Guatemala et Bélize Janvier 2019

Nos amis Alain et Fernande ayant un couple d’amis à Playa Del Carmen au Mexique, ils nous proposent d’en profiter pour  visiter le Guatemala, pays riche en sites archéologiques et dont la situation géographique offre de superbes paysages tropicaux.

Ayant tous les quatre une année 2019 bien chargée, il nous restait juste 15 jours en janvier pour réaliser ce projet.

Nous avons donc loué avec Fernande et Alain, nos compagnons de grands voyages en 4X4 de par le monde, une voiture au départ de Cancun au MEXIQUE, afin de traverser le Bélize pour arriver assez rapidement au Guatemala.

Avec nos fidèles outils , à savoir un ordinateur connecté à un Gps, nous pouvons circuler partout, comme lors de nos virées 4X4 habituelles.

De Cancun à Rio Dulce, en passant par Tikal.

Nous quittons Playa del Carmen où nous avons été si bien accueillis par nos hôtes Leti et Fred. Après une cinquantaine de kilomètres, première halte pour visiter le Cenote Dos Ojos.

Les cénotes (ou puits sacrés) sont des gouffres ou des avens , en milieu karstique, totalement ou partiellement remplis  d’eau douce . On en trouve plus d’un millier au Yucatan. Ils peuvent être souterrains ou en surface.

Nous avons opté pour une rivière souterraine que l’on parcourt avec masque et tuba.

On peut même voir les racines de palmiers qui ont réussi à transpercer les couches rocheuses afin de trouver l’eau, c’est très étrange. Cette rivière s’étend sur une centaine de kilomètres en de multiples bras étroits.

Troncs ou racines ?

Après cet intermède, nous poursuivons notre route jusqu’à la Lagune de Bacalar, appelée aussi la Lagune aux sept couleurs.

Au loin, le détroit « des pirates », passage qui relie le lac à la mer des Caraïbes, et par lequel les corsaires, soutenus par les anglais et les français, venaient attaquer espagnols et portugais qui s’étaient partagé les Caraïbes.

La ville était protégée par le fort San Felipe, surprenant par sa si petite taille.

Des cénotes sont apparus sous la surface de l’eau lors de violents tremblements de terre. Le lac présente alors des différences de profondeurs très importantes et soudaines, ce qui provoque des dégradés de bleus superbes.

Le bleu clair est une zone de profondeur 1 mètre, le foncé représente un trou, à parois verticales, qui descend à 100 mètres …

Nous découvrons aussi les stromatolithes. Cela ressemble à des blocs de pierre plats, c’est dur comme de la pierre, mais c’est vivant. Ils grandissent tout de même d’un demi centimètre par an.

Mais Bacalar, ce n’est pas que cela ; la petite ville mexicaine a un charme réel. C’est un lieu de villégiature pour mexicains et nous avons aimé nous y promener.

Et voyez l’ambiance !

Nous décidons de passer la nuit dans un village voisin, Xul-Ha. Et c’est la fête !!! la musique est assourdissante, comme partout au Mexique …. et les tacos deliciosos.

Dimanche 13 janvier, nous reprenons la route et entrons au BÉLIZE. C’est le seul pays anglophone de l’Amérique centrale. Passage de frontière rapide, il y a peu de voitures et l’agence de location nous avait fait les bons papiers (notariés !) qui permettent d’exporter temporairement un véhicule qui ne nous appartient pas.

On se trouve très rapidement sur une piste, roulante, parmi les manguiers et les cannes à sucre. Direction la petite ville d’Orange Walk, capitale de la canne à sucre. Nous avons choisi cette bourgade pour 2 nuits car c’est le point de départ des « lanchas » qui remontent la rivière jusqu’au site maya de Lamanai.

Lamanai signifie « le temple du crocodile »

On a effectivement vu un grand crocodile mâle et plus loin, une portée de petits.

De nombreux oiseaux exotiques ainsi qu’un bel iguane.

Monsieur s’est vêtu de ses belles couleurs orangées pour attirer la femelle qui se trouve un peu plus haut sur l’arbre. On la voit à peine car la pauvre est toute verte …

Un peu de sérieux maintenant. Le site archéologique n’a été ouvert au public qu’en 2005. Notre guide a été le premier engagé et a fait parti des « découvreurs » d’objets d’époque. Lorsqu’il plongeait dans la rivière, étant enfant, il a remonté nombre de statuettes en pierre et a même découvert un bateau qui n’a jamais été renfloué, faute de moyens.

Il nous explique que les mayas ne connaissaient ni la roue ni le fer, ils ont vécu au Belize entre 600 et 500 ans av JC. Sachant cela, leurs pyramides sont déjà une prouesse ! Mais pendant ce temps là en Egypte …

Au-dessus, la pyramide du jaguar et ci-dessous, celle des masques.
On peut constater à droite les 3 niveaux d’escaliers bâtis par les rois successifs. Le gros travail consiste à retrouver la pyramide originelle.

