une fleur de lotus devant un Bouddha et de faire un voeu.

Au temple, et autour ....
Au temple, et autour ….

Nous nous déplaçons sur le lac dans une grande pirogue à moteur. Relativement confortable, assis sur un fauteuil en bois, une couverture pour la fraîcheur du matin et un parapluie s’ il y a trop de soleil. On y passe la journée entière pendant 3 jours! Gare aux coups de soleil !!! Je me suis donc acheté un beau chapeau mais quelle prise au vent !……

Ce chapeau est pliable ! il se range à plat dans n'importe quel sac.
Ce chapeau est pliable ! il se range à plat dans n’importe quel sac.

De nombreux villages ont l’électricité maintenant, d’autres, sur certaines habitations, ont des panneaux solaires . Notre guide dit que tous ces progrès sont dus à Aung San Suu Kyi qu’il appelle « our lady ». Elle a aussi rendu l’école obligatoire jusqu’à la 6 ème . Le téléphone portable est maintenant accessible à tous , depuis un an seulement.

Maisons 'branchées", le long d'une "avenue"
Maisons ‘branchées », le long d’une « avenue »…
Maisons diverses
Maisons diverses

Au fait, je ne vous ai pas dit : ici, la monnaie c’est le kyat à prononcer tchiatte … Cela fait pas mal de points au Scrabble !

Visite d’une pagode très ancienne, sur la rive sud-ouest du lac, dans le village d’Inn Dein. La végétation a envahi les stupas, jusqu’à les ébouler parfois. De nombreuses sculptures, nous sommes en montagne et il y a du rocher ….

Dans la galerie marchande menant au temple.
Dans la galerie marchande menant au temple.
On se prend pour des explorateurs ...
On se prend pour des explorateurs …

Pour notre 3 ème journée sur le lac, nous allons tout au bout en suivant un canal principal  qui parfois disparaît sous les amas de plantes aquatiques ; il y a de quoi se perdre ! On observe la grande activité de ces paysans/pêcheurs et on croise énormément de pirogues transportant de tout. Nous nous arrêtons, en cours de route, dans un village de potiers. Ce sont de gros exportateurs !!!!

Parmi les fleurs de lotus
Parmi les fleurs de lotus
Chez la potière : en 5 minutes, elle nous a fait un service complet. Elle fait tourner le tour avec son orteil !
En 5 minutes, elle nous a fait un service complet. Elle fait tourner le tour avec son orteil !
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On prépare le chargement pour aller au marché

Nous sommes en pays Shan, récemment ouvert aux touristes et nous pouvons y admirer à nouveau de superbes stupas très décorés datant du XII ème siècle. Ce temple se trouve en partie dans l’eau depuis la construction, par les chinois, d’un barrage hydroélectrique au bout du lac.

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Pagode « les pieds dans l’eau »

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Chaque stupa a une pancarte portant le nom de son bienfaiteur
On ne peut que rester pantois devant cette beauté
On ne peut que rester pantois devant cette beauté
De superbes sculptures
De superbes sculptures

Nous disons adieu au lac INLE car demain nous nous envolons pour Yangon.  Pour ce dernier repas, nous allons dîner d’un canard laqué, commandé la veille mais un peu loin …. Nous utiliserons donc un nouveau type de transport local.

Drôle de moyen de locomotion, mais très économique !
Drôle de moyen de locomotion, mais très économique !

Levés à 6h pour prendre l’avion, l’aéroport est en plein brouillard . Et oui, même ici ça arrive ! Nous ne partirons qu’à 11h30 …

Arrivés finalement à YANGON , nous apprenons que, bien que la capitale eut été déplacée officiellement  en 2005, tout se passe encore ici : ambassades, sièges d’entreprises, etc… Les birmans se lancent dans la construction de grattes- ciel comme dans toute grande ville. Bien évidemment, nous n’aimons pas.

Nous commençons par visiter un immense bouddha couché, érigé en 1900 … Et quand je dis grand, il fait 70m de long et 15m de haut. En 1960, ils ont bâti un grand hangar pour le protéger des intempéries. Nous n’aimons vraiment pas mais jugez par vous même.