La visite se fait en compagnie des singes hurleurs :

On nous sert sur place un repas typique, et puis c’est le retour ; une heure de bateau à plein régime. Impressionnant dans les virages !

Après le Bélize, nous entrons au GUATEMALA. Passage de frontière rapide, puis une soixantaine de kilomètres et nous nous installons chez Ernesto, au bord du lac Petén à El Remate. Nous sommes à pied d’oeuvre pour la visite du lendemain, le grandiose site maya de Tikal.

Casa de Ernesto
C’est la lessive à l’hotel …

Dès le matin, nous roulons une vingtaine de kilomètres  pour arriver au site ; les panneaux indicateurs nous promettent de rencontrer de nombreux animaux sauvages … on n’en verra pas !

Tikal était le centre économique le plus important du pays ; les premières constructions apparaissent au VII ème siècle av JC. Ces  édifices sont au fil des siècles recouverts par d’autres structures, comme on a déjà vu à Lamanai et partout ailleurs.La cité connaîtra son apogée entre l’an 300 et l’an 900, durant la période classique, couvrant une superficie de 600 km carrés. Ce fut un grand centre commercial et on a pu y visiter, en plus des pyramides, des bâtiments administratifs, ainsi qu’une grande agora, qui reflètent l’importance de ses activités.
Nous sommes en pleine jungle, on voit bien que de nombreux bâtiments n’ont pas encore été dégagés..
Nous organisons notre circuit pour la journée et commençons par le temple n°V.
Se succédent ensuite 5 autres temples dont le plus haut, le IV, fait 65m.
Très belle journée, surtout qu’il a fait beau et environ 25° alors que la veille, nous avions roulé en permanence sous la pluie.

Les salles sont étroites, ils ne savaient pas construire une voute …. Dire que le linteau de bois a plus de 1000 ans !

 

Lorsque l’on grimpe au sommet d’une de ces pyramides, on a une vue superbe sur le site et la jungle environnante.

On y monte à ses risques et périls, pas de parapet !

Le soir, de retour au bord du lac, je profite d’un magnifique coucher de soleil.

Soudain une scène surréaliste …..

Le lendemain matin, la nature s’éveille ….

Un superbe pivert

Nous reprenons la route pour rejoindre Rio Dulce, surprenante petite ville au sud est du Guatemala, installée au bord du lac Izabal .
D’un côté, cela grouille de gens parmi les échoppes de fruits, légumes et tous les commerces possibles,bien sûr tout cela en musique !
De l’autre, c’est une immense marina où des bateaux américains et canadiens, en provenance de la mer des Caraïbes, après avoir remonté la rivière sur une quarantaine de kilomètres, viennent s’amarrer à moindre prix l

Nous louons une lancha qui nous permet de profiter de ce lieu superbe. Nous passons tout d’abord près du fortin San Felipe, édifié par les espagnols pour combattre les anglais .

Puis l’île aux oiseaux ; ceux-ci sont perchés sur les arbres dans toutes les positions possibles…


Nous remontons le fleuve jusqu’à son embouchure en profitant de scènes pittoresques de la vie de tous les jours.

Par moments, la lancha quitte le lit principal de la rivière et nous fait découvrir de petits bras sinueux et romantiques.

Et soudain, le charme de cette traversée est rompu par l’arrivée de lanchas pour touristes locaux.

La rivière finie par se rétrécir et nous voilà dans un canyon, surplombé de belles falaises blanches.

Nous arrivons finalement à Livingston, Guatemala, bourgade fort sympa que l’on ne peut atteindre que par bateau (via la mer ou le fleuve).

Quelques bateaux abandonnés dans le port que les oiseaux se font un plaisir de squatter …

Maisons colorées, musique reggae et gens souriants, un lieu bien différent du reste du pays et très attrayant.

Les habitants de cette ville très spéciale se nomment les Garifunas.

 Cela donne une ambiance très spéciale …

La mer est au bout de la rue

Est-ce une ville ou un village ? Poules et cochons se baladent en toute liberté.

Seuls véhicules, les tuk-tuk ; il y a même un policier qui fait la circulation !
Vie paisible, pas trop de clients …

Nous profitons de la proximité de la mer pour nous régaler de délicieux plats de fruits de mer avant de remonter la rivière jusqu’à Rio Dulce.

Habitants et animaux vivent en parfaite harmonie.

Nous quittons Rio Dulce le 19 janvier et décidons, lors de notre remontée vers le nord, de faire étape à nouveau à El Remate, près de Tikal. Nous avions apprécié le calme et la quiétude de cet endroit. Pour cela, nous empruntons une autre route qu’à l’aller, dans un cadre plus champêtre.