Sous toutes les coutures
Sous toutes les coutures

Et nous qui pensions avoir vu les choses les plus impressionnantes du voyage …. Hé bien, c’était avant d’aller à la pagode SCHWEDAGON ! C’est le sanctuaire bouddhique le plus sacré de Birmanie.

Lorsqu’on est devant son stupa de 100m de haut, on se sent bien petit …. Il contiendrait les reliques des 4 bouddhas mais surtout, il est couvert d’or. D’après notre guide, il y aurait 60 tonnes d’or ce qui donnerait ce sentiment de sérénité que l’on ressent … l’or dégagerait une toxine très bonne pour le cœur (?)….

Tous les jours, les fidèles viennent prier
Tous les jours, des fidèles viennent prier
En faisant le tour du Stupa.
En faisant le tour du Stupa, on voit de nombreuses salles de prière

On a du mal à le photographier en entier tant il est haut ! De plus, tout en haut, autour de l’ombrelle, avant dernier étage, sont sertis des centaines de saphirs et rubis. Au sommet, un énorme diamant de forme pyramidale à base carrée de 10cm X 10cm …. On en a vu les photos ….

Pierres précieuses au sommet du monument .... aucun risque de vol .....
Pierres précieuses au sommet du monument …. aucun risque de vol …..
L'histoire en peintures
L’histoire en peintures

Lorsque le soleil se couche, il passe par toutes les nuances de doré.

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Au coucher de soleil

Jean-Louis est allé faire ses ablutions au coin du dimanche , jour de sa naissance , et il a fait un vœu . Pour être sûr d’être exaucé, il a aussi glissé un billet dans une drôle de nef suspendue qu’il a fallu, à la force des bras, faire monter jusqu’à une petite niche …

Après avoir glissé un billet dans cet engin, Jean-Louis tourne pour le faire monter vers une ouverture du stupa. Haaaa, il faut le mériter l'exaucement de ses voeux.....
Après avoir glissé un billet dans cet engin, Jean-Louis tourne pour le faire monter vers une ouverture du stupa. Haaaa, il faut le mériter …..

Le lendemain matin, nous prenons le train circulaire de la ville. C’est un omnibus qui roule portes et fenêtres ouvertes … À chaque arrêt , des marchands ambulants montent pour vendre de tout : maïs , fruits, beignets, journaux, glaces,….. et très souvent ils descendent alors que le train a déjà démarré .

Un petit tour en train
Un petit tour en train

Pour y monter ou en descendre, on traverse les voies sans hésitations. On voit des campements au milieux des voies, des gamins qui jouent, des stands de marché installés à frôler les trains …

Taxi 2 places à la sortie de la gare
Taxi 2 places, dos à dos, à la sortie de la gare. Très semblable à celui à moteur utilisé au lac Inlé.

Dernière sortie à YANGON : nous nous rendons au quartier colonial. Autour de la place de la libération , quelques bâtiments de cette époque , parfois en très mauvais état . Ce WE il y a un festival dans la rue ; danses, musique et marionnettes sont au programme . Tout se passe bon enfant.

Le quartier colonial est en fête
Le quartier colonial est en fête
La grand place et derrière, la pagode Sulé
La place de la libération et derrière, la pagode Sulé

Et c’est ainsi que se termine notre voyage en Birmanie. Pays très agréable , on éprouve un sentiment permanent de sérénité. Bien que plutôt pauvres, les gens sont adorables et tout est bien organisé.

Nous repassons par Bangkok pour rejoindre ensuite notre Hôtel de Bang Saphan. Et là, nous attendrons enfants et petits enfants pour passer les vacances ensemble.

 

 

Raid 4X4 en Espagne, du 15 mars au 2 avril 2016

Cette année, nous avons choisi de suivre, en un peu plus de deux semaines, les road book 20, 21 et 26 concoctés par nos amis Christine et Philippe de Vibraction. Ces trajets vont nous permettre de visiter l’ Andalousie par les pistes, entre Sierra et Méditerranée.

 

Les messieurs de la fine équipe
Les messieurs de la fine équipe

Après avoir bivouaqué dans le Delta de l’Ebre, notre périple commence par le Massif du Puerto de Beseit. Nous avions déjà été surpris par le froid en bord de mer, mais ici c’est carrément avec la neige que nous entrons dans la montagne.

 

Un bouquetin nous accueille
Un bouquetin nous accueille
Dans la neige ....
Dans la neige ….
Superbe borie
Superbe borie
Village surplombé de son chateau
Village surplombé de son chateau
Belle maison
Vieille ferme

N’étant que 3 véhicules, 5 personnes, nous pouvons fort heureusement dîner à l’intérieur de la cellule du Mercedes.

Apéro au chaud
Apéro au chaud
et en bonne compagnie ...
et en bonne compagnie …

Nous sommes confrontés parfois à quelques surprises , à savoir un passage très étroit pour nos Azalaï mais que nous franchissons après avoir tronçonné quelques arbustes …

Plus loin, il y a carrément un mur qui ferme le chemin donc là, pas d’autre solution que de reculer jusqu’à trouver un endroit où le demi-tour sera possible.

Passage étroit qu'il faut élargir ....
Passage étroit qu’il faut élargir ….
Débardage
Débardage
On doit parfois faire demi-tour, pas toujours facile
On doit parfois reculer avant de faire demi-tour, pas toujours facile

Mais toujours de superbes paysages et des bivouacs de rêve …..

Notre piste
Notre piste
Village typique
Village typique
Bivouac dans la cour d'une ferme, à l'abri du vent
Bivouac dans la cour d’une ferme, à l’abri du vent

On n’aura pas besoin d’acheter des fruits durant ce voyage, c’est la pleine saison des oranges.

Que d'oranges !!!
Que d’oranges !!!
Superbe piste, à flanc de montagne
Superbe piste, à flanc de montagne
Vieille église byzantine
Vieille église byzantine dans un tout petit hameau

Dans la sierra Nevada, à 2300 m d’altitude, il fait -3° ; nous sommes bloqués par une congère infranchissable, nous devons rebrousser chemin et surtout, descendre,  pour retrouver des conditions plus clémentes. On y rencontre un troupeau de chamois.

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Nous ne passerons pas !
Nous ne passerons pas !
Et on retrouve le soleil
Et un peu plus bas, on retrouve le soleil

Après avoir perdu un peu d’altitude, on retrouve le beau temps et des températures bien plus clémentes, jusqu’à 18° ! Elles ne cesseront d’augmenter au fur et à mesure de notre progression.

Un vieux four à pain
Un vieux four à pain en bord de piste
C'est à nouveau le printemps
C’est à nouveau le printemps
Encore la siesta !!!
La siesta au soleil !!!
De beaux plissements
De beaux plissements

 

Village typique
Village typique, attention aux petits  balcons à peine plus hauts que nos véhicules
Entourés de fleurs de cactus
Entourés de fleurs de cactus

Une grande halte à Ronda, la ville ayant de nombreux sites remarquables.

La ville de Ronda
La ville de Ronda

Cette ville est en deux parties, séparées par un canyon. On passe de la vieille ville à la nouvelle en franchissant le pont romain.

Le pont romain de Ronda
Le pont romain de Ronda
Le canyon séparant la vieille ville de la nouvelle
Le canyon séparant la vieille ville de la nouvelle et le pont qui l’enjambe
Les remparts
Les remparts
Village très pittoresque, qui nous a charmé
Village très pittoresque, qui nous a charmé
Une cour intérieur avec diverses habitations et, à droite, les arènes
Une cour intérieur avec diverses habitations et, à droite, les arènes

Sur la route du retour, nous visitons Antequera ville riche en dolmens d’une forme et d’une conception très différentes de chez nous. Ce sera une belle façon de clôturer ce périple.

Dolmen, ici ils sont enterrés
Un Dolmen, il y en a trois ; ici ils sont enterrés et ont diverses salles.
Entrée, couloir d'accès, salle circulaire et salle avec piliers
Entrée, couloir d’accès, salle circulaire et salle avec piliers

Et pour finir, les dernières visites de cette ville sympathique .

Sur la route du retour, les arènes de Antequera
Les arènes de Antequera
Son chateau
Son château
Et c'est le dernier bivouac
Et c’est le dernier bivouac avant l’arrivée en France