Transport en commun ou seul, ci-dessous

Une curiosité, fréquente dans les régions tropicales : les piquets des clôtures prennent racines et cela donne de belles haies fleuries.

Soudain, nous nous trouvons devant une rivière à Seyatche, que l’on ne peut franchir qu’en ferry. Heureusement que nos voyages en Afrique nous ont habitués à nous débrouiller dans ce genre de « cafouillage organisé » pour atteindre l’embarcadère ….

On se faufile comme on peut …
Traversée des piétons

Soudain, une ambulance arrive toutes sirènes hurlantes ; elle a priorité !

Nous poursuivons notre route, traversons de petits villages qui ont toujours une grande église et un beau marché.

 

Parfois un petit cimetière en bord de route …

 

Un petit attroupement nous incite à nous arrêter ; il y aurait un singe dans un arbre … Même pour les autochtones cela semble inhabituel. Un homme nous laisse entrer dans son jardin pour mieux voir.

En espagnol, « mono » qu’ils répétaient tous en choeur …

Après une nuit passée chez « Mon Ami » ,  hôtel restaurant tenu par un français à El Remate, au bord du lac Peten Itza, nous quittons le Guatemala et entrons au Bélize où nous allons passer quelques jours.Ici les lieux touristiques sont un peu « américanisés », nous déjeunons dans une atmosphère différente.

Nous sommes loin des tacos et de l’ambiance sud américaine ….

Il ne fait pas bien beau mais comme c’est une journée de liaison, ce n’est pas grave …

Ciel couvert au-dessus des bananiers

En fin d’après-midi, nous arrivons à Placencia,  petite ville très touristique sur les rivages de la mer des Caraïbes.

Nous venons de parcourir une presqu’île étroite entre mer et lagune, bien goudronnée, contrairement à ce que nous promettaient nos livres. Première impression décevante car on ne voit qu’une succession de grands hôtels ou de consortiums, plus ou moins terminés.

Nous poursuivons jusqu’au bout de la route et là, grande surprise, on adore !!!

La mer est chaude, la plage est vide, les cocotiers sont là ….
Il règne une atmosphère paisible dans cette ruelle qui longe la plage.
Un petit coucher de soleil

Nous y passerons la nuit et retournerons nous y balader le lendemain. Ambiance baba cool, on se salue quand on se croise, de la bonne musique, ….

Au  petit-déjeuner, Fernande et Alain ne peuvent résister à une dégustation de rhum ..
Artisan qui fabrique des objets en coquillages

Nous entamons le chemin du retour en  faisant un crochet par la piste (70 km tout de même avec une « voiture plate ») afin de visiter Gales Point. Un coin perdu très pauvre oú il y a des lamantins …

Mais comment voir des lamantins sans prendre la mer ? ….

Une dizaine de maisons délabrées, des gens adorables. On espère y trouver un restaurant ! Détour pittoresque.

Monsieur nous indique le restaurant qui, heureusement, existe toujours ….
La première difficulté consiste à trouver 4 chaises en plastique qui ne sont pas cassées.
C’est chose faîte, à table !

Nos hôtes, au moins 80 ans chacun, nous racontent des bribes de leur vie passée. Il y a quelques années, cette destination était très fréquentée et l’auberge faisait le plein ….

Des gens charmants qui sont heureux d’avoir de la visite.

Et voilà que Mr Gentles nous parle de son séjour à New York où il a travaillé dans l’hôtellerie, il y a plus de 50 ans.

Ils vivent chichement dans ce village d’un autre âge, mais quel paysage !….

Actuellement, la récolte des oranges bat son plein. Nous assistons au chargement d’un camion non loin de la piste.

Petit pont de bois

Notre voyage touche à sa fin ; nous quittons le Bélize le lendemain matin et parcourons 350 km au Mexique pour visiter le site maya de Cobà. Nous y étions déjà passé avec les enfants, il y a 30 ans alors qu’il n’était pas encore ouvert au publique. On grimpait sur les pyramides en s’accrochant aux arbres et lianes qui les recouvraient …. Qu’allons nous trouver maintenant ?

Vendeurs ambulants
Le chemin qui nous amène au premier groupe de bâtiments ; il a triplé de largeur par rapport à notre première visite.
Le jeu de balle : il fallait faire passer la balle dans l’anneau en n’utilisant que les pieds et les genoux.

Les singes nous regardent passer

Nous arrivons à la plus grande pyramide du site et c’est la  foule !!! rien à voir avec Tikal, perdu au fond de la jungle. Il faut dire que nous ne sommes qu’à une heure de Cancun !

C’est ainsi que se termine notre voyage. Nous retrouvons avec plaisir Leti et Fred à Playa Del Carmen où nous restons une journée avant de rentrer en France.

 

